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Vendredi 28 décembre 2007

On part ce soir.

 

Et moi je me suis mise en tête de faite un panettone (l'Amico, m'engueule pas si c'est pas la recette de ta mère, il y a autant de recettes que de mères italiennes…)

 

Cette brioche Italienne toute en hauteur aux écorces confites, ça me paraissait tout indiqué pour Noël.

 

Alors pour les brioches, faut qu'elles passent une nuit au frais avant de les cuire, ça les rend plus moelleuses alors je m'y suis mise hier soir. En suivant cette recette : http://fleur2t.canalblog.com/archives/2007/08/28/6020152.html vous constaterez que c'est la plus grasse du ouèbe, on n'est pas là pour faire du régime.

 

Je suis la recette et me dis que 500g de farine pour un panettone c'est peu. Je songe à en rajouter 50%, et en pesant mes 250g de farine à rajouter à mon premier pâton déjà pétri je me dis que « allez hop », tant qu'à faire un panettone, autant qu'il soit bien épais et bien haut, et j'ai 200g d'écorces et 100g de fraises séchées, si y'a pas assez de pâte ça va faire trop de fruits alors je double. La Machine A Pain (affectueusement appelée MAP) peine à pétrir cet énorme pâton, mais vaille que vaille elle m'en fait une belle masse élastique. Et je rajoute le beurre. Parce que oui, quand vous pétrissez vous créez une réaction entre les protéines du gluten qui rend la pâte élastique et la mie moelleuse, le beurre empêche cette réaction alors il faut ajouter le beurre APRES le premier pétrissage pour une brioche.

 

400g de beurre dans une seule recette.

 

Instinctivement, on se sent serré dans son jean en ajoutant les quasi-deux plaquettes dans la cuve de la MAP. Qui pétrit, pétrit, pétrit, avec un splotch splotch peu ragoûtant le temps que le beurre s'incorpore. Pendant ce temps, votre Fantomette bien-aimée s'écorche à découper en petits dés ses écorces d'orange et de citron confites, et ses fraises séchées. A incorporer. Et pétrissage, encore et encore… Le secret d'un bon pain ou d'une bonne préparation à base de pâte levée, c'est le pétrissage, d'où l'intérêt de la MAP, sinon c'est un coup à se luxer épaules et poignets sinon. Le pétrissage et l'incorporatin du beurre et des fruits sont enfin terminés. Et là je me dis que j'ai trop de pâte. Parce que 1kg de farine + 300g de fruits séchés/confits + 8 œufs (+/- 400g) + 400g de beurre + 240ml de lait + 40g de levain + le zeste de 2 citrons (destinés à mes meringues ratées, les blancs n'ont jamais voulu monter en neige, salauds ! Du coup j'ai recyclé), ça fait… 2,380kg de pâte (à quelques calories près).

 

Heureusement j'ai le saladier Ikéa le plus grand du monde qui se sent un peu minable à n'accueillir que des salades pour 2, ben là j'ai jamais été aussi heureuse d'avoir un saladier capable d'accueillir une pâte pour 25.

 

Voyez vous-même : (NB : photo prise après la 2ème levée)
PHTO0096.JPG

 

Reste le problème du moule. Non, je n'ai pas de moule à soufflé, ni de moule à panettone. Alors j'ai récupéré une grosse boîte à gâteaux ronde en métal au bureau, et ai trafiqué du papier sulfurisé avec mon agrafeuse du bureau que j'ai ramenée passer le week-end à la maison. Voici la bête. PHTO0097.JPGJe veux un panettone haut et massif, pas une briochette en forme de tranche épaisse, je veux un gros cylindre (ouh, la phrase casse-gueule sortie de son contexte…). Et des petits aussi, d'où ces petites boîtes de conserves de raviolis 1er prix, là, au fond du four, dont le contenu était destiné à être jeté aux toilettes après ouverture pour en récupérer le contenant (contenu que l'Homme a mangé sans broncher, il m'étonnera toujours). Et des verres à whisky et mon vieux moule à brioches, parce que décidément j'ai trop de pâte.PHTO0098.JPG

 

Puis j'ai suivi les instructions ici http://lacath.canalblog.com/archives/2007/12/16/7247782.html

 

Et regardez-moi ça…

PHTO0100.JPG

 

Suis fière…

Allez, je vous laisse, on sa casse à Nantes et l'Homme va rentrer et si il me voit glandouiller sur le mac alors que j'ai pris ma demi-journée soit-disant pour préparer le voyage je vais perdre en crédibilité...

Ouais, bon, d'accord, c'est possible qu'il en manque deux petits mais j'ai pas eu le temps de déjeuner, moi, à midi.....

par Fantomette publié dans : Fantocuisine
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Mercredi 26 décembre 2007

Allez hop, Joyeux Noël, toussa, bonne santé à la famille.

 

C’est gênant d’écrire ça étant donné que l’Homme lit ce blog mais bon, je me serais bien passé de ce réveillon, à deux-trois détails près ce Noël a été raté.

 

Déjà je vous épargne la discussion sur la route du réveillon, moi, émotion = larmes (quelle que soit l’émotion, en l’occurrence on parlait de notre propension à virer « Pépère et Bobonne » version no glamouritude et que j’étais vexée qu’il ne m’ait pas dit que j’étais jolie dans ma robe neuve) donc j’ai passé la moitié du trajet à m’éponger délicatement les yeux au Kleenex Balsam en faisant gaffe à pas me foutre du mascara partout ni à avoir les yeux rouges.

 

Et ça aurait pu bien se passer. L’apéro sympa, les mômes outrageusement gâtés (j’étais very choked de la quantité de cadeaux des gamins, tu leurs en aurait pris 4 chacun ils s’en seraient pas rendu compte), mes cadals à moi, surtout le grand couteau de boucher hyper aiguisé genre film d’horreur que l’Homme va faire graver au laser à mon nom et le paquet de nouilles en forme de cœur, on passe à l’entrée avec les toasts de foie gras et la confiture d’oignons, vraiment, jusque là, tout allait bien.

 

Pis c’est parti en couille.

 

Au début, c’est moi qui ai bugué, malgré mes longues nuit de sommeil du week-end précédent et mon réveil tardif du matin, à 22h30 je voulais rentrer dormir, j’étais naze. Je tiens pas la route le soir, je suis pas du soir, mon rythme idéal c’est levée à 8h couchée à 22h30-23h, alors je commence à bailler aux corneilles, à en avoir marre, mais bon, politesse oblige je dis pas à l’Homme que « allez viens, on rentre », je tente de participer aux conversations, mais c’est plus fort que moi, ça s’embrume là-haut, je comprends rien, je veux dormir. Et les 2h entre chaque plat, ça m’ennuie. Je commence à en avoir marre la première fois que je demande l’heure à l’Homme, il est 22h45.

 

On n’en est qu’au foie gras.

 

La dinde arrivera pas avant minuit.

 

Et entre temps, j'ai bloqué, comme un Windows à qui tu fais une blague, j'ai planté. Pour pas grand-chose, hein ? Juste un peu de racisme ordinaire qui me fout hors de moi.

 

« Alors vu que je sonne au portique, l’agent de sécurité demande à voir dans mon sac à main…
-Ils ont pas le droit, ils doivent appeler la police pour te fouiller, c’était un noir ou un arabe ?

-Oui, il était noir

-Pfff, normal, c’est des voleurs »

 

« Et M. De La Chose, c’est un Versaillais, il nous a félicitées pour notre accueil, hein ? C’est un bien blanc [avec le geste de la main devant le visage], pas un noir ou un arabe, eh ben il nous a félicitées et il vient de Versailles nous voir plutôt que d’aller plus près de chez lui »

 

« Oui, mais tu sais, il a pas eu une enfance facile, nous on aurait grandi en cité entouré des noirs et des arabes, va savoir comment on aurait tourné »

 

A partir de là j’ai serré les dents et compté les minutes pour rentrer chez moi, j’ai rien dit par lâcheté, pas osé foutre la merde dans une famille qui n’est pas la mienne. Pas osé gueuler outrée que non seulement nous autres petits blanc refusons de laver notre merde alors on met des noirs et des arabes le faire à notre place et on les parque en cités, et comme ça suffit pas on les méprise en plus parce que quand même, ils sont pas comme nous ces gens-là. Je prends cet exemple parce qu’il est le plus frappant, 95% des femmes de ménages ne sont pas blanches j’ai un infini respect pour les gens capables de laver la merde des autres vu que nous on refuse de le faire, et je suis outrée de ces remarques, je l’ai glissé à l’Homme. J’ai ajouté que le lendemain il était hors de question qu’on se tape le gâteau chez ses parents. J’ai pas voulu discuter avec eux, pas envie de me confronter à cette connerie humaine, et je sais que je contrôle pas ce que je dis quand je suis énervée à ce point, j’aurais été trop loin dans les mots, trop violente. Alors j’ai fermé ma gueule et ça m’a gâché tout le reste.

 

Et je me suis sentie mal à l’aise entourée de cette famille aux yeux bleus, la mienne m’a violemment manqué.

 

Le lendemain ça allait toujours pas, on a enfin décollé à 2h30 le temps de déposer sa mère chez elle et de rentrer se coucher, à 8h30 j’étais réveillée après à peine 6h de sommeil. J’ai écrit ce qui allait pas, sur le réveillon, sur notre discussion en voiture de la veille avortée parce qu’on arrivait sur le lieu du réveillon, et n’ai pas osé en parler avec l’Homme. Lâcheté, quand tu nous tiens… Et je l’ai quand même accompagné prendre le gâteau chez ses parents... Toujours par lâcheté. Et son père qui avait refusé d'assister au réveillon la veille, nous a accueillis en envoyant chier l’Homme qui lui avait offert un cadeau sur l’air de « Mais bordel tu sais que j’aime pas les cadeaux, Noël c’est pour les mômes, j’en veux pas de ton truc, je vais le jeter », je sais que c’est de la provoc, qu’il est juste incapable d’un mot gentil par peur de la faiblesse, vous savez, ce père à l’ancienne qui élève ses gamins à la baguette parce qu’il arrive pas à leur dire « je t’aime », toujours est-il que j’ai toujours pas compris pourquoi on n’est pas partis en claquant la porte, l’Homme a menacé de partir, son père s’est excusé, on est restés, le mal était fait, j’ai serré les dents pour ne pas pleurer, depuis la soirée du 24 je suis à fleur de peau les larmes aux bords des yeux. On est restés, j’ai pas pu manger de gâteau, j’avais pas faim et l’estomac noué, on en a ramené deux parts pour le soir… Qui sont encore au frigo ce matin.

 

On va à Nantes vendredi soir pour 4 jours, j’ai jamais eu autant envie de serrer parents et frangins dans mes bras, c’est dans ces moments-là que c'est très dur de vivre loin des gens qu’on aime.

par Fantomette publié dans : Quand la vie devient pourrie
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Vendredi 21 décembre 2007
Bon, ben voilà, je reviens du marché.
Je sais pas pourquoi j’y suis allée, j’avais besoin de rien.
Mais j’en ai trouvé quand même.
Du baume du tigre. Oui, je sais, j’en ai pas besoin. Mais j’adore l’odeur du camphre (et les 4 consonnes successives de ce mot, comme dans pamphlet, je sais pas si il y en a d’autres, quand j’ai découvert qu’un mot pouvait contenir 4 consonnes à la suite sans être Polonais ou Tchèque, ce fut un grand jour) (D’ailleurs dans son nom polak à l’Homme, il y a un tas de lettres bizarres mais plus exotiques que dans camphre, un extrait de son nom de famille à lui c’est « jczyk », c’est drôle, non ?).
Bref.
Je me suis rappelé que je voulais faire un pain d’épices, et que si j’avais bien un mélange à pâtisserie spécial pain d’épices, mais une recette avec 200 évaluations 5* sur Marmiton cite plein d’autres épices en plus du 4 épices, alors j’ai acheté de l’anis en grains et du gingembre en poudre, vu que de la muscade moulue et de la cannelle j’en ai (mais de la cannelle entière que Papa m’a ramené de Madagascar, de la qui sent dans tout l’étage et fait gratter les voisins à la porte pour avoir une part) (Z’auront rien) (D’ailleurs, papa m’a aussi ramené un poivrier doré en cuivre de Turquie, c’est trop la classe à table).
Mais mon anis en grains, il faut que je le moule (du verbe moudre, hein ? Pas mouler) (je vous jure que c’est écrit ça j’ai vérifié sur http://www.la-conjugaison.fr/du/verbe/moudre.php), du coup j’ai acheté un mortier.
Pas un cher, un à 4€.
Oui, ça va, je sais, j’en ai pas besoin.
Pas plus de ce petit collier que je ne reporterai jamais. Mais j’ai acheté une robe pour Noël avec un décolleté je vous raconte pas, j’ai hésité à débarquer dans la famille de l’Homme avec, le côté « je montre mes seins à mes beaux-parents », très peu pour moi mais depuis que j’enfle comme une barrique (glamour quand tu nous tiens), le seul côté positif est que je prends des seins, alors je les montre (et la robe un peu ample cache mon ventre « non je ne suis pas enceinte de 3 mois, mais j’aime le saucisson »). Bref, ce décolleté limite indécent, donc, (dixit l’Homme « Oh, fais gaffe, on voit ton nombril ») fallait le rendre présentable, je veux pas me mettre toutes les belles-sœurs à dos. Alors j’ai acheté une petite babiole, type bijoux fantaisie de pacotille, perlée et argentée, un collier de Noël (je ne porte jamais de bijoux, mais là il fallait).
Reste à trouver une petite laine à mettre sur mes épaules parce que la robe est bras nus et que j’ai peur de cailler par -12°C sans petite laine.
Maintenant, question cruciale, les collants, beige ou noirs ? Parce que collants noirs + robe noire + escarpins noirs + petite veste noire j’ai peur de virer Morticia Addams avec mon teint laiteux (plus classe que « teint lavabo »), malgré mon collier de Noël gris souris (« le gris est le noir de cet hiver », répétez après-moi en vous flagellant avec un Elle) mais avantage considérable du collant noir : ça amincit mon mollet disgracieux (oui, c’est terrible mais j’ai le mollet en forme de poteau, presque le même diamètre de haut en bas, aucune forme, aucun galbe) (d’où ma passion délirante pour les talons aiguille, ça galbe la gambette), mais le beige casserait le côté gothique…
Reste l’ultime épreuve : mon cadeau pour deux de mes frangins. Tous les autres, j’ai. Frérotte, j’ai ; Frelot, j’ai ; La Belle, Crevette et Coeurette, j’ai aussi, J’ai même pour Maman&Beaupère, Papachéri et Fiancéedepapa, pour l’Homme et même pour Biquette et Estelle, mes copines, mais il me reste Miss Couette et Ptitdernier. L’autre jour j’ai repéré THE cadeau qui leur plaira à tous les coups, et comme une grosse buse j’ai hésité. Et mon revendeur à la sauvette n’est jamais revenu.
Retour à la case départ, trouver une bricole pour deux mômes de 7 ans ½ et 5 ans ½.
Comme si j’avais déjà pas acheté assez de cadeaux… Faut voir à quoi ressemble le salon, à une dépendance du Père Noël...PHTO0084.JPG Oui, Noël c’est devenu une fête de la (sur-)consommation, toussa, bref, il est de bon ton de ne pas aimer cette fête, moi je l’adore, j’adore faire et recevoir des cadeaux, j’adore Noël, j’adore choisir des cadeaux et en recevoir, limite le cadeau qu’on m’offre en lui-même est secondaire, ce que je préfère c’est en recevoir. Je ne supporte pas d'entendre "Bof, après tout c'est pour les enfants", Non, c'est pour TOUT LE MONDE ! J'estime que mon frère de 5 ans a pas plus le droit à un cadeau que moi sous prétexte que c'est un môme, alors j'adore Noël... Même si comme cette année j'en ressors franchement ruinée...
Jingle bell, Jingle bell...
par Fantomette publié dans : Moments qui font rêver
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Mercredi 19 décembre 2007
Période de pré-collections, ça arrête pas, je bosse dans le bureau d’une collègue, pas de PC à portée de main => pas de Fantomette sur le blog. Pis le week-end je suis en plein cadeaux de Noël alors chuuut…


Je discutais hier avec un mec qui me parlait de sa femme, appelons-le Colombo (le mec qui parle tout le temps de sa femme).
Et Colombo me parlait de la belle Claire Brunie (je veux dire, c’est pas Claire Brunie sa femme, mais il me parlait des deux)
« Tu sais, c’est une amie de ma femme, Claire, et moi qui suis Nabotléoniste jusqu’au slip je comprends pas pourquoi il communique là-dessus. Les gens qui la connaissent doivent se poser bien des questions. […] Cette nana, en fait, elle est de gauche et franchement communiste dans l’âme, elle m’a limite incendié quand je lui ai dit que j’allais voter Nabotléon. […] Pis franchement, elle est beaucoup plus shit-cocaïne que petits fours au palais des Déguisés […] C’est pour ça que c’est du marketing, je te dis, je sais pas combien il la paye, mais il s’est trompé, il aurait du garder l’autre italienne, là, la blonde, là, tu sais une autre fraichement divorcée…
-Laurence Maserati ?
-Oui, elle au moins elle est clean
-Ah bon, c’est aussi une amie de ta femme ?
-Non, elle je la connais pas… Mais Claire, elle est plus Kate Moss avec des restes de poudre sous le nez que classe genre Lady Di, mais bon… T’as vu la vidéo de samedi au parc Astérix ? Comment elle se tient ? Attends, je sais pas ce qu’elle avait mis dans sa gourde, mais pour l’avoir vue assez souvent pétée chez moi je te jure qu’elle était pas à jeun. C’est pas mes oignons, je sais, pis c’est pas un drame d’être bourré, mais j’aimerais comprendre pourquoi ce mec en qui je crois et pour qui j’ai voté a demandé en mariage une branquignole qui le décrédibilise. Enfin, tu sais, humainement elle est vachement sympa, mais en Impératrice de Nabotléonie c’est pas ça… »

 

Dialogue certifié réel à deux-trois détails près (mais vous aurez rectifié).

Sinon, et comme j’aime bien donner mon avis sur tout :
Le foin autour d’Ingrid Betancourt me devient insupportable, merde, elle est pas seule dans la jungle et sa vie n’a pas plus de valeur que les autres otages, j’ai entendu  à la radio ce matin, un intervenant qui a dit cette chose excessivement rare : qu’elle n’était pas seule, et qu’il ne fallait pas libérer Ingrid Bétancourt mais TOUS les otages, français ou non, médiatiques ou non. Oui, vous me direz qu’on parle d’elle mais qu’en fait ça englobe tous les otages, mais non, on ne parle pas des autres. Et j’en ai plus que marre, d’autres otages ont des enfants désespérés d’attendre leur mère, leur père, Mélanie et Lorenzo ne sont pas seuls, Ingrid Betancourt n’est pas seule, j’entends partout demander sa libération à elle, à chaque phrase qui en parle j’attends qu’on ajoute « et la libération des autres otages », rien, les autres on les oublie. Si elle était libérée et pas les autres, qui se mobiliserait pour eux ? Personne, ils resteraient dans l’oubli. Il y a quelques semaines, à la radio, une femme témoignait son désespoir d’avoir son mari, gendarme, tenu en otage depuis 9 ans sans savoir s’il était vivant ou mort. Mais ça, on s’en fout, on ne demande pas de preuve de vie.

C’était l’instant révolte du jour, je retourne bosser, j’ai pas le temps de vous dire tout ce qui m’énerve dans l’actualité de ces jours-ci.

par Fantomette publié dans : Fantomette a encore frappé
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Vendredi 14 décembre 2007
Bref, faut que je vous raconte. Je sais pas si comme moi vous avez en horreur Henri Guano, le conseiller personnel ou je-ne-sais-quoi de Nabotléon, si oui, vous allez illico sur le site web de France Inter écouter la gifle que lui a envoyée le président de la zone Euro, également chef d’état du Luxembourg.
Avant je dois confesser que j’ai un amant prénommé Nicolas Demorand, animateur du 7-10 sur France Inter, avec qui j’ai de longues discussions en cachette de l’Homme tous les matins pendant l’heure et demie de bouchons qui sépare ma maison de mon bureau. Nicolas est un homme charmant mais un peu agaçant et parfois j’ai envie de lui dire « Mais tu vas arrêter, oui ? » Il est comme un roquet qui une fois qu’il a chopé une cheville ne la lâchera pas.
Mon amant, donc, a reçu hier Henri Guano, le mec qui écrit les discours de Nabotléon, et Henri Guano s’est répandu sur tout et sur rien avec une fâcheuse propension au raclement de gorge et au « heuuuuu » le temps de trouver vite vite une répartie quand mon cher Nicolas ou un auditeur lui posait une question appelant une réponse précise (les politiques ont HORREUR de répondre aux questions qu’on leur pose). Bref, ce matin Nicolas parlait avec Jean-Claude Juncker, président de l’Euro-truc et du Luxembourg, je crois. Et Nico arrêtait pas « Et Guano a dit ça, et Guano a dit ça, vous en pensez quoi Jean-Claude Juncker ? », et là JCJ te l’a calmé « Rien. » Alors Nico il insiste « Point ? » Et JCJ lui a balancé genre que lui il est président et qu’en tant que tel, il s’adresse au boss et pas à ses sbires, que donc lui il cause avec Nabotléon (qui est déjà pas un cadeau), pas à son sous-fifre, donc que le gars, là, Guano, « que vous ne cessez de citer, M. Demorand » (pan ! dans les dents), rien à péter. Nico a tenté de défendre son bout de gras « Oui, enfin c’est quand même le conseiller personnel de l’Elysée », il lui a signalé qu’un conseiller personnel c’est aussi stable que de la Nitroglycérine  en ébullition et que je te rappelle mon grand que moi je suis président de l’Euro, alors il l’écrase, Guano.
Rhhhaaaaa, Lovely, JCJ, je t’aime, j’ai téléchargé Itunes rien que pour réécouter le passage.
par Fantomette publié dans : Moments qui font rêver
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Mardi 11 décembre 2007
Vous connaissez la chanson « Au creux de ton bras » de Mano Solo ?
L’histoire d’un camé qui attend son dealer pour se piquer sa dose au creux du bras.
Le malaise du manque, l’espoir en apercevant le mec, la « fin du tourment » quand il se pique. C’est ses paroles entre crochets.
Moi j’étais pareil, ce matin.
Migraine toute la nuit, j’ai hyper mal dormi malgré le cachet pris hier soir resté sans effet. J’ai attendu, j’avais plus de mon médoc magique ultra puissant, un des rares qui marche 9 fois sur 10
[Ça fait des heures que tu l'attends
T'as mal aux os, t'as mal au dos
Tu transpires, c'est pas parce qu'il fait chaud
Et tu trembles, c'est pas parce que t'as froid].
J’ai failli pleurer quand le réveil a sonné tellement j’étais mal et triste de pas pouvoir rester dans le noir, j’ai fouillé frénétiquement pour retrouver l’ordonnance du neurologue en croisant les doigts pour que je l’aie pas perdue. Et j’ai fait plusieurs pharmacies, mon médoc c’est le dernier qui vient de sortir et pas encore très très répandu mais moi je voulais pas qu’on me le commande, je le voulais MAINTENANT. « Oui, mais je peux l’avoir en début d’après-midi si vous voulez » « Oui mais moi j’ai la migraine maintenant ».
[Il prend son temps
Il sait qu'il aura ton argent
Tu ferais n'importe quoi
Pour l'avoir ton petit képa]
Pis finalement, c’était bien la peine de m’arrêter en cours de route, celle en face du bureau l’avait. C’est con, mais je tremblais, là, la boîte de médocs juste à portée de main. Et la pharmacienne qui met des heures à enregistrer ma carte de mutuelle. Ah non, zut, c’est pas la MGEN, c’est la MGEN Filia. Ah ben pis c’est pas celle à 95%, c’est celle à 100%. C’est comment votre adresse mademoiselle ? Rhhaaa, p’tain, file-moi mes médocs radasse !
[Et quand il tend sa merde avec mépris
Tu vas même jusqu'à lui dire « Oh, merci ! »]
Et c’est là que je me suis fait peur.
Là, complètement accro, à trembler. Bon, pour pas non plus passer pour une hystéro complète je précise que j’ai du dormir en tout 4h au grand maximum cette nuit, que, nauséeuse, j’ai pas pu manger au petit déj (j’ai juste bu du café avec dégoût en me répétant en boucle dans la tête ce que m’a dit un médecin « la caféine c’est bon pour la migraine ») donc j’ai des excuses pour trembler.
Mais je me suis quand même fait peur, et c’est bizarre, j’ai eu une angoisse à la pharmacie. Je prends tellement de médocs, en cachette (c’est dingue, une fois sur deux et dés que possible, je cache à mon mec que je prends des médicaments, je me sens coupable d’en prendre autant) que j’ai l’impression que c’est pas légitime d’avaler ça, et j’ai eu la trouille que la pharmacienne refuse le renouvellement du traitement de crise. Sur l’ordonnance y’a bien écrit ‘traitement de fond pour 1 mois + traitement de crise’ et le tout, renouvelable maximum 4 fois. Mais j’ai eu la trouille qu’elle me renouvelle que le traitement de fond.
[Mais, déjà tu flippes  comme un chien
De peur qu'il te dise qu'il n'a rien]
Et mon syndrome de la droguée est revenu, j’ai attendu d’être garée au bureau dans mon impasse calme et déserte plutôt que sur le boulevard plein pour prendre mon cachet.
[Tu cours dans une sanisette
Et là pour toi c'est la fête
Et là avec l'eau de la cuvette
Tu prépares ta petite dinette]
Et là, je retrouve mes effets secondaires qui bizarrement me rassurent, je ne les ressens que quand le médoc est efficace, quand il ne me fait aucun effet, aucun effet secondaire non plus. Donc, bouffées de chaleur, vertiges, champ de vision diminué, éblouissement.
Mais j’ai plus mal.
[Et quand enfin tu plantes ton pieu
Dans ton bras devenu noueux
Et que le rouge se mêle au blanc
C'est la fin du tourment
Tu la sens maintenant au creux de ton bras]
C’est assez effrayant à écrire.


PS: la chanson est écoutable sur ce site : http://www.deezer.com/ , vous tapez "au creux de ton bras" dans la zone de recherche.
i_bug_fck
par Fantomette publié dans : Migraines, agenda et traitements...
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Vendredi 7 décembre 2007
Aujourd’hui j’ai la migraine, alors faut pas m’emmerder, je suis chatouilleuse.
Y compris au téléphone.
Je vous rappelle que je travaille dans le prêt-à-porter homme.

« Bonjour mademoiselle, M. Durand société la Ceinture en Folaïe je souhaiterais m’entretenir à la personne en charge de l’achat des ceintures [règle n° 1 : repère le prospect à envoyer péter : il se présente nom + société, dit toujours « je souhaite m’entretenir avec la personne en charge de »]
-On ne fait pas de ceinture, monsieur.
-Ben… Pourtant vous faites de l’homme, vous vendez des pantalons ?
-Oui, mais on ne vend pas de ceintures.
-Mais vous ratez pas mal de ventes alors sur les ceintures…
-Oui, on rate également beaucoup de ventes sur les téléphones portables puisqu’on n’en fait pas non plus, de même que sur les téléviseurs et les fers à repasser.
-Ok, ok, je vois. Je vous remercie, au revoir.
-Au revoir, monsieur »

« Bonjour mademoiselle, voilà je suis Aline de Trucbidule Telecom et j’ai un maaaaagnifique téléphone portable dernier cri à vous offrir à titre personnel, avec appareil photo, internet, télévision et…
-Si c’est à titre personnel je vous invite à appeler les gens à leur domicile et non sur leur lieu de travail, je ne peux donner suite à votre appel.
-Oui, mais… Je… Ah… Bon, au revoir
-Au revoir Aline »

« Bonjour, je suis Julie Dupont de la société Intérim en Folaïe, puis-je m’entretenir avec la personne en charge du recrutement ? Comment s’appelle-t-elle ?
-C’est à quel sujet ?
-C’est pour savoir comment il organise son recrutement, je peux avoir son nom ?
-Non, pour toute proposition de services il ne prendra pas l’appel, il est très sollicité, je vous invite à lui adresser un courrier uniquement.
-C’est monsieur Big Boss ?
-Non, lui c’est le patron, c’est pas son boulot (je jure que ça m’a échappé, je dis jamais ça d’habitude), envoyez un courrier à l’attention du directeur des ressources humaines.
-Et vous parlez toujours aux gens comme ça ?
-Puis-je vous rappeler que c’est vous le prospect en recherche de contacts et que c’est à vous de me convaincre et non l’inverse ? » (elle m’a raccroché au nez) (je n’en espérais pas tant).

« Bonjour, M. Dubois, société Sécurité en Folaïe, je voudrais le gérant s’il vous plaît.
-A quel sujet, s’il vous plaît ?
-Je lui expliquerai
-Si je ne lui annonce pas l’appel il ne le prendra pas, c’est à quel sujet ?
-La sécurité.
-Vous pouvez me préciser ? Vous souhaitez proposer des équipements de sécurité ?
-Ecoutez, vous êtes gérante ? Non. Ca le regarde lui et pas vous, alors vous me le passez s’il vous plaît.
-Non.
-Comment ça ?
-Ecoutez, les appels de prospection il en reçoit 20 par jour et il n’a pas le temps de les traiter alors vous envoyez un courrier ou un email mais vous ne l’aurez pas en ligne. Si vous avez une proposition réellement intéressante, écrivez-lui et croyez bien qu’il sera ravi de reprendre contact avec vous, le cas inverse il n’a pas de temps à perdre au téléphone. Je vous donne son adresse mail ? (je m’en fous, c’est moi qui reçois les mails du patron sur mon PC…)
-Je rappellerai.
-Et vous tomberez sur moi et je vous répèterai la même chose. Au revoir monsieur.
-Oui, oui… Au revoir »

Je vous rassure, ça ne m’empêche pas d’être adorable et souriante avec la maman du patron (qui téléphone souvent) et que quand le patron m’appelle « Fantomette, tu me confirmes que mon vol est prévu à l’heure et part bien du bon terminal ? » dans les 4 minutes j’ai rappelé « Votre vol est prévu à l’heure et partira du terminal 1, et pourriez-vous rappeler votre maman avant le décollage ? ».
Et oui, une grande carrière de lèche-bottes s’ouvre à moi, pis j’ai bossé dans une société d’ingénieurs aux profils très recherchés, et au standard fallait sacrément faire barrage aux « chasseurs de tête » qui appelaient tout le temps pour débaucher les gars, à ce petit jeu, je suis rôdée.
Et j’en tire un plaisir sadique.
ug_fck
par Fantomette publié dans : Perles de l'accueil
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Jeudi 6 décembre 2007
« De toutes façons, à Paris, on vit comme des cons »
Histoire de résumer la pensée du moment.
On est crevés, on est naze, on en a marre.
Pas de vraies vacances depuis presque un an, pas de vraies vacances avant 6 mois.
2h à 2h30 de voiture par jour pour moi, au moins 4h pour lui. Genre ce matin il bosse à Rueil-Malmaison, il doit y être pour 8h30, faut pas qu’il décolle après 6h45 sinon il risque d’être à la bourre.
Du coup, c’est venu hier, comme le coup de la maison, sans prévenir, il me dit que
« On se ferait moins chier en province, on passerait un peu moins notre vie en voiture
-Ben oui, mais l’Île de France regroupe 50% des bouchons du territoire et 50% des jobs… Ceci dit on peut toujours partir faire pousser des chèvres dans le Larzac, dans 6 mois on revient, tu verras qu’après un truc pareil, on va les aimer, les bouchons et le monoxyde de carbone.
-Oui mais des villes comme Lyon qui sont en pleine expansion, y’a du boulot là-bas, je devrais bien pouvoir trouver !
-Oui pis Lyon c’est vachement beau ! Et pis vu qu’on s’était dit qu’on pourrait partir d’ici pour acheter une maison, finalement ça peut valoir le coup d’aller voir ailleurs si y’a du boulot, après tout… »
On a évoqué Lyon, Nantes, Bordeaux. Avec une nette préférence pour Nantes de mon côté, ou Bordeaux, y’a la mer. Bordeaux, l’Homme veut pas parce que les Bordelais sont des cons. J’ai cherché une explication vu que son racisme anti-Bordelais s’apparente au mien anti-Vendéens. Ca se confirme, pas d’explication ou de raison plausible (« Ils ont 33 sur leur plaque » ne m’a pas paru un argument valable). Moi Lyon ça me botte, c’est beau mais Nantes-Lyon, bonjour l’angoisse.
Donc je fais gaffe à pas me faire gauler, mais je fouine sur anpe.fr et sur monster pour voir si ça recrute en province, en croisant les doigts pour que chaque poste intéressant soit à Nantes et environs. Moi je m’en fiche, je sais que des secrétaires/assistantes/hôtesses d’accueil il y en aura toujours besoin et que c’est pas mon boulot qui sera le plus difficile à trouver. Mais des techniciens telecom spécialistes Alcatel, ça recrute moins.
Pis bon, si y’a rien, on partira par pour le principe de partir, hein, on est pas cons non plus.
‘Fin bon, moi, t’façons tant que j’ai mes poules et mon potager…

Vous allez voir qu’après l’enthousiasme des premiers jours, on va laisser tomber et dans 10 ans on sera toujours dans 50m² à Limeil-Brévannes (je m’y ferai jamais à cette ville)…

par Fantomette publié dans : La maison de Fantomette et l'Homme
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Mercredi 5 décembre 2007
Là où je travaille, y’a une sortie de garage avec marqué en gros de pas stationner.
Bon, y’a pas la place de se garer dans le coin, alors y’a tout le temps du monde qui bloque la sortie. Du monde civilisé, donc quand ils squattent la sortie qui empêche les véhicules de ma société de sortir, ils laissent un mot avec leur n° de portable.
Sauf là, un mec squatte et laisse rien. Alors mes collègues klaxonnent. Klaxonnent. Pendant quasiment 1/2h, tous les marmots de la cité qui faisaient la sieste ont été réveillés en sursaut. Sauf le mec à la bagnole qui gêne, qui lui entend rien, bouge pas. En plus c’est pas quelqu’un de la cité donc on sait pas à qui est la voiture.
Dans ces cas-là, pour mes collègues y’a pas 36 solutions, faut sortir, faut sortir, hein ? Pis les flics interviennent pas à cet endroit (voie privée), donc on fait avec les moyens du bord.
Quelques collègues motivés, un transpalette… Oui, oui, un transpalette.
A ce stade du récit vous avez deviné la suite.
PHTO0067.JPGPHTO0068.JPGPHTO0069.JPGPHTO0070.JPG
Le boulevard (voie publique où la police peut intervenir) est pas loin...
En tous cas, ça m'a bien fait rigoler tout ça. Et non, désolée je n'ai pas la tronche du propriétaire de la voiture au moment où il s'est rendu compte de la blague...
par Fantomette publié dans : Au travail...
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Mardi 4 décembre 2007
Hier, devant la télé après ma migraine (je migraine en permanence ces jours-ci, c’est terrible, je suis naze), j’hésite à regarder la vie (et la mort) de Vincent Humbert. L’Homme est pas excessivement motivé par le programme, je glisse que « Ah tiens, sur la 6 y’a recherche appartement ou maison », il manifeste beaucoup plus d’enthousiasme mais vu que je suis une gonzesse, je voudrais bien regarder une histoire mièvre et dégoulinante sur l’amour d’une mère et tout et tout, mais bon, on finit par se décider pour la 6 (ce qui m’arrange dans le fond, je vous cache pas que regarder TF1 me donne de l’urticaire).

Et on en a fini en se couchant à discuter d’une maison. L’Homme ne peut revendre son appart que 5 ans après son achat, soit… Oh, tiens, dingue dites donc, « on y arrive là vu que j’ai emménagé en mars 2003 ». Pis bon
« Tu serais prête, toi, à acheter une maison ?
-Ben ouais, ça fait carrément rêver
-Non, je veux dire, ça fait rêver tout le monde, mais tu serais prête à le faire ? [sous-entendu « à passer 30 ans de ta vie à habiter chez ta banque et à devenir pauvre parce que t’y laissera 1/3 de ton salaire et à tu pourras plus partir en vacances que chez tes parents et plus jamais aux Maldives »]
-Ah ouais ! »

« Je voudrais me sentir chez moi aussi et pas chez toi, j’ai rien moi, ici, tu peux me mettre dehors du jour au lendemain, je peux rien faire…
-Enfin, si ça peut te rassurer je compte pas te mettre à la porte dans les jours qui viennent, hein ?
-Oui mais même, tout ce que je possède moi, dans cet appart c’est mes fringues (et peut-être trois quatre bricoles dans la cuisine), la déco, les meubles, la tapisserie, c’est toi… J’étouffe pas ici, je me sens même bien, je me sens pas en danger de me retrouver dehors, mais je suis chez toi…
-Oui, pis en plus c’est un appartement qui partira bien, enfin je veux dire, vite, quoi, il est neuf, dans une chouette résidence, pis y’a une belle plus-value…
-Mon fantasme d’autosubsistance renaît, je veux une poule, un potager, des pommiers…
-Et un coq, on jouera au ping pong avec les poussins, on les jettera contre les murs…
-Et un chat et un chien, et pour les poussins, on les laissera grandir et on les bouffera…
-Nan, on les jettera contre les murs c’est plus drôle…
-Ou on les filera en pâture à mon chat…
-Ou à mon chien…
-… »
Je vous épargne la suite de la discussion, l’essentiel a été dit et la SPA pourrait lancer des avis de recherche contre nous.
Voilà, même si c’est pas dit que cet été on puisse boire le café dans une chaise longue au soleil dans notre jardin de notre maison, on va essayer d’y travailler.


Dites-donc, heureusement qu'on a pas regardé TF1, je sais pas de quel projet on aurait accouché sinon...

par Fantomette publié dans : La maison de Fantomette et l'Homme
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