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Mercredi 28 mai 2008
Que je vous avais pas causé de cuisine...
Déjà, j'ai enfin réussi mon pain au levain, vraiment bon, bien mieux que le premierUn chouette levain en pleine forme


Ce coup-ci je me suis pas faite avoir et je l'ai fait lever sur la plaque de cuisson (un moule à pizza) dans le cercle du moule à charnière pour qu'il ne s'étale pas et ne perde pas ses bulles au moment de le faire cuire...

Et regardez-moi ça... J'avais demandé à l'Homme d'envoyer des coups de cutter dessus pour faire les grignes, il a oublié et j'ai trouvé ça plutôt joli, le pain qui explose naturellement sous la force de la levée...
Et il était délicieux...


Alors j'ai récidivé, au retour de chez ma mère après lui avoir filé mon Fulbert à nourrir pendant nos vacances, j'ai fait mon tout dernier pain au levain (z'allez comprendre), même technique du cercle de moule à charnière, plus gros pain, réussite totale une fois encore
Sauf qu'à partir de là, j'ai fait la mamounette's technique, à savoir un moyen d'avoir du pain au levain de façons bien moins contraignante qu'en élevant un levain à nourrir tous les 36-48h, sachant qu'un pain de la taille du dernier que je vous ai montré nous dure facile une semaine (avantage du levain : le pain reste frais même au bout d'une semaine). Après la première levée de mon pain, j'ai prélevé une boule de pâte crue grosse comme le poing (pour les toutes petites et très grosses mains, comptez la taille d'une petite orange), qui me servira de levain pour mon prochain pain, et ainsi de suite, sachant que cette boule de pâte peut se garder 15 jours au frigo...
(bon, là ça remplit le bol, on voit à la surface que bien qu'au frigo, ma boule de pâte a bien levé et est pleine de bulles)
Et le pain est de plus en plus réussi :Une mie plutôt jolie, et un pain explosé naturellement àla cuissonQuand j'ai envoyé ces photos à mon père, il a cru que je cherchais à l'humilier, et m'a parlé de "courroux panesque", mon père aimant à peu près autant les mots que moi (ou soyons honnête et respectons l'ordre naturel des choses, j'aime à peu près autant les mots que lui), j'en ai déduit qu'il en était vaguement jaloux. Ce qui m'a emplie de fierté.

Je crois que j'ai trouvé ma méthode pour le pain : le chef. La boule de pâte prélevée sur le pain cru s'appelle comme ça, le Chef. Il suffit 10 heures avant de faire un pain (soit la veille ou le matin pour le soir) de "rafraichir" le chef, à savoir le sortir du frigo, le nourrir de farine et d'eau, et 10h après de rajouter à ce chef rafraichi la farine, l'eau et le sel (et les graines, fruits secs,..), de pétrir, faire lever, ne pas oublier de prélever un nouveau chef, surtout avant de faire cuire le pain (idéalement après la première levée, du moins c'est comme ça que je fais).
C'est du pain au levain, ça en a le goût et ça se conserve aussi longtemps mais pas besoin de nourir le levain tous les jours ou tous les deux jours, et ça reste tel quel au frigo pendant 15 jours, ça laisse donc la possibilité de partir en week-end ou en vacances sans se trimballer son levain. Donc si Fulbert n'est plus, un peu de lui vit à travers les chefs que je prélève au fur et à mesure (le premier chef prélevé était prélevé sur un pain au Fulbert).

Je sais faire du pain 100% maison, j'ai fait mon levain toute seule et je fais mon pain toute seule de A à Z, et j'en tire une fierté démentielle, un genre d'instinct nourrissier presque maternel (dans un élan lyrique j'ai comparé ça à l'allaitement) : le pain a une valeur symbolique très forte, c'est un aliment de base, un aliment de survie, et je suis capable de faire du pain, je suis capable de nourrir ma famille.

Bref, pour quitter la symbolique exacerbée du pain nourrissier, on peut toujours faire des petites fesses...Ce sont des sablés. Je vous en prie, n'allez pas chercher la moindre symbolique là-dedans.
Ils ont eu un succès fou auprès de Marie, 17 mois, qui a du en manger une grosse demi-douzaine samedi soir...
Et pour rendre à César...
par Fantomette publié dans : Fantocuisine
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Lundi 28 avril 2008
Mon Fulbert que j'ai nourri avec amour tous les jours matin et soir m'avait l'air mûr samedi matin, alors je lui ai filé un peu à bouffer, et 5h plus tard j'en prélevais une partie pour faire mon premier pain.Mon pain a levé pendant qu'on était à la piscine (partis à la piscine à vélo, et il faisait tellement beau qu'elle a été ouverte, on a donc nagé une petite heure au soleil... D'où les tâches de rousseur, un pur bonheur, on se croyait déjà en vacances...)Puis il a re-levé pendant qu'on faisait du shopping (je cherchais une jupe que je n'ai jamais trouvée : une jupe très longue, ample genre diseuse de bonne aventure mais pas un jupon à volants, une jupe le plus simple du monde : deux grands pans de tissu cousus sur les bords, et c'est tout, j'en avais acheté deux il y a 5-6 ans chez Pimkie et impossible d'en retrouevr...)
Puis il a continué à lever pendant qu'on était au resto avec mon copain Zaza et ses amis bizarres (sauf une) et son mec stupide (on a du lui coller une otite tellement on a bavé dessus sur le retour), et il a cuit tard.
Bon, je suis un poil déçue, j'avais mis un peu trop de levain et comme il a levé un peu trop longtemps il a un goût aigrelet un peu trop fort, la pâte était bien levée mais en la transvasant à la plaque de cuisson il a perdu une partie de ses bulles et a pas réussi à re-lever assez, donc le pain est très compact et --il faut bien l'avouer-- pas excellent.
Je persiste et en ferai un autre bientôt, je suis pas sûre de réussir à finir celui-là...
par Fantomette publié dans : Fantocuisine
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Lundi 18 février 2008
Vient le moment dans la journée où se pose la question du repas du soir.
J’adore ce moment.
Le passage en revue du frigo, des dates de péremption (de tête !), avant tout, savoir ce qu’il faut manger avant de savoir ce que je veux manger.
Et une fois que j’ai les cartes en main, la recherche.
Ce que je préfère.
Je deviens folle de ma cuisine, au point d’y consacrer des heures de réflexion au bureau, je profite d’avoir un boulot qui me permette de réfléchir à mon repas du soir et de vous le bloguer tout en ayant l’air de bosser.
Ttttttt, qui a dit que j’étais fonctionnaire ?
Même pas. Privé, privé, privé, à ce rythme j’ai le temps d’en préparer des repas dans ma tête en attendant ma retraite quand j’aurai 75 ans (j’ai commencé à travailler à temps partiel à 17 ans et à temps plein à 18 ans, je suis même pas sûre d’être en retraite à 60 ans).
Mais je m’égare.
Ceci dit je pourrais aussi vous parler des économies à faire dans l’éducation nationale au lieu de supprimer des postes ils feraient mieux de vérifier à qui ils payent leurs heures de boulot : les heures supplémentaires défiscalisées font que depuis cette année, des profs « squattent » des créneaux d’emplois du temps en sachant qu’ils ne seront pas imposables sur ces heures sup’, pendant que d’autres (comme –au hasard– mon papa) sont titulaires dans une section sans étudiant et sont donc à la recherche d’heures de travail ailleurs, sachant qu’ils pourraient s’en abstenir vu que de toute façon, ils seront payés quand même à rien foutre si ils ne font pas d’heures (l’an passé il avait ces créneaux dont personne ne voulait car les profs allaient changer de tranche fiscale s’ils faisaient des heures sup’, maintenant, l’Educ Nat préfère payer des heures qui rapportent pas d’impôts à 125% à certains profs sur ces créneaux alors que mon père ne couterait pas un rond de plus à aller bosser) cette année il galère encore à chercher des heures à droite à gauche parce qu’il aime son boulot, mais le jour où il en aura ras le bol qu’on lui claque les portes au nez il fera comme 95% des gens feraient à sa place : il se transformera en tranquille père au foyer payé à rien foutre. Avec vos impôts à vous, les gens. Et les profs agrégés à 25 ans de carrière, c’est pas ceux qui coûtent le moins cher. Mais rassurez-vous, il vous coûtera toujours moins cher que tous ces postes que l’on supprime. Sûrement des feignasses.
L’Homme me trouve très politisée en ce moment.
Mais je m’égare puisque j’allais vous parler de mon repas de ce soir : lentilles bio de mon panier bio hebdomadaire auquel je suis abonnée. Oui, mais que faire avec des lentilles ? Maman était d’accord avec mon idée, des oignons, des carottes (bio du même panier), des échalotes (quand j’étais petite je croyais qu’on disait écharlotte comme le prénom), du thym, du laurier, des lardons, voire un poil de crème, bref, un truc bien sympathique. Oui mais. Mais c’est pas assez… Il manque la Fanto-touch, voyez ? Le truc sympa qui fait que ça change, le truc qui fait que j’entretiens quotidiennement la dépendance de l’Homme envers moi.
Reste des topinambours (bio de la semaine) et des carottes, râpés ça fait une chouette salade.
Oui, mais ma Fanto-touch, je l’ai toujours pas, moi.
Et je suis tombée sur une recette de brick lentilles-chèvre qui m’a donné une idée. J’ai pas de feuilles de brick, mais peu importe, ce qui est bien avec les légumineuses c’est qu’on peut en faire des « steaks végétaux ». Bon, pas si végétaux que ça vu qu’il y aura des lardons dedans, mais si je mixe la moitié de mon plat de lentilles avec le reste de chèvre frais, je peux servir un plat de lentilles, ma salade carottes-topinambours râpés, et des petites croquettes de lentilles-lardons au chèvre frais.
I’ve got it.
Le moment où je tiens mon repas du soir, où je sens que là j’y suis et que les derniers ajustements ne seront que de l’ordre du nombre d’oignons ou de la quantité d’épices c’est toujours un grand moment de ravissement.
La vie étant équilibrée, après ce grand moment de bonheur j’attends sans impatience le savon que je vais me faire passer pour avoir divulgué l’endroit où se trouve mon patron à un futur ex-fournisseur qui ne devait pas le savoir, mais moi si on ne me dit pas qu’une information est confidentielle, je ne le devine pas.
Ave lecteur, morituri te salutant…*


*en latin dans le texte trad. : « Salut lecteur, ceux qui vont mourir te saluent »
par Fantomette publié dans : Fantocuisine
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Vendredi 28 décembre 2007

On part ce soir.

 

Et moi je me suis mise en tête de faite un panettone (l'Amico, m'engueule pas si c'est pas la recette de ta mère, il y a autant de recettes que de mères italiennes…)

 

Cette brioche Italienne toute en hauteur aux écorces confites, ça me paraissait tout indiqué pour Noël.

 

Alors pour les brioches, faut qu'elles passent une nuit au frais avant de les cuire, ça les rend plus moelleuses alors je m'y suis mise hier soir. En suivant cette recette : http://fleur2t.canalblog.com/archives/2007/08/28/6020152.html vous constaterez que c'est la plus grasse du ouèbe, on n'est pas là pour faire du régime.

 

Je suis la recette et me dis que 500g de farine pour un panettone c'est peu. Je songe à en rajouter 50%, et en pesant mes 250g de farine à rajouter à mon premier pâton déjà pétri je me dis que « allez hop », tant qu'à faire un panettone, autant qu'il soit bien épais et bien haut, et j'ai 200g d'écorces et 100g de fraises séchées, si y'a pas assez de pâte ça va faire trop de fruits alors je double. La Machine A Pain (affectueusement appelée MAP) peine à pétrir cet énorme pâton, mais vaille que vaille elle m'en fait une belle masse élastique. Et je rajoute le beurre. Parce que oui, quand vous pétrissez vous créez une réaction entre les protéines du gluten qui rend la pâte élastique et la mie moelleuse, le beurre empêche cette réaction alors il faut ajouter le beurre APRES le premier pétrissage pour une brioche.

 

400g de beurre dans une seule recette.

 

Instinctivement, on se sent serré dans son jean en ajoutant les quasi-deux plaquettes dans la cuve de la MAP. Qui pétrit, pétrit, pétrit, avec un splotch splotch peu ragoûtant le temps que le beurre s'incorpore. Pendant ce temps, votre Fantomette bien-aimée s'écorche à découper en petits dés ses écorces d'orange et de citron confites, et ses fraises séchées. A incorporer. Et pétrissage, encore et encore… Le secret d'un bon pain ou d'une bonne préparation à base de pâte levée, c'est le pétrissage, d'où l'intérêt de la MAP, sinon c'est un coup à se luxer épaules et poignets sinon. Le pétrissage et l'incorporatin du beurre et des fruits sont enfin terminés. Et là je me dis que j'ai trop de pâte. Parce que 1kg de farine + 300g de fruits séchés/confits + 8 œufs (+/- 400g) + 400g de beurre + 240ml de lait + 40g de levain + le zeste de 2 citrons (destinés à mes meringues ratées, les blancs n'ont jamais voulu monter en neige, salauds ! Du coup j'ai recyclé), ça fait… 2,380kg de pâte (à quelques calories près).

 

Heureusement j'ai le saladier Ikéa le plus grand du monde qui se sent un peu minable à n'accueillir que des salades pour 2, ben là j'ai jamais été aussi heureuse d'avoir un saladier capable d'accueillir une pâte pour 25.

 

Voyez vous-même : (NB : photo prise après la 2ème levée)
PHTO0096.JPG

 

Reste le problème du moule. Non, je n'ai pas de moule à soufflé, ni de moule à panettone. Alors j'ai récupéré une grosse boîte à gâteaux ronde en métal au bureau, et ai trafiqué du papier sulfurisé avec mon agrafeuse du bureau que j'ai ramenée passer le week-end à la maison. Voici la bête. PHTO0097.JPGJe veux un panettone haut et massif, pas une briochette en forme de tranche épaisse, je veux un gros cylindre (ouh, la phrase casse-gueule sortie de son contexte…). Et des petits aussi, d'où ces petites boîtes de conserves de raviolis 1er prix, là, au fond du four, dont le contenu était destiné à être jeté aux toilettes après ouverture pour en récupérer le contenant (contenu que l'Homme a mangé sans broncher, il m'étonnera toujours). Et des verres à whisky et mon vieux moule à brioches, parce que décidément j'ai trop de pâte.PHTO0098.JPG

 

Puis j'ai suivi les instructions ici http://lacath.canalblog.com/archives/2007/12/16/7247782.html

 

Et regardez-moi ça…

PHTO0100.JPG

 

Suis fière…

Allez, je vous laisse, on sa casse à Nantes et l'Homme va rentrer et si il me voit glandouiller sur le mac alors que j'ai pris ma demi-journée soit-disant pour préparer le voyage je vais perdre en crédibilité...

Ouais, bon, d'accord, c'est possible qu'il en manque deux petits mais j'ai pas eu le temps de déjeuner, moi, à midi.....

par Fantomette publié dans : Fantocuisine
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Vendredi 21 septembre 2007

Vous connaissez les cannelés ? Ces petites merveilles caramélisées bordelaises, une sorte de pâte à crêpes vanillée au rhum assez sucrée qui caramélise donc superbement à la cuisson…

 

J’ai voulu en faire hier. Et sans trop savoir ce qui m’a pris, j’ai fait la recette telle que je l’ai trouvée, à savoir des quantités telles que un litre de lait, 4 gousses de vanille (que papa m’a ramenées de Madagascar) 5 œufs + 4 jaunes (me reste 4 blancs, je ferai des langues de chat, rien que pour le nom du gâteau…), 100g de rhum, 500g de sucre, bref, des ingrédients en grande quantité, tellement que j’ai pas pu faire le mélange final (lait vanillé + œufs/farine/sucre,…) dans le mixer. Trop petit. J’ai du sortir le méga-mahousse saladier ikéa en mélangeant prudemment les deux appareils vu que le mélange arrivait à 5cm du bord.

 

Et je me suis retrouvée toute conne avec mes deux ou trois litres de pâte sachant que cette merveille cuit minimum 45 minutes et que je n’ai qu’une plaque de moules à cannelés, soit 12 cannelés… Je peux en faire facile 10 fois plus, là.

 

Je me suis résolue à faire des cannelés pas en forme de cannelés, j’ai sorti les moules en forme de cœurs et les moules à muffins, préchauffé le four et rempli les moules. Il me reste facile les 2/3 de la pâte, il est 20h, 45mn de cuisson minimum par fournée, j’ai aussi des madeleines à faire.

 

Je me couche à 4h, obligé. Ma valise est pas prête.

 

En repassant amoureusement la 15ème chemise de l’Homme (on devrait obliger les mecs qui ont le format bucheron à ne porter que du tee-shirt infroissable, les chemises XXL j’en peux plus) je guette du coin de l’œil ce qu’il se passe dans le four, y’en a qui repassent en regardant la télé, moi je repasse en regardant le four.

 

Ca gonfle doucement, ça caramélise, ça sent bon, une odeur enivrante de rhum, de caramel et de vanille se diffuse dans l’appart, et je commence à fredonner le fameux « donne du rhum à ton homme, du miel et du tabac (mais surtout du rhum), donne du rhum à ton homme et tu verras comme il t’aimera », pour un peu j’écouterais la compagnie créole, dis donc !

 

Au bout de 45mn, je me dis que je passe aux madeleines, comme ça cuit rapidement, pendant qu’elles cuisent les cannelés refroidissent, je les goûte (ils sont bien brunis et très prometteurs) pour voir si 45mn c’est bon où si il faut plus.

 

Je remplis mes moules à madeleines, je reste accrochée à la poignée du four le nez collé à la vitre. 220°C, dés que les bords commencent à dorer et que le milieu fait un creux (3 à 5 minutes) je baisse à 190°C pour encore environ 5 minutes.

 

Mes madeleines ont une bosse sublime, elles sont belles, j’ai le truc, j’ai une main d’or, je sais faire des madeleines à bosses, elles sont dorées, je suis fière, je chante, c’est beau.

 

Mes cannelés sont ratés.

 

Ils sont retombés, ils sont tout plats.

 

Deux croûtes avec un truc gluant dedans.

 

Il me reste 2 litres de pâte.

 

Je dois jeter deux plaques de gâteaux.

 

Je retente, 20 minutes de plus au four, toujours raté. Mes madeleines, sublimes, me narguent du haut de leur bosse.

 

Vexée, je jette tous les cannelés ratés mais un élan de sauvegarde me fait mettre la pâte au frigo, je ressaierai plus tard.

 

Je me voyais déjà me la péter avec ma copine avec qui je prends mon goûter à ma correspondance à Nantes, je me voyais bien genre la super nanny du goûter ultra organized avec ses talons vertigineux (achetés avant-hier, ils sont sublimissimes), sa petite valise à roulettes de pétasse et ses madeleines et ses cannelés maison dans le sac à main à côté du thermos de café et des petites serviettes en papier (mon sac à main est immense).

 

Vous me direz, manque que les cannelés dans cette description, mais ça me ruine un peu mon groove quand même…

 

Je sais pas comment vous raconter mon indescriptible plaisir d’avoir de jolies bosses à mes madeleines et qu’un collègue venu rôder autour de mon bureau parce qu’il a faim (et qu’il sait que j’ai souvent une bricole à manger dans mon sac à main) m’a dit un truc dans le genre « Mais c’est TOI qui les as faites ? Mais elles sont trop bonnes ! » Et j’ai du l’arrêter pour en garder pour mon goûter.

 

Bref, dans une heure je décolle du bureau, dans deux heures je quitte Paris, j’ai hâte…

par Fantomette publié dans : Fantocuisine
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Lundi 10 septembre 2007
J’ai fait un levain. Toute seule avec mes petites mains, avec de la farine et de l’eau et c’est tout.
Je l’ai nourri avec amour, touillé avec tendresse, couvé de mon regard suave et félicité chaleureusement pur ses petites bulles et sa fermentation réussie. Je lui ai donné un peu de farine quand il a eu faim, et un peu de miel quand il a faibli.
Je l’ai appelé Marcel.
L’Homme s’est copieusement foutu de ma gueule.
Hier j’ai fait ma première tentative de pain au levain 100% maison sans levure.
J’ai calculé les proportions, promis à l’Homme que pour une fois que je mettrais que de la farine blanche et pas un mélange de différentes farines, graines, céréales, fruits,… autant moi j’adore les pains plein de choses (genre mélange farine blanche et complète, levure maltée, noisettes, poudre d’amandes, graines de sésame noir et blanc, lin, millet, plus quelques flocons d’avoine, je vous raconte pas, le pain doit rester au moins 2h au four à 45°C pour pouvoir lever avec tout ça), autant l’Homme aimerait bien de temps en temps que je fasse du pain simple. Donc hier, je l’ai jouée soft avec Marcel. Je lui ai donné à manger quelques heures avant histoire qu’il prenne plein de forces. Puis je lui ai pas trop mis de sel pour pas que ça lui irrite les ferments. Puis je l’ai pétri tendrement.
Puis je l’ai mis au four à 45°C pour qu’il lève.
Et j’ai attendu.
Attendu.
J’ai vraiment attendu.
6h plus tard, il avait presque doublé de volume (un pâton met généralement 1h à facile tripler de taille d’habitude).
Alors vu qu’il était 21h et que j’avais plus le temps, j’ai pas osé le sortir de la cocotte dans laquelle il levait et je l’ai incisé tel quel et mis au four.
Et le miracle a eu lieu, il a gonflé, doré, de joie, j’en ai fait une danse du scalp avec cris de guerre autour de four.
L’Homme s’est re-copieusement foutu de ma gueule.
J’ai tenté de lui expliquer la joie d’avoir réussi un levain avec 0% levure, d’avoir un Marcel vigoureux, d’avoir réussi un pain qui aura pas goût de levure.
Rien à faire.
J’ai tenté de lui expliquer que moi, réussir un levain toute seule et un chouette pain, c’est comme si lui réussissait à hacker le système du voisin.
Il a paru plus réceptif. Mais sceptique quand même, alors vu que j’avais besoin de partager ma joie avec quelqu’un, j’ai envoyé un mail à mes parents pour annoncer la nouvelle : Marcel est vivant, il a eu un bébé. Photos à l’appui, pain  tellement gonflé qu’il en a craqué. Je leur ai dit que mon mec en avait pas grand-chose à faire et que ça me frustrait de pas pouvoir partager ma joie.
Bon, c'est vrai, il a un peu bronzé sur le dessus.DSC00035.JPGVous voyez comme il est beau ce petit chéri et craquelé en bas d'avoir trop gonflé grâce à SuperMarcel
Pain-au-levain-1.JPG
Papa m’a donné un tuyau pour lui faire comprendre :
« Dis-lui que tu as téléchargé le levain en FTP et que la fermentation a réussi car tu as pris la version débeuguée LE.20 disponible sous PANUX
S'il ne craque pas, à l'inverse de ton pain, essaie de lui reformater les papilles gustatives !!! »
Je suis envahie de geeks. Je me demande qui de mon père ou mon mec est le pire.
par Fantomette publié dans : Fantocuisine
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Mardi 17 juillet 2007

Je prends pas le temps d’inventer trop de trucs parce que quand je cuisine, c’est –attention scoop– dans un but alimentaire, pas forcément pour m’amuser. Quand j’habitais seule, j’en ai bouffé des trucs étranges… Mais bon, là je suis pas certaine que l’Homme mangerait un gâteau miel-noisettes plat et compact (j’avais pas de levure et pas de fouet pour monter mes blancs en neige, je pense que l’Amico se rappelle de ca gâteau raté que j’avais pas trouvé mauvais mais que lui et la fiancée de papa avaient mangé par politesse) ou un caramel raté s’apparentant à un crumble de sucre roux (j’apprendrai longtemps après qu’il fallait 170°C de température pour que le sucre caramélise et que mes plaques chauffantes étaient merdiques) ou encore une entité compacte et collante de coquillettes, camembert et mozzarella réalisée dans un instant d’égarement alcoolisé avec mon cousin Clément, mais même après ces aveux, ne comptez pas sur moi pour vous parler de mes nouilles sauce pâté de campagne-maïs que nous avions trouvé délicieuses à 4,8g d’alcool/litre de sang.

Bref, la grande époque de la Fantomette qui s’amuse aux fourneaux est revenue.

Déjà, j’ai acheté des ingrédients aussi barbares que de la farine de kamut, de la farine de petit épeautre, de la farine de de maïs, de la farine de riz gluant, du gluten pur, du glutamate, des champignons shiitaké et de la pâte tamari, des arômes de volaille et rôti de bœuf, des colorants et arômes divers, de l’agar-agar, et plein de trucs dénichés dans les épiceries chinoises de Belleville et les magasins bio.

Je me passionne en ce moment pour la cuisine végétarienne, et plus précisément la cuisine végétalienne dans le sens où ne consommant pas de viande ni aucun produit d’origine animale, les végétaliens ont recours à des alternatives pour par exemple l’apport en protéines ou la texture des gâteaux (pas d’œufs…) et je trouve ça passionnant. Ce qui me botte c’est l’aspect « santé » et la nouveauté.

Oui, j’ai envie de manger différemment et pourquoi pas plus sainement mais j’ai pas envie de faire des concessions sur le goût (fenouil vapeur et son filet de colin nature, très peu pour moi).

J’ai découvert chez Virginie le seitan.

Le seitan c’est de la « viande de blé » c’est une pâte faite à partir de gluten et d’eau (+ épices, herbes, arômes,…) découpée en petits morceaux et cuite assez longtemps dans un bouillon de ce-qu’on-veut et une fois qu’elle a doublé de volume, on la cuisine comme une viande : en ragoût, revenue à la poêle, en omelette, en salade, en gratin,… Un peu comme le tofu mais en moins fadasse avec une consistance plus proche de la volaille et moins caoutchouteuse (le tofu ferme, j’ai essayé même la recette infaillible de Cléa qui fait aimer le tofu à ceux qui l’aiment pas, eh ben j’ai pas aimé et l’Homme non plus).

Donc le seitan, c’est une base quasiment sans saveur et un produit fini qui a une consistance proche de la volaille en un peu plus spongieux dans laquelle on met ce qu’on veut. L’ « avantage » que j’ai face aux végétaliens c’est que je ne cherche pas à remplacer la viande mais à découvrir du nouveau, ça ne me pose donc aucun problème de parfumer le seitan… avec du fond de veau ou de l’extrait de rôti de bœuf (voire avec du jus de cuisson de viandes) le tout additionné de piment, curry, poudre d’oignons,… En gros, j’ai trouvé une base alimentaire diététique et protéique (25% soit plus que la viande de bœuf) à parfumer comme bon me semble et à cuisiner comme bon me semble…

Elle est pas belle la vie ?

Premiers tests dans la soirée je pense… Enfin, on goûtera que demain, il y a plus d’une heure de cuisson au bouillon alors on n’en mangera pas ce soir, je prépare juste la base qui cuira en parallèle du dîner…

Hu hu hu, Fantomette reprend les tests culinaires, je vous en dirai des nouvelles…

Chéri, fais-moi confiance…

 

PS : mon Nouveau Meilleur Ami (le lave-vaisselle) arrive jeudi matin, youpi !

par Fantomette publié dans : Fantocuisine
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Dimanche 8 juillet 2007
Prenez n'importe quelle recette de brioche sur internet et remplacez la moitié du poids de la matière grasse par de la purée de noisettes... rajoutez des pépites de chocolat... Ou pas...

Faites-en de toutes les formes
Selon l'inspiration du moment et les moules à portée de main
Fourrez-en quelques unes avec du chocolat

La purée de noisettes donne un goût absolument fabuleux, c'est divin...


Puis dégustez en songeant que c'est pas en vous gavant de brioches au chocolat que vous aurez la ligne de Jessica, sublime hier dans sa robe de mariée...


Tous mes voeux de bonheur ma belle ! (Alors, ce jacuzzi ?..)
par Fantomette publié dans : Fantocuisine
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Samedi 9 juin 2007
Avec du chimique dedans...
-1 gros oignon
-3 gousses d'ail
-25cl de vin blanc
-1 sachet de soupe à l'oignon gratinée déshydratée
-400g de riz à risotto ("arborio" ou riz rond)
-qs d'huile d'olive
-1,5l d'eau bouillante

Verser l'eau sur le contenu du sachet de soupe déshydratée

Emincer l'oignon et les gousses d'ail et les faire revenir dans de l'huile dans une casserole ou une sauteuse
Quand ils commencent à être translucides, ajoutez le riz

Quand le riz devient lui aussi translucide, versez le vin blanc et laissez le riz absorber, puis versez le bouillon d'oignons louche par louche en attendant qu'une louche de bouillon ait été absorbée avant d'en ajouter une autre sans cesser de remuer...


Certes, il faut aimer les oignons...

Moi je l'ai trouvé fabuleux
par Fantomette publié dans : Fantocuisine
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Dimanche 27 mai 2007
Puisqu’au bureau je peux faire réchauffer mes plats et que des carottes vont bientôt mourir dans le bac à légumes, je vais tester la tarte aux carottes. Vu que l’Homme aime pas les carottes cuites, je vais manger de la tarte aux carottes pendant deux semaines… Elles sont trop vieilles pour être mangées crues, et avec du cumin et de la fêta ça peut donner une tarte chouette.

-6 carottes flétries
-8 œufs
-cumin
-qs de lait concentré non sucré
-pâte faite comme l’autre jour avec en plus de la poudre de cumin et du lait concentré non sucré en remplacement d’une partie de l’eau
-1 bloc de fêta
-deux poignées de farine

Etaler la pâte très fine, et la mettre dans le(s) moule(s) piquer avec une fourchette le(s) fond(s) de tarte, les tapisser de papier sulfurisé et de légumes secs (lentilles, haricots,…) et les faire cuire à 200°C une dizaine de minutes. Pendant ce temps, couper le bloc de fêta en fines lamelles

Raper les carottes et y ajouter les œufs, un peu de lait concentré, deux poignées de farine, du cumin, du poivre et du sel.

Remplir à mi-hauteur les fonds de tarte pré-cuits du mélange de carottes, étaler des lamelles de fêta, et finir de remplir, mettre les restes de fêta au dessus et hop, au four pour 25 minutes (toujours à 200°C)

Le résultat est très compact (on peut mettre moins de carottes pour avoir une consistance plus de quiche, là c’est vraiment de la carotte rapée liée avec les œufs) mais ça reste léger comme une salade de carottes rapée est d’apparence compacte mais assez légère finalement, et c’est super bon…


Oui, je sais, mon téléphone fait des photos pourries...
par Fantomette publié dans : Fantocuisine
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