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Mardi 28 novembre 2006
Il commençait à être plus que temps que je m’en occupe de ce permis, si le 18 mai je l’ai pas je reprends tout à zéro. Et ça fait trop longtemps que je passe à autre chose, plus de 800€ déjà investis, ce serait trop con de laisser tomber.
Commence la chasse et les désillusions, moi pensant que ça serait simple comme bonjour, petit coup de fil à l’auto-école du coin de la rue à 3 minutes de marche
« Bonjour, c’est pour me réinscrire dans votre auto-école pour finir mon permis commencé à Nantes, je…
-Nous ne prenons pas les transferts »
Les deux autres auto-écoles de la ville, idem.
Les trois de la ville d’à côté, pareil.
Treize coups de fil plus tard (je compte pas les cinq que j’arrive pas à joindre), et ayant écumé les auto-écoles à 10 km à la ronde, une me dit que oui, pourquoi pas, passez donc ce soir avec votre dossier, on verra.
On verra, on a vu, après un périple en bus (bus en retard, arrêt @home pour récupérer le dossier, reprendre le bus et me retrouver au milieu de nulle part dans une ville inconnue, de nuit à chercher une rue qui vraisemblablement n’existe pas puisqu’il n’y a que des arbres et que je suis perdue, puis l’intervention d’un gars qui se fout un peu de moi au passage « Moi je connais alors que je suis algérien et toi tu es française et tu connais pas ?   --J’ai une explication simple, tu vis ici et pas moi »), ils sont adorables dans cette auto-école. Ils peuvent.
200€ de frais de transfert
150€ pour la présentation à l’examen
40€ l’heure
J’en ai pour minimum 550€. Vive la province et ses heures de conduite à 33,50€, ses loyers à moins de 800€ mensuels le studio même dans les quartiers chics, ses bières à 2,20€, ses baguettes à 0,70€, ses cartes de transports à 18€/mois,…
Allô Mme Banque ? Vous faîtes les crédits conso ?..
Parce qu’entre Noël (quelle idée d’avoir 7 frères et sœurs, 4 parents, des amis et un mec) et le ski (quelle idée d’accepter une semaine de vacances qui représente 70% de mon salaire), va falloir tenir…
M’en fous, ça me coûtera ce qu’il faudra mais j’aurai une voiture rouge !
par Fantomette publié dans : Morceaux de la vie de tous les jours
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Lundi 27 novembre 2006

Eplucher des oignons sans se démaquiller au préalable...

par Fantomette publié dans : Fantomette a encore frappé
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Vendredi 24 novembre 2006

Aujourd’hui c’est la Sainte  Catherine. Et dans le milieu de la mode, ils fêtent les catherinettes en… ne travaillant pas. Je suis dans la boîte de luxe à l’accueil désastreux. Ce soir je ferme l’immeuble, d’habitude c’est les derniers qui le font mais vu qu’aujourd’hui c’est moi la dernière (ils sont 6 5 4 (à ce rythme je suis seule dans 1/4h) et partiront vers 18h), je vais le faire. J’ai les clés de l’immeuble, un superrrrbe truc Haussmannien dans un quartier chic…

Je trouve ça intimidant de fermer à clé un immeuble carrément, les grande portes en bois lourdes, mettre l’alarme (si je me rappelle du code que je refuse de noter par paranoïa) et avoir les clés dans la poche…

Putain les mecs, pendant tout le week-end j’ai les clés de *** (eh, pas folle la guêpe, si je vous dis qui c’est je vais me faire agresser pour les clés après…), c’est dingue…

par Fantomette publié dans : Au travail...
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Jeudi 23 novembre 2006
Y’a des boîtes où on s’ennuie pour ne pas carrément dire qu’on s’emmerde. Enfin, « on », « je », les moins cons auront compris.
Et ce matin je m’ennuie à mourir dans une boîte où j’ai rien à faire ou si peu, pas internet, rien pour passer le temps.
Alors je bouquine mon Métro. Mais en 40 minutes c’est fini et j’ai 6 heures à tirer.
Alors je fouille les tiroirs pour tomber sur un truc extraordinaire : Le Carnet du Mariage 2007 édité par le Figaro.
Pour ceux qui avaient encore des doutes sur l’orientation bourgeoise catho de droite de ce torchon, voilà qui achèvera de les convaincre.
Page après page, on voit comment « ça doit » se passer, d’abord la rencontre des deux familles « douze à dix-huit mois avant la date de la cérémonie » pour les fiançailles, réception chez les parents de mademoiselle, paraît que c’est comme ça que les gens bien font.

Boissons : « Une bouteille pour 15 d’alcool fort (gin, whisky,…) » Euh… Faut peut-être pas se f*** de la gueule du monde, un mariage c’est quand même un peu pour picoler, comment on se bourre la gueule avec même pas 5cl de vodka chacun ? On se rattrape sur le champagne, bonne réponse. « Une bouteille pour trois de champagne à l’apéritif ». Tous ceux qui ont déjà été maqués ou passé une soirée désespérée avec le meilleur ami gay ou la bonne copine de service (moi le meilleur ami gay jouait le rôle de bonne copine de service) savent bien qu’une bouteille de champagne c’est l’apéro pour deux personnes, pas trois. « Une bouteille pour trois de vin rouge », idem que précédemment, le vin rouge c’est une bouteille pour deux. Trichez éventuellement en comptant les enfants dans le nombre de personne par bouteille, sachant qu’ils ne boiront pas, c’est toujours ça de sauvé.

Budget : « comptez 6000€ minimum pour 50 invités »… P’tain, 6000€, c’est quand même 40 000 francs, c’est énorme. Je suis prête à parier que c’est faisable à moins. On n’est pas obligés de boire du champagne millésimé avec les toasts au caviar. Sauf chez les gens qui lisent Le Figaro, bien sûr.

Cortège : « Il se compose de vos parents, de votre famille proche, de vos témoins et des enfants d’honneur. Tous vous accompagneront en guise de soutien à l’entrée et à la sortie de l’église dans un ordre protocolaire. Le jour J, les invités attendront dans l’église l’arrivée du marié au bras de sa mère. Le père du marié accompagnera ensuite la mère de la mariée, à gauche de l’autel. La famille du marié s’installera ensuite à droite, puis celle de la mariée à gauche. La mariée entrera enfin au bras de son père suivie des enfants d’honneur chargés de la traîne. Elle rejoindre son futur époux en se plaçant à sa gauche » Vous me l’apprendrez par cœur, interrogation écrite.

Discours : « Allocution approbatrice du père de la mariée, tenue à l’attention de son gendre » Je crois qu’une vraie poignée de main peut mille fois mieux refléter l’approbation du père sans pour autant devoir en faire un speech public.

Faire part : « Le faire-part mentionne le lieu, la date et l’heure de la cérémonie, en lettres anglaises de préférences, noires, bleues ou vert foncé (…) Les familles des mariés avisent traditionnellement du mariage avec dans l’ordre d’apparition sur le faire-part, les grands parents paternels, maternels, puis les parents des futurs mariés. S’ils sont divorcés, ils annoncent sur deux lignes distinctes le mariage de leur enfant » et attendez, le pire c’est les exemples…  « Le comte Jean d’EUVILLE et la comtesse, née Elisabeth de NIOLAY, sont très heureux d’annoncer le mariage de leur fille Marie avec M. Guillaume BERTIN, fils de M. Christophe BERTIN et de Mme, née Louise Bart, qui sera célébré en l’église Saint-Philippe-du-Roule, à Paris 8ème, le samedi… » Qu’on me pende si j’envoie un jour un carton aussi pédant.

Plan de table : « La bienséance veut en effet que les mariés président entourés de leurs témoins, de leurs proches et des personnes qu’ils souhaitent honorer. Sachez qu’un ecclésiastique l’emporte toujours sur un civil ou un militaire, quel que soit son rang » On croyait s’être débarrassés des curés y’a un siècle, ils nous feront chier jusqu’au bout ceux-là.

J’ai un peu du mal à poursuivre, ça me hérisse, c’est tellement formel, catho… Un coup à convaincre n’importe qui de rester jeune homme ou demoiselle… Pis c’est l’étalage qui m’énerve, pas besoin de tout ça… Et vas-y que je te colle l’annonce dans le journal pour les fiançailles ET pour le mariage ET pour les anniversaires de mariage, c’est trop cérémonieux, tout ça, faisons simple, il s’agit de célébrer l’amour, c’est plutôt joyeux, c’est pas grave… Pas besoin de le hurler à la face du monde, d’essayer de prouver quelque chose, pas la peine… Soyons humbles face à l’amour, le reste n’est qu’administratif et surtout pas religieux « sous aucune croix l’amour ne se plaît ». D’ailleurs pour prouver que c’est pas religieux l’amour, ce matin on a rigolé avec l’Homme parce qu’à la radio ils disaient que le pape appelait les catholiques à « modérer l’entrain sexuel » ou une connerie comme ça.

Le plus beau mariage du monde c’était celui de Mèrepoule. Elle m’avait appelée un mois avant pour me prévenir, j’avais posé une journée, étais rentrée à Nantes et le 31 mai, sur les coups de 16h, maman les mains dans la vaisselle, Frelot et son pote en jean crasseux déchirés (ah, l’adolescence) jouant de la gratte sur la terrasse, la gonzesse de frelot et moi à cloper sur la terrasse, Frérotte et son mec canalisant l’énergie des deux petits qu’elle gardait à l’époque, Beaupère sous la douche, les trois filles courrant partout…
Hurlement de Mèrepoule en tongs, jupe froissée et cheveux en vrac « On est en r’taaaaaaard !!! Tous dans le camion, faut qu’on y aille !!! », la tribu au grand complet plus les pièces jointes se tassent dans le camion et la voiture de Frérotte. Le copain de Frelot y’a des trucs qui lui échappent
« Euh, madame Mèrepoule, il se passe quoi ?
-Ben on doit aller à la mairie, on se marie, là
-Tu déconnes ?
-Non, on passe devant le maire tout à l’heure »
Le maire était un conseiller municipal ami de la famille qui a fait un speech touchant aux 15 personnes de la salle, il y avait trois ou quatre témoins, Mémé, Papi (le papa de Beaupère), la sœur de Mèrepoule et nous.
Ben j’ai failli pleurer, c’était beau.
C’était « on vient de passer quinze ans ensemble, on signe pour toute la vie ».
Pendant, Frelot et sa gonzesse se roulaient des pelles dans un coin, Frérotte courrait après ses petits, les trois filles déguisées en fées écoutaient, je cachais mon émotion derrière l’appareil photo et le mec de Frérotte derrière le caméscope.
A la fin, Frelot et son copain ont joué et chanté faux un morceau de country
Et une semaine après, ils ont envoyé un faire-part à tout le monde en forme de bonhomme plié en ribambelle avec sur chaque bonhomme le prénom d’un enfant, en première page « Ils eurent beaucoup d’enfants… » et en dernière « … Et ils se marièrent »

Je vous jure, après un truc pareil, pas facile d’être ému à la lecture du carnet mondain du mariage selon le figaro.
par Fantomette publié dans : Au travail...
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Mercredi 22 novembre 2006


Quelle merveille…
Avant, le dimanche matin quand y’avait plus de pain c’était courage à deux mains et direction la boulangerie-pas-celle-d’à-côté-celle-tout-au-bout-de-la-rue-qu’est-meilleure, blindée de gens, retour las avec une seule envie : se recoucher.
Maintenant, le dimanche matin et un jour sur deux la semaine, au réveil, l’appart sent le chaud, le levain et le pain frais. Qu’on sort de son bac en se brûlant les mains d’impatience de manger.
Ou alors quand je le fais en journée, nous voilà tous deux penchés au dessus du hublot de la machine pour regarder le pétrissage.
C’est irrésistible.
J’ai appris deux-trois bricoles en discutant avec une collègue au lendemain de mon premier pain désastré. Bon, une erreur dont j’étais consciente c’était Ô honte d’avoir confondu farine de blé noir et farine complète, la farine de blé noir est très lourde et lève assez difficilement, au goût bien trop prononcé pour en faire du pain, et j’avais tout mélangé, ne conservant qu’un œil distrait sur e mode d’emploi.
J’ai compris après. Ne pas tout mélanger, d’abord l’eau et le sel, la farine, aux quatre coins tout le reste (beurre, sucre,…) et la levure dans un petit puits dans la farine pas en contact avec le reste, détail important surtout quand on lance en décalé.
Un second pain pas franchement raté mais pas franchement réussi non plus, tout affaissé au milieu avec les bords qui pointaient, les tranches ressemblaient à la coiffure de -M-, mais c’était bon. Et enfin, le premier réussi. Bombé comme tout, qui ne retombe pas. En fait, double-bombé avec comme une paire de fesses dessus. J’avais augmenté la dose de levure de 2 ou 3 grammes (il devait y en avoir 6 grammes dans le recette originale).
Et hier, la double révélation, j’ai acheté de la levure fraîche et non pas en sèche en sachets, de la farine pleine de céréales. Premier pain, une merveille avec du beurre salé, du saumon et un filet de jus de citron, l’Homme était d’accord, c’était à tomber à genoux. Et hier… Ma première brioche…
J’ai jamais aimé la brioche industrielle mais celle-là, jvoujure, elle est à tomber, l’Homme a tapé dedans pour son petit déj, il pourra confirmer, c’est terrible.
Idée cadeau à retenir pour noël…..

par Fantomette publié dans : Moments qui font rêver
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Vendredi 17 novembre 2006
Mail de Frelot hier soir, j’étais au taf.

« Yoh,
Tu dois pas connaître la nouvelle : Papa et sa fiancée ont prévu de se faire une p'tite virée en Mauritanie pour noël donc départ je sais pas quand et retour prévu par charter le 1er janvier et donc il a demandé a Cécile si ca la dérangeait pas de garder les enfants jusqu'au 1er. Réponse négative elle veut qu'il vienne les prendre le 30, fallait s'en douter donc il propose que Frérotte gère le truc qu'elle aille les chercher le 30 : elle veut pas. Donc comme il est d'un naturel assez fataliste sur ce sujet il me dit "ouai bah c'est 400€ d'avions perdus (franchise compagnie aérienne)" je lui propose de me rendre chez l'autre pétasse le 30 pour les momes mais pour lui l'affaire ne vaut pas le coup d'etre jouée alors je sais pas quoi faire.
Mais l'autre continue a lui pourrir la vie, celle des 2 petits etc... Tu es sans doutes plus habile et convaincante que moi pour ca mais il faut (je pense) convaincre Papa de l'envoyer se faire foutre chez les Ibères et que ils se prennent les vacances parce que si papa ca le "fait juste chier" moi je pense a sa fiancée qui doit pas comprendre que son ex le fasse autant chier c'est pas humain franchement alors qu'elle (cécile je lui met pas de majuscule tient) veuille pas les garder jusqu'au 1er c'est légalement possible mais qu'elle lui interdise de partir sous pretexte que Frérotte peut pas venir chercher les petits pour  arranger tout le monde a la base... enfin je vais pas te lire cécile on la connais .
Beaupère vient de passer et m'a demandé si c'était bien a nous de nous en méler, je pense qu'il vaut mieux essayer au moins enfin voila je t'ai fait le constat de ce que Papa m'a dit. T'étais peut etre déjà au courant ou p't'etre pas en tout cas (je ne sais pas comment conclure).
Hophophop
Frelot »


Ben voilà, moi j’ai craqué parce que l’autre elle commence à être envahissante.
Elle nous pourrit la vie depuis 1994.
Et elle peut juste pas supporter que papa soit heureux, elle aurait voulu être indispensable, qu’il ne puisse pas vivre sans elle. Mais il est désespérément heureux, amoureux.
Et elle, non.
Alors elle pourrit tout.
J’ai appelé papa hier. On a parlé. Ca m’a ressorti toute la merde qu’on a vécu avec elle, des larmes, des larmes.
Il a été d’un calme olympien. « Au lieu de passer 8 jours en Mauritanie, on passera 7 jours à Paris. J’ai pas dormi la nuit dernière, j’ai eu envie de vomir, de tout casser quand elle m’a dit ça. Mais ok, qu’elle fasse ça, j’ai pris contact avec un avocat pour remédier à ça, ce sera pas avant Noël donc la Mauritanie c’est mort, mais pour plus tard ce sera bon. C’est elle qui perd tout, ses enfants, tout. Quand elle est partie 6 semaines cet été, pas une fois les enfants ne l’ont réclamée, c’est moi qui les forçais à envoyer des lettres. Tu vois, je m’inquiète pas, elle veut tout casser mais elle pourra rien casser, elle empêchera personne de s’aimer, à part peut-être ses enfants de l’aimer, elle. Déjà les deux grands, un week-end sur deux ils craquent et retournent chez leur père. Ptitdernier qui n’a que 4 ans ½ m’a dit qu’elle arrête pas de leur dire que leur père est un con, et lui-même me dit que la prochaine fois il va lui dire qu’elle a pas le droit, qu’il en a marre d’entendre ça. Tu te rends compte ? 4 ans ½ et il dit un truc comme ça, ça craint »
Il a raison.
J’ai envie qu’elle crève.
Tu sais, Cécile, tes gamins tu vas les prendre en pleine gueule plus tard, leur amour n’est pas inconditionnel et illimité. Que tu t’attaques à Papa, c’est minable mais il a les moyens de se défendre. Mais les enfants, ils sont petits et innocents, t’as pas le droit de les pourrir, t’as pas le droit, tu es en dessous de toute considération humaine.
Mais les deux petits nous aiment, aiment leur père et sa fiancée et ça t’y peux rien, t’es impuissante face à ça, ils aiment même ton mec alors que toi ils te méprisent.
T’es vraiment une salope, tu crèveras étouffée par ton propre venin.
La haine est le pire sentiment, elle est la seule personne pour qui j'en ressente, la haine que j'ai pour elle est parfois supérieure à l'amour que j'ai pour mon frère et ma soeur, et je veux qu'elle crève malgré le chagrin que ça pourrait causer aux deux petits.
C'est dingue.
par Fantomette publié dans : Quand la vie devient pourrie
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Jeudi 16 novembre 2006

« Bonjour, je voudrais joindre Josette Martin

-C’est à quel sujet ?

-Comment ça à quel sujet, je suis actionnaire mademoiselle, et j’ai des questions à lui poser

-D’accord, pour ça elle souhaite que vous lui envoyiez un mail, je vous donne l’adresse ?

-Un quoi ?

-Un mail, monsieur, un courrier électronique

-Eh ben voilà, parlez français et tout le monde se comprendra mieux, nous parlons une belle langue mademoiselle, il serait dommage de la ternir.

-…

-Elle veut pas me parler ?

-C’est la demande qu’elle m’a faite, pour les questions des actionnaires elle a beaucoup d’appels en ce moment et elle souhaite que les demandes soient formulées par mail [ouais paske d’abord je dis « mail » et je t’emmerde]

-Et son adresse c’est comment

-Alors c’est jmartin

-Attendez, vous allez trop vite

-Alors J

-oui

-M

-oui

-A

-oui

-R

-oui

-T

-oui

-I

-oui

-N

-oui

-@ [prononcé ‘at’]

-Et comment vous l’écrivez, ça ?

-Non, monsieur, ‘at’ c’est ‘arobase’, le petit ‘a’ dans l’escargot, il ne faut pas l’écrire

-Mais parlez français bon sang, ‘arobase’, je comprends

-Ensuite c’est société-truc.com

-Vous allez trop vite mademoiselle, ensuite c’est ?

-C’est le nom de la société avec un tiret entre les deux mots, S.O.C.I.C.E.T.E-T.R.U.C

-Oui

-.com

-Je répète martin@société-truc.com, c’est ça ?

-Non, il y a un ‘j’ devant ‘martin’

-Et c’est quoi ce J ?

-C’est le prénom, Josette

-Ah oui, merci

-Je vous en prie, monsieur, bonne soirée »

 

 

 

 

Aaaaaaaaaaaaaaaaah !!!!!!!!

par Fantomette publié dans : Perles de l'accueil
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Mercredi 15 novembre 2006

-T’as la peau sèche, t’hydrates pas ta peau

-Mais c’est parce que je me suis pas rasé ce matin

-C’est pas une raison, faut hydrater ta peau tous les jours, rasé ou pas, ça prend trois secondes de mettre un coup de crème, regarde, là et là et là, t’as la peau sèche

-Oui mais j’ai pas de crème

-Et ton après-rasage ?

-Oui ben c’est de l’après-rasage, pas une crème hydratante

-Bien sûr que si, c’est écrit en gros dessus « baume hydratant », donc quand t’en mets sur les joues, mets-en au passage sur le haut du visage

-[grognement du mâle vaincu par le bon sens de sa femelle]

-[gloussement de victoire]

-Et pis je vais acheter de la crème antirides

-Mais ça va pas ??? Ou alors t’en mets pas autour des yeux, hein ? |L’Homme a les yeux qui sourient, vous savez, ce début de rides au coin des yeux proprement irrésistibles qui fait que quand l’Homme sourit il relègue Hugh Grant au rang de bellâtre avarié| Tes yeux sourient…

-C’est faux !

-Je te fais un compliment sur ce qui te rend le plus sexy et tu râles…

-[ronronnement flatté] T’as fait attention aux yeux de mon père hier ? Parce qu’il y a des chances que je finisse comme lui quand même

-Tu sais bien que quand il y a plusieurs hommes dans une même pièce je ne vois que toi

-[ronronnement satisfait] Oui enfin sauf mon frère que tu confondrais avec moi si il n’avait pas un bouc

-Ah non t’es beaucoup plus beau que ton frère, t’es plus… Il est moins…

-Ouiiii ?

-Ben désolée pour ta belle-sœur mais elle a pas choisi le bon, quoi, enfin si, elle m’a laissé le meilleur

-Qu’est-ce qui te fait dire ça ?

-Je veux pas être vexante pour toi ou pour lui mais il est plus brut de décoffrage, quoi…

-Et tu entends quoi par là ?

-[P’tain…] Ben… Il chasse…

-*rigole*

-C’est vrai, je veux dire, pas le fait qu’il chasse, ça je m’en fiche comme de ma première couche sale mais tu vois, c’est ce qu’il y a autour, ce que ça veut dire, enfin, si ton frère chassait pas je te dirais que c’est tous des abrutis de première mais là je peux pas mais tu vois ce que je veux dire ? C’est le côté chasseur/fusil/armes exposées dans le salon, j’aime pas ce côté là, ton frère chasseur en tant que ton frère, ça me va, on vit pas ensemble, hors chasse il est sympa je l’aime bien mais un chasseur en tant que mon mec je pourrais pas. C’est comme les fusils accrochés aux pattes de chamois mort chez tes parents…

-Ah oui, ça j’aime pas trop non plus…

-Sur les murs roses…

-J’habitais encore chez eux, quand ils l’ont fait. Tu imagines mon traumatisme quand ma mère a décidé de repeindre les murs en rose ?

-…………….oui… Sûr c’était pas une idée de ton père ça !

-Ah non !

-Comme les pots repeints et le khôl au lion en pierre peint en jaune dans son jardin…

-Ouais, elle a des idées bizarres quand même

-Moi je trouve ça chouette. Enfin, personnellement j’aime pas, mais elle, elle s’éclate à repeindre les lions en jaune, les pots en bleu ciel et les murs en rose, quand on arrive et que toute fière elle nous montre sa brouette repeinte en jaune pâle transformée en jardinière au milieu du jardin, j’adore, j’en voudrais pas chez moi, mais tu sens qu’elle a adoré le faire.

On dirait une petite fille sa mère des fois, elle a cette candeur des mômes quand elle repeint tout ce qui lui passe sous la main un jour de congé et nous le montre toute fière le dimanche suivant.

-C’est clair… C’est une enfant !

-Ben tu vois, quand je dis que t’es un môme, les chiens font pas des chats

-Je suis pas un môme, j’ai 30 ans, Cosmo ils disent qu’on devient un homme à 30 ans

-Tu as  29 ans, tu es immature.

-*baille*

-*baille*

-T’éteins ? Je suis naze

-Ouais, bonne nuit…

-Fais de beaux rêves

-Je vais tâcher de rêver de toi...

par Fantomette publié dans : l'Homme
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Mardi 14 novembre 2006

Ou presque...

J'ai fait mon mannequin virtuel d'après ce site

 

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Y'a de ça... Disons que je mange bien à la cantine, quoi...

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En vrai j'ai les cheveux plus rouges et beaucoup plus longs, un peu moins de seins, les fesses plus rondes et les yeux noirs... Mais j'aime bien finalement !

Aller, demain je retire le haut...

par Fantomette publié dans : Fantomette a encore frappé
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Lundi 13 novembre 2006

Qui revient, en fait ça fait un bail que j’en fais.
J’ai commencé avec ma grand-mère maternelle que nous nommerons ici mémé pour des raisons évidentes de simplicité.
Mémé, à ce que je sais, bouclait ses fins de mois en tant que couturière et c’est une reine dans son domaine. Elle coud tout et n’importe quoi, elle part en Russie ? Hop elle se coud un manteau bien plus chaud que ceux du commerce et bien moins cher. Petite, j’ai passé pas mal de mercredis chez elle, pas mal de temps dans ses jupes à réclamer que « Mémé, tu m’enfiles mes aiguilles ou j’te pique le cul ! », et elle de rire et moi de lui courir après l’aiguille à la main, j’ai grandi au milieu des chutes de tissus, des doublures plus douces les unes que les autres, les lamés or que j’étendais au maximum pour voir se craqueler le doré, les robes de princesses qu’on se faisait…

Dans le garage chez mémé, les placards sont pleins ras la gueule de tissus, les étagères qui vont du sol au plafond sont pleines de fil, boutons, aiguilles, rubans, élastiques, agrafes, craies,…

Je crois que je sais ce que je lui demande à Noël à ma mémé, ses fonds de placard. Tout ce qui ne lui sert pas. Parce que là je peux pas coudre de suite, j’ai besoin de fil costaud (les fils de chez Leclers à 2€ les 20 bobines, j’abandonne), de canettes, d’agrafes, de boutons, d’élastiques, d’épingles, surtout, de papier à patron, de toile, de ces milliers de choses indispensables.

Bon, je crois que je vais encore devoir patienter un petit mois et demi avant de me lancer, pis comme dit Mèrepoule « Faut commencer avec des torchons ma fille, c’est comme ça que tu vas apprendre » !

Bon, c’est parti.

L’Homme, si tu veux refaire cuire des torchons, c’est quand tu veux, faut que j’en refasse pour m’entraîner, ça doit faire plus de deux ans que j’ai pas touché à une machine. Mais mon petit doigt me dit que c’est comme le vélo, ça.

Demander les fonds de placard à Mèrepoule aussi… J’ai hâte et pas encore le budget pour dévaliser les boutiques de tissu (quoiqu’il y en a du pas hyper cher chez Ikea… Mais aller chez Ikea c’est m’exposer à des dépenses inconsidérées), reste plus qu’à attendre Noël, les surplus de Mèrepoule et de mémé et au retour à Paris, je fais comme l’homme avec un nouvel ordinateur ou un nouveau linux : je le rend célibataire pour une soirée…

Depuis ce midi je traîne sur divers blogs de couture, vivement que j’ai tout le matos…

par Fantomette publié dans : Moments qui font rêver
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