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Samedi 26 avril 2008
Et hop, me voilà pleine de tâches de rousseur...
Fausse rousse mais vraie peau de rousse...


par Fantomette publié dans : Morceaux de la vie de tous les jours
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Lundi 21 avril 2008
10 jour pétantes.
Et on est en vacances.
Oui, je vous rebats un peu les oreilles de mes vacances, mais comprenez-moi, si vous non plus n’aviez pas pu vous prélasser avec Mister Univers sur une plage de sable chaud (quoi que la météo commence à me faire flipper niveau sable chaud, le thermomètre ne se décide pas à s’envoler à Corfou, ça dépasse pas les 21-22°C, bordel) depuis approximativement un certain dimanche 24 septembre 2006 où vous avez quitté Djerba sous un soleil de plomb pour atterrir trois heures plus tard à Nantes sous la pluie, vous seriez pareils.
D’ailleurs, phénomène intéressant, on a chopé une crève mémorable à Djerba, et j’avais une voix sensuelle de Macha Meryl mais en plus rauque, et dans l’avion, l’altitude m’a rendu ma voix normale, et à l’atterrissage j’avais retrouvé mon timbre viril.
D’ailleurs, dans la catégorie « Souvenirs, souvenirs » de Djerba, cette fameuse crève, là, ben on s’était fait conduire à Midoun pour trouver une pharmacie, on nous avait filé du Mucolator pour déboucher le nez, un médicament local anti-crève terrifiant (je suppose que ça ressemble à du Mucomyst mais en pire) je vous explique : crève + enrhumé = nez bouché et perception des odeurs limitée. Ben pourtant, à peine j’avais ouvert le premier sachet de mucolator que j’ai vertement enguirlandé l’Homme pour avoir lâché une caisse monumentale et que c’est dégueulasse, et ça pue, et t’es gonflé, bref, lui s’est défendu comme il pouvait, et vas-y que je te jure que c’est pas moi, je te crois pas gros dégueulasse, mais Fanto’ je te JURE que c’est pas moi, bordel !
Et là, le doute. Non, c’est quand même pas… Eh ben si, le Mucolator ça sent ce que vous vous doutez.
Le pet.
Alors pour masquer un peu la chose, vu qu’en plus d’être bouchés des sinus on avait mal partout (fièvre et tout) et que moi j’avais les poches pleines d’aspirine (migraineuse oblige), on diluait 1g d’aspirine effervescent dans le gobelet comme ça on avait un deuxième effet kiss cool sensation pétillante, le bruit et l’odeur en quelque sorte.
Premières vacances en amoureux, le glamour en prenait déjà un coup.
Remarquez, il risque d’en reprendre un coup, vu que ce qui a décidé le choix de l’hôtel c’est des détails aussi intéressants que « bars et tavernes à 300 mètres », c’t’un coup à rentrer bourrés en chantant à tue-tête « C’est la java bleue », je suis pas sûre que ça nous reglamourise, tout ça.
Sinon, comme vous vous en doutez, un week-end mémorable, l’Homme s’est acheté des chaussures que même moi j’en ai jamais acheté des aussi chères (sauf les McQueen avec la complicité de ma banquière à qui j’ai juré que mon casier à la fac avait été forcé et qu’on m’avait piqué tous mes bouquins et qu’il me fallait cette autorisation de découvert pour tout racheter, qu’il en allait de ma carrière et elle a dit oui) (chaussures qui m’ont été volées deux mois plus tard par une collègue à Mc Do pendant que je travaillais) (Bien mal acquis ne profite jamais, j’avais qu’à pas acheter des chaussures à 400€ en trompant ma banquière), j’ai acheté une petite robe H&M (H&M mon amour chez qui j’achète des robes taille 38), et on a encore fini chez Kiki hier, kiki c’est la grand bazar de la zone commerciale glauque de banlieue d’à côté de chez nous chez qui on va régulièrement claquer des payes en choses inutiles-donc-indispensables, comme des brosses à vaisselle à réservoir de liquide vaisselle intégré, des tupperwares géants de 37x37x18cm, des lots de cutter, une brosse à ongles, du papier alu, un siège de WC molletonné, de la lessive, un moule à brioches, une spatule, des noisettes,…
Enfin bon, ma belle-mère a trouvé que mon gâteau raté était bon (ou alors elle est très polie) en m’approuvant avec compassion « Bah oui, les blancs en neige c’est dur, ça retombe souvent, je comprends... Mais il est très bon, ce gâteau, non, non, j’en veux pas d’autre, merci », et Fulbert est né samedi matin.
Fulbert, c’est mon levain.
J’avais déjà eu Marcel avant, mais Marcel est mort après un seul pain réussi, je sais pas, je l’ai raté à la fin, j’ai du lui filer à bouffer de l’eau trop chlorée qui a ruiné ses mignonnes bactéries, là Fulbert j’ai décidé d’y faire attention et de lui filer à bouffer tous les jours.
Enfin, normalement c’était matin et soir, mais j’ai oublié ce matin, mais je vais devoir en jeter aussi un peu parce que sinon dés qu’il va commencer à fermenter il va déborder de son bocal.
J’ai vu des petites bulles ce matin, j’ai bon espoir.
J’ai pas encore prévenu ma mère qu’elle s’en occupait pendant qu’on était en Grèce.
On a longuement hésité sur le prénom, je voulais l’appeler Hyppolite parce que l’Homme persiste à vouloir appeler notre progéniture comme ça et que dans l’hypothèse où on aurait un garçon j’aurais pu lui dire « Ah non, pas Hyppolite, c’est le prénom du levain », mais il m’a devancée « Ah non, pas Hyppolite, c’est le prénom du p’tit » alors j’ai du me rabattre sur Fulbert.
Mais je songe de plus en plus à ne pas me reproduire avec l’Homme, je ne peux décemment pas appeler mon fils Hyppolite.
par Fantomette publié dans : Morceaux de la vie de tous les jours
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Lundi 7 avril 2008

Désolée de mon absence, je ressors d’une longue semaine de rhume alakon. Déjà, à la base je voulais laisser en première page l’article de ChocoFraise quelques jours histoire de pas remettre un article juste après et de le masquer, et en fin de compte je me suis retrouvée avec le cerveau embrumé, à avoir du mal à tenir un raisonnement simple genre « j’ai faim, il est 13h, je pars déjeuner », tous les midis je partais déjeuner à 15h au bord de l’hypoglycémie quand je comprenais enfin que cet état soudain d’extrême faiblesse n’était pas dû à mon rhume mais bien à mon estomac vide.
Cerveau embrumé, donc, nuits courtes car il est bien connu qu’une douleur tolérable le jour devient très pénible la nuit quand il n’y a plus aucune sollicitation extérieure et que le cerveau se répète en boucle « j’ai mal, putain qu’est-ce que j’ai mal » (et rêves débiles, la fièvre peut-être, je me suis vue raconter à un copain les footings du dimanche matin à 7h30 de mon ex-coloc et quiconque a déjà rencontré mon ex-coloc sait que le dimanche matin à 7h30 il est en train de s’enfiler des grands rails de coke en after et pas en train de faire un footing, ou des autres rêves inavouables ici mais qui ont vachement intéressé l’Homme qui m’a harcelée pour que je les lui raconte en détails), du coup, la fatigue plus la perte subite de 80 points de QI ont fait que j’ai préféré m’abstenir.
Non, en fait, c’est pas vrai, j’ai essayé mais j’ai pas réussi à écrire plus de trois lignes.
Ce week-end, après deux boîtes de mouchoirs, une inhalation d’huiles essentielles de pin, eucalyptus, citronnelle et autres dans un grand bol d’eau bouillante censées me décongestionner les voies respiratoires, deux nuits de douze heures (moi qui ne dors jamais plus de 9 heures par peur de la migraine) et quelques grandes interrogations, genre « comment le corps humain peut-il produire autant de ce que nous appellerons par pudeur sécrétions nasales ? » Parce que je sais pas combien, mais ça se chiffre en litres, là, bref, ça va mieux. Du moins, je n’ai plus mal et mon cerveau semble retrouver toutes ses fonctionnalités. La preuve : ce matin j’ai pensé à éteindre mon moteur en sortant de la Fantomobile, ce qui m’a évité comme un matin de la semaine dernière de me retrouver sceptique devant ma portière à chercher partout la clé pour la refermer avant de me rendre compte que la voiture tournait et que la clé était sur le contact.
Donc ce week-end j’ai fait plein de choses, j’ai tenu tête à une troupe de jeunes de banlieue dans toute leur splendeur (des vrais comme à TF1) qui ont voulu garer leur voiture (sans doute payée avec l’argent de la drogue) à ma place, le temps que je me mette en place pour me garer en marche arrière, j’avais un gros con collé au cul qui refusait de bouger parce qu’il voulait se garer à ma place que j’avais choisie avant lui, avec son pote en scooter (volé) qui toquait à la vitre pour me dire que j’étais « bête ou t’es conne ou t’as rien dans ta tête ou quoi ? » ben je lui ai répondu que je sais pas, à ton avis ? Et j’ai pas bougé et le délinquant gars a fini par bouger sa poubelle et j’ai garé la mienne où j’avais décidé que j’allais la garer. Même si j’étais pas fière (y’avait quand même tous ses complices amis sur le parking) et que j’ai eu un peu la trouille qu’ils m’envoient un coup de tournevis dans un pneu pour se venger. Mon sale caractère me perdra.
Mais quelle victoire pour mon orgueil !
Mais bon, le principal est que ce week-end on a réservé nos vacances pour dans un mois.
Samedi soir après quatre heures d’hésitations et de comparaisons des différents hôtels sur les forums du routard et autres.
Dimanche dans 4 semaines on prend l’avion direction Corfou. Quand j’entends Corfou je pense à la chanson où Moustaki parle de son grand-père « Exilé de Corfou et de Constantinople », on a trouvé un hôtel dans une jungle luxuriante un peu à l’écart du gros du tourisme de masse plus proche d’un village que d’une grosse ville (bon, faut pas rêver, 180 chambre l’hôtel, pas 12 bungalows non plus, et le petit village est plein de boutiques pièges à touristes, on sera en zone touristique, bien sûr, mais pas dans le rouleau compresseur, un peu en retrait), en demi-pension pour profiter de la gastronomie locale (partir en vacances en Grèce pour bouffer la bouffe formatée d’un hôtel touristique, merci) (quoique les commentaires sur cet hôtel s’accordaient globalement pour reconnaître la qualité de la bouffe mais de là à rivaliser avec un restau autochtone…)
On n’a pas eu de vacances depuis un an et demi, le 1er mai on part à Nantes, le 4 papa nous emmène à l’aéroport de Nantes et on se casse pour une semaine sous les faux cocotiers de la plage privée de l’hôtel à se gaver de vraies pitas, de petits poissons frits et à ramener des douzaines de mètres cubes de conneries inutiles appelées « souvenirs », autant vous dire que je compte les secondes qui nous séparent de ce départ.
3 semaines et 3 jours avant de partir pour Nantes.

par Fantomette publié dans : Morceaux de la vie de tous les jours
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Lundi 31 mars 2008
Meuh non bande de moules, pas raviolis, c’est « je vous raconte mon week-end » (d’ailleurs j’hésite à mettre une  nouvelle catégorie « Fantomette vous raconte ses week-ends »).
Bref, un début de week-end ça se fête par une orgie de galettes (à savoir pour les étrangers de la Bretagne : non pas d’hérétiques crêpes de froment qui n’ont pas droit de cité chez moi, mais bien des galettes de blé noir, des vraies, non, pas moitié froment/moitié blé noir, que de la farine de blé noir), et ma maman me renierait si elle voyait tout ce qu’il y a dedans, elle qui avec le temps a daigné ajouter un peu de chèvre et de crème fraiche au traditionnel œuf-jambon-fromage. Et en plus du chèvre et de la crème, chez moi, il y a eu des poivrons grillés, de la cancoillotte, des tomates séchées, des champignons, des olives et il me semble que c’est tout (L’Homme pourra rectifier si j’ai oublié un truc), des galettes comme ça t’en manges une par repas, pas deux. Et c’est une tuerie, et t’es obligé de mettre une deuxième galette parce que une seule elle se referme pas tellement il y a de la garniture.
Conséquence directe : à 21h j’ai les paupières qui papillonnent, à 21h02 je m’endors sur le canapé, à 21h30 je vais me coucher. L’Homme me vanne because l’heure, mais il avouera penaud qu’il m’a rejointe peu après 22h (c’est plus fort que lui, il peut pas se coucher avant 22h, il fait un blocage « attends on va quand même pas déjà se coucher alors qu’il est pas encore 22h ! Attends, on est des djeun’s, on est pas des bébé ni des vieux, vas-y si tu veux, je te rejoins plus tard » et il reste à lutter contre le sommeil jusqu’à 22h avant d’aller se coucher), du coup, samedi matin, 8h20, debout… Je dors rarement plus de 9h par nuit, mais faut dire que je me suis réveillée à 2h30 avec une migraine du feu de dieu, que le temps que le cachet fasse effet et que je puisse me rendormir il était 4h30… En tenant compte de ce trou de 2h dans ma nuit, j’ai mon compte de mes 9h de sommeil, et là encore on avait un planning très chargé samedi matin, puisque j’avais étiopathe. Alors le temps de bloguer
ce que vous savez et de m’enquiller deux cafés et demi alors que j’en bois d’habitude un demi pour seulement un demi-petit pain (fainéantise quand tu nous tiens, le pain il est au congel’ alors faut se lever, décongeler, beurrer avec un beurre tout dur qui sort du frigo alors que le café il est dans la cafetière, hop tu sers et hop tu bois, une heure après j’envoyais un sms à l’Homme en le suppliant de m’acheter des brioches à la boulangerie avant de me récupérer chez l’étiopathe tellement je crevais la dalle), je prépare mon sac de piscine et l’Homme me dépose chez l’étiopathe qui me malaxe le ventre, la nuque, le crâne, me fait craquer les cervicales et la colonne, et… Mais oui, on file à la piscine en mangeant ma brioche sur la route.
On s’est enfin décidés à enfin y aller (8 mois que j'ai acheté mon maillot).
2,80€, pas ruineux.
Moi qui déteste le sport mais adore l’eau, finalement j’ai fait ma quinzaine de longueur dans le grand bain à 27°C et mes vingt minutes de barbotage dans le petit bain à 30°C, pour ceux que ça intéresse je crois bien que j’ai découvert l’horaire d’entrainement des pompiers du coin…
Ceci dit, le deuxième effet Kiss Cool de la piscine a a pas loupé, après le déjeuner on a fait la sieste jusqu’à 17h… Et on s’est réveillés en urgence parce qu’un ami de l’Homme se mariait et qu’on était censés récupérer un des invités à 17h30 chez lui. Pile poil l’heure à laquelle je sortais de ma douche. Alors selon un scénario bien rôdé, à chaque fois qu’on sort on est à la bourre, il conduit et je me maquille côté passager…
Les mariages kabyles, enfin du moins celui-là, un truc de fou, 400 personnes au moins, un faste dingue, du monde en-veux-tu-en-voilà, des couleurs clinquantes, pas d’alcool ou si peu et à l’entrée de la salle et pas dedans des petits choux à la crème en guise d’amuse-bouche, trop de bouffe, évidemment sinon ça ne serait pas un mariage et je me suis gavée de makrouts quand ils sont arrivés sur la table, vous savez, ces petits gâteaux de semoule frits à la pâte de dattes (mon gâteau oriental préféré, je pourrais tuer pour un makrout), mais la musique beaucoup trop forte, les lumières trop intenses, on n’est partis qu’à 2h et j’ai gagné une migraine dans l’affaire… Départ à 2h, le temps de déposer le copain qu’on avait pris et de rentrer, la freebox s’était mise à l’heure d’été. Je m’étais pas couchée à 4h20 depuis mes 15 ans au moins…
Du coup, autant vous dire qu’hier on s’est pas foulés, levés sur les choses de midi, ma principale activité a été le repassage en retard (et ce coup-ci j’ai fait toutes ses chemises !!!) et la sienne de changer le système d’exploitation de mon bébé pc au profit d’une distribution plus complète et plus personnalisable, bilan : une journée passée entre le canapé et la cuisine, mes préférées… D’ailleurs, trouvez une recette de financiers, échangez la poudre d’amandes par de la poudre de noisettes et ajoutez le jus et le zeste de deux oranges, une tuerie, on a tout mangé avant que ça ait eu le temps de refroidir… Et avec les jaunes d’œuf, faites donc une crème brûlée, c’est notre dessert de ce soir ou demain !!


Bref, après ce grand récap du week-end, je vous annonce que demain je laisse la plume à Ok Ok que vous avez croisée entre autres sous les commentaires de
mon article sur l’euthanasie, mais sous son vrai nom ce coup ci : ChocoFraise… Ah, la magie du web, on ne s’étonne même plus que certains s’appellent Fantomette, BBK.mel ou Ptitboudin pour ne citer qu’elles !
ChocoFraise, donc, prend la plume pour nous raconter son histoire qu’elle a commencé à évoquer dans les commentaires dont je vous parle plus haut, je lui avais proposé une tribune si elle voulait en dire plus, elle a accepté, des articles seront signés de sa plume pour nous raconter un peu tout ça…
Edit : J'ajoute qu'elle prend la parole ici et non sur son blog personnel, car comme elle me l'a expliqué, elle n'a pas envie que son agresseur tombe sur son blog et puisse la contacter par exemple, par ce biais elle reste "à l'abri". Comme vous avez pu le constater c’est une histoire douloureuse, je reprends les mots de son mail
« … ça permettrait de parler de ce que j'ai vécu et ça permettrait aussi d'informer les personnes qui liront ces articles ! A la base, c'est pour ça que je voulais faire un blog. Pour que les filles qui ont subit la même chose se rendent compte de ce qu'est la procédure judiciaire, ce qu'on ressent, les réactions de ma famille… »
.
(Vu que j'ai déjà réservé la couleur fraise, je mets tes mots couleur choco !)
A demain donc pour la première note de ChocoFraise, merci de me faire confiance et de faire confiance à mes lecteurs…
par Fantomette publié dans : Morceaux de la vie de tous les jours
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Samedi 29 mars 2008

J’ai reçu un mail hier disant entre autres « Je ne sais pas où tu trouves le temps de répondre à tout le monde, à chaque commentaire, et de faire de nouveaux articles ! Tes nuits doivent être bien courtes... Ou ton travail est vraiment cool ».
Alors, cher Fred je te réponds, j’avais commencé à te répondre par mail, et vu que j’ai pas d’idées d’articles ce jour…
Comment je trouve le temps ?
Simple, en ce moment l'Homme part plus tôt que moi donc on petit-déjeune pas ensemble, je voudrais bien me lever en même temps que lui pour faire l’amoureuse « Mais non mon amour ça me dérange pas du tout de me lever à 6h pour la beauté de tes yeux », mais non, à 6h, si j’esquisse un mouvement c’est un léger coup de latte because le réveil sonne et à 6h c’est à lui de s’en charger, t’es gentil mais mon alarme à moi c’est 7h10. Donc à peine ouvert un œil à 7h10, je me sers un café (qu'il a préparé), je sors mon bébé pc qui boote en 30 secondes et je fais mon café-internet, à 10 minutes de partir je me dis que merde me v'là en pyjama pas douchée pas habillée pas maquillée et que je vais encore sortir les cheveux trempés (pas le temps pour le brushing), mal réveillée et devoir me maquiller en bagnole ce matin entre deux bouchons mais au moins j'ai eu le temps de bien répondre à tous mes commentaires et de lire les mises à jour de mes flux. Je souffre du syndrome dit de Florence Foresti, alors que je dois partir à 8h, à 7h52 dans l’état dont je vous parle plus haut, je crois encore que je peux le faire. 9h29 je suis arrivée ce matin, pile poil (départ à 8h22).
Je réponds à tous les commentaires (ou presque) parce sans hypocrisie, je trouve (et c'est flatteur pour moi) que j'ai des lecteurs intelligents qui font des remarques intéressantes, et si vous prenez la peine de me dire des trucs au-delà du « lol mdr » du skyblog, c'est bien la moindre des choses que d'y répondre.
Arrivée au bureau, je boote le pc de mayrde hyper lent, je vais me chercher un café pendant que Môôôssieur Tête de Con daigne s’allumer, j’ouvre les mails du patron des fois qu’il y aurait un truc important (oui, mon patron refuse de se servir d’un ordinateur, je lui imprime ses emails) je finis la lecture de mes flux (interrompue en voyant qu'il était l'heure de partir une heure et demie plus tôt) et ouvre une page de traitement de texte que j'écris quand j'ai le temps, parfois deux lignes en une heure, et parfois j'en écris trois pages en une demi-heure parce que le travail est calme et que le sujet m'inspire...
Genre là je me suis rendu compte que j’avais zappé le courrier du jour (15h30 quand même) alors le temps de courir à la boîte aux lettres, de revenir un peu surle PC, d’aller jeter un œil aux commentaires de
M’am’ Lynda  et Gally  sur leurs notes respectives concernant les réductions de tarif pour les femmes conductrices et d’en renvoyer un, un peu haineux à cause de l’infinie conneries de certains et de me dire que ah oui, tiens, j’ai commencé à écrire un truc, j’y reviens…
Du coup, la page de traitement de texte reste ouverte une grosse partie de la journée jusqu'à ce que j’ai fini de fignoler telle virgule ou tel mot et que je me dise qu'il est temps de la transférer sur over-blog et de me dire « Et si c'était pas intéressant ? Et si les gens trouvaient ça chiant ? Ca intéresse qui les états d'âme d'une gonzesse qui se prend pour Fantomette ? Finalement j'm'en fous, ça m'a fait du bien de l'écrire… Mais quand même, si ça se trouve personne va remarquer cette phrase là dont je suis très fière, en fait y’a que moi qui me prends la tête sur la sémantique, dommage. Remarque, même moi je m'intéresse plus au fond qu'à la forme chez les autres, hein, donc bon… Enfin quand même pas, je supporte pas les fautes... » pis j’arrête de me poser des questions sinon je publie jamais… Et c’est pas fini, y’a un bouton « prévisualiser », alors je re-relis des fois qu’il y aurait une faute qui serait passée à travers les mailles de mon regard correcteur orthographique ou une erreur de concordance des temps, ou un mot qui colle pas ou… Bref, un truc qui me défrise.
Et je me décide et je clique…
Sauf les jours où j’ai pas le temps de relire, corriger, relire, corriger, relire,… Alors je me l’envoie par email pour finir peinarde à la maison. Comme cet article commencé hier, tout s'est accéléré en fin de journée alors je me le suis envoyé, et je le fignole ce matin, l'Homme dort encore, alors café-bébé pc... Mais c'est très rare que je blogue de la maison excepté la réponse aux commentaires, vous aurez emarqué que la majorité des articles sont postés du lundi au vendredi...
Estimation du temps passé ? Les jours où j’écris 1h30 à 2h/jour parfois plus, rarement moins… Alors comme le souligne Fred dans son mail, j’ai un boulot cool parce que rien ni personne ne pourra empiéter sur mes heures de sommeil…

par Fantomette publié dans : Morceaux de la vie de tous les jours
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Mardi 25 mars 2008
Je voulais vous mettre des photos, mais mon lecteur de cartes mémoires bugue et Windaube ne reconnaît pas le périphérique... Et je viens de passer un moment à répondre aux commentaires de l'article de jeudi, et j'attends Papa qui ne devrait pas tarder à venir me chercher pour qu'on aille déjeuner ensemble, et je vous promets de tout vous donner demain, mais là j'en ai marre de me battre avec ce PC de mayrde qui refuse de lire ma SD. Et j'ai oublié mon bébé eeepc à la maison, et en plus on m'a tout chamboulé mon accueil, je m'en remets pas, les meubles ont changé de place, la moitié a disparu, je retrouve pas le câble USB de mon téléphone portable. Et ça pue au bureau, y'a de la mort aux rats partout, et du coup on vient de retrouver derrière une plinthe un nid de maman souris et ses bébés tout crevés dans le bureau d'à côté chez qui ça shlinguait depuis 15 jours, je vous raconte pas, ça embaume toute la boîte. Et on est rentrés tard et je suis crevée. Mais promis, je vous montre bientôt mon nouveau canapé, je change la bannière normalement dans la journée...
par Fantomette publié dans : Morceaux de la vie de tous les jours
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Mardi 18 mars 2008
On aurait du se méfier.
L’Homme lui avait dit 7h50.
Comme tous les matins on est à la bourre. Bon, en fait que les matins où on a les mêmes horaires, 2-3 fois par semaine on doit décoller tous les deux à 8h de la maison, réveil à 6h40-45 selon l’humeur.
Mais il y a une sorte de rituel du retard le matin, établi selon des codes bien précis.
Première sonnerie => rassemblage pénible des deux humains en un seul tas informe et mou au milieu du lit pour le câlin du réveil, et répétition du réveil pour dans 9 minutes.
Deuxième sonnerie => grognement du tas et répétition du réveil pour dans 9 minutes.
Troisième sonnerie => tentative de séparation du tas en deux entités aptes à se lever
Globalement on réussit à arriver au radar au café sur les coups de 7h10 au plus tard.
Déjà qu’hier on s’est endormis en tas par terre sur une couverture devant la télé dans le salon (absence de canapé oblige), pour vous dire si on aime ça, le concept du tas.
Bref.
Ce matin, après un café au radar avec une pomme (oublié de faire du pain), une salle de bain pour deux (on a été obligés d’installer un deuxième miroir sur le mur d’en face because timing serré du matin et que je peux pas me maquiller en même temps qu’il se rase), d’un coup le regard vers l’heure, 7h45.
M. Papadelhomme sonne, l’Homme sort de la douche en tenue d’adam, moi je ne porte qu’un jean.
Il devait débarquer à 7h50. Il a 5 minutes d’avance. Record du monde de l’enfilage de tee-shirt et du retirage de ces pinces dans les tifs qui m’empêchent de me crémer ou maquiller les cheveux, certes, mais surtout qui me donnent l’air idiote, et si je ne compte pas user de mes charmes pour séduire M. Papadelhomme, je ne tiens pas non plus à me présenter ridicule devant lui.
Mais pourquoi, me direz-vous, débarque-t-il à la maison un mardi matin à 7h45 ?
Bien vu, toi, le petit au fond : le canapé.
Qui arrive aujourd’hui et qu’il faut quelqu’un pour accueillir le livreur. Et que nous deux, pauvres esclaves du grand capital, travaillons. Alors que M. Papadelhomme est retraité (mais acharné du boulot, il travaille encore deux jours par semaine) (tout juste si il nous engueule pas quand on ose prendre des vacances ou des RTT). Tant bien que mal on se donne bonne figure et on l’installe sur un tabouret avec Le Parisien et ses mots croisés (oui, vous qui vous posiez la question : il existe bien des gens qui font les grilles de mots croisés du Parisien, la preuve, j’en ai vu un !), le temps de me remplir un sac congélation de noisettes, de pommes, fraises et ananas séchés en guise de petit déj, de réparer mon vieil autoradio pourri avec un mouchoir (oui, oui, j’ai réparé mon autoradio avec un mouchoir et ça marche, ça m’aurait fait mal au *u* de devoir racheter un autoradio pour écouter France Inter, j’en ai pas trouvé qui ne faisait que radio, aujourd’hui tu ne trouves que du hi-tech avec écran lcd, mp3 avec entrée de gamme à 75€…), je reçois un appel de l’Homme : le canapé est là. En vrac, les livreurs se contentent de livrer mais ne montent pas le matériel. A 85€ la livraison sachant que l'entrepôt Fly est à 5km de la maison, ça fait cher du kilomètre. Il paraît que M. Papadelhomme a été impressionné du volume de la livraison, tu m’étonnes, le matelas central fait 137x245cm…
Ca fait deux jours que l’Homme, hystérique, me tanne pour qu’on dorme sur le canapé dés qu’il sera monté malgré tous mes arguments de bon sens (pas de volets dans le salon, pas de draps assez grand pour le lit, déjà un lit en bonne et due forme, déjà qu’il me gaule toute la place sur un lit en 140cm de large, si on retire 3cm à tous les coups ce sera de mon côté, on se garde l’option quand on s’engueulera,…), mais il est obnubilé par l’idée de ne plus avoir les pieds qui dépassent du lit, ça fait 15 ans qu’il dépasse de 15cm de tous les plumards…
Ce soir, après s’être pincé ou tordu deux doigts chacun et s’être pris un sommier à lattes sur le dos on aura enfin ce putain de canapé qu’on attend depuis un bon mois…


Allez, pour finir en beauté, un peu d’antisémitisme ordinaire… Ce midi au bureau…

Collègue 1 : Pis je veux pas être méchant, mais là bas, maintenant y’a que des juifs. Avant c’était des gens de bonne famille mais depuis une vingtaine d’années y’en a plus et y’a que des juifs.
Collègue 2 : Ah c’est comme au *** Club, t’y vas t’en repas en courant, attends, avant c’était fréquentable, maintenant c’est tous des juifs là-bas, je te raconte pas les escrocs [en mimant un nez crochu]
Moi : Ca va un peu d’antisémitisme ordinaire, pis les arabes c’est tous des voleurs, non ?
Collègue 2 : Non, attends, je suis pas raciste, mais…
Moi : ben justement, c’est le « mais » qui pose problème.
Collègue 3 : [en montrant un collègue asiatique] Pis les chinois c’est des menteurs [en montrant un collègue indien] et les indiens c’est des quoi ? [en montrant une collègue malgache] et les malgaches ? Des fainéants ? Des cons ?
Collègue 2 : arrêtez, ça a rien à voir, c’est pas du racisme faut quand même admettre que les juifs ils ont vachement de fric et ils sont pas clairs.
Moi : et tu t’es jamais dit que la connerie ça avait pas de couleur ou de religion ?
Collègue 3 : Laisse tomber, c’est un combat perdu d’avance avec Collègue 2.

J’ai laissé tomber avant de devenir franchement grossière.
Y’a des fois des gens que t’aimes bien et tu te rends compte que c’est des gros cons… Je comprends pourquoi la fille de cette collègue m’avait dit qu’elle avait peur d’un mec parce qu’il était noir, les gamins ça invente rien… Ca répète sagement ce que papa-maman t’a inculqué… Mais elle est pas raciste, la preuve ? Elle a une bonne copine arabe. Comme tous les racistes quoi. L’alibi. La nana arabe sur les affiches du FN pendant la campagne des présidentielles.


M'enfin bon, j'ai un nouveau canapé...
par Fantomette publié dans : Morceaux de la vie de tous les jours
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Lundi 17 mars 2008
Ca faisait longtemps que j’avais pas été aussi naze un lundi matin. Mais bien plus naze que vendredi.
Faut dire que ça a pas été reposant ce week-end.
Vendredi soir j’ai échangé ma Fantomobile contre le camion de maman pour y charger nos vieux canapés, c’est un gros Ford Transit, un monstre, je vous raconte pas comment j’étais pas fiérotte au début (quand tu passes de la petite vouature au gros monstre faut perdre quelques réflexes comme celui de te faufiler entre le camion-poubelle et la rangée de voitures en stationnement), mais en fait c’est que du bonheur de conduire un gros camion, il est plus maniable que ma voiture le truc, 4 tonnes sur la balance, tu tournes le volant au petit doigt.
Du coup je rentre tard parce que le camion était garé chez une copine de ma mère qui nous a invité à boire le thé, amie qui a un fils plus grand que l’Homme, 2,05m au compteur, ça impressionne surtout qu’il a le gabarit rayon de vélo alors ça accentue le côté géant.
Pour la petite histoire, nos mère nous avaient arrangé un rendez-vous il y a quasiment 4 ans de ça quand je suis arrivée à Paris, genre « T’as un fils célibataire, j’ai une fille célibataire, tiens, file-lui son numéro », moi je reçois un sms qui dit en gros "Nos mamans sont toutes les deux à LLL, ta mère a donné ton numéro à la mienne et je crois que ça ferait très plaisir à nos mamans qu'on se rencontre". J’ai appelé ma mère dans la seconde pour l’engueuler. Et, docile, j’ai rencontré le garçon, après une demi-journée à se rendre compte qu’on n’avait rien en commun on s’est quittés au métro sur l’air de « on-se-rappelle-à-une-prochaine », et on s’est jamais rappelés. Alors là ça faisait drôle de retomber nez à nez avec lui (disons nez-à-nombril pour être exact) après la fin de non recevoir d’il y a un paquet de temps.
Bref.
Ensuite, samedi matin, réveil because étiopathe, et vu que ma voiture était restée à Paris et que moi la voiture de l’Homme j’aime pas trop la conduire (je conduis un veau au quotidien, une petite diesel très lourde qui se conduit ultra pépère et sans aucune reprise, lui c’est un coupé essence le genre nerveux, je cale à chaque fois qu’il faut redémarrer), je négocie donc vendredi soir au coucher de me faire emmener et ramener de l’étiopathe, ce qui impose à l’Homme un réveil en même temps que moi à 8h45.
On se lève à 9h15 (avec une migraine pour moi), une douche et en route, le gars a un franc parler un peu désarçonnant
Etiopathe : Z’êtes madame ou mademoiselle ?
Moi : Mademoiselle
Etiopathe : [à l’Homme] Ah, vous l’avez pas encore épousée ?
L’Homme un peu surpris : Euh… Non
Etiopathe : Ben qu’esse vous attendez ?
L’Homme : Ben que vous la guérissiez de ses migraine, bien sûr !
L’humour a permis de s’en sortir par une pirouette, il en a rajouté une couche quand j’ai dit que toutes les filles de la famille étaient migraineuses et même ma mère bien que ménopausée, il dit à l’Homme « Vous avez vu ce qui vous attend ? », pas méchant mais désarmant, il m’a fait craquer la nuque dans tous les sens et chacune de mes vertèbres, j’en ai ri nerveusement parce que ça fait drôle qu’un mec te prenne la tête à deux mains et crac à droite, crac à gauche, te prend dans ses bras, tes bras à toi croisés sur la poitrine et crac crac crac crac crac tout le long de la colonne, eh ben t’en restes un peu con, ça fait drôle.
Pis il a cherché un truc dans mes cervicales, j’ai bien senti qu’il était pile poil sur l’endroit problématique, et a pas insisté trop longtemps en me disant qu’il voulait pas réveiller le feu, trop tard, moi qui avais un peu la migraine j’en suis ressortie dans un état de serpillère. Mais bon, j’ai aimé la franchise, vu que mes migraines ne sont pas dues à un choc mais sont génétiques, il y a moins de chances de réussite, en gros il m’a expliqué qu’il peut pas guérir mon gène défaillant, personne ne peut le faire, si mes migraines étaient dues à un accident quelconque on pourrait réparer ce qui a été abimé, mais là c'est impossible. Donc je serai migraineuse toute ma vie, et bien comme il faut, vu que ma mère l’est encore malgré la ménopause et l’était enceinte, mais on peut améliorer les choses et diminuer le nombre de crises, le but n’étant pas de guérir, mais de diminuer le nombre de crises et les quantités de médicaments ingurgités. En gros, on guérit pas un diabétique mais on l’aide à vivre mieux ben là c’est pareil. Et autre chose qui aide mais pas du tout dans l'etiopathie : du sport, ça redonne un bon rythme cardiaque, aide à la bonne circulation du sang, et moins j'aurai de problèmes circulatoires, moins j'aurai de migraines.
Mais quel bonheur de tomber sur un soignant qui parle la même langue que moi et comprend exactement de quoi je parle !
Donc j’ai quand même du passer +1h au lit avec un troisième cachet (les deux premiers ayant été inefficaces) pour que passe le gros de la douleur, j’étais dans un tel état que je voyais plus grand-chose, on avait retiré les draps pour les changer, et le matelas est blanc à motifs bleus, je les ai pas vus, j’étais persuadée qu’il y avait un drap blanc. Je me suis endormie toute habillée à même le matelas avec une couette et un oreiller sans housse ni taie, sans m’en rendre compte. Au réveil j’ai pas osé bouger pendant plusieurs minutes de peur d’avoir encore mal…
Mais on était invités à dîner chez un jeune papa, et le temps d’aller embrasser la maman à la maternité et de constater que oui, oui, ce bébé est bien le plus beau bébé du monde, une très très belle petite fille de 2 jours avec un papa extatique « C’est mortel, pourquoi on en a pas fait un avant ? Vivement le deuxième, elle est trop belle ma fille », malgré la sieste j’ai eu un mal fou à tenir, et à un moment, j’ai hésité à dire qu’on restait dormir, je n’étais plus sûre d’être capable de conduire tellement j’étais naze, et comme il était prévu que je conduise, l’Homme avait trop bu. Finalement, de sortir dans le froid ça m’a réveillée, couchés vers 1h-1h30.
Mais dimanche il fallait encore se lever, on était invités au mariage d’un collègue…
Invités à 11h30, on avait prévu de partir à 10h45, le réveil a sonné à 9h30 on a levé le nez à 10h20.
On est même pas arrivés en retard, et on en a pris plein les yeux, le collègue qui se marie est Tamoul, les couleurs, les costumes, les parfums, on est accueillis par un café au lait parfumé, des gâteaux Tamouls (une tuerie), pour les collègues du marié on nous a carrément réservé une table au tout devant alors que tous les autres invités sont sur des chaises en rangs comme dans une église, les hindouistes ne boivent pas d’alcool mais nous ont quand même pris quelques bouteilles de très bon vin, on est vraiment accueillis comme des princes, les proches du marié viennent se présenter, son frère, sa sœur, un ami viennent nous serrer la main, on se sent presque gênés de tant d’honneurs, notre repas nous est servis ici sans qu’on ait à bouger ou à changer de salle, c’est très piquant mais vraiment bon, aucun de nous ne réussira cependant à manger un genre de riz au lait, de riz rond gluant avec des épices, trop exotique pour nous.
Mais à 15h il faut déjà partir, on a les canapés et le fauteuil à charger dans le camion et le camion à ramener à maman sur Paris qui doit rentrer à Nantes, deux canapés et un fauteuil et même pas de bières pour compenser l’effort, on dépose le camion à maman, et on prend le métro pour récupérer ma voiture, un détour par le KFC lourdement réclamé par l’Homme, un repas pour 4 personnes (le seau plein de cochoncetés frites), je mangerai la part d’une personne, l’Homme se chargera du reste, pas plus impressionné que ça (et je l’entendrai dans un demi-sommeil ce matin se peser, moi la balance le lendemain d’un seau de poulet frit, même pas en rêve).
Retour enfin à la maison, le salon est vide. Plus de canapés, de fauteuil, nulle part où s’asseoir. Enfin, si, sur ma table à couture ou la table basse ou un tabouret de bar.DSC00035.JPG
Couchés à 22h, réveil douloureux, trajet maison-boulot au bord de l’endormissement, j’ai fini congelée fenêtres ouvertes pour pas m’endormir au volant, j’étais trop à la bourre pour le café à la maison, prochaine fois j’arrive en retard mais avec un café dans les veines. Le pire c’est que j’arrive tous les matins au bureau avec entre 15 et 30 minutes d’avance, et que donc je pourrais à l’aise partir tous les matins entre 8h15 et 8h30, mais c’est plus fort que moi, à 8h02 je suis persuadée que cette fois ci je serai en retard et je file en laissant allumé sans petit déj ni café.
Je vais tenter de profiter de ne pas avoir de quoi m’asseoir au salon pour me coucher après manger ce soir, demain on nous livre le canapé, démonté bien sûr, et il faut le monter avant de se coucher… Et le week-end prochain on sera à Nantes, et celui d’après on est invités au mariage d’un copain de l’Homme.
Je dors quand, moi ???
par Fantomette publié dans : Morceaux de la vie de tous les jours
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Vendredi 29 février 2008
 
 
 
 

Ce qui est dur à comprendre avec la migraine, c’est pour les non migraineux.
Quand tu arrives au bureau un matin avec les yeux en forme de goutte et la tronche un peu comme si tu avais le visage en cire et qu’il faisais trop chaud, tu as l’énergie d’un paresseux, tu t’excuse auprès de tes collègues de ton manque d’enthousiasme « Je suis désolée, ça va pas, j’ai une grosse migraine », tu mets tes cheveux devant ton visage pour cacher la lumière et baisses le son du téléphone au minimum.
Deux heures après, les médocs ont enfin fait effet, tu es présentable, le téléphone à un volume normal, les cheveux à leur place, la patate (enfon, non, t’as pas dormi de la nuit mais tu bois des cafés, la caféine c’est bon pour la migraine, c’est le doc qui le dit).
Tes collègues te regardent, sceptiques, t’étais mourante y’a pas deux heures, te v’là pimpante. Faut leur expliquer que oui, tu peux rester 30h mourante, mais que parfois en 2h paf tu redeviens normale, zéro cinéma là-dedans, c’est la magie du monde des migraineux, bienvenue dans mon univers petit padawan.
Bref.

 

Hier on a bouffé chez papa et sa fiancée. Plus exactement chez sa fiancée car papa était à Paris pour la semaine, j’avais ramené foie gras Fauchon et confiture d’oignon maison (hé hé hé oui, vous pouvez dire que je me la pète), mon bébé à présenter à son grand-père « On verra si je saurai y changer les couches » avait dit l’intéressé, qui a d’ailleurs eu l’air très intéressé par le bébé susnommé, si ça se trouve ses enfants vont finir avec un troisième ordinateur portable. Oui, les deux petits dernier de papa, MissCouette, bientôt 8 ans et Ptitdernier, tout juste 6 ans ont déjà deux Mac portables : un ibook et un palourde (« Bah quoi, dit papa, c’est les portables des enfants », mon père est un geek) (normal, me direz-vous, pour un prof d’électronique), mais le ibook tourne sous mac os 9, jamais personne n’a réussi à installer mac os x dessus, le palourde fait pas wifi (et la carte wifi est plus chère que l’ordinateur), mon petit doigt me dit que mes frangins vont se retrouver avec un eeepc dans un peu moins de pas longtemps.

 

Mais l’info la plus importante de la soirée, c’est quand même que en plus d’être un geek, mon père est un intello insomniaque accroché à France Culture de 4h30 du matin à minuit. Il a une culture assez hallucinante (surtout si vous le branchez sur Napoléon, il est fan absolu, papa il est du genre à acheter des trucs comme la biographie de la fille qui servait de servante à Napoléon sur l’île de Sainte-Hélène, genre le bouquin tiré à 4 exemplaires), et il me racontait des bricoles sur l’enregistrement d’une émission en direct à laquelle ils ont assisté, et là il me dit « Alors le présentateur il lance l’émission, et pendant les infos, de 18h à 18h30, il… », là je l’interromps brutalement, je sais pas si je vous ai raconté ma passion démentielle pour les infos mon programme préféré, j’adore, mon planning d’infos quotidien c’est celles de 8h ET 9h sur France Inter, je quitte le bureau à 17h58 pour avoir les infos de 18h, comme l’émission du soir ne m’intéresse pas souvent, bien souvent je zappe sur France Info et réécoute les infos à 18h30 et une fois de plus à 19h, puis à la télé sur la 3 à 19h30 et sur la 2 à 20h, autant les infos télé durent 25-30 minutes, autant à la radio, ça dure entre 3 et 15 minutes.

 

Je sais, on a les addictions qu’on peut. Mais quand papa a parlé d’infos qui durent une demi-heure, j’ai jubilé. L’émission du soir de France Inter me botte pas plus que ça, France Culture j’évitais, réservant ça aux intellos du genre de mon père, je me suis toujours dit que j’avais pas le niveau intellectuel pour ça, que ça allait m’emmerder (remarque, je devrais essayer au cas où). Mais je vais me le mettre en mémoire sur l’autoradio de la Fantomobile, mon dieu, des infos de 1/2h, j’ai eu un mal fou à me concentrer les minutes suivantes, je l’ai fait répéter tant j’avais peine à y croire, j’en suis encore émue, mais forcément le vendredi je finis à 17h30, ça roule bien vu que les parigots-tête-de-veau sont en vacances, donc je pourrai pas en profiter. Rhaaa, vivement lundi.

 

Fantomette ajoute une nouvelle corde à son arc (peut-être), le garagiste qui m’a fait ma vidange m’a dit qu’il fallait que je change mes freins avant. Faut dire que la Fantomobile, vous la verriez freiner, si je pile, on jurerait qu’un mur vient de se dresser devant moi, j’ai jamais vu des freins aussi efficaces. Devis : 290€. 170 € de disques les salauds.

 

Saloperie de bagnole de mayrde.

 

Papa m’a dit que ça c’est rien ma grande, tu la mets sur cric, tu retires ta roue, tu regardes déjà si faut vraiment les changer, tu vois si ton disque est rayé ou pas et si il fait un gros bourrelet en haut, si il fait un petit bourrelet c’est qu’il est pas trop usé et si il est pas trop rayé tu changes pas les disques, et tes plaquettes, pareil, si il te reste deux-trois millimètres, même pas tu réfléchis, tu les changes tout de suite, si il te reste un centimètre y’a pas le feu au lac, mais autant changer ton radiateur toute seule c’était peut-être un poil optimiste, autant ça, c’est pas dur et pas besoin de matos, faut une bonne pince et un cric.

 

Je sais que le moteur de ma bagnole est increvable, si je le bichonne il peut faire le double de kilométrage que ce qu’il a (246000km) (ouais, bon, ok, 500 000km, c'est peut-être UN PEU optimiste), mais si je veux pas laisser 10% de mon salaire annuel dans les réparations du reste va bien falloir un jour où l’autre que j’arrête de faire ma chochotte et que j’y mette les mains.

 

Mais je vous préviens, si je réussis à changer mes plaquettes de freins toute seule, je me la pète pendant 10 ans…

 

Sinon, papa et sa fiancée ont aménagé un studio meublé de 15m² en face du métro Anvers, au pied de Montmartre, à deux pas du Sacré Cœur, j’en profite donc pour leur faire de la pub, puisqu’ils vont le louer aux gens de passage à Paris, si vous cherchez un pied-à-terre pour un week-end ou une semaine romantique ou pas dans le plus beau quartier de Paris et faire la connaissance de l’exquise fiancée de mon papa, faites leur signe à montmartresacrecoeur[at]yahoo.com, leur site web est en construction, je vous donne le lien dés qu’il est fini !

par Fantomette publié dans : Morceaux de la vie de tous les jours
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Lundi 25 février 2008
 

En mai, on part donc en vacances après plus d’un an et demi sans congés à deux.
On est bien partis au ski mais… Non, je n’évoquerai pas ce douloureux épisode à 8 (dont 6 garçons) dans 45m² et… Bref.
En septembre 2006, avec la passion qui caractérise nos quelques mois tous frais de relation, on part en Tunisie se dorer la couenne au soleil.
Et depuis, rien.
Enfin…
Un week-end par ci à Nantes, un week-end par là à la maison de Vauville-La-Fabuleuse qui finira bientôt aux mains des requins du coin et que mes chers tontons et tatas commencent déjà à vider de ses objets de valeur comme on arracherait ses dents en or à un vieux sur le point de crever, un week-end par ci à la mer et un week-end par là à Londres ou Honfleur, ça fait prendre l’air mais c’est pas des vacances. Donc on attend avec impatience de faire une virée à deux dans le sud de l’Italie et aller boire un verre sur une plage à Capri, toute le nuit danser le Calypso, dans un dancing avec vue sur l’amour, s’en aller tous les deux, en catimini, bref, vous excuserez mes références musicales pourries, mais pour vous dire qu’il me faut un passeport. Parce que vu combien ça coûte d’aller se dorer la pilule au soleil, vu qu’on part en mai et pas en août et donc qu’il restera toujours de la place où qu’on parte, plutôt que de réserver deux mois à l’avance et payer plein pot, on va partir n’importe où mais réserver trois jours à l’avance, au moment où ça brade à tout va, vu qu’on veut juste se barrer en vacances et que réflexion faite, on s’en fout un peu d’où qu’on part du moment qu’on y va. Donc au cas où, il me faut un passeport. Et avec leur normes alakon, il faut que je fasse des photos, vendredi, je vais chez un photographe chinois faire des photos.
« Vous voulez regarder vous dans miroir ?
-Bof, non…
-Ah… C’est messieurs qui se pas regarder normalement, mesdames toujours se regarder longtemps, c’est bien, c’est bien »
Ranafout’ de la tronche, je veux mon passeport, le truc qui me coûte 60€ de timbres fiscaux, 4,50€ de photos (pour 8 photos, j’en ai besoin de deux, je fais quoi des 6 autres ???) et une grasse mat’ (because les horaires de la mairie le samedi), je peux ressembler à pas grand-chose c’est pas grave.
Ca surprend toujours quand un photographe vous dit « Attention, ne souriez pas ». Ben oui, normes internationales = pas sourire, expression neutre. Et il me tend les photos.
Je ressemble à un veau dessus. Regard bovin, vide, creux, gros bouton sur le menton.
Bon, c’est pas pour un concours de Miss Belleville, hein, c’est pour un passeport, peu importe.
Samedi matin, 10h, mairie de Limeil-Brévannes, services des passeports.
« Je suis désolée mademoiselle, regardez ce qui est écrit ici : pas de fond blanc à la photo… La sous-préfecture refuse systématiquement toutes les photos à fond blanc, il faut que vous en refassiez…
-Bon, je vais aller incendier mon photographe…
-Vous les avez faites où vos photos ?
-A Paris.
-Bon, l’engueulez pas, à Paris c’est accepté les fonds blancs, les normes internationales ont des variantes locales, c’est juste ici que la préfecture refuse le fond blanc, pas à Paris…
-Bon…
-Sinon, vous avez l’opticien, là-bas qui fait les photos aux normes…
-A tout à l’heure »
J’arrive chez l’opticien, et là… En plein centre ville, une place se libère devant la boutique juste devant moi, ça arrive une fois dans une vie. Dommage que ça m’arrive le jour où il y a des places dans le parking gratuit d’à côté vu que ça a ruiné mes chances que ça ré-arrive pour les 70 ans à venir, mais c’est sympa quand même, pareil :
« Vous voulez un miroir ?
-Non
-Ah…
-Je viens de me réveiller, j’ai encore les yeux gonflés et je suis pas coiffée, et ça je le sais parce que je le sens, alors m’en rendre compte en le voyant, je suis pas sûre que ça me console…
-Comme vous voulez... Attention, ne souriez pas… Parfait.
-Bon, c’est chouette, le fond est bleu ici, j’ai fait des photos à fond blanc à Paris et ça a été refusé, avec leurs normes internationales remixées à la sauce locale c’est pénible.
-Oui, et y’a pire, ici ça part à la sous-préf de Nogent où ils acceptent pas le fond blanc, mais à la préfecture de Créteil ils l’acceptent.
-L’administration est vraiment une merveilleuse machine… »
En novembre 2004, j’ai perdu ma carte d’identité, un jour je cherchais un photomaton pour faire des photos en urgence un vendredi pour déposer mon dossier à la mairie le samedi, j’ai couru partout, en panne, en panne, en panne, il pleuvait, j’étais trempée. Je me rappellerai donc pendant 10 ans qu’il pleuvait à verse ce jour, puisque sur la photo je ressemble à une serpillère mal essorée.
Je me rappellerai pour les 10 prochaines années que j’étais pas réveillée le jour où j’ai fait faire mes photos de passeport, j’ai ce qu’on appelle communément une mine de papier mâché.
Sinon, la révélation du jour : ça m’arrache la gueule de l’admettre, mais à 22 et 30 ans nous sommes vieux.
Samedi soir après avoir dîné chez un copain de l’Homme à Meaux on décide sur la route allez hop un coup de folaïe d’aller danser. Rien que la formulation on aurait du se méfier, on s’est pas dit « tiens si on allait en boîte », on s’est dit « tiens, si on allait danser », voyez la nuance ? On s’arrête en cours de route dans une boîte perdue dans une zone industrielle (ou pas) du 77. Pis bon… Le 77 à l’échelle de l’Île de France c’est comme la Creuse à l’échelle de la France. On aurait du se méfier.
Boum boum de techno miousic qu’on entend de l’extérieur, déjà, c’était louche. Tu rentres direct en jean, entrée gratuite, pareil, louche tout ça. Surtout avec les 87 adolescents entre 12 et 14 ans qui fument dehors.
On était les seuls à être habillés comme des gens normaux, sans douze ceintures, sans 4 tee-shirts de tailles et de formes différentes tous superposés, sans robe en forme de mongolfière, j’ai noté le retour très 80’s de la nuque longue qui se veut très tektonik-like mais qui fait plus disco fever Daddy cool & Cie, c’est terrifiant jusqu’où sont prêts à aller les gens pour la mode, parce que franchement, le look tectonik c’est ce qu’il y a de pire, oui, pire que le fluo et le look de Madonna dans les années 80.
La musique je te raconte pas, on aurait dit une radio qui saute de station en station, un peu de techno, un peu de country, un peu de chant de supporter de foot (véridique).
Bref.
« Vous partez déjà » qu’elle a dit la pétasse dame du vestiaire.
On est restés 1/4h.
Et on s’est dit que reconnaître ses erreurs c’était aussi pas mal, et que il est quand même 1h30 du mat, on est des vieux il est temps de rentrer coucher nos vieux os, c’est plus de nos âges ces conneries.
Du coup hier j’ai fait un gros Kouign Amann à 8000 calories, recette ultra facile pour les proportions : pâte à pain avec 500g de farine (310g d’eau 1 cube de levure 8g de sel), 250 de beurre (aux cristaux de sel), 250g de sucre, t’étales la pâte à pain après sa première levée, tu étales le beurre (très froid coupé en tranches) et le sucre saupoudré par dessus et tu feuillettes, tu feuillettes, tu feuillettes jusqu’à ce que la pâte soit trop feuilletée et que les couches trop fines se cassent (pas la peine de faire reposer 1h au frigo, la flemme, un Kouign Amann ça s’attend pas, c’est trop bon, d’où l’intérêt du beurre froid) et que t’aies les mains pleines de beurre et de sucre, tu rajoutes du sucre et du beurre dessus pour la croute, 30-35 minutes à 180°C (une tuerie, il est hyyyper bon, cette croute caramélisée qui croustille et dégouline de beurre, ce feuilletage, mmmmh), comme ça en plus d’être vieux, on sera GROS.