Vendredi 30 octobre 2009
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16:29
Je suis une indécrottable optimiste.
A chaque évènement négatif je dis "voyons le côté positif des choses" et je trouve toujours.
Hier j'ai cherché.
Vraiment.
Pas facile de trouver un côté positif à une situation qui vous fait fondre en larmes au téléphone à la question "ça va ?" et que la chemise de l'Homme éponge généreusement vos débordements
lacrymaux une partie de la soirée.
J'ai tenté le côté bassement matériel "Bon, au moins c'est arrivé avant qu'on laisse 150€ au véto pour sa stérilisation et son tatouage" mais c'était trop mesquin, j'y arrivais pas.
Et je sais.
Je suis heureuse.
Je sais pas depuis quand j'avais pas éprouvé un réel chagrin. Enfin, si, je sais, justement, je pourrais dater les fois où j'ai été dans cet état ces dernières années. Les moments pénibles de ma
vie sont rares, on s'habitue au bonheur, des coups de blues, même des gros ça m'arrive, mais du vrai chagrin à éclater en sanglots c'est quand même très rare.
C'est ça le seul côté positif, me faire réaliser que ma vie est belle malgré tout.
J'ai une chouette maison avec un mec fabuleux dedans, on attend (désespérément !) un bébé en pleine forme, on a pas de soucis de santé, malgré l'absence de Brutus on a un autre bébé chat adorable
et câlin, on est d'accord sur la façon dont on envisage notre avenir, on s'aime, matériellement on a le nécessaire et même du superflu, ce qui ne rend pas heureux en soi mais évite quand même pas
mal de soucis et d'interrogations, on peut se concentrer sur le reste, sur nous, sur notre bébé, notre petit nombril et ce pu*ain d'épisode 7 de la saison 6 de Dr House qui arrive toujours pas,
j'ai même une copine Biquette qui m'offre un colis plein de cadeaux dont un saucisson et une bière en prévision de l'après-accouchement.
On réalise ce qu'on a quand on le perd, alors je vais tâcher de profiter à fond de tout ce que j'ai.
Ouais, ouais, désolée pour l'article gnan gnan à la petite maison dans la prairie mais j'ai besoin de me raccrocher à du positif, j'ai le moral dans les chaussettes, je peux pas me dire "Bon, bah
tant pis passons à la suite", j'ai besoin de trouver un sens aux évènements tristes pour ne pas sombrer, après des heures à écouter des chansons tristes et à vider des boîtes de mouchoirs j'ai
besoin de remonter à la surface.
Vous en faites pas pour votre Fantomette chérie, elle est comme un Kennedy, elle se laisse pas abattre (dit-elle avec trois centimètres de larmes devant les yeux, la respiration saccadée et le
menton qui tremble).
Par Fantomette
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