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Jeudi 29 novembre 2007
Je vous raconte pas le planning du week-end…
Voyons le bon côté des choses, samedi l’Homme est en stage donc je pourrai faire des expérimentations culinaires dans tous les sens, il pourra pas râler qu’il y a une drôle d’odeur, que est-ce que je peux goûter (il a essayé de me taxer un bout de chocolat noir râpé au couteau, hier, j’ai failli le mordre, on voit bien qu’il a jamais essayé de râper au couteau une tablette entière de chocolat noir pâtissier bien massif) (c’était ça ou nettoyer le mixeur dans lequel je venais de faire une tapenade aux tomates) (je préfère avoir les mains dans le chocolat que dans le liquide vaisselle), du coup j’ai prévu un planning de fou. Ma mère m’a offert à mon anniversaire des haricots azukis (je sais, ça peut paraître bizarre à dire comme ça, mais j’ai trouvé ça super comme cadeau). Quèsaco l’azuki ? 250px-W-azuki2111.jpgUn haricot rouge qui ressemble à ceux des chili con carne. Une légumineuse, donc. J’ai cherché sur internet à en faire une terrine, une soupe, un ragout, des galettes, un pâté végétal, bref, tout ce qu’on peut faire avec des lentilles, des pois cassés ou du soja, mais rien. Ca se bouffe sucré ce truc, vous y croyez, vous ? On en fait de la confiture de haricots rouges.
Mon esprit a longuement tenté de lutter « Mais non, voyons, des haricots ça ne se mange pas en confiture, c’est salé, et c’est comme ça un point c’est tout. »
Pis je suis tombée nez à nez avec une recette de boules de patate douce et farine de riz gluant à la coco ou au sésame fourrées à la confiture de haricots rouge.
Oui, je sais, présenté comme ça c’est pas rassurant.
Mais depuis des mois j’ai acheté de la farine de riz gluant et je ne sais qu’en faire.
Alors bon… C’est l’occase de tenter. Mais les haricots rouges doivent tremper 10 à 12 heures et cuire au moins 4h, alors vendredi soir, trempage des haricots, samedi matin, cuisson des petits chéris à feux douxissime le temps que je fasse les courses (ne dites rien à ma belle-mère, elle hurlerait, déjà qu’elle est affolée si, chez elle, on avoue qu’on a lancé une machine avant de partir, elle trouve ça dangereux de faire fonctionner l’électroménager hors présence humaine et je peux pas lui avouer que mes superpouvoirs me mettent à l’abri de tout débordement), et une fois que j’aurai réussi à me dépatouiller des dizaines de kilos de bouffe (quand on fait les courses toutes les 6 semaines, on y laisse une paye et le caddie déborde, oui, même à deux) (putain, faut surtout pas qu’on fasse de gosses, z’imaginez, le môme nourri à la conserve « désolé, papa recompilait un noyau et maman bloguait, on a eu la flemme de faire les courses, tu boufferas du maïs en boîte avec tes nouilles, comme d’habitude ») je tenterai les boulettes patate-haricot rouge (difficile d’imaginer que c’est sucré présenté comme ça), allez savoir, si ça se trouve ce sera bon c’t’affaire.
Bref, je vous ai épargné la liste des cadeaux que je dois faire samedi vu que maman lit (bonjour maman !), Frérotte aussi (bonjour Frérotte !), papa aussi (bonjour papa !), ma tante Catoche aussi (bonjour Catoche !), des vauvillais (bonjour Vauville !), noméjvoujure, j’ai 130 visiteurs/jour. Y’a au moins 130 000 000 d’internautes francophones, et toute la famille est chez moi, y’avait une chance sur 1 000 000, c’est dingue, hein ? Bref, ceci dit, je vous dirai pas ce que je fais à Noël vu que j’aime bien un peu les surprises (si on me montre demain un paquet en me disant « c’est ton cadeau de noël, je le laisse sous le lit / dans le placard de la salle de bain / dans le four », je l’ouvre pas avant noël, je le regarde même pas, je veux même pas savoir ce qu’il y a dedans, la surprise de l’ouvrir à noël et pas avant vaut limite plus que ce qu’il y a dedans).
Toujours est-il que ma liste de cadeaux est prête, que j’ai reçu mes étiquettes par la poste ce matin et que j’ai un milliard de trucs à faire samedi (et pas dimanche où je compte bien passer ma journée à ronronner en boule sur les genoux de mon mec) en prévision de noël et que pitaing, c’est quand que je me repose le week-end, moi ?
Bon, après tout ça je m’auto-déclare championne du monde de la parenthèse…


Sais pas pourquoi au bureau, aujourd’hui, tout le monde fredonne les Rita Mitsouko… Je n’veux pas t’abandonner, mon bébé… toum doudoum doudoum…
par Fantomette
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Mardi 27 novembre 2007
Dites donc, je vous abandonne, les gens, là !
Mais bon, j’arrête pas, aussi.
J’étais à Nantes ce week-end, ça s’est décidé en 4 secondes, on devait y être le week-end prochain pis finalement l’Homme avait un truc de prévu le week-end prochain, donc on a avancé d’une semaine, j’ai filé du bureau 1/2h en avance à peine arrivée à la maison, à peine repartis pour Nantes-La-Magnifique.
23h, on est chez Frérotte, 1h on pionce comme des bienheureux dans le plumard qui fut à Frérotte puis à Frelot.
Et à partir de là, je sais pas ce qu’il s’est passé, grasse mat’, douche-habillage en urgence pour récupérer La Belle par surprise au collège (elle est pas au courant qu’on est là), café chez Mémé, ballade en ville avec Crevette et Coeurette, dîner avec des amis de la famille et leur fils de 2 ans, par là, qui est arrivé et reparti avec sa cape de Zorro et est beau à en pleurer (je suis tombée raide morte d’amour pour ce petit garçon qui, allez, pour vous dire à quel point il est beau, je lui accorde la main d’une de mes sœurs si il veut). Le temps de finir de manger on était morts nazes, juste eu le temps de préparer la pâte à pain pour le lendemain. Grasse mat, façonner le pain du p’tit déj et hop, au four, et hop, p’tit déj, le temps de colorer les cheveux de mon adolescente de sœur et de manger un bout de poulet, nous v’là sur le retour pour pas se taper les bouchons à l’arrivée.
Et d’un coup en voiture sur le retour 39h après ton arrivée, tu te rends compte que
-t’as pas eu le temps d’appeler ton père pour lui dire que tu étais à Nantes, ton père qui habite à 3 minutes en voiture de chez ta mère (pour déculpabiliser je me dis qu’on se voit souvent à Paris ce qui n’est pas le cas pour maman)
-t’as pas eu le temps de demander à ta mère le bouquin pour ta copine enceinte*
-t’as l’impression que t’es arrivé à Nantes y’a 2h et tu comprends vraiment pas pourquoi t’es reparti aussi vite
-T’es naze, mais naze, mais naze… Au point d’avoir un gros coup de stress quand l’Homme veut te passer le volant, tu lui rendras pas longtemps après, trop la trouille de conduire aussi naze.
Bref, hier matin je devais aller à la préfecture pour l’Homme, et je me suis réveillée clouée au lit par une migraine atroce, l’Homme vient me dire au revoir avant de partir bosser, j’ai réussi à lui réclamer ma trousse Diamants et Saucisson où sont mes médocs, j’en ai un nouveau hyper efficace mais bonjour les effets secondaires… Bouffées de chaleur et champ de vision rétréci, je suis allée à la préfecture fenêtres grandes ouvertes sur l’autoroute…
D’ailleurs, je vous fais part d’un grand moment de l’administration française :
Vendredi, j’appelle la Préfecture de Créteil
« Bonjour, je voudrais savoir si un tiers peut venir récupérer mon code télépoints pour consulter mes points de permis sur internet ?
-Oui, tant qu’il a une procuration à votre nom et votre pièce d’identité »
Lundi, j’arrive. Déjà je poiraute parce que Madame est visiblement plus intéressée par engueuler un mec qui parle pas français parce qu’il a pas compris qu’elle voulait qu’il referme la porte plutôt que s’occuper de moi, sa collègue inactive, sûrement autiste ne m’a pas adressé la parole ou un regard pour me proposer son aide (tout juste si elle ne s’agitait pas d’avant en arrière) (des outrés pour m’insulter sur ces propos intolérants envers les autistes ?).
Enfin.
« Bonjour, je viens récupérer le code Télépoints d’un tiers, j’ai une procuration à mon nom et sa pièce d’identité
-Oui, il faut renvoyer ce papier par courrier
-Mais quand j’ai appelé vendredi on m’a dit que je pouvais le récupérer en me présentant au guichet
-Oui, en bas de l’escalier à droite »
Je descends et c’est écrit en gros qu’AUCUN code Télépoint ne sera délivré au guichet mais obligatoirement par courrier.
Je bous.
Je remonte et en fais part à la même grognasse que tout à l’heure
« Ah bah non, c’est uniquement par courrier, on le donne pas au guichet
-Et si je me présente à la sous-préf de l’Haÿ-Les-Roses ou de Nogent, c’est possible ?
-Nan, tout le Val de Marne c’est uniquement par courrier »
Déjà, toutes les préfectures délivrent ce putain de code au guichet sauf le Val de Marne qui comme ça, paf, a décidé de plus le délivrer au guichet en affichant sur son site web qu’il le délivre, mais en plus, au téléphone en appelant Créteil on me dit que oui, c’est possible, et la double connasse de l’accueil (elle était grosse) (oui, j’aime bien m’attaquer au physique des gens qui m’énervent quand je suis de mauvaise humeur et trop fatiguée pour avoir de la répartie) (Sarko, t’as des grandes oreilles) m’envoie au guichet qui ne délivre pas le code.
POURQUOI MOI ?
Ah non, c’est vrai, c’est pas moi, c’est l’administration française qui est incompétente.
Au même titre qu’on devrait virer avec perte et fracas par la fenêtre un prof qui viole un élève ou tient des propos négationnistes (plutôt que de le muter**), on devrait dévéroler cette institution. Vous vous rendez-compte qu’on a jamais quelqu’un d’aimable au téléphone quand on appelle une administration ? Et qu’on tombe toujours sur une mal-lunée au guichet (sauf ta maman, mon chéri, qui est bien évidemment l’exception qui confirme la règle) (oui, lui et moi sommes fils de 4 fonctionnaires et honte suprême, grand-papa paternel était inspecteur des impôts) (si vous saviez comme je me sens mieux après cette révélation qui me pesait) ?
Vous foutrais tout ça dehors à coup de latte, moi…
Bref, le temps de me remettre de mes émotions, fatigue de la migraine, effets secondaires du médoc, énervement contre Miss Connasse Administration 2007 et sa première dauphine (l’autiste), récurrence de la migraine et re-médoc mais moins fort, je vous cache pas que j’aurais bien passé l’après-midi entre mon matelas et ma couette, mais bon, je suis allée bosser.
Alors, oui, vous comprenez bien que j’aie pas eu le temps de vous raconter ma passionnante vie, surtout que je prépare mes cadeaux de Noël (des paniers gourmands pour ceux qui suivent) et que je cherche quoi offrir à qui, parce que si mon père est un carnivore et sera friand d’un truc potentiellement accompagnateur de bidoche, Mèrepoule et son appétit d’oiseau qui bouffe que des graines fera une drôle de tronche, alors je peux pas faire pareil à tout le monde. D’ailleurs si vous savez où je peux trouver des rouleaux de papier transparent genre papier de fleuriste, ça m’intéresse.
Pfiou, quel effort, je suis épuisée, allez, il est temps d’aller à La Poste envoyer le courrier du jour pour rentrer plus vite et préparer à la broche ce sublime poulet grassouillet à souhait qui m’attend au frigo à la maison.


*Copine qui veut allaiter son bébé, et maman est animatrice à la LLL, et je voulais lui offrir un bouquin sur l’allaitement, maman a des stocks de ces bouquins à la maison. D’ailleurs j’avais adoré la façon qu’avait eue le futur papa de me dire « Pas de souci pour se lever la nuit, on allaite »

**Quand j’étais lycéenne, un prof tenait des propos genre « La position qu’ont les musulmans pour prier est la même que les rats pour s’accoupler » « Les juifs étaient pas si malheureux en camp de concentration, après tout, ils étaient à l’abri des bombes », bref, vous voyez le genre du bonhomme. Après une plainte de quelques dizaines d’élèves en simultané auprès du proviseur, le prof a été mis à la porte du lycée, le proviseur en personne m’a assuré qu’il avait été interdit d’exercer (j’étais déléguée du conseil d’administration), je porte la bonne nouvelle à tout le monde. En discutant avec une nana croisée par hasard à une fête je me suis rendu compte qu’il avait été muté à 10km de là. J’ai de nouveau porté la bonne nouvelle à tout le monde, les élèves étaient dégoûtés, les parents étaient outrés et le proviseur m’a refusé des explications, j’ai déclaré la guerre entre lui et moi et lui ai volé (puis rendu) son mégaphone à plusieurs reprises pendant les grèves (pour les manifs)
par Fantomette publié dans : Morceaux de la vie de tous les jours
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Mercredi 21 novembre 2007
On a eu un emmerdeur au bureau lundi, qui a appelé une quarantaine de fois et a insulté et menacé physiquement moi et des collègues (sans masquer son n°, donc j’ai son n° de téléphone). Alors hier je suis allée porter plainte. Moi, je suis comme les gosses, j’adore dire des gros mots en sachant que ça se fait pas. Et hier, j’ai savouré mon dépôt de plainte…
« Bonjour, je viens déposer plainte pour appels malveillants et menaces, j’ai le n° de téléphone du mec
-Oui, je vous écoute
-Bon, un homme a appelé en se présentant comme un commercial de Bouygues Télécom et a demandé à parler au patron pour lui proposer des offres promotionnelles, je lui ai dit que le patron n’avait pas le temps et qu’il fallait envoyer un courrier ou un email.
-Oui ?
-Il a pas apprécié et m’a engueulée « Oui, ça va, c’est pas Nicolas Sarkozy, il a bien deux minutes à m’accorder »
-Et qu’avez-vous fait ?
-J’ai raccroché
[…]
-Alors là il a traité mon collègue… Attendez voir… De fils de pute, enfoiré, connard, gros pédé, enculé…
[…]
-Et ensuite il a dit qu’il allait venir niquer la gueule à la connasse
[…]
-Alors quand il a rappelé, dés le décrochage mon collègue se fait traiter de trou du cul, d’enfoiré de sa race et qu’il allait lui niquer la gueule à lui aussi
[…]
-D’ailleurs, moi il a suggéré de me niquer tout court.
[…]
-Tout à fait c’est ça, globalement je vous ai cité tous les mots dont je me rappelais… Je signe où ?
-Juste là et là
-Merci Monsieur l’inspecteur et bon courage pour le retour !
-Bonne journée
-A vous aussi, au revoir »

Je peux pas m’empêcher d’avoir un plaisir puéril en balançant mon chapelet d’injures au (très canon) policier qui m’écoutait religieusement avec un sourire en coin et prenait en note, et m’a fait relire avant de signer. Mon procès verbal de dépôt de plainte est couvert d’injures, c’est plus fort que moi, ça m’amuse.
par Fantomette publié dans : Au travail...
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Lundi 19 novembre 2007
trouduc.jpgDans ma boîte à lettres, à mon nom, mon adresse, sans nom d'expéditeur (les traitres, comme quoi ils  avaient la trouille que je la balance sans même l'ouvrir si je voyais que l'UMP était l'expéditeur) (et comme ils avaient raison, tout ce qui porte le sigle UMP, je le mets dans mes toilettes en attente de la prochaine gastro) (après les présidentielles, je vous raconte pas comment on a fait des économies de PQ avec les professions de foi de Sarko et Le Pen) j'ai trouvé ce torchon m'invitant à donner un peu de mes sous de presque smicarde dont les impôts doublent d'une année sur l'autre pour le même salaire à l'empafé qui fait des chèques de milliards aux riches et traite le manutentionnaire cheminot de privilégié.
Ils m'ont envoyé ça à moi, les imbéciles...

Bref, quel est le salaud de fils de pute sa mère (qui veut me traiter de raciste parce que j'insulte les prostituées et leur descendance ?? Allez, lecteur intolérant, fais tes preuves) qui a vendu mes coordonnées aux sous-fifres de Nabotléon ? Bon, demain j'envoie un courrier à l'UMP-ta mère pour leur demander que conformément à la loi "Informatiques et Libertés" qu'ils citent, merci de retirer mes coordonnées de ton fichier because ça me donne de l'urticaire de tomber nez à nez avec un truc pareil chez moi.
Pis histoire d'en rajouter une couche, quand tu envoies un bulletin avec écrit en biais (comme ton visage) dessus que c'est valable pour une seule personne, t'écris pas "cotisation couple" comme choix possible à côté, vous voyez, voilà la preuve que voter à droite et soutenir l'UMP rend stupide et donne le sida, et rend stérile.
Allez, les gens, faisez tous comme moi, mettez-moi tout ça aux chiottes et attendez la prochaine gastro.



Sarko, Facho !

par Fantomette publié dans : Quand la vie devient pourrie
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Lundi 19 novembre 2007
Lundi matin : à peine moins crevée que vendredi, dur dur de vieillir.
Parce qu’il est évident que tout cela est du à mes 22 ans.
Et en aucun cas avoir regardé la télé jusque tard puis avoir cherché pendant des heures un prénom pour nos jumeaux n’a un quelconque lien, pas plus que le réveil à 6h ou les deux heures de route pour arriver au bureau sans même pouvoir écouter France Inter peinarde à cause de mes covoiturés (qui m'ont encore refilé 10€, 4 jours de grève = 35€ pour bibiche, je suis de tout coeur avec les cheminots, leur grève pour leur retraite assure la mienne).
Parce que l’Homme a beau se plier de bonne grâce à mes délires sur les prénoms d'enfants sans partir en courant ou me demander si j'ai bien pris ma pilule, niveau prénoms de gamins, bonjour, hein, quand je lui suggère une paire du jumeaux il répond « Ben et Nuts », une fille « Zidane, elle se démerde », des jumelles « Ben tu verras loin comme ça » et un garçon « Hyppolite », je vais renoncer à me reproduire avec lui, je crois, je peux pas décemment refiler un prénom pareil à la chair de ma chair, à mon fils ma bataille oh oh oh.
C’est pas ma faute, je suis dans ma phase « je veux des bébés », oui, je sais, y’a pas deux semaines je vous jurais que le môme était une invention du diable, mais d’une part y’a que les imbéciles qui changent pas d’avis, d’autre part je me laisse pas 15 jours pour plus en avoir envie. Toujours est-il que depuis quelques jours, c’est plus fort que moi, j’en veux.
Bon, c’est pas la première fois, généralement ça part comme c’est venu, je m’inquiète pas, l’Homme a globalement pas peur que je lui fasse un petit dans le dos malgré ses coups d’œil inquiets quand je regarde amoureusement les zilliards de bébés du congrès de ma mère.
Parce que Mèrepoule la bien nommée est animatrice dans une association, La Leche League qui informe et aide les (futures) mamans dans leur maternité et leur allaitement (et niveau allaitement, maman, elle cartonne, en cumulé de ses 6 enfants elle a du y passer plus de 11 ans –dont 1 an ½ pour moi–).
Et ce week-end c’était le congrès annuel de l’association à Dourdan, elle est venue avec Frérotte et Marion, la copine de mon Frelot qui baby-sittaient, et because les grèves j’avais laissé ma Fantomobile à Frérotte et dimanche soir fallait aller récupérer la vouature.
Arrivée au congrès juste à la fin, 16h, donc sortie de la conférence. Pour être animatrice, il faut un allaitement réussi d’au moins un an (sinon tu sais pas de quoi tu parles). D’où dizaines de mamans et de bébés (au moins 150 de chaque), moi j’adore (l’Homme a été un peu surpris, je comprends que ça désarçonne un peu), ça faisait un bail que je m’étais pas retrouvée entourée d’autant de bébés, quand j’étais chez ma mère, y’avait souvent des réunions à la maison donc j’étais habituée. Et ça faisait un paquet de temps aussi que j’avais perdu l’habitude de me présenter en tant que « n°2 » (et l’Homme m’a avoué après qu’il a pas osé se présenter en « n°2 bis »). Ma mère (qui m'arrive aux épaules) a encore pouffé de rire en présentant « Le petit-ami de ma fille… Il est grand, hein ? », bref, c’était sympa ce moment où tu atterris dans un monde de mamans et de bébés partout partout et où t’as jamais autant fait attention de ta vie à où tu mets les pieds de peur qu’il y ait un môme dessous.
C’était marrant, y’avait monsieur Machin qui a fait une conférence,  qui est un des plus grands spécialiste mondial de l’allaitement, avec toutes les mamans qui faisaient leur tourterelles autour à leur montrer leur bébé en espérant sans doute secrètement qu’il leur dise que ce bébé est le plus beau qu’il ait vu, et vas-y que je te présente le grand frère, la petite sœur, la n°2 et son petit-ami (ha ha ha ha, il est grand, hein ?), bref, j’étais déçue de ne pas pouvoir rester plus longtemps, mais avec les retours de week-end, fallait rentrer tôt…
Je trouve ça apaisant autant de bébés, j’adore les enfants, surtout que dans ce cadre les bébés ne pleurent pas vraiment (je vous exposerai un jour ma théorie sur un bébé ça ne pleure pas, j’ai entendu les premiers vrais pleurs de ma dernière sœur vers ses 9 mois quand elle s’est mise à ramper et à prendre ses premières bûches).
Excepté une soirée bière pizza à Bastille avec Frérotte, l’Homme et Marion vendredi soir, tout ce qui s’est passé entre avant et après cette escapade au pays merveilleux des seins à l’air (argument utilisé pour faire venir l’Homme à 2h de route aller-retour pour moins d'une heure sur place) peut se résumer en : rien.
Canapé, télé. Grasse mat’, sieste.
Trop dur.
par Fantomette publié dans : Morceaux de la vie de tous les jours
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Vendredi 16 novembre 2007
Mes 22 ans me sont douloureux.
J’ai toujours pas récupéré de ce week-end de folaï, je traine ma carcasse du lit (chaud et douillet) à la vouature (dure et gelée) au bureau (tiède) avec des yeux en trou de bite (c’est pas moi, c’est l’Homme qui me susurre ça amoureusement à l’oreille le matin) et en envie lancinante de m’allonger sur la moquette pour y piquer un roupillon.
Bordel, 22 ans et la capacité de récupération de ma grand-mère, c’est vexant.
Mais je covoiture, je covoiture, en plus du monsieur de l’autre jour j’ai sa voisine dans la même galère, ils sont sympas mais… Comment dire… Très « français moyen », qui trouve qu’on est « pris en otage » parce que TF1 leur souffle l’expression à chaque grève, qui trouve que ces fonctionnaires quand même, ils ont pas la vie dure (Faudrait savoir, ces feignasses de fonctionnaires foutent rien, mais si la moitié d’entre eux s’arrête, tout est paralysé !), et quand tu leur fais remarquer qu’un fonctionnaire dans l’administration en fin de carrière gagnera toujours 2 fois moins qu’eux et que c’est pour ça que les retraites sont calculées sur les derniers mois et pas les dernières années, ils te disent que « oui mais ils ont choisi » ben justement, ils ont choisi parce quand on te retire d’un côté (salaire) on te rajoute de l’autre (conditions de retraite, sécurité de l’emploi).
Et que si le public avait les conditions de retraite du privé avec leur rémunération actuelle y’aurait plus personne.
Et ils ont fini par admettre que si ils avaient pu manifester pour leur droits pour les années de retraite et toutes les saloperies que le gouvernement passe parce que t’es dans le privé, ta gueule et bosse t’as pas le droit de parole, ben ils l’auraient fait.
Ben oui, des chauffeurs passé 50 ans ça plus les mêmes réflexes, quand t’as 500 personnes (au moins) dans ton train ça a un tout petit peu d’importance, non ? Ben oui, on pourrait les recycler en tant que formateurs ou agents administratifs après 50 ans, mais on les paye plus. Si on bosse plus, on touche plus (n’est-ce pas, nabotléon qui lui touche plus sans même bosser plus) (ah, on me signale dans l’oreillette qu’il brasse beaucoup plus d’air que ses prédécesseurs quand même).
Bref, je vous dirai pas qu’en sortant de ma bagnole mes passagers avaient le poing levé prêt à rejoindre la manif, mais ils ont fini par prendre conscience qu’ils n’avaient pas à faire à un gros tas de feignasses qui prennent le pauvre peuple travailleur en otage, mais à des travailleurs qui contrairement à eux ont la possibilité de faire valoir leur revendications et ont bien l’intention de ne pas se laisser marcher sur les pieds. Pis ils m’en ont pas voulu, le mec m’a encore laissé un billet sur le siège avant avant de sortir, moi je dis 25€ en trois jours, ça me rembourse largement plus que mes frais d’essence, faut vraiment qu’il arrête de me filer du blé, ça devient gênant à la longue.
Mais, bordel, pourquoi ne nous parle-t-on pas des retraites des parlementaires et de leurs gros cul qui pioncent à l’assemblée nationale sur le velours neuf de leurs fauteuils ??
Bref, j’ai découvert une nouvelle passion : le pamplemousse chinois. Un fruit énorme, à la peau tellement épaisse que c’est peine perdue d’essayer de l’éplucher à main nues, faut faire une grande entaille dans le chapeau pour commencer à enlever la peau, la peau fait au moins 1cm d’épaisseur, il faut éplucher chaque quartier parce que la peau très fine sur une orange est là très épaisse et dure, mais l’intérieur est doux, fin, croquant, pis un seul fruit vous fait un dessert pour deux pour au moins deux jours tellement c’est gros…
J’ai fini le mien hier, j’en ai racheté deux aujourd’hui.
Il est 15h16.
J’ai commencé ce billet en arrivant au bureau à 9h30 ce matin, je suis tellement naze que j’arrive pas à rester concentrée plus de deux minutes sur une phrase malgré les double expressos que je m’envoie. Alors je vous mets en vrac d’autres photos de Londres sans légende, j’ai pas le courage…
BBC-7h56.jpgchambre-minuscule.jpgles-derni--res-bi--res.jpgs-a.jpgpremier-lunch.jpgStarbuck3.JPGStarbuck4.JPGencore-des-bi--res-copie-1.jpgshopping.jpgchambre-panoramique-2.JPG
par Fantomette publié dans : Morceaux de la vie de tous les jours
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Mercredi 14 novembre 2007
J’ai pris un passager ce matin, je m’étais inscrite sur un site de covoiturage, un mec m’a appelée dans la soirée et envoyé un mail en parallèle, mail envoyé de son adresse pro avec nom complet, fonction et adresse de la boîte, ça donne confiance alors je l’ai pris au vol à 2 minutes de chez moi et l’ai déposé à Gare de Lyon.
Ca passe le temps dans les bouchons de discuter (mais j’ai raté les infos de 9h, j’ai pas osé lui demander de la fermer 10 minutes le temps que je remette la radio), et j’avais que 20 minutes de retard. J’étais juste hyper gênée quand il m’a filé 10€, j’ai vraiment fait ça pour le dépanner et avais précisé dans mon annonce que je demandais aucune participation mais bon, je vais pas râler, hein, ça m’a payé mes nems et mon magazine de midi (mon péché mignon : manger des nems bien gras en lisant un mag people).
Bref, j’aime rendre service, mais c’est dingue comme ce gentil monsieur d’origine albanaise qui avait plein de trucs intéressants à dire comme la fois où il a été en procès contre le Trésor Public m’a mise mal à l’aise, j’ai du mal à entrer en contact avec les gens, et je dois l’avouer, j’ai une peur bleue de plaire dans ces cas-là. Ca paraît con, hein, mais ma parano me fait du tilt  quand le mec devient sympa, déconneur, me serre la main en partant avec un grand sourire et m’assure que « Vous êtes très sympathique », je vois instantanément le vieux fou pervers. J’ai pas confiance. Alors que ce monsieur doit avoir l’âge de papa et était très gentil, et en plus il m’a avoué que bien que ça l’emmerde au plus haut point, « je peux pas leur en vouloir de tenter de sauver leur part », et j’ai même accepté de le dépanner les autres matins  de grève (sa femme peut le récupérer le soir).
Plus je verbalise mes névroses, plus je me dis que ma place est sur le divan d’un psy.
Sinon, l’Homme m’avait prévenue lundi soir « Pour ton cadeau, je te le donne demain soir, on prendra l’apéro chez mes parents pour ton anniversaire », je savais ce que c’était, son cadeau, mais j’étais pressée quand même… Il me dit juste que « mais bon, j’ai aussi autre chose, tiens », un bon pour un massage relaxant de 50 minutes chez Yves Rocher, il m’avait offert la même chose l’an passé, un pur moment de bonheur !
Se faire masser en long en large et en travers, sur le ventre et sur le dos, y compris les mains et les pieds, ça déchire.
C’est juste un coup à prendre l’esthéticienne en otage pour pas qu’elle s’arrête.
Bref, hier après une circulation comme rarement, j’arrive sous la flotte chez M. et Mme Parentsdelhomme pour un apéro réconfortant et un kir qui me file la migraine (c’est pas une vie d’être migraineux, pitain) et des choses épicée, et du fromage, et des noix salées, et des… Ah, ça, elle sait recevoir Mme Mamandelhomme, si tu veux mourir de faim, passe ton chemin.
Je l’ai, mon oreillette bluetooth, je savais qu’il m’offrait ça vu que quand j’ai trouvé l’idée je l’ai appelé toute fière « Ca y est, je sais ce que je demande à ma famille à mon anniversaire !! », il a eu l’air tout dépité « Bon, ben je change d’idée » vu que je l’avais pas encore dit à la famille, je lui ai dit que non, t’inquiète, je l’ai pas dit à la famille alors je leur dit pas et ils chercheront un cadeau (des sous !) mais vu que j’aime les surprises, faut que t’en trouve une chouette, pas une grise ou noire, genre une rose à strass ou en forme de lézard, mais une sympa.
18498.jpgJ’ai la plus petite oreillette bluetooth du monde et ROUGE !! C'est celle-là mais en rouge métallisé elle est ridiculement petite, elle est fabuleuse et je l'aime déjà.
Ah il me connait bien ce garçon…
ET des chèques cadeau Camaieu (et qui c’est qui a un Camaieu en face du bureau et va y passer sa pause déj ?) et le basic trois temps de Clinique, ce qui explique bien des choses, genre je voulais l’acheter au Duty Free et il me chope par l’aile « Mais non, t’iras voir au Duty Free anglais, si ça se trouve il sera moins cher », dans une parfumerie anglaise je le trouve à moins cher qu’en France et il me rechope par l’aile « Mais nan, y’a le même en France, tant qu’à faire, autant acheter des trucs que t’as pas à Paris », TOUT S’EXPLIQUE, il savait que sa mère allait me l’offrir…
Je suis hyper touchée que sa famille pense à moi, la machine à coudre l’an passé, tout ça cette année, le tout arrosé des anecdotes de Bopapa ancien flic « Et là le gars qui m’est rentré dans ma voiture en me pétant le rétro me dit « Mais j’ai pas d’assurance », y me dit ça à moi, alors je lui dis que je suis flic, comme il voulait pas m’amener une assurance, on a débarqué avec 10 collègues sur leur camp en les prévenant que si dans les 48h j’avais pas une assurance pour ma réparation on contrôlait toutes les bagnoles, tu penses bien que les 2/3 sont volées, le lendemain j’avais l’assurance en cours sur mon bureau. » et la femme de son frère qui me dit « T’as eu 21 ou 22 ? » quand tu te fais un complexe sur tes premières rides (imaginaires), ça fait du bien.
Vivement les 23 ans, hein ?
par Fantomette publié dans : Morceaux de la vie de tous les jours
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Mardi 13 novembre 2007
tournesols.jpgTout d'abord, comme nous sommes des gens civilisés, nous ramenons un bouquet de tournesols à L'Amico et Chéridamour qui nous hébergent vendredi soir  car ils habitent à 7 minutes à pied de la gare du Nord. Et si vous avez un oeil de lynx,  vous verrez dans les "vases" des algues et des poissons rouges

magazine2.jpgEt j'ai prévu des kilos de magazines pour la route. Moi, intellectuelle de gauche, je lis Marianne.  L'Homme, lui, lit Isa, Closer et Elle. Que voulez-vous. Ne nie pas, chéri, j'ai des preuves :lectures.JPGC'est incontestable.

premi--res-bi--res.jpgNous nous remettons de nos émotions à la sortie de la gare. La pint of Foster c'est pour lui, moi j'ai pris une half-a-pint, please. Je suis sérieuse, moi.
Mais non, je déconne, en fait j'avais juste peur d'avoir la migraine si je prenais une pinte.

sale.jpgAh bah bravo !

encore-des-bi--res.jpgUne pause pour nous remettre de nos émotions, pour la taille des verres, voir précédemment.

mon-sioupeur-manteau.jpgLes puces de Camden, un cuir parfaitement assorti à mon écharpe pour la modique somme de 10£. Je l'ai pas encore dit à ma mère, mon dernier cuir, elle me l'a réquisitionné. Pour l'arrière-plan, je fais amie-amie avec un cheval. J'ai confiance, l'Homme lui a montré qui était le plus fort, la bête est matée.mon-h--ros.jpg                                            Mon héros...


light-meal.jpgLe "light meal" dont je vous parlais hier, il est vraiment appelé comme ça sur la carte. Ils sont fous ces (grands-)bretons. Pour info, c'est une tranche de baguette toastée avec une grosse tranche de bacon grillée le tout gratiné au cheddar (du gras vous coule le long du menton quand vous croquez dedans, quel bonheur) avec des frites grosses comme des doigts et de la salade pour la bonne conscience. Les onion rings ne sont pas comprises dans le 'light meal' (ne seraient-ce pas deux bières derrière les assiettes ?)...



Allez, ça suffit pour aujourd'hui, demain je vous montrerai  la chambre d'hôtel microscopique, nos initiales gravées dans un coeur, peut-être même encore des bières, ma conception du café et celle de l'Homme et un lunch qui vous expliquera pourquoi la photo ci-dessus est 'light'.

Sinon, ma frérotte m'a envoyé un mail dont voilà le texte :


bonjour à toutes et à tous

voici deux sites internet à faire circuler autour de vous

http://o0kaogallery0o.skyrock.com/
c'est marion, la copine de mon frère qui fait ces toiles et qui les
propose dans ce blog

myspace.com/ter3zmcfly
ça c'est à voir aussi, il s'agit de thomas et ses acolytes qui ont
enregistré leur premier maxi

merci de faire tourner ces deux adresse pour les faire découvrir au plus
grand nombre
à bientôt
Frérotte


Ma grande soeur aînée ayant toujours raison (ah, le droit d'aînesse...), je vous en fais part et plusse vigoureusement pour Marion, la ravissante copine de mon Frelot.


Bisous les gens, je m'en retourne à ma crise de la trentaine.
par Fantomette publié dans : Moments qui font rêver
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Lundi 12 novembre 2007
Bon ben ça y est, voilà, c’est fait.
On est le 12 novembre, j’ai 22 ans et une crise de la trentaine.
A cause de Beaupère.
Pour récapituler, Beaupère a rencontré maman il y a 17 ans, j’en avais 5 donc il m’a vue grandir, on se connaît depuis un bail lui et moi.
Pis ce matin, au téléphone « C’est dingue, quand je vois vos vies à toi et ta sœur, je me dis que vous êtes des adultes, mais quand je pense à ton âge, 22 ans, je me dis « merde, c’est des gamines », ça fait drôle ! ». Oui, moi aussi je trouve que ma vie et mon âge ne sont pas en adéquation.
Mais ça y est, le doute, est-ce que c’est vraiment ça qu’il faut vivre à 22 ans ? Est-ce que je ne suis pas un peu trop posée à mon âge ? Pourquoi est-ce que je me pose ces pu*ain de questions alors qu’il n’y a pas de vérité en la matière ? Bref, ça promet de longs monologues avec la machine à laver ou le tuyau de douche pour analyser tout ça.
Ou avec l’Homme, remarquez, qui a eu sa crise de la trentaine aussi (mais pour ses 30 ans, ce qui a plus de sens qu’à 22) donc qui peut me comprendre.
Ou avec moi-même dans ma tête en me demandant pourquoi je suis aussi déstabilisée par des remarques anodines. J’ai voulu acheter des gants en cuir pour conduire. Le volant de ma voiture est glacial le matin et c’est désagréable, et des gants en laine glisseraient sur le volant. Je trouve une petite paire toute jolie, noire, liseré blanc, un peu ouverte sur le dos de la main.
L’Homme rigole et dit « Ca me choquerait moins si tu étais une vraie pilote ».
Vexée comme un pou, je l’ai reposée dés qu’il a tourné le dos et je comprends toujours pas pourquoi il a dit ça, je vois toujours pas le rapport entre avoir froid aux mains et être un pilote. Mais si je râle je passe pour une emmerdeuse. Ah, c’est compliqué les filles [tentative de déculpabilisation genre « c’est pas ma faute c’est parce que je suis une fille »]
Bref, habile transition, cette scène se déroulait à Londres à Primark, le magasin à la culotte à 1£*. Et au manteau à 15£, le pull à 4£, l’ensemble de lingerie à 3£, les deux taies d’oreiller à 1,50£ mais je vous dis pas tout, on est rentrés nazes hier et j’ai pas eu le temps de transférer les photos, je vous raconte ça plus tard…
Les milliards de kilomètres…
Les 4m² de la chambre d’hôtel…
Le shopping à outrance…
Les punks…
Les puces de Camden et le cuir Hugo Boss à 10£…
Le ‘Light meal’ qui aurait calé une armée de rugbymen…
Les litres de bière…
Le réveil 1h plus tôt que prévu parce que l’Homme a oublié que son portable était resté à l’heure française…
Le breakfast comme j’aimerais en manger tous les matins…
Bref, pas le temps de s’ennuyer, pas le temps de se reposer, un retour les bras chargés, épuisés mais heureux.
Le réveil n’avait jamais été aussi pénible que ce matin, j’avais l’impression qu’il était 2h du matin (à 7h), une difficulté terrible à émerger, c’était dur, une fatigue intense comme rarement après une nuit de 8h…
Promis, les photos bientôt (j'essaie demain !)…

*Tout le monde n’étant pas censé connaître par cœur le cours des monnaies étrangères, en gros 1£ = 1,5€ = 10F
i_bug_fck
par Fantomette publié dans : Le premier jour
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Vendredi 9 novembre 2007
La connerie. The boulette.
Pas the boulette genre j’ai 10 minutes de retard ou je confonds la femme du PDG avec la femme de ménage, non, pire.
On a fait des cartes de fidélité avec des cases à tamponner avec un tampon encreur dont l’empreinte est le logo de la société, il y a eu récemment une commande de 20 tampons encreurs en forme du logo pour nos boutiques.
Pis l’autre jour, une boutique me réclame un tampon encreur « officiel » (avec l’adresse et tout, un pour tamponner les bons de livraison par exemple).
Je commande.
Pis une collègue me donne la liste de 10 boutiques en me disant « tiens, il me faudrait un tampon encreur pour chacune de ces boutiques-là, prends-en donc deux comme ça elles tomberont pas en rade ». Ca tombe bien, mon tampon encreur à moi aussi est naze.
Que fait votre Fantomette adorée ? Elle prend comme modèle son propre tampon encreur (naze comme dit précédemment) et envoie au fournisseur la liste des adresses des boutiques concernées et l’empreinte originale pour qu’il lui fasse tout ça.
Pis ce matin, la livraison, la collègue catastrophée « On s’est mal comprises, c’était pas ça, c’était les tampons « logo », zut, bon, je prends les doubles, ça va gueuler à la compta ».
Tu m’étonnes que ça va gueuler, à au moins 500€ la boulette… C’est pas comme un classeur, c’est personnalisé, donc le fournisseur  peut pas reprendre en cas d’erreur de commande…
Pis je vous ai jamais parlé de ma comptable… Elle est du genre à vouloir déduire du salaire des vendeurs les chèques qu’ils ont accepté et qui reviennent impayés… Bon, torts partagés c’est moins grave. Quoique... Et si je balançais ma collègue ?..



*je vous avais pas dit hier comme promis pourquoi faut JAMAIS prendre ses parents pour des plus cons que soi quand on est ado…
Adolescente je levais allègrement le pouce pour avaler les kilomètres me séparant de chez mes parents à chez mes potes à 45km de là à Pornic, sur la côte vu que le car était trop cher.
Ma mère habite juste derrière ce qu'on appelle « la route de Pornic ».
Avec un(e) ou deux de mes copines et/ou copains on sortait la pancarte avec d'un côté « Pornic » et de l'autre « Nantes », et on partait.
Une heure plus tard, on était à la plage.
On a tout eu, de la Mercedes métallisée, climatisée, vitres fumées avec le PDG à l'avant, à la 2CV rutilante d'un des dirigeants d'une grande entreprise de télécommunications française, à l'ex-ado qui a beaucoup levé le pouce et est solidaire, au couple avec bébé à l'arrière, à la famille bidochons, aux mecs bourrés avec les 4 clebs dans le coffre, tout je vous dis.
Sans rien dire à ma mère qui me filait les sous du car et ne m'aurais jamais laissée faire.
Jusqu'au jour, où estimant qu'il y avait prescription je raconte tout ça en roulant un peu des mécaniques à un repas de famille, je la joue grande sœur cool, je me la pète un peu fière de mes exploits de rebelle et d'avoir gentiment blousé maman tout en rentrant vivante à chaque fois.
Maman qui me flingue en plein vol « Oui, je t'ai vu quelques fois sur le bord de la route, je passais en voiture mais tu me voyais pas, oh, je savais bien ce que tu faisais, va… »
ti_bug_fck
par Fantomette publié dans : Au travail...
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