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l'Homme

Lundi 13 mars 2006 1 13 /03 /2006 15:31

Samedi tout ce qu'il y a de plus calme.

 

Ni l'Homme ni moi ne parlons de la soirée qui approche, pas envie d'avoir l'air de tout trop prendre au sérieux ni d'avoir l'air de mettre trop d'enjeux dans une simple rencontre. Mais à force de ne rien faire, il est 18h15, c'est la course. Plongeon sous la douche, plus de vingt minutes à me maquiller, envie d'être parfaite. L'Homme ne dit rien mais il sait que je passe à tout casser 15-20 minutes dans la salle de bain, douche-shampoing-habillage-maquillage-brossage de dents compris (et oui, c'est possible), là j'en ressors il est 18h55. Les yeux sur le chrono, il prend ma place, je stresse. Je regarde machinalement Turbo, émission que j'abhorre (pas parce qu'on y voit plus de filles à moitié nues que de voitures mais je classe cette émission dans la même catégorie que Télé-Foot, les émissions radio-bière-foot) mais je me rends même pas compte de ce que je regarde, une clope dans chaque main et deux dans la bouche. Il ressort de la douche, me dit que je peux zapper si je veux, je trouve un rattrapage in extremis « Tu dis que je critique sans connaître, donc là je regarde et après je pourrai critiquer tranquille ». Il fait gentiment semblant de me croire.

 

Et on part.

 

Je joue machinalement avec mon téléphone qui fait un bruit de magie à l'ouverture, je l'ouvre et le ferme frénétiquement, je crois que ça l'agace, j'arrête.

 

Et le temps que l'Homme aille acheter des cigarettes, j'envoie en loucedé à ma mère « on part... je stresse... ». Réponse « Bon courage et bonne soirée à vous 2 ».

 

On roule, je tripote machinalement le jean de l'Homme, un petit fil est sorti sur le côté extérieur de la cuisse, en arrivant il y a un bon centimètre de décousu. Juste avant d'arriver, « Bon, petit briefing » dit l’Homme. Je flippe déjà, peut-être qu'ils sont bizarres ou hyper stricts, qu'il y a des gaffes à pas faire, des sujets à éviter, que je dois dire des choses, pas d’autres, bref la tension monte d'un cran. « Alors mon frère s'appelle ..., ma belle-soeur c'est ..., mes neveux le plus grand c'est ... et le plus jeune ... Mes parents ben c'est M. et Mme Parentsdelhomme » Il me glisse au passage que le plus jeune de ses neveux est une pile électrique et « débordant d'énergie ». Message reçu, je lui mangerai pas le ventre sinon c'est les parents qui en ont pour deux heures à le calmer. Rien de plus. Bon après tout, peut-être qu'ils sont tout à fait normaux et que j'ai pas de bile à me faire.

 

Le compte à rebours commence, on arrive.

 

On passe le portail, on remonte l'allée.

 

La porte s'ouvre avant qu'on frappe, on est accueillis par un petit môme blond aux yeux bleus, suivi de près par son père, sosie de l'Homme mais avec un bouc en plus ("pas intérêt à trop picoler si je veux pas me tromper de mec moi, tiens"), bisouille aux petits, bise au frère, à la belle-soeur, tentant de repousser au plus tard le moment ou je devrai dire bonjour aux parents, j'ai vachement chaud, moi, tiens... Et faut bien dire bonjour. Enfin, bonsoir. Même pas bégayé. Ai réussi à prononcer mon prénom même si faut avouer qu'ils le connaissaient déjà. J'ai bien tenté de faire la bise au papa qui me tendait la main ("Aïe, peut-être que ça fait trop intime de faire la bise mais en même temps j'avais peur que serrer la main fasse trop distant"), finalement une paire de bises au papa, deux à la maman, moi rouge pivoine, on parlotte de je sais plus quoi, le stress m'a fait oublier une grosse partie des sujets de conversation, on me sert un verre de vin cuit aux amandes, hyper bon, on m'encourage à taper dans les cacahuètes et les apéricubes, on clope.

 

J'avoue que le contenu de la soirée est assez flou, j'étais dans un état de tension hors du commun mais j'ai bien donné le change. Et pas mal bu, j'en étais à refuser une coupe de champagne pour limiter les dégâts (vous m'imaginez, bien imbibée "Et maintenant, monsieur et madame Parentsdelhomme, je vais vous manger le ventre !!!").

Mais les questions sur ce que je faisais dans la vie, hôtesse à 50h/semaine en ce moment (le père a adoré, il ne vit que par le travail), à quelle heure je me levais le week-end. Euh... vers les midi par là, déception du papa, mais l'Homme me défend, sourire de la maman, sept frères et soeurs ? Mais c'est énorme ! Et tes parents se sont séparés quand ? Et tu l'as bien vécu ? (Vous me voyez dire "Ben non, ça a été la galère, on a eu un peu du mal à se construire et ça m'a coûté huit ans chez la psy" ? donc j'ai répondu que oui on avait eu de la chance), et le « Et tu as quel âge déjà ? » Glups. L’Homme a 28 ans et aura 29 ans cet été. « 21 ans dans l’année » (et hop, je me rajoute un an l’air de rien et sans mentir).

 

Mais ça s’est bien passé. On avait convenu que si ça se passait mal, je devais placer le mot « amphitryon » dans une phrase pour donner le signal du au-secours-l’Homme-on-se-casse. Heureusement que ça s’est bien passé. Et j’ai marqué des points je crois, l’Homme en a reparlé après. Sa mère fait une quiche du feu de Dieu, avec plus-de-lardons-de-crème-fraîche-et-de-fromage-tu-meurs, je l’avais déjà goûtée (elle en fait par quintaux et en donne à l’Homme) et elle lui dit qu’elle en a dans la voiture pour lui je lui dis que je la connais et lui assure que c’est la meilleure quiche jamais goûtée, sourire de la maman. Vraiment une bonne soirée, on a pu déconner (j’ai attendu de voir le type d’humour pour lancer des vannes, c’est très bien passé).

 

En partant, la pression est tombée j’étais naze, mais j’ai passé une bonne soirée. J’étais contente.

 

Je suis contente.

 

 

Par Fantomette - Publié dans : l'Homme
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Mardi 14 mars 2006 2 14 /03 /2006 06:30

Je suis tout à fait consciente d’être casse-c*** et de cracher mon bonheur à la face du monde, j’arrive pas à m’en empêcher. En même temps, les stats explosent pas donc ça va, j’en fais pas trop chier avec mes états d’âme.

 

Nouvel épisode concernant l’Homme.

 

Il m’a appelée au taf hier.

 

« On organise un week-end en Ardèche genre farniente-kayak-soleil, fin mai, ça te dirait ? »

 

Il me propose un week-end fin mai.

 

Ca fait un mois et demi qu’on se connaît. Et qu’on est ensemble d’ailleurs, il s’est passé une demi-heure entre le moment où on a commencé à discuter et celui où il m’a embrassée.

 

Il m’a présentée à ses parents et me propose un week-end pour dans deux mois.

 

Par Fantomette - Publié dans : l'Homme
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Samedi 18 mars 2006 6 18 /03 /2006 06:30

Bon, l’Homme part une semaine au ski. Ce matin, il prend le train à 12h04 et rentre la nuit de dimanche à lundi de la semaine prochaine à 6h du matin, pour le changement d’heure (aïe…). Enfin, il rentre pas pour ça mais en même temps, quoi.

 

Pas que ça me fasse chier mais bon. Enfin, si un peu mais je suis contente qu’il aille se la péter sur les pistes, il en rêve de jouer les star sur son snowboard même si il ne l’avouera jamais. Et il reste le téléphone.

 

Et surtout, surtout…

 

TOUT ce que j’ai pas eu le temps de faire depuis qu’on est ensemble parce que mes heures sans travail je les passe à dormir ou dans ses bras ou à tenter de redonner vite fait forme humaine à mon appart parce qu’il débarque dans la demi-heure.

 

Ce coup-ci je vais vraiment redonner forme humaine à mon appart.

 

Je vais :

 

Nettoyer

 

Briquer

 

Faire les coins au coton-tige (penser à en racheter, y’en a plus depuis que Divine a vidé la boite et a joué avec)

 

Traquer le moindre grain de poussière

 

Faire des stocks de croquettes et de litière d’avance

 

Aller à la laverie avec mes huit mètres cube de linge en retard

 

M’acheter enfin ces escarpins aux talons aiguille vertigineux qui me font rêver

 

Déposer la housse du canapé au pressing

 

Ranger mes fringues dans le placard et empêcher Divine de se faire des nids au milieu de mes Tshirts (les fringues velues, j’en ai marre)

 

Acheter des sacs aspirateur et arrêter de vider le même depuis des mois

 

Nettoyer derrière le canapé

 

Ranger le bordel dans la mezzanine

 

Retrouver les articles de journaux de quand j’étais une jeune rebelle et révoltée qui manifestait comme elle respirait

 

Faire le tri dans mes bouquins et réorganiser tout ça

 

Mettre toutes les fringues que je porte plus dans le coffre du clic-clac en attendant de me décider entre 1/ les filer à la fiancée de mon frelot ou à n’importe qui qui en veuille (mais que je puisse garder un œil dessus) 2/ les filer aux relais 3/ les donner aux restos du cœur à mon prochain retour à Nantes 4/ les garder en souvenir

 

Libérer l’avant dernière étagère pour le linge sale et la dernière pour l’aspirateur et le balai-magique-avec-éponge-grattante-et-réservoir-de-produit-intégré et tout le bordel « ménage », faire le tri dans les pompes qui m’encombrent (ou peut-être mettre les chaussures dans le placard-à-fringues et le balai-magique et l’aspirateur dans le placard-sous-l’évier, c’est l’inverse actuellement)

 

Trier la paperasse et retrouver mes fiches de paye de l’an passé, même si j’ai jusqu’à fin mai pour la déclaration d’impôts, ça va venir vite

 

Bouffer avec L’Amico et Chéridamour (que je connaisse enfin celui qui fait battre son cœur !)

 

Que sais-je encore…

 

Et j’oubliais que le week-end prochain je suis à Nantes, ce qui me permettra d’économiser en laverie et de ramener un tas de linge chez ma môman.

 

Aïe, il part QU’une semaine… J’aurai jamais le temps…

 

Euh… L’Homme, tu veux pas partir dix jours finalement ?

 

MAIS COMMENT JE TIENS UNE SEMAINE SANS LUI MOI ??????????? Une semaine sans ses « bras chauds et sensuels » (je cite son mail), une semaine sans me faire appeler au choix « Mon gros dindon », « Bébé » (je hais ce surnom par-dessus tout et il le sait et il fait exprès), « Louloutte », « Mon petit calamar frit », « Mon petit Chamallow » voire « ma chérie » quand il oublie d’être ironique et qu’au réveil il me prévient que le réveil a sonné et qu’il est plus que temps de se lever… Une semaine sans m’endormir serrée dans ses bras, sans mon baiser au réveil, sans viande rouge (l’Homme est un carnassier), une semaine sans RER A, sans pouvoir le regarder et bégayer une connerie quand il me demande à quoi je pense en le regardant, sans me coller des crampes aux mollets et des torticolis dressée sur la pointe des pieds pour l’embrasser.

 

Une semaine.

Par Fantomette - Publié dans : l'Homme
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Mardi 21 mars 2006 2 21 /03 /2006 06:30

Je peux pas m’en empêcher.

Je flippe, je stresse.

Je suis en plein délire Bridget Jones. Est-ce que Mark Darcy ne va pas rencontrer une jolie Rebecca ? Une jolie skieuse plus mince que moi, plus jolie, qui ne passe pas ses week-end à picoler des bières avec sa troupe de copains gays. Qui ne passe pas son temps à jacasser avec ses copines ou à désespérer seule avec son chat. Plus sûre d’elle, moins râleuse. Qui ne regarde pas tous les quarts d’heure l’écran de son portable pour voir si Il n’aurait pas envoyé un sms alors que le volume est au maximum et le portable à côté de moi sur le bureau. Une plus vieille et plus proche de son âge qui ne serait pas en train de galérer à se demander si elle reprend ses études, reste hôtesse d’accueil ou tente autre chose. En gros, une fille bien, quoi… Qui sache vraiment ce qu’elle veut et où elle va. Qui dise moins de conneries et ne se mette pas à babiller sur tout et n’importe quoi après deux verres de rhum (à ma décharge, le rhum en provenance directe de Martinique à jeun, forcément…). Qui ne fasse pas semblant de ne pas comprendre ses allusions parce qu’elle a bien trop peur d’avouer qu’elle est peut-être pas dingue du jeune homme en face d’elle qui la regarde avec des yeux de merlan frit mais pas loin. Pas loin du tout. Voire tout près même.

Tout le temps peur d’être un choix par dépit. En attendant de trouver mieux. Alors que tout me dit le contraire. Alors que quand je suis dans ses bras je n’ai plus aucun doute. Oui, mais là il est loin et je doute. Toujours. Trop.

Ca me bouffe.

Pourtant je sais être objective un peu parfois. Quand il me dit qu’il me trouve belle je le crois. Parce que quand je me regarde dans la glace, sans fausse modestie, je suis relativement d’accord avec lui selon le nombre d’heures de sommeil, le maquillage et mon moral. Je sais que je fais des trucs bien et quand il me dit que décidément je suis pas comme tout le monde c’est un compliment. Parce qu’on peut pas mentir avec ses yeux.

Vivement qu’il revienne. Hier soir, je comptais le nombre de nuits qu’il me restait à dormir seule, déjà trois de passées. Encore six. Déjà un tiers. Mais ça m’embêtait, neuf c’est pas un chiffre « rond », je peux pas compter la moitié ou le quart et le tiers je l’aime pas trop, il tombe pas juste sur 100, ça fait toujours du 33,33333…  Mais je vais pas non plus rajouter une nuit pour faire dix, mais huit j’aurais préféré, divisible par deux jusqu’à un. Allons donc, voilà que mes TOCs me reprennent…

Par Fantomette - Publié dans : l'Homme
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Jeudi 30 mars 2006 4 30 /03 /2006 13:54

Pas toujours facile de trouver les bons mots, d’oser. D’oser lui dire. J’ose pas, je sais pas dire les mots, je sais pas dire ce que je ressens. J’ai l’impression que si je laisse une brèche dans mon armure quelqu’un en profitera pour y planter un poignard, c’est peut-être une forme névrotique de la paranoïa qui sait. Parfois je me dis qu’il est peut-être pas aussi sérieux qu’il le montre et que je suis encore en train de me faire avoir. Alors que c’est pas possible.

Son sms hier « Offrirais-tu le gîte à un beau, sympathique et grand jeune homme ? » Je lui ai répondu que « Le gîte et la maîtresse de maison !» Et il m’appelle et me dit plus sérieusement en fait qu’« après trop longtemps séparé de toi, là, dix jours, j’ai plus envie de dormir seul ».

J’enchaîne en déconnant, on gagne une demi-heure de sommeil chez moi et l’Homme est une marmotte. Mais je suis déjà sur un nuage.

 

Il faisait très chaud chez moi, j’avais oublié de diminuer le chauffage, c’est petit, on était deux, il a fait beau. On était allongés sur le dos côté à côté, c’est vrai qu’au moment de s’endormir il me serre généralement dans ses bras mais j’avais chaud hier. Et un chuchotis « Viens contre moi ». Non, je proteste pas et j’ai chaud en silence.

Et là j’écris ça et je reçois une e-carte de vœux avec une animation d’un homme et d’une femme qui s’embrassent et « Le baiser est la plus sûre façon de se taire en disant tout ». Expéditeur « Ton canard en sucre ». Toujours ce concours de surnoms stupides, j’ai décroché la palme avec « mon roudoudou d’amour ».

J’ai pas le droit de pas lui faire confiance… Suis dingue de ce mec… J’entends d’ici mon beau-père « normal, t’es dans les trois mois»...

 

Renaud chantait l’amoureux idéal pour sa fille dans une chanson où il chantait à la place de sa fille et lui faisait dire à son père « T’en fais pas tu l’aim’ras pandant au moins une semaine ou un mois comme moi ». Je demande rien de plus. Ne pensons pas à l’avenir, il viendra bien assez tôt.

Par Fantomette - Publié dans : l'Homme
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Mardi 4 avril 2006 2 04 /04 /2006 06:30

Ca m’avait jamais trop fait stresser.

Mais là…

Dans 10 jours, l’Homme et moi débarquons à Nantes.

Après tout, c’est de bonne guerre, j’ai rencontré sa famille au grand complet, logique qu’il rencontre la mienne. Et ça faisait un bail que ce week-end de trois jours était prévu à Nantes. Pour faire l’anniv du frelot comme il se doit. En tribu. Comme tous les anniversaires de la famiglia.

Et ma maman qui m’appelle.

« Tu viens à combien ?

- ??

-Tu seras une ou deux ?

-Euh… J’avais pas envisagé de… J’en parlerai au principal intéressé et je te tiens au courant ?

-D’accord, j’attends de tes nouvelles »

Bon.

« L’Homme, tu sais que le week-end de Pâques je pars à Nantes ?

-Oui, dans deux semaines, c’est ça ?

-Oui, Mèrepoule a appelé pour savoir à combien venait sa pioupiou numéro deux

-Et en français dans le texte ?

-Tu veux venir avec moi ?

-Oui

-Je verrai les billets de train alors

-Non, on y va en voiture c’est plus simple

-Oui mais c’est plus cher et plus long

-Si on reste trois jours c’est plus simple de pouvoir aller faire des ballades sans être bloqués par les transports

-Oui…

- etc. »

C’est mignon, il va voir mes photos, essaie de faire correspondre un prénom à un visage.

« A votre arrivée on se met en rang d’oignons et il devra trouver nos prénoms à chacun » a suggéré Mèrepoule. Euh…. Un peu vache comme bienvenue mais ça correspond à l’esprit de la tribu.

En même temps, l’équivalent numéraire de sa famille au grand complet (au premier degré, hein ? A savoir parents + frère + belle-sœur + neveux) c’est juste mes frères et sœurs. Et des parents j’en ai quatre. Et deux des frangins sont maqués. Soit un total de 14 sans moi. 16 avec nous deux et la grand-mère qui se tapera l’incruste à tous les coups, on part sur une moyenne de 17 à table pour dimanche midi, ça reste raisonnable.

Le baptème du feu en quelque sorte.

S’il survit je le demande en mariage.

Par Fantomette - Publié dans : l'Homme
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Mercredi 19 avril 2006 3 19 /04 /2006 08:49

Fantomette est parano.

Mais vraiment.

Il y avait eu un signe avant coureur. Il y a de ça quelques semaines, une nuit, vers 4h30 (ça c'est lui qui s'en souvient), l'Homme me demande bien fort ce que je pense de je-sais-plus-quoi, je lui demande de quoi il parle, il me caresse la joue, un petit bisou et basta. On en parle le lendemain, il parle parfois dans son sommeil. Je suis réveillée depuis 5h ce matin, je suis naze. Oui, vers 5h ce matin, l'Homme m'a dit à l'oreille qu'il était un peu perdu, «Et toi ?», qu'il ne savait pas trop. Je vous raconte pas comment le cerveau parano d'une Fantomette qui manque cruellement de confiance en elle va vite dans ces cas-là. Bon, le réveil sonne à 6h30, à 35 il me dit de remballer mes affaires, que je retourne chez moi. Je me rendors pas alors que pendant ce temps, je suis sur le dos et lui sur le côté qui m'enlace et me tient contre lui pour dormir. J'arrive pas à me rendormir. Le réveil sonne, c'est la radio, «Embrasse-moi» de Tryo, l'Homme est sur le côté je vois son dos. Je lui caresse l'épaule, fais un bisou qur l'omoplate pour le réveiller. Pas de réaction. Vexée, je me mets en boule à l'autre bout du lit. Il réagit, en sort sans un regard, sans un geste, sans un bisou. Je suis prête à m'habiller, le rejoindre dans la cuisine et faire mon scandale sur l'air de «L'Homme, il s'est passé quoi cette nuit ? Tu me dis hier que je suis la plus belle chose qui te soit arrivée cette décennie et ce matin j'existe plus, je peux avoir une explication ?». Mais je veux pas m'humilier en faisant la casse-couille dés le réveil, il est obligé de repasser par la chambre si il veut se doucher, se raser ou s'habiller. Et il y a peu de chances qu'il parte travailler en pantalon Thaï, mal rasé. Il repasse, il me regarde pas alors je lui demande «Qu'est-ce qu'il se passe ?» Il me répond que rien, pourquoi ? Alors je lui demande s'il veut que je retourne chez moi aujourd'hui. Il me dit non et pour le coup s'assied à côté de moi sur le lit, me caresse le visage et me demande ce qui m'arrive, pourquoi ces questions bizarres. Je lui dit qu'il a parlé cette nuit, je répète ses paroles. Il s'en rappelle pas, devait dormir, me dit de pas flipper, me demande si j'ai d'autres précisions sur ce qu'il a dit, j'en ai pas, il suppose qu'il rêvait qu'il était sur une route ou dans une ville inconnue. Peut-être mais il s'est levé comme si j'étais pas là. Il s'est réveillé après moi, a pas senti ma caresse et mon bisou, a pas voulu me réveiller. Alors il s'est levé en vitesse a attrapé son pantalon et est allé dans le salon en douce pour pas me déranger. Il me dit de pas flipper pour si peu, pour des phrases sans sens. «T'inquiètes pas, y'a rien, je t'aime». J'en ai une de ces envies de pleurer quand il m'embrasse. Il va dans la salle de bain, revient m'embrasser en en sortant, il sent bon, il a la peau douce.

J'en ai la migraine, je crois que je vais aller me faire un café ou me recoucher dans les draps qui ont encore son odeur, je sais pas.

Je nage dans la guimauve, ça dégouline, comme dans la chanson «J'aime pas les couples», on arrête pas de s'en repasser des couches, des «Touché(e) en plein coeur !», et vas-y que je t'achète des bonbons en forme de coeur ou de bouche, des friandises au chocolat en forme de coeur, que je te laisse des mots d'amour sur la table pour que tu les voies au réveil, que je t'achète tes yaourts préférés (eh, j'en vois qui rigolent au fond, là...), que je te donne des surnoms de plus en plus débiles (Cro-Magnon pour quand il est mal rasé est devenu Cro-Mignon, ce genre de débilités), les «C'est pour ça que tu m'aimes» après un reproche mais qui est en fait une question «Tu m'aimes ?» ou les «Moi aussi je t'aime» après un «Tu fais chier».

Je lui disais hier, je comprends pas ce qui m'arrive. J'ai presque l'impression que c'est trop pour moi mais je prends quand même, je suis dingue de lui, je sais pas, c'est énorme, ça fait bizarre.

Bon, je replonge dans ma guimauve et vais aller me recoucher dans son lit.

Par Fantomette - Publié dans : l'Homme
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Mercredi 19 avril 2006 3 19 /04 /2006 11:05
Voilà le mail que je viens de recevoir de l'Homme...
Par Fantomette - Publié dans : l'Homme
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Samedi 22 avril 2006 6 22 /04 /2006 20:34
15h15: je vais faire une sieste, l'Homme en profite pour régler un truc vite fait sur un de ses ordinateurs.
15h55: j'arrive pas à dormir, je me lève, l'Homme finit de bidouiller son truc sur ses ordinateurs.
20h36: je regarde mon 358865ème épisode de Friends, l'Homme ronchonne "Putain, ça marche pas, pourtant j'ai ****é le port 5190, mon firewall est désactivé, ça veut toujours pas, ça m'énerve". Il est encore en train de "finir un truc vite fait, dés que ça marche je suis à toi". Pendant ce temps, je m'occuppe de mon blog quasiment sous son nez, il est ç 20cm de moi sur le canapé, de genoux à genoux, chacun un ordinateur portable sur les genoux assis en tailleur.
Un mac portable, un PC portable, un PC de bureau, deux disques durs pour le PC portable, un sous linux, un sous XP.
J'aime bien Friends et la situation m'amuse, "putain, ça marche bien avec la tour, bizarre quand même", désolée, interruption de l'Homme.
En fait, il comprend pas pourquoi sa webcam fonctionne pas avec son portable alors qu'elle fonctionne avec le PC de bureau, moi je suis sur le PowerBook, mais bon, j'ai compris comment effacer l'historique sous Firefox alors je peux. J'ai mis du temps.
Et il prétend ne pas être un geek alors que je suis sûre qu'au Geek Test il pète les scores.
Il abandonne, je file....
"Putain, quand ça veut pas ça veut pas, c'est soulant merde !!!"
Je vous quitte sur une note de l'Homme !!!
Par Fantomette - Publié dans : l'Homme
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Lundi 24 avril 2006 1 24 /04 /2006 11:22

Je voulais pas aller bosser là-bas. J’aime pas cette boîte. La cliente est suspicieuse, nous flique, guette tout ce qu’on fait, nous laisse un libre accès à internet et nous interdit d’y aller (?). Bref, j’aime pas bosser là-bas. J’ai bien tenté de négocier avec ma chef, après quelques minutes de lamentations elle m’a coupé d’un « Ecoutez, c’est pas négociable. » La mort dans l’âme, je me lève ce lundi matin, fin janvier, avec un peu d’avance, je commence à 14h et je réussis à émerger avant midi. Je me prépare. Décide de pas me laisser démoraliser pour autant et me fais toute jolie. La jupe pas trop longue, mes nouvelles bottes à talons un poil trop hauts, mon nouveau cache-cœur en mohair tellement doux que j’ai envie le porter nue dessous. Mais je travaille. Mon téléphone sonne, numéro privé. Chouette, à tous les coups c’est ma chef, c’est sûrement un changement de planning en dernière seconde. Raté. Je commence une heure plus tôt. Décollage immédiat, direction Courbevoie.

La collègue est là, papotage, elle part déjeuner je prends le poste. Elle revient, je prends l’accueil elle le standard, j’ai une flemme monumentale de répondre au téléphone je suis pas forcément super au point pour tous les routages d’appels.

 

Pause clope. Pause café. Pause toilettes. Tous les prétextes sont bons pour fuir l’accueil. Et à 15h34 précisément, un technicien prestataire du réseau téléphonique de la boîte arrive. J’entends juste ma collègue lui balancer « ici c’est le standard, l’accueil c’est à côté ». Il arrive. « Ma parole, me dis-je en mon fort intérieur, j’en ferais bien mes nuits blanches de ce jeune homme. » mais jusqu’à nouvel ordre, je ne suis pas là pour draguer et vu l’ambiance de la boîte, ça jase pas mal et d’ici à ce que ça remonte aux oreilles de ma chef et que je me fasse remonter les bretelles, refuser mes congés anticipés et ma prime trimestrielle, c’est pas le moment. Donc je range mes yeux de merlan frit dans ma poche et ressors ceux d’hôtesse imperturbable. J’appelle la cliente, tente de prononcer le nom du monsieur (ma parole c’est un polak ou quoi pour avoir un nom avec autant de y et de z) et annonce sa présence en ma rabattant sur son seul prénom. Moi qui avec ma chance habituelle ne rencontre les gens que quand je ressemble à une serpillière, pour une fois ce n’est pas le cas.

 

Je me dis qu’avec un peu de chance il finira tard et on sortira à la même heure ou alors…  Je sais pas mais bon, je me dis qu’il me plaît bien. Mais bon, avec mon courage légendaire, je sais bien que je le laisserai repartir sans un mot.

 

Les heures tournent, bientôt 18h30 je pourrai retrouver ma liberté. Parfois je me sens comme un animal en cage à attendre l’heure de la libération. 18h15, le jeune homme a fini. Putain, à un quart d’heure près je l’avais. Mais avant de partir, on parle un peu de la cliente qui gère les prestataires : imbuvable, ça sent le prétexte à plein nez mais bon. Puis un blanc. Je crois qu’il va partir et il me propose de se revoir le soir même. Il part maintenant, moi dans un quart d’heure. Lui en voiture, moi en métro. Devant l’Opéra Bastille. Le premier arrivé attend l’autre. C’est parti. Je prends son numéro les mains qui tremblent, putain ça se voit trop. Bref, je tente de la jouer décontractée « à tout à l’heure ! ». Et piaffe d’impatience sur mon siège en comptant les secondes qui me séparent de 18h30. Puis en comptant le nombre de stations qui me séparent de Bastille. Puis en évaluant la durée du trajet. Puis en me jetant sur ratp.fr pour une estimation précise. Mappy.fr me dit combien de temps il mettra en voiture. En laissant un peu de marge, on devrait même être syncros dans nos heures d’arrivée.  Le temps d’avoir calculé tout ça, le gardien de nuit arrive. Je file, montée sur ressorts et saute dans le métro. Fébrile, recomptant les stations à chaque station. Comme une adolescente de 15 ans à son premier rencard. J’arrive à l’Opéra Bastille. En clopant nerveusement. 19h42, toujours personne. Je lui envoie un sms. Il aurait quand même pas osé me poser un lapin. Il est au bar d’à côté. J’arrive. On parle, bon point il me fait rire. Et très vite, après à peine une demi-heure, il me dit qu’il est stressé parce qu’il a envie de m’embrasser et que peut-être si il m’embrassait il serait moins stressé. Je suis sciée. Mais j’adore. Et on passe la soirée à discuter, à rire, à s’embrasser, super soirée. Puis il me dépose chez moi, je lui demande « A bientôt ? » Il me répond « A demain ». Je réintègre mon 13m² avec chat, un sourire stupide greffé au visage. Qui ne me quitte pas vraiment depuis.

Par Fantomette - Publié dans : l'Homme
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