Bon, je me suis dit que j'allais faire une rubrique couture, vu le temps que je passe devant la machine ces temps ci...
Je me suis amusée ce matin à faire un pas à pas d'une couche Tout-En-2...
Bon, j'ai mis un temps infini à la finir, parce que j'ai été interrompue par... Et oui, encore une souris vivante que ces couillonnes de bestiaus ont lâché pile poil dans la piaule qui sert de range-bourrier et qui est pleine de cartons, sacs, bref le coin où l'expression "chercher une aiguille dans une botte de foin" prend tout son sens. Mais j'avais tellement la trouille qu'elle meurt d'épuisement et pourrisse dans un coin que j'ai courageusement imité les chattes et rampé dans les coins avec ma montgolfière et mon gobelet pour choper la bête.
Que j'ai chopée. Après 2x20 minutes de lutte acharnée.
Les chattes : 0, Fantomette : 1, Musaraigne : -1 (une patte cassée apparemment)
Retour aux couches, donc, et à la Fantocouture.
La couche TE2, elle est chouette because plus simple que le combo couche + culotte, et plus économique que la TE1 (qu'il faut changer en entier à chaque fois, et le PUL (tissu imperméable des couches) est plus fragile que le reste de la couche et s'use plus vite) vu qu'il peut y avoir trois ou quatre intérieurs absorbants interchangeables pour un seul extérieur imperméable.
En gros c'est une culotte de protection classique dans laquelle se scratche une couche absorbante plus petite que la moyenne donc qui fait moins effet gros cul que les couches lavables habituelles.
Déjà, faut découper les deux épaisseurs principales, en général je plie un tissus en deux et découpe une seule fois les deux épaisseurs, là j'ai voulu la jouer funky avec le jersey de bambou rose fushia que j'ai commandé dans un instant d'égarement et dont je ne sais pas quoi faire. Une épaisseur jersey de bambou, et une épaisseur éponge de bambou, donc.
Et le noyau central cousu en épaisseur cachée pour augmenter
l'absorption de la couche, deux épaisseurs d'éponge de bambou.
Epingler le noyau centré sur une des épaisseurs, et le coudre au point
zig zag pour garder la souplesse du truc (ça reste des tissus extensibles, avoir un rectangle rigide au milieu ça serait dommage),
puis épingler les deux épaisseurs (la blanche et la rose) endroit contre
endroit (ne pas être radin sur les épingles surtout si vous avez une machine de mierda comme la mienne qui a tendance à faire bouger les tissus élastiques), et vous cousez au point droit en
respectant les espaces dédiés aux élastiques (la ligne entre les deux points sur le patron sur les premières images), vous cousez les élastiques au zig zag, et vous laissez la plus petite partie
ouverte, là vous pouvez recouper le tissu excédentaire au niveau de la couture,
puis vous retournez comme un gant (et faisez gaffe aux épingles
vicelardes qui se font oublier et vous rentrent sous l'ongle).
Repliez la partie ouverte vers l'intérieur et faites tenir le tout avec des épingles, puis fermez l'ouverture au point droit, et tant que vous y êtes, faites un tour complet de la couche à plus
ou moins 1cm du bord, ça maintient le tissu et lui évite de glisser je trouve, mais c'est pas forcément indispensable.
Ensuite vous cousez le velcro rugueux aux quatres coins de la
couche.
Puis on attaque la culotte, avec ou sans goussets, là j'ai fait avec,
autant limiter les risques de débordements,
on commence par poser le biais élastique sur les côtés droits des
goussets en étirant le biais au maximum et en le cousant au point zig zag,
puis on coud les goussets envers contre envers sur les côtés de la
culotte
on coud le biais toujours au point zig zag sur tout le contour de la
culotte en l'étirant bien au niveau du dos pour l'élastiquer, pas la peine d'élastiquer le contour des cuisses, le gousset s'en charge.
On coud les velcros sur la partie ventrale (le velcro doux) et les
ailettes (le rugueux), et les quatres bouts de velcro doux à l'intérieur de la culotte, là où viendra se fixer la couche, et hop !
Y'a plus qu'à faire deux ou trois intérieurs de plus, et à chaque change y'a juste le dedans à changer...
Le principe me botte, à tester in vivo !
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une couche de ouate au milieu,
et le tissu bleu (bleu nuit, tant qu'à faire !) pour l'extérieur,
(bon, en vrai vaut mieux repasser le tissu avant de le couper, hein...), et
si on veut, on peut se faire un ciel étoilé (le bleu nuit prend du coup tout son sens)
Pour coller le ciel étoilé j'ai utilisé une bombe de colle à tissu, il suffit de vaporiser la colle d'un côté, de mettre en place les éléments et de repasser à fer très
chaud comme n'importe quel tissu thermocollant. Ca donne ça (à faire sur l'endroit du devant)
Ensuite on commence les choses sérieuses, il faut faire un millefeuille avec la ouate dos, le velours dos endroit vers le haut, le velours devant endroit
contre endroit avec le velours dos, et la ouate devant,
épingler
le contour bord contre bord (sinon la ouate va sortir à l'intérieur) du bord de la poche jusqu'au bas du futur emplacement de la fermeture éclair,
et coudre
et coudre tout le long, puis réduire les coutures
et la coudre des deux côtés.
Enfin, coudre les velcros pour fermer les bretelles
mais c'est doux mes aïeux, bon dieu qu'c'est doux, je m'y taillerais bien
des culottes pour moi, c'est doux comme les peluches hyper douces qu'on trouve parfois, une tuerie ce tissu), qui a l'avantage d'absorber les liquides hyper rapidement et de les transmettre aux
épaisseurs en dessous, comme ça le p'tit garde le cul plus ou moins au sec.
Ensuite, trois épaisseurs d'éponge de bambou au lieu de deux d'habitude,
(ouais bon, je retrouvais pas le patron du noyau, je les ai coupés à la va-comme-je-te-pousse) et la même coupe dans le PUL que dans la microfibre, les goussets en
plus.
(oui, moi je couds à la boîte de conserve, c'est très
pratique quand on a qu'un coin de table de libre, ça évite au tissu de glisser et tomber par terre, et en plus on peut pas épingler le patron sur le PUL, ça fait des trous et ça ferait des fuites
après, alors bon, moi je le fais tenir avec une conserve)
et la microfibre envers contre envers avec le PUL
En suite, on élastique le bord droit des goussets avec le biais
élastique,
et on ajoute le contour en biais pour la solidité et
les finitions,
et là, on sort sa merveilleuse presse à pressions
enfin arrivée au courrier,
pour fixer un pression c'est simple :
il faut le poinçon, le chapeau et le pression proprement dit (mâle ou femelle, peu importe), on troue le tissu avec le poinçon,
on enfile la pique du chapeau d'un côté, et le pression sur la pique de
l'autre côté (du bon côté de préférence, j'ai du casser un pression à la pince coupante l'autre jour en voulant aller trop vite, z'êtes prévenus, une fois posé, le pression se barre pas, faut le
couper), et hop, on pince comme si que ça serait une agrafeuse,
et tadaaaaam, voilà une couche tout à fait kitsh et 70's à mort avec l'intérieur en peau-de-mouton-like, l'extérieur en orange pétard et les contours en motif tigré.
Vous dîtes...