Ca me rend euphorique, c’est si simple…
Je pensais galérer, je pensais que ça me manquerait, je pensais être stressée, avoir envie, être en manque, être mal, je pensais que j’aurais besoin de compenser par n’importe quoi…
Je suis d’une humeur excellente, je me sens bien, heureuse, je passe mon temps à sourire bêtement dans la rue comme le premier soir où j’ai rencontré l’Homme quand il m’a déposée chez moi que j’ai gardé un sourire niais jusqu’au lendemain matin, je provoque pour voir si je tiens, je prend des pauses café au milieu des fumeurs, je vais acheter mon Public / Closer / Biba / Elle / … dans des bureaux de presse qui font aussi tabac.
Le premier jour, pour compenser j’ai réparé mon épilateur et j’ai passé une partie de la matinée (je commençais à 13h) à m’acharner sur mes pauvres gambettes qui étaient depuis un bail déshabituées, j’ai eu mal mais ça m’a occupée, le soir j’ai frénétiquement rangé mon sac à main. Et c’est tout.
Je ressens pas l’envie de fumer, pas le besoin, je ne ressens pas la dépendance / le manque (pas loin d’un paquet par jour quand même avant), je suis heureuse, c’était donc si simple…
Mais pourquoi tout le monde vous fait croire que c’est difficile d’arrêter de fumer ? J’en ai parlé à une collègue à J+2, que j’ai hypra motivée, on va rester en contact, il faut qu’elle y arrive aussi, j’ai envie de dire à tout le monde que c’est pas difficile et pourquoi, j’aime pas la pub gratuite mais Allen Carr est un génie doublé d’un mec pas con, lisez son bouquin (lien vers les commentaires des lecteurs, ce qui est le plus parlant)…
J’aime pas les livres « guide de la vie » genre psychologie de comptoir à la Bridget Jones (pas le bouquin en soi, les bouquins que BJ possède) mais depuis Mars&Vénus et celui-là, je me dis qu’il y a un tri à faire et qu’il y a du bon.
J’ai peur comme tout le monde de prendre du poids et je sais plus où j’ai lu qu’« il vaut mieux un gros cul qu’un cancer du poumon ».
Et un gros cul, d’abord, c’est réversible.
Vous dîtes...