On part ce soir.
Et moi je me suis mise en tête de faite un panettone (l'Amico, m'engueule pas si c'est pas la recette de ta mère, il y a autant de recettes que de mères italiennes…)
Cette brioche Italienne toute en hauteur aux écorces confites, ça me paraissait tout indiqué pour Noël.
Alors pour les brioches, faut qu'elles passent une nuit au frais avant de les cuire, ça les rend plus moelleuses alors je m'y suis mise hier soir. En suivant cette recette : http://fleur2t.canalblog.com/archives/2007/08/28/6020152.html vous constaterez que c'est la plus grasse du ouèbe, on n'est pas là pour faire du régime.
Je suis la recette et me dis que 500g de farine pour un panettone c'est peu. Je songe à en rajouter 50%, et en pesant mes 250g de farine à rajouter à mon premier pâton déjà pétri je me dis que « allez hop », tant qu'à faire un panettone, autant qu'il soit bien épais et bien haut, et j'ai 200g d'écorces et 100g de fraises séchées, si y'a pas assez de pâte ça va faire trop de fruits alors je double. La Machine A Pain (affectueusement appelée MAP) peine à pétrir cet énorme pâton, mais vaille que vaille elle m'en fait une belle masse élastique. Et je rajoute le beurre. Parce que oui, quand vous pétrissez vous créez une réaction entre les protéines du gluten qui rend la pâte élastique et la mie moelleuse, le beurre empêche cette réaction alors il faut ajouter le beurre APRES le premier pétrissage pour une brioche.
400g de beurre dans une seule recette.
Instinctivement, on se sent serré dans son jean en ajoutant les quasi-deux plaquettes dans la cuve de la MAP. Qui pétrit, pétrit, pétrit, avec un splotch splotch peu ragoûtant le temps que le beurre s'incorpore. Pendant ce temps, votre Fantomette bien-aimée s'écorche à découper en petits dés ses écorces d'orange et de citron confites, et ses fraises séchées. A incorporer. Et pétrissage, encore et encore… Le secret d'un bon pain ou d'une bonne préparation à base de pâte levée, c'est le pétrissage, d'où l'intérêt de la MAP, sinon c'est un coup à se luxer épaules et poignets sinon. Le pétrissage et l'incorporatin du beurre et des fruits sont enfin terminés. Et là je me dis que j'ai trop de pâte. Parce que 1kg de farine + 300g de fruits séchés/confits + 8 œufs (+/- 400g) + 400g de beurre + 240ml de lait + 40g de levain + le zeste de 2 citrons (destinés à mes meringues ratées, les blancs n'ont jamais voulu monter en neige, salauds ! Du coup j'ai recyclé), ça fait… 2,380kg de pâte (à quelques calories près).
Heureusement j'ai le saladier Ikéa le plus grand du monde qui se sent un peu minable à n'accueillir que des salades pour 2, ben là j'ai jamais été aussi heureuse d'avoir un saladier capable d'accueillir une pâte pour 25.
Voyez vous-même : (NB : photo prise après la 2ème levée)
Reste le problème du moule. Non, je n'ai pas de moule à soufflé, ni de moule à panettone. Alors j'ai récupéré une grosse boîte à gâteaux ronde en
métal au bureau, et ai trafiqué du papier sulfurisé avec mon agrafeuse du bureau que j'ai ramenée passer le week-end à la maison. Voici la bête. Je veux un panettone haut et massif, pas une briochette en
forme de tranche épaisse, je veux un gros cylindre (ouh, la phrase casse-gueule sortie de son contexte…). Et des petits aussi, d'où ces petites boîtes de conserves de raviolis 1er
prix, là, au fond du four, dont le contenu était destiné à être jeté aux toilettes après ouverture pour en récupérer le contenant (contenu que l'Homme a mangé sans broncher, il m'étonnera
toujours). Et des verres à whisky et mon vieux moule à brioches, parce que décidément j'ai trop de pâte.
Puis j'ai suivi les instructions ici http://lacath.canalblog.com
Et regardez-moi ça…
Suis fière…
Allez, je vous laisse, on sa casse à Nantes et l'Homme va rentrer et si il me voit glandouiller sur le mac alors que j'ai pris ma demi-journée soit-disant pour préparer le voyage je vais perdre
en crédibilité...
Ouais, bon, d'accord, c'est possible qu'il en manque deux petits mais j'ai pas eu le temps de déjeuner, moi, à midi.....
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