Mardi 20 mai 2008
Bon, ça y est, on passe aux photos de vacances.
Mais si vous savez, vous avez bien du être déjà invités chez des amis qui veulent à tout prix vous montrer leurs photos de vacances fabuleuses pendant que vous vous êtes pelés les couilles chez vous because pas de congés, pas de sous ou que sais-je. Ces soirées infiniment longues parce que déjà vous aussi vous auriez bien aimé partir, mais surtout, surtout, les photos de vacances ça intéresse que ceux qui sont partis et c’est un véritable supplice pour les autres.
« Alors là, tu vois, c’est Josette à la plage dans son maillot de bain fushia, ça c’est le paysage qu’on voyait de la chambre, ça c’est Marcel qui fait l’imbécile, ça c’est les ruines du temple qu’on a visitées, c’est beau, hein ? Hein ? Hein ? »
Donc comme je m’en suis cognée quelques unes, des soirées comme ça, y’a pas de raison que vous y coupiez, je sais pas si les gens qui montrent les photos de vacances à leurs amis dans une soirée spéciale « Regarde où on était » le font pensant sincèrement que ça va intéresser les autres, ou bien juste par vengeance.
Moi, c’est par vengeance.
D’ailleurs avec l’Homme on a pris plein de photos chiantes genre une église orthodoxe, le monument aux morts de la grande esplanade, l’ancienne forteresse de la vieille ville, bref les trucs un peu relous sur lesquels insister quand on les montres aux amis sur le grand écran plat de la télé « Alors ça c’est une superbe église orthodoxe du 18ème siècle, t’as vu l’architecture, ça change de celles de chez nous, hein ? Hein ? Hein ? T’en penses quoi ? ».
Et encore, on s’est retenus pour les photos du hublot de l’avion « Là, tu vois, c’est quand on a survolé la Corse, bon, la vitre était un peu crade et y’a des nuages, mais c’est vachement beau quand même, hein ? Hein ? Hein ? »
Bref, commençons par l’essentiel.
Corfou.
L’Île en forme de….
Bref…
Voyez vous-même, hein, ça explique pourquoi il y a plein de phallus en bois d’olivier dans les boutiques. Parce que voyez-vous que l’olivier est une des
principales ressources de l’île, parce que en fait…
Revenez, promis, j’arrête les explications historico-chiantes.
Retenez juste qu’il y a des oliviers partout, et que c’est beau.
La première fois que j’ai pris l’avion, en septembre 2006, j’ai fabuleusement adoré, le grand 8 en vrai, en plus le pilote était barge et se croyait à un concours de figures libres.
Là… Comment vous dire… A peine installée je me suis fait une remarque débile « Ah ouais, c’est vachement hermétique quand même, je comprends mieux pourquoi tout le monde y passe en cas de crash »
Et j’ai balisé tout le trajet.
Et l’atterrissage… La piste de Corfou est la plus courte d’Europe. 2,3km. Donc à peine le coucou se pose qu’il freine à mort et que tu bouffes l’appuie-tête du siège devant. Mon cœur a mis une bonne minute à se remettre à battre, puis j’ai ricané niaisement et nerveusement parce qu’on était arrivés, et vivants, et que ça me paraissait pas gagné d’avance. Ceci dit, le décollage est pas mal non plus, la piste est collée perpendiculairement à la route sans aucune séparation (une voiture peut potentiellement se balader sur la piste, quoi), alors pour pouvoir décoller, l’avion recule quasiment jusqu’à la route, la police stoppe la circulation histoire que personne ne soit aspiré par les réacteurs et les gaz chauffent, et pouf quand il part t’as l’impression qu’il a lâché un élastique, chtoïng, il part comme une flèche et décolle à 10 mètres de la fin de la piste.
Impressionnant (et re-ricanage niais et nerveux parce qu’au bout de la piste c’est la mer).
Que vous dire sinon que l’hôtel était un vrai 4*, grand, propre piscines et plage privée, personnel aux petits soins, nourriture délicieuse, on a juste du refaire le coup des jeunes mariés pour avoir une piaule avec un lit double et pas deux lits simples collés « Please, we are in honeymoon ! », qu’on a loué un petit 4x4 pour aller faire les cons dans la montagne (si tu vis pas à la ville, tu peux pas vivre sans 4x4…).
J’ai passé une semaine à dire, extatique, tous les quarts d’heure « Ce pays est mon pays » : une île en forme de bite et des gens portés sur la chose qui en exposent partout (cartes postales, sculptures,…), le royaume de la Matiz (la bagnole de mes rêves, toute étroite et les rues ici sont tellement étroite que tu croises à Paris une Matiz par semaine, là c’est 50 par jour), des bagnoles hors d’âge partout (j’adore les vieilles voitures et sur une petite île tu fais peu de kilomètres alors ils les gardent longtemps), des gens sympas et accueillants, la pinte à 2,50€, des jeux de mots stupides…
Je pourrais aussi vous montrer comment à force de prendre les chemins les plus impraticables (« Uéééé, on a un 4x4 !!! ») on a
fini au milieu d’une plantation d’oliviers,
les jardins du centre-ville pleins de citronniers et d’orangers en fruits,
un arbre totalement improbable,
l’église orthodoxe dont je vous
parlais plus haut,
le bleu
du ciel
ou la baie montrant
la transparence de la mer bleu turquoise,
mais rien n’exprimera aussi bien le repos mental préconisé par mon bon docteur que cette représentation du bonheur photographiée à bout de bras…
Mais si vous savez, vous avez bien du être déjà invités chez des amis qui veulent à tout prix vous montrer leurs photos de vacances fabuleuses pendant que vous vous êtes pelés les couilles chez vous because pas de congés, pas de sous ou que sais-je. Ces soirées infiniment longues parce que déjà vous aussi vous auriez bien aimé partir, mais surtout, surtout, les photos de vacances ça intéresse que ceux qui sont partis et c’est un véritable supplice pour les autres.
« Alors là, tu vois, c’est Josette à la plage dans son maillot de bain fushia, ça c’est le paysage qu’on voyait de la chambre, ça c’est Marcel qui fait l’imbécile, ça c’est les ruines du temple qu’on a visitées, c’est beau, hein ? Hein ? Hein ? »
Donc comme je m’en suis cognée quelques unes, des soirées comme ça, y’a pas de raison que vous y coupiez, je sais pas si les gens qui montrent les photos de vacances à leurs amis dans une soirée spéciale « Regarde où on était » le font pensant sincèrement que ça va intéresser les autres, ou bien juste par vengeance.
Moi, c’est par vengeance.
D’ailleurs avec l’Homme on a pris plein de photos chiantes genre une église orthodoxe, le monument aux morts de la grande esplanade, l’ancienne forteresse de la vieille ville, bref les trucs un peu relous sur lesquels insister quand on les montres aux amis sur le grand écran plat de la télé « Alors ça c’est une superbe église orthodoxe du 18ème siècle, t’as vu l’architecture, ça change de celles de chez nous, hein ? Hein ? Hein ? T’en penses quoi ? ».
Et encore, on s’est retenus pour les photos du hublot de l’avion « Là, tu vois, c’est quand on a survolé la Corse, bon, la vitre était un peu crade et y’a des nuages, mais c’est vachement beau quand même, hein ? Hein ? Hein ? »
Bref, commençons par l’essentiel.
Corfou.
L’Île en forme de….
Bref…
Voyez vous-même, hein, ça explique pourquoi il y a plein de phallus en bois d’olivier dans les boutiques. Parce que voyez-vous que l’olivier est une des
principales ressources de l’île, parce que en fait… Revenez, promis, j’arrête les explications historico-chiantes.
Retenez juste qu’il y a des oliviers partout, et que c’est beau.
La première fois que j’ai pris l’avion, en septembre 2006, j’ai fabuleusement adoré, le grand 8 en vrai, en plus le pilote était barge et se croyait à un concours de figures libres.
Là… Comment vous dire… A peine installée je me suis fait une remarque débile « Ah ouais, c’est vachement hermétique quand même, je comprends mieux pourquoi tout le monde y passe en cas de crash »
Et j’ai balisé tout le trajet.
Et l’atterrissage… La piste de Corfou est la plus courte d’Europe. 2,3km. Donc à peine le coucou se pose qu’il freine à mort et que tu bouffes l’appuie-tête du siège devant. Mon cœur a mis une bonne minute à se remettre à battre, puis j’ai ricané niaisement et nerveusement parce qu’on était arrivés, et vivants, et que ça me paraissait pas gagné d’avance. Ceci dit, le décollage est pas mal non plus, la piste est collée perpendiculairement à la route sans aucune séparation (une voiture peut potentiellement se balader sur la piste, quoi), alors pour pouvoir décoller, l’avion recule quasiment jusqu’à la route, la police stoppe la circulation histoire que personne ne soit aspiré par les réacteurs et les gaz chauffent, et pouf quand il part t’as l’impression qu’il a lâché un élastique, chtoïng, il part comme une flèche et décolle à 10 mètres de la fin de la piste.
Impressionnant (et re-ricanage niais et nerveux parce qu’au bout de la piste c’est la mer).
Que vous dire sinon que l’hôtel était un vrai 4*, grand, propre piscines et plage privée, personnel aux petits soins, nourriture délicieuse, on a juste du refaire le coup des jeunes mariés pour avoir une piaule avec un lit double et pas deux lits simples collés « Please, we are in honeymoon ! », qu’on a loué un petit 4x4 pour aller faire les cons dans la montagne (si tu vis pas à la ville, tu peux pas vivre sans 4x4…).
J’ai passé une semaine à dire, extatique, tous les quarts d’heure « Ce pays est mon pays » : une île en forme de bite et des gens portés sur la chose qui en exposent partout (cartes postales, sculptures,…), le royaume de la Matiz (la bagnole de mes rêves, toute étroite et les rues ici sont tellement étroite que tu croises à Paris une Matiz par semaine, là c’est 50 par jour), des bagnoles hors d’âge partout (j’adore les vieilles voitures et sur une petite île tu fais peu de kilomètres alors ils les gardent longtemps), des gens sympas et accueillants, la pinte à 2,50€, des jeux de mots stupides…
Je pourrais aussi vous montrer comment à force de prendre les chemins les plus impraticables (« Uéééé, on a un 4x4 !!! ») on a
fini au milieu d’une plantation d’oliviers,
les jardins du centre-ville pleins de citronniers et d’orangers en fruits,
un arbre totalement improbable,
l’église orthodoxe dont je vous
parlais plus haut,
le bleu
du ciel
ou la baie montrant
la transparence de la mer bleu turquoise,
mais rien n’exprimera aussi bien le repos mental préconisé par mon bon docteur que cette représentation du bonheur photographiée à bout de bras…
par Fantomette
publié dans :
Moments qui font rêver
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Tout d'abord, comme nous sommes des gens civilisés, nous ramenons un bouquet de tournesols à L'Amico et Chéridamour qui nous hébergent vendredi soir car ils habitent à
7 minutes à pied de la gare du Nord. Et si vous avez un oeil de lynx, vous verrez dans les "vases" des algues et des poissons rouges
Et j'ai prévu des kilos de
magazines pour la route. Moi, intellectuelle de gauche, je lis Marianne. L'Homme, lui, lit Isa, Closer et Elle. Que voulez-vous. Ne nie pas, chéri, j'ai des preuves :
Nous nous
remettons de nos émotions à la sortie de la gare. La pint of Foster c'est pour lui, moi j'ai pris une half-a-pint, please. Je suis sérieuse, moi.
Ah bah bravo !
Une pause
pour nous remettre de nos émotions, pour la taille des verres, voir précédemment.
Les puces de Camden, un cuir parfaitement assorti à mon écharpe pour la modique somme de 10£. Je l'ai pas encore dit à ma mère,
mon dernier cuir, elle me l'a réquisitionné. Pour l'arrière-plan, je fais amie-amie avec un cheval. J'ai confiance, l'Homme lui a montré qui était le plus fort, la bête est matée.
Mon
héros...
Le "light meal" dont je
vous parlais hier, il est vraiment appelé comme ça sur la carte. Ils sont fous ces (grands-)bretons. Pour info, c'est une tranche de baguette toastée avec une grosse tranche de bacon grillée le
tout gratiné au cheddar (du gras vous coule le long du menton quand vous croquez dedans, quel bonheur) avec des frites grosses comme des doigts et de la salade pour la bonne conscience. Les onion
rings ne sont pas comprises dans le 'light meal' (ne seraient-ce pas deux bières derrière les assiettes ?)...
l’Homme qui mange un bout de roquefort (dégueulasse) en 4 photos et deux-trois photos "touristiques" genre
Fantomette au souk
Fantomette boit un thé à la menthe à l’ombre des palmiers et l’Homme en
babouches...
Bon, allez, une photo jolie avec le soleil au travers du volet de la chambre
d'hôtel...…
Bon, soyons clair, c'est juste hors de prix, 33€ les 33 pages + frais de
port, le prix m'a fait un peu hésiter et en regardant ces photos et en faisant le tri, je me suis dit que j'en avais trop envie de ce souvenir...
Vous dîtes...