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Mercredi 31 octobre 2007
Je vous préviens d’avance que faut pas se foutre de moi.
Je me suis rappelée brutalement que j’allais avoir 22 ans, soit pas grand-chose, on est d’accord. En fait, mon anniversaire à tendance à m’indifférer  étant donné que l’âge n’est pas intéressant.
Déjà, j’y pense pas, j’ai rien réclamé comme cadeau (des sous !), pis de toutes façons, le jour de mon anniversaire, toute la famille m’appelle pour savoir ce que je veux qu’on m’offre… à Noël… Alors moi qui suis pas mal branchée misanthropie, avoir 25 appels persos dans la journée, ça me perturbe. Faut répondre à chacun ou rappeler sous peine d’avoir l’air malpoli, savoir quoi répondre quand on te dit « quoi de neuf ? », remarquez, pour une fois y’a une différence depuis l’an passé, j’ai changé de boulot. Soit.
Ah si, une idée cadeau pour la famille (ou tout autre bienfaiteur) qui me lit et je sais que vous êtes là (qui tape « fantomette vauville » sur Google pour arriver ici ? Je te vois dans mes stats tous les jours ou presque) (Ah ah ah, Big Brother is watching you, je suis machiavélique), bref, je veux bien une oreillette bluetooth pour mon portable quand je téléphone en voiture because mon kit main libre est merdique et tient pas et que ça me force à faire des acrobaties entre l’oreillette vagabondeuse, la bouteille d’eau, la pelure de mandarine (je mange dans ma voiture ce qui explique que le sol soit constellé de miettes et divers débris alimentaires, mais j’ai toujours des lingettes pour me laver les mains et mon volant avant et après) ou à hurler dans le vide « ATTA QUITTE PAS, QUITTE PAS, J’AI PERDU MON CASQUE, JE ME GARE AU FEU ROUGE ET JE TE REPRENDS », et vu que je respecte le code de la route, je conduis pas portable à la main.
Voilà, merci à vous amis lecteurs, j’ai trouvé ce que je veux à mon anniversaire c’est une oreillette bluetooth, (si vous trouvez la rose à strass, je prends, sinon j’en veux au moins une rouge ou une originale, quoi, genre en forme d’animaux, toussa, mon portable est un Sony Ericsson W550i).
Bref, j’allais vous parler d’un truc qui est que j’ai l’impression de vieillir pour la première fois depuis 22 ans et que ça me chamboule, je commence à faire gaffe à pas froncer les sourcils (risque de rides moches), par contre je souris beaucoup (tant qu’à avoir des rides autant qu’elles soient  jolies), je hausse pas les sourcils (risque de rides moches), et commence à mettre de la crème matin et soir et à me démaquiller nickel (à cause des rides), je pense à l’avenir, à des trucs genre « est-ce que je vais avoir des enfants ? », surtout cette question d’ailleurs qui me travaille, parce que plus le temps passe et moins je suis sûre que j’en voudrai. Disons que le concept de la mère de famille me botte mais faire des bébés pour de vrai, être enceinte (et choper des vergetures), accoucher dans le sang et la douleur, élever un vrai bébé que tu peux pas refiler à ta mère quand t’as plus envie de jouer avec (concept du petit frère/sœur), à qui faut changer ses couches pour de vrai, ne plus jamais avoir le temps de prendre un bain avant ses 18 ans, te rendre compte aux 6 mois du bébé que t’as pas échangé un mot avec ton mec qui ne soit pas en rapport avec ton petit, ça me fait pas envie. Alors que d’un autre côté, je me vois trop bien avec un bébé, un vrai, on saurait si on peut avoir des bébés aux yeux bleus vu que lui a les yeux bleus et moi marrons, l’idée d’un mélange de lui et moi me plait vachement, en plus je le vois trop en papa, lui, pis je nous vois bien avec une fille amoureuse de son père, fiers de notre progéniture, bref, je nous vois bien avec l’image de la famille de carte postale, mais la réalité me fait flipper. C’est con vu que j’ai plus d’une demi-douzaine de frangins, la réalité je devrais la connaître, mais non, j’ai que la technique. Techniquement, je sais m’occuper d’un bébé, lui changer une couche en moins de 4 minutes boutons de body compris, je sais comment les tenir, les porter, les endormir, les calmer, les nourrir, forcément, je l’ai fait des milliards de fois. Mais la réalité d’être à la tête d’une troupe de 1 ou 12 mômes me botte pas plus que ça.
‘Fin, vous me direz « Mais non, t’es juste pas prête, t’as le temps », ça faut avouer que j’ai pas encore le tic tac dans le ventre, je suis large. Mais c’est la faute à une remarque banale « Oui, toi t’as 22 ans, t’es pas pressée, mais lui ? Peut-être qu’il te le dit pas pour pas t’inquiéter mais qu’il a a pas envie d’attendre 35 ans avant d’avoir un bébé, qu’il a pas envie d’être un vieux papa », d’abord mon père a moi a eu son petit dernier à 46 ans et le premier qui me dit qu’il est vieux je lui colle un pain. Mais cette remarque à la mords-moi le nœud, m’a collé une pression, et chaque fois que je me sens contrainte j’ai plus envie. Pour tout, par esprit de contradiction, je sais pas, mais si je sens quelqu’un pressant que je fasse un truc, faut à tout prix que je fasse l’inverse. Depuis cette remarque insouciante et innocente d’une copine, je vois que les inconvénients, je trouve ça nul, bruyant, ruineux, envahissant, esclavageant, tue-l’amour, bref, à éviter à tout prix.
Ben mon vieux, on est pas sortis de l’auberge avec mes crises existentielles post-ado.
ti_bug_fck
par Fantomette publié dans : Le premier jour
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Vendredi 26 octobre 2007
Retour de chez le neurologue…
Pour aller à l’hosto de chez moi, il faut maxi 1/4h, je me suis dit qu’en partant à 10h pour 10h30 ce serait bon.
Grossière erreur mon cher Watson, puisqu’il faut tourner 1/2h pour se garer, Créteil, pour se garer près de l’hôpital c’est pire que Paris un jour de grève des métros, y’a des bagnoles partout.
Partout, hein, genre sur les plates bandes, les passages piétons, le long des stationnements interdits, aux sorties de virage (visibilité zéro, j’ai failli me manger une connasse dans la voiture de l’Homme qui me l’avait prêtée).
Résultat, tu pars en avance, t’arrives en retard et t’as rendez-vous avec le SEUL spécialiste du monde qui reçoit à l’heure.
Il a beau dire « C’est pas grave » quand tu t’excuse de ton retard, il a l’air aussi sincère qu’un dentiste qui te jure que t’auras pas mal en faisant vrombir sa fraise comme un jeune de banlieue ferait vrombir sa mobylette trafiquée*.
Il te pose des question sur ta vie, ton œuvre, ta tension, il te demande un truc comme « Et vous avez un pouls rapide ou lent ? » Gnéé ? Il te poulse, te tensionne assise et debout, te demande de regarder son nez et il tend ses bras comme un jésus et agite ses petits doigts boudinés un coup à droite un coup à gauche et toi tu dis de quel côté ça bouge, il te demande depuis quand, qui, ou, comment, pourquoi t’as des migraines et ce qu’en pense ta gynéco, et il paraît surpris que t’aies pas parlé de tes migraines à ta gynéco alors tu promets de le faire la prochaine fois, il joue au jeu du médecin, à savoir te raconter les molécules dans les médicaments, et toi tu approuves comme si tu comprenais (« Ne surtout pas le vexer si je veux qu’il me file ma drogue »), et enfin, après t’avoir donné un agenda migraineux vierge de la taille d’un timbre-poste et écrit un petit mot à ton médecin traitant (qui lui avait lui-même écrit un petit mot), il te prescrit bêtabloquants en traitement de fond et triptans en traitement de crise, le caissier te laisse repartir sans payer (merci l’hôpital public et spéciale dédicace à ma mutuelle) et tu rappelles ton chef qui a oublié que tu étais absente ce matin et qui t’a laissé un message inquiet, te redoutant morte sous un poids-lourd, pour lui dire que tu es juste à l’hosto, du coup tu es accueillie par plein de regards compatissants « Bah alors qu’est-ce qu’il t’arrive ? », parce que tu as oublié de préciser que tu étais à l’hosto pour une consultation chez un neurologue et pas suite à ta rencontre avec le poids-lourd sus-cité.
Allez, ma Fantomobile est réparée faut pas que je traine, moua, ce soir, je vous bise, les gens, et je réponds à vos commentaires plus tard.




*J’attends les remarques outrées des jeunes de banlieue pour cause de manque de respect, racisme, toussa (faites preuve d’imagination, que diable !)…i_bug_fck
par Fantomette publié dans : Migraines, agenda et traitements...
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Jeudi 25 octobre 2007
Je me suis rappelé ce matin pourquoi j’avais arrêté les transports en commun pour la Fantomobile alors que ça me coûte trois fois plus cher.
Ce matin, par exemple.
La théorie : Je pars à 8h23, prends le bus de 8h27, j’arrive à la station « RER » à 8h33, je suis sur le quai à 8h37, le temps d’acheter un magazine et je prends le RER de 8h41, qui me dépose à Nation à 9h06, je prends le métro jusqu’à Belleville et j’arrive au bureau à 9h25 le temps de me faire un café à 9h30 pétantes je suis en poste.

La pratique : le bus est où super en avance ou super en retard (quand il passe), alors faut que je prévoie d’arriver à l’arrêt au moins 5 minutes avant l’heure théorique et que je prévoie que le bus a tendance à passer à l’heure du bus suivant, mais au cas où il serait à l’heure faut quand même que je sois à l’arrêt 5mn avant. Donc je prévois de prendre le bus de 8h17, plus les 5mn plus le temps d’arriver à l’arrêt, je pars à 8h10.
Mais le RER fait des blagues et aime s’arrêter 10mn à une gare puis rouler au pas jusqu’à la suivante et enfin repartir à la bonne vitesse avant de s’arrêter à moitié engagé sur le quai de la station d’arrivée. Temps de retard moyen par RER à l’arrivée à Paris : 15mn. Donc vu qu’un bus ou un RER par chez moi c’est toutes les 10mn, faut que je prévois 2 bus d’avance pour avoir 2 RER d’avance pour pas arriver en retard.
Donc je pars à 7h50 en espérant avoir le bus de 7h57 qui passe généralement entre 5 et 10 minutes plus tard (alors que le bus précédent était évidemment à l’heure et n’est pas en retard pour que je puisse le prendre dés que j’arrive à l’arrêt de bus), ce matin il est passé à 8h11. Le chauffeur roule comme un porc, s’amuse à piler en ligne droite (je JURE qu’il n’y avait rien sur la route, ni chat, ni mémé, ni enfant qui justifie de piler, c’était pour s’amuser), il arrive vite sur les virages et freine fort et prend quand même le virage trop vite donc tout le monde valse et un gamin de 6-7 ans de cogne violemment la tête dans la barre à laquelle il se tenait, le pauvre chou serre les dents pour pas pleurer mais j’en pleurerais à sa place tellement j’ai mal pour lui (foutue empathie), il pile à chaque arrêt de bus (entretemps je m’étais malicieusement interposée entre l’enfant et le point d’impact de la barre de fer ce qui fait que je me suis mangé un petit dans le bide deux ou trois fois),  et à la personne qui lui demande de conduire prudemment il répond « je t’emmerde », je suis en train de taper un courrier pour la compagnie Optile qui emploie cet imbécile doublé d’un gros con.
Ce matin, aussi, le RER est parti en retard (alors que je pars du terminus de la ligne ! C’est bien le seul moment où il devrait être à l’heure !), et je suis arrivée à 9h30 pétantes eu bureau.
C’est une compagnie privée de mayrde qui gère les bus chez moi, compagnie privée = profit au mépris des usagers et du service, vive le public et les grèves, ma Fantomobile et moi polluons donc en toute bonne conscience, faut vraiment être obligé pour se déplacer dans de telles conditions.
Voici mon courrier adressé au service consommateurs, je n’en suis pas peu fière. Nomého, faut pas faire chier Fantomette


 
Paris, le jeudi 25 octobre 2007


Objet : réclamation au sujet d’un de vos conducteurs – réseau STRAV


    Madame, monsieur,

    Je viens par la présente vous faire part de mon indignation quant au comportement d’un de vos conducteurs, ce matin-même dans le bus J2 de la STRAV sur la portion Villeneuve-Saint-Georges vers Boissy-Saint-Léger, votre formulaire de réclamation en ligne ne fonctionnant pas pour raisons techniques.
    Le bus en question était celui qui devait passer à 7h59 à Naoures C.H.
    J’étais présente dans ce bus de la mairie de Limeil-Brévannes à la gare RER de Boissy-Saint-Léger, et outre son retard de 14 minutes (les retards étant systématiques sur cette ligne ce retard-là n’est pas si choquant), le chauffeur a eu un comportement inadmissible pour une personne chargée du transport et de la sécurité de dizaines de personnes. Etant donné le retard important le bus était assez chargé, et le chauffeur conduisait trop vite, très mal, « s’amusait » à piler sur une ligne droite sans autre raison apparente (ni chat, ni mémé, ni enfant traversant brusquement la route) que nous faire trébucher et tomber pour certains (ceux qui tombaient n’étaient bien évidemment pas les jeunes hommes et femmes en pleine forme mais des enfants ou personnes âgées), quand ça ne provoquait pas des chocs violents contre les barres en métal servant à se tenir (même remarque que précédemment).
    Chaque virage était abordé trop vite (chutes, chocs, éclats de voix…), et au lieu de freiner normalement à l’approche d’un arrêt, le chauffeur pilait encore (chutes, chocs, éclats de voix…), je vous épargne le récit des ronds-points (chutes, chocs, éclats de voix…) que nous avons eu le malheur de trouver sur notre route.
    Ce n’est pas un effet de mon imagination puisque tout le monde autour de moi se plaignait d’avoir à faire à un chauffeur qui selon l’âge et le langage des passager « Conduisait comme un fou » (pour rester polie) « Avait pas le permis » ou « a eu son permis dans un paquet de Bonux ».
    Je passe sous silence qu’il ne s’est pas arrêté à un arrêt pourtant demandé ou omettait d’ouvrir certaines portes malgré les véhémentes protestations, ceci ne remettant pas en cause la sécurité des voyageurs.
    Je vous remercie de prendre mon courrier en considération afin que les autres passagers et moi-même puissions désormais voyager sereinement à bord des bus de votre compagnie sans crainte de recevoir subitement une personne âgée dans les bras ou d’assister impuissant aux larmes d’un enfant venant de se cogner violemment la tête dans la barre en métal à cause d’un chauffeur sans doute levé du pied gauche.
    Je me tiens évidement à votre disposition pour tout renseignement complémentaire.

    Veuillez recevoir, madame, monsieur, mes sincères salutations.


Fantomette

Aux personnes qui reconnaîtraient éventuellement danc ce descriptif leur chauffeur de ce matin, n'hésitez pas à en faire la remarque à la compagnie, c'est important de le signaler (ne serait-ce que pour ce gamin qui m'a fendu le coeur, puis l'estomac).

par Fantomette publié dans : Fantomette a encore frappé
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Mercredi 24 octobre 2007
Y’a des jours comme ça où tu voudrais écrire un truc et ça vient pas. T’as rien à dire.
T’aimerais pourtant t’amuser un peu avec les mots, lancer des belles tournures, parce que je dois vous avouer que ce que je préfère dans l’écriture c’est pas raconter des choses, c’est trouver des mots qui me plaisent, sortir des vieux mots d’argot, faire des phrases à tiroirs, mettre des dizaines de parenthèses, la sémantique m’enchante, la linguistique m’émeut. Toutes les fautes que vous pourrez lire sur ce blog sont des fautes de frappe ou d’inattention, je fais jamais de fautes. Ou alors volontairement.
Je peux dire « Mais c’est exactement qu’est-ce que je viens de te dire ! » alors que un « malgré que » me colle des boutons.
C’est con mais je juge les gens à leur façon de parler.
Le pire potentiel d'irritabilité est selon moi dans le langage.
On peut faire des fautes  d’orthographe par pelletés, ça me fend le cœur et me rend triste à pleurer, mais si la forme est belle, c’est à moitié pardonné.
Un étranger qui parle un français approximatif, ça s'excuse, c'est touchant, exotique, comme un plat cuisiné avec amour par votre ami réunionnais qui vous brûle la gorge de piment et vous ruine l'estomac trois jours, ou un superbe gâteau à la jelly offert par votre voisin anglais qui vous file la nausée rien qu'à le voir blobloter, mais que vous appréciez parce que c'est fait de bon coeur même si c'est pas votre truc. Le principe des doubitchous du Père Noël est une Ordure.
Mais un français médiocre, des formes laides, des « malgré que », une grammaire massacrée, même sans fautes ça me hérisse et me fait classer mon interlocuteur dans la catégorie des gens irritants. Si on ne maîtrise pas la langue, on parle le plus simplement possible, sans figures de style, sans tenter la métaphore de bas étage, le mieux est l’ennemi du bien, c’est valable aussi pour moi en pâtisserie, je suis pas très douée dans le domaine alors je m’abstiens de faire du compliqué genre une forêt noire ou un fraisier, pour moi c’est tarte aux pommes ou gâteau au yaourt c’est très bon aussi. Entendre quelqu’un mal maitriser le français tenter de parler comme Baudelaire ça me fait le même effet que si vous, vous alliez chez quelqu’un qui sait pas cuisiner qui a tenté le grand jeu et vous sert un plat pas assez cuit, trop salé genre la soupe à la ficelle de Bridget Jones. Oui, l’effort est louable mais ça rend chagrin de devoir bouffer un truc pareil, et on supplie une bonne platée de pâtes avec du gruyère râpé et un morceau de beurre salé qui fond au milieu. La cuisine, c’est comme la grammaire, rien n’est inné, ça s’apprend (et venez pas me dire que tout le monde n'a pas les moyens de, j'ai été élevée dans une famille où on n'avait pas les moyens de, ça n'a rien à voir avec l'argent).
C’est bien simple, je lis du San Antonio uniquement pour sa plume, j’en ai lu au moins 80 bouquins de lui (merci Emmaüs et ses bouquins à 1 ou 2 francs), alors vous pensez, à la deuxième page je sais qui a tué qui et qui va mourir et à chaque nouvelle scène je peux affirmer que « là c’est un piège » ou que « là il va choper un témoin clé » à la première phrase de l’action.
Mais putain de dieu, quelle plume ! Il emploie l’argot avec un talent inégalé, modèle la langue selon son bon vouloir, surtout dans la bouche de son ignoble adjoint qui parle si mal que ça en devient un art. Je vous citerais bien des passages de ses bouquins, mais déjà que je soupçonne ma chef de se douter que j’en glande pas une, si en plus elle me voit avec le roman ouvert sur le bureau, elle peut le prendre mal.
J’ai la larme à l’œil quand je me récite des poèmes de Baudelaire, je suis émue de la justesse, du rythme, des rimes, des alexandrins parfaits, du sonnet à la forme parfaite (les autres formes de poèmes me touchent moins, je sais pas pourquoi), le sens global m’importe peu en fait, j’aime juste réciter des poèmes à voix haute ou dans ma tête pour m’émouvoir le la perfection du truc, c'est trop alambiqué pour que je le comprenne et l'étudier me rappelle l'école, ça me fait fuir.
Comme Brassens, c’est à pleurer. Pierre Perret aussi, son dernier album « Mélangez-Vous » est magnifique, et tous deux en dehors de leur plume fabuleuse ont un message très fort, ce qui ne gâche rien.
Brassens avait chanté un poème de Victor Hugo, je crois, admirez cette phrase de toute beauté qui m’émeut depuis que je suis en âge de comprendre le subjonctif passé « Dieu voulut que ses coups frappassent les amants par Satan liés », moi ça me laisse rêveuse une telle maîtrise de la langue.
 
 
Sinon, l’Homme et son frère ont déposé la Fantomobile au garage hier soir après de nombreuses péripéties, la fixation où on accroche la barre de tractage a lâché (le pas de vis où on visse la boucle de tractage en métal était trop abîmé, ça a pété de en-dedans), ils se sont retrouvés avec sur les bras une vouature qui roule pas qu’on peut pas tracter, mais sur les diesel y’a une technique spéciale pour pouvoir passer les vitesses sans embrayage (j’en ai mal au cœur rien que d’imaginer ma Fantochérimobile  subir des vitesses passées à la barbare sans embrayage, mais c’était ça où payer le remorquage). Et quand l’Homme m’a raconté ça, tout ce qui m’est venu à l’esprit c’était pas du beau français en jolies phrases alambiquées, surtout qu’au passage il me racontait sa voiture pro fracturée pour la deuxième fois en 15 jours avec tout plein de matos (pro et perso) piqué par des petits cons qui mériteraient un bon poing dans la tronche et un genou dans les glaouies, ça ferait pas avancer le bizness mais ça soulage. Alors on s’est lamentés une partie de la soirée sur nos déboires de voiture, et après deux apéros on allait mieux.
 
 
Au bureau, on m’appelle « la p’tite »
« Fermez la porte, la p’tite elle a froid »
« Tiens, tu donnes ça à la p’tite ? »
« Tu le notes sur un post-it et tu le mets sur le bureau de la p’tite ? »
Je sais qu’à 21 ans (22 dans moins de 15 jours mais chuuut je regrette encore mes 20 ans) je suis la plus jeune de la boîte, et qu’au quotidien je suis entourée de gens plus âgés que moi, j’aime bien être reconnue comme la petite (alors que mon mètre 70 + mes talons me font plafonner à au moins 1,80m et regarder quasiment tout le monde de haut), à chaque fois ça me fait plaisir quand je surprend quelqu’un m’appeler comme ça, et ceux qui disent « Elle est pas si petite » j’ai envie de leur dire « Chuut, laisse-les dire… »


Ben vous voyez, j'avais rien à vous dire que je disais en première ligne...
par Fantomette publié dans : Morceaux de la vie de tous les jours
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Lundi 22 octobre 2007
De merde.
J’en aurais pleuré, dites.
Samedi soir j’avais organisé un dîner chez une copine à Paris dans le 20ème, vu que c’était soir de finale et que la France jouait plus, aucun intérêt pour moi, et aucune envie de me retrouver entourée de mâles pleins de bières comme je supposais que l’Homme allait passer la soirée, on avait passé un accord, je le dépose où il veut samedi soir, il picole tout ce qu’il veut et je le récupère où&quand il veut mais pas trop tard vu que je suis une marmotte et que passé 23h30 (parce que j’ai fait la sieste, d’habitude c’est 22h-22h30) je rentre.
Heureusement, il s’est mal organisé, a fait le fainéant, et s’est dit « tout le monde a du déjà prévoir un truc, je reste à la maison ».
Moi j’avais fait des kilos de gâteaux orientaux au miel, amandes, cannelle et fleur d’oranger et des macarons à la noisette, le tout dans deux énormes boîtes en fer, et je pars sur les 17h30 avec le GPS de l’Homme, fière come un paon dans ma Fantomobile, j’appelle Coupine que je devais rejoindre en milieu d’aprèm pour faire à manger avec elle pour m’excuser de décoller si tard « tu comprends, j’ai fait la sieste » et je décolle, guillerette.
2km plus tard, je redémarre à un feu rouge. Première, seconde. Clac. Pas de troisième, un clac. La pédale d’embrayage pendouille dans le vide, le moteur patine, je peux plus avancer, je me laisse glisser avec mon peu d’élan et la pente jusqu’à un bord de route où je suis le moins dangereuse possible, et commence à maudire ma satanée bagnole.
J’appelle l’Homme pour qu’il vienne me tracter, j’appelle mon père parce que je suis très en colère et que vu que mon chéwi vient me dépanner, ce serait limite de l’accueillir avec des gros mots et faut que je me calme en expliquant à quelqu’un que je suis très en colère. Papa est sur boîte vocale. Qu’importe, j’appelle maman. Qui à son habitude ne me plaint pas mais me dit que déjà tant qu’elle est pas déclarée morte par un garagiste on part du principe qu’elle est juste blessée, que ta voiture elle a pas de problème d’embrayage donc ça doit être juste le câble, que non, ma biche, ton père n’y est pour rien même si c’est lui qui te l’a vendue, tiens, je te passe ta sœur, je te précise laquelle : la grande, parce que si je dis juste « ta sœur » tu sais pas qui c’est ha ha ha, bisous ma grande bediche et à bientôt.
Ma sœur me dit que arrête tes conneries, tu vas pas acheter une bagnole neuve, ça perd ¼ de sa valeur en 2 ans ; achète une occase comme Beaupère qu’a acheté son camion la moitié de son prix parce qu’il avait été loué en utilitaire pendant un an, t’inquiète, dis-toi que t’as de la chance ton mec peut te récupérer t’as pas la dépanneuse à payer, pis passe-lui le bonjour allez, et à bientôt, salut.

Merci la famille, personne pour me plaindre, me dire « ma pauvre chérie », non, mais bon, c’est aussi pour ça que je les aime.
Bref, voilà, ça m’a ruiné ma soirée gonzesses, l’Homme m’a tractée sur les 2km (même pas) qui séparaient la Fantomobile de la maison et vu que j’avais pas mis la clé mon volant s’est bloqué et on a flippé tous les deux vu que je lui suis rentrée dedans et que j’ai fêlé (un peu) mon pare-choc (et rayé le sien de sa voiture le lendemain mais c'est une autre histoire de maladresse dans le parking souterrain), on est revenus sur les lieux du crime pour retrouver un bout de pièce tout mort tout cassé et pas réparable, finalement le frère de l’Homme qui bosse chez Renault connaît bien le garagiste chez qui toute l’usine va faire réparer ses voitures, et le garagiste le connaît bien lui et leur père donc il va pas m’arnaquer et il paraît que c’est dans les 50€ pièce et main d’œuvre d'après l'appel de mon beauf' au garagiste, appel que m'a retransmis l'Homme. Bon, la dernière fois qu’on m’a annoncé un prix il a fait x4 entre l’oral et le devis, donc là on va rester prudent mais je devrais m’en tirer pour moins que le prix de la voiture (qui à ce jour cote 2200€ moins la carrosserie pourrie rayée par les gosses de la cité, voiture que j’ai payée 1000€ + 500€ de réparation en juin, tout va bien, je suis encore gagnante).
Rhha, je suis redevenue piétonne et ça m’énerve.
Et là j’hésite à la vendre dans les 1700€ vu que la carrosserie est abîmée et qu’elle partira pas à 2200, parce que je suis vexée (ou peut-être parce que que je veux une C1), ou alors je la garde parce que quand même, est-ce que je retrouverai une voiture à qui je fais entre deux et trois pleins (grand maximum) par mois pour 45 km/jour dont au moins 35 de bouchons (un vrai chameau ma titine) ? Ca vaut peut-être le coup d’investir dans un câble d’embrayage et une paire d’essuie-glace tout neufs (achetés hier en signe de pardon d’avoir pété son câble) même si elle est pas aussi mignonne et moins rouge qu’une C1 ? Bon, je vais la laisser faire les preuves de sa bonne volonté,  qu’elle me prouve qu’elle veut que je la garde si elle veut pas finir entre les dents géantes d’une grosse broyeuse à métaux à la casse (t’as entendu Titine ? T’arrêtes les conneries, un peu ?).
par Fantomette publié dans : Quand la vie devient pourrie
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Jeudi 18 octobre 2007
Il y a de ces coïncidences amusantes.
Comme recevoir un mail d’une Maria Irinovskaya via le site Copains d’Avant.
Sur lequel je suis inscrite comme tout le monde.
Première interrogation, « C’est qui ? ».
Elle me répond dans son mail « Te rappelles-tu  de la chorale Wesna ? » un peu que je m’en rappelle « Est-ce bien toi qui nous avait gentiment hébergées à Bouguenais ? » un peu que c’était moi !
Enfin, c’était mon papa.
Wesna c’est un chœur d’enfants Russes de 10 à 15 ans venus en France deux fois de suite deux années consécutives et qui avaient besoin d’être hébergés, alors la commune cherchait des familles, et Madame le maire c’est une copine à papa alors elle lui a demandé.
Papa a dit oui, évidemment, il adore les étrangers, papa (on a aussi reçu des choristes Roumaines, une étudiante Argentine,…) pis comme il parle un peu Russe c’était l’occase de réviser.
On a nous aussi révisé, répétant religieusement « Dobrie dien, minia zavout Fantomette, kak tibia zavout ? » pour les accueillir correctement, elles savaient dire « Bonjour, comment allez-vous merci de votre accueil »
Passés ces quelques mots, on avait aucune langue en commun. Mais pour des mômes c’est rarement un frein alors on est devenues copines, la première année il y avait Maria, Darina et leur chef de chœur dont je me rappelle pas le prénom, le frangin dormait avec Papa, la chef de chœur dans la chambre du frangin et les deux filles dans notre chambre à ma sœur et moi, les filles étaient un peu coincées, faut dire qu’avec ta chef à portée de main t’évites les conneries. La seconde année, il y avait Maria, Leira, Darina et une deuxième Maria dont les couchages étaient répartis entre matelas par terre dans les chambres et matelas par terre dans le couloir, un mec de la DDASS serait venu il aurait cru à une colonie de vacances clandestine, des gosses partout je vous dis. Et bien qu’on avait poussé un peu les murs vu que Atrocedragon s’était installée à la maison avec ses trois gamins, je te vous raconte pas le bordel à la maison, 6 mômes + 4 Russes sans compter les parents et les copains souvent là, on a grandi dans une maison aux portes ouvertes.
Mais c’était marrant, comme le papier peint était pas posé on écrivait sur les murs en placo avec des marqueurs, on a appris à écrire nos prénoms en alphabet cyrillique, on mangeait assis en rond par terre avec un grand drap sur les genoux en guise de nappe/serviette et les plats au milieu et on rigolait bien, les Russes étaient un peu hallucinées mais elles suivaient le mouvement, elle étaient pas habituées à la vie de bohème qu’on menait avec papa.
Nos voisins ont accueilli deux des cinq garçons russes de la chorale, très charmants, d’ailleurs, ils nous avaient tenu la main à ma sœur et moi pour traverser un ruisseau en marchant sur des grosses pierres, on en avait rougi d’émotion, dites-donc, ça crée des vocations de russophone des trucs pareils.
Et là ce mail qui m’arrive de Moscou, ça me touche, je trouve ça aussi amusant qu’improbable, ça me renvoie à mes 9 ans…
par Fantomette publié dans : La famille
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Mercredi 17 octobre 2007
Depuis ce matin au bureau, ça n’arrête pas. Ils m’emmerdent à cracher sur les cheminots en grève, je trouve ça indécent.
Je trouve ça indécent quand on gagne 4000€ par mois de cracher sur ceux qui ont fait le choix de gagner moins en échange d’autres avantages.
Je trouve ça indécent de crier au scandale qu’un conducteur de métro qui bosse en sous-sol toute la journée ait droit à des avantages quand on ne dit rien des parlementaires.
Réformons ? D’accord. Tout. Tout.
Si on veut réformer les retraites on fait pas une réforme démago en disant au peuple « Il y a plein de vilain privilégiés on va leur retirer leurs privilèges », mais on met le nombre de bonhommes qu’il faut sur l’affaire, on prend le temps qu'il faut et on réforme tous les corps de métiers, de l’ouvrier au PDG en passant par les députés, public et privé. On calcule l’espérance de vie de tout le monde et on ajuste l’âge de la retraite, on a tous droit après avoir travaillé à une retraite peinards et pas crever au bout de 5 ans parce qu’on est ouvrier et qu’on s’est crevé à l’usine jusqu’à 65 ans.
Pis privilégiés, faut le dire vite, comparez les salaires privé-public, si ils sont si privilégiés que ça, gueulez pas et rejoignez-les, passez les concours et devenez cheminots, par exemple, et les traitez pas de fainéants, les salariés du privé sont les premiers à hurler au scandale quand on leur sucre leurs jours de récup, et ils crachent pas sur leurs RTT à ce que je sache. Les profs ont 4 mois de congés payés par an et en branlent pas une, y’a qu’à voir le niveau des gamins ? Passez les concours, ils seront ravis d’accueillir des collègues, quand on fait cours à des classes de 35 on est pas contre le renfort, comme ça vous pourrez profiter  des vacances tous les deux mois, des 30 heures par semaines (quand c’est pas moins, on sait bien que ces fainéants préparent pas leurs cours et qu’il les trouvent tout prêts sur google) et de la paisibilité. Meuh non, les profs, arrêtez, bosser debout en face de 30 ados survoltés c’est pas plus dur que derrière un bureau, vous manquez de pédagogie, c’est tout.
Donc offre de covoiturage : si demain il y a des gens qui veulent aller de Limeil-Brévannes (et alentours) jusqu’à Paris 19 (et alentours, je peux également vous poser n'importe où à Paris tant que c'est sur ma route entre porte de Bercy, Bastille, Stalingrad et Belleville et vous pourrez choper au vol un Vélib' bien que c'est pas gagné qu'il y en ait beaucoup de dispos), qui sont de gauche et soutiennent la grève même s’ils vont passer 4h au moins dans leur (ou ma) bagnole demain et vont m’aider à flinguer mon plein dans les bouchons en insultant ces beaufs en 4x4, qui veulent bien faire silence quand y’a les infos de France Inter à heure pile (je vous une passion démentielle aux infos et je les écoute religieusement toutes les heures même si c’est la même chose) qui veulent cracher avec moi sur Sarkozy et faire des signes de victoire aux manifestants croisés sur la route (je passe par Bastille), j'accepte les fumeurs, ma Fantomobile et moi recevons vos propositions à fantomette75 @gmail.com (sans l’espace), tous solidaires !
par Fantomette publié dans : Fantomette a encore frappé
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Mardi 16 octobre 2007
Il est malade.
Mon pôv’ chéwi est tout malade depuis hier.
C’est bien simple, je suis rentrée hier, il était même pas sur un PC mais avachi sur le canapé en train de regarder le Dr Beverly Hills et sa pétasse pleurer la mort de leur rat, qu’un clebs pareil même pas je l’enterre mais je te le mets vite fait bien fait dans la benne à ordures en dessous des pelures de banane. Quand j’y ai dit « Pas trop dure la vie, ça va ? » Il a levé sur moi un regard qui aurait ému Pinochet en me disant « Non… J’ai mal, ma gorge me brûle, j’ai mal au ventre et j’ai trois jours de boulot atroce en prévision ». Alors comme moi je suis amoureuse de lui et qu’un chéwi tout cassé ça me fend le cœur, j’y ai pris sa température, 37,2°C j’ai estimé qu’il y avait pas urgence alors je suis redescendue à la pharmacie lui acheter de l’antalgique, du sirop goût caramel et des pastilles aux fruits rouges.
Et lui faire un bon potage tout chaud.
Et des madeleines aux pépites de chocolat.
Et quand il m’a demandé en gémissant « j’veux un steak hachééééééééééé……. » j’ai du refuser, y’en avait plus au congèl. Il était inconsolable. Alors il a réclamé des croûtons de pain frotté à l’ail avec sa soupe.
Il s’est enquillé un demi-litre de soupe maison de légumes épaisse presque comme de la purée avec l’équivalent de trois tartines en croûtons, une autre tartine avec du fromage et les 12 mini-madeleines et la grande (aux pépites de chocolat), il a même voulu bouffer la fin du paquet de pépites dites donc !
Alors ce soir je lui ramène des pâtisseries arabes dégoulinantes de miel pour adoucir sa gorge (oui, je sais, y’a un pot de miel entamé à la maison mais c’est pas pareil) et des steaks hachés pour adoucir son ventre.
Sinon, j’ai fait un album sur photoways.com, un site où on peut créer des livres avec ses propres photos, vu qu’avec le numérique on a de moins en moins de photos réelles, tout est virtuel, j’ai vu ça chez une copine et j’en ai eu envie. Alors j’ai fait nos vacances en Tunisie.
Avec des photos édifiantes, je vous raconte pas. Une série d’une trentaine de photos de lui qui mange. Ben oui, on s’est rendu compte l’avant-veille de partir qu’on avait presque pas fait de photos alors on a voulu se rattraper en une soirée. Une soirée où on est pas sortis, bien sûr. Y’avait quoi à photographier ? L’Homme qui mange une pâtisserie à la crème et s’en met partout en 8 photos, l’Homme qui se sert et boit un verre d’eau en 4 photos, l’Homme qui fume deux clopes à la fois en 5 photos (oui, on fumait encore à l’époque), Fantomette et l'Homme portant un chapeau-serviette (vous nouez les quatre coins d'une serviette et vous avez le chapeau serviette) z88475632ccf108cff6cf5124359715095030e18910f72e530d12868e2beab054ca450040.jpgl’Homme qui mange un bout de roquefort (dégueulasse) en 4 photos et deux-trois photos "touristiques" genre Fantomette au soukz667913080797407119a57db628efcc3e32de91e8c26ab39b85d55e69e9226dc21467dbe5.jpgFantomette boit un thé à la menthe à l’ombre des palmiers et l’Homme en babouches...z97078650dd3aba37793222bdac7979f51a31373912b7332cbed619167948c3b1c1764196.jpgBon, allez, une photo jolie avec le soleil au travers du volet de la chambre d'hôtel...…z2275781907593d38643546fd8477c41cd04517dc04ae67666e5e78c8787ee60c01ee1b0b.jpgBon, soyons clair, c'est juste hors de prix, 33€ les 33 pages + frais de port, le prix m'a fait un peu hésiter et en regardant ces photos et en faisant le tri, je me suis dit que j'en avais trop envie de ce souvenir...
Vivement les prochaines vacances, moi l'Espagne ça me plairait...
par Fantomette publié dans : Moments qui font rêver
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Lundi 15 octobre 2007
On a eu une vie sociale deux fois en deux jours.
Pour des gros sacs qui d'habitude lèvent pas leurs u du canapé entre le vendredi soir et le lundi matin, ça change.
Vendredi soir, y’a un vieux copain de l’Homme venu avec sa femme, il nous a ruiné le mur.
Je vous explique. Ce brave garçon nous racontait des histoires de gendarme genre
« Et alors, le mec en costard la joue ‘Ouiiii mais noooon, vous faites erreuuuuur, c’est pas moaaaaaa’ etc, bref, il joue le con, alors je te l’ai collé 3h en cellule pour lui faire les pieds et vu qu'il continuait sur le même ton je l’ai calmé comme il faut en lui disant  ‘Bon, le procureur était de bonne humeur mais vu que vous voulez rien reconnaître, je vous informe que votre permis a sauté et que vous êtes placé en garde à vue’ », pour info, il raconte l’histoire d’un mec qui s’est fait gauler à 152km/h au lieu de 90 un jour de brouillard + délit de fuite quand il s’est rendu compte qu’il s’était fait prendre (j’adore les histoires de gendarmes). Il arrosait consciencieusement chaque histoire d’une bonne lampée de vin vu que sa femme conduisait au retour et qu'il était pas de service, et en voulant rattraper un verre ikéa qui allait tomber, le verre (plein de vin rouge) lui éclate dans la main et avant de tomber par terre, le vin fait une escale sur le mur en tapisserie beige. Tapisserie poreuse, sinon c’est pas drôle.
On a envie de pleurer chaque fois qu’on regarde le mur, une immense trainée qui a viré au bleu et bousille trois lés de tapisserie, sans compter les petites gouttelettes de sang vu que quand le verre lui a éclaté dans la main, des bouts de verre se sont plantés dans ses doigts…
Et je vous parle pas du linge prêt à repasser qui était à côté. Les fringues blanches au dessus de la pile. Bon, la bonne nouvelle c’est que le vêtement qui a le plus pris c’est un marcel de l’Homme qui le fait ressembler à Robert Bidochon alors perso j’ai pas été très triste.
Et samedi soir, une soirée qui avait pas commencé sous les meilleurs auspices, je vous explique.
Lundi dernier, l’Homme me dit qu’on est invités à voir la demi-finale chez un couple d’amis, plutôt joviaux et bons vivants, je dis banco.
Deux jours après, au moment de se coucher il rajoute
« Au fait, pour la soirée de samedi, on s’est organisés, on arrive tôt pour l’apéro, et après les gars on va au pub pour regarder le match
-Et les filles ?
-Ben… Y’a les gamins à garder, tu sais, y’a machin et truc qui viennent avec leurs trois enfants, et…
-Donc les mecs vont picoler au bar et les bonnes femmes restent à la maison à torcher les 5 gosses, c’est ça ?
-Non, mais si tu veux tu peux venir au pub, hein ?
-C’est ça, je me retrouve la seule gonzesse entourée des mecs qui avaient prévu de rester entre eux, c’est bien, je me sentirai pas du tout à l’écart, ça craint un peu comment vous voyez les choses, non ? »
Bref, j’ai trouvé et trouve toujours ça limite, je vois aucun inconvénient à garder des enfants (qui ne sont pas le miens) pendant que les gars picolent au pub, mais je veux bien qu’on ne me l’impose pas. Dit autrement, s’il est prévu de passer la soirée mecs et filles séparés, je préfère le choisir et pas forcément qu’on me l’impose, sachant en plus que les gamins, on ne supporte que les siens ; une soirée avec des amis et leurs gamins, pourquoi pas, mais les garder pendant que la moitié des parents va picoler, non merci, je préfère être ailleurs sans mômes.
Bref, le débat a été clos très vite, vu que le couple qui a trois enfants n’a pas pu venir et que les hommes ne sont finalement pas allés au pub, la soirée a été beaucoup plus sympa que prévu (même si j’ai passé la soirée à râler contre l’Homme qui ne s’entend pas parler et me hurlait dans les oreilles, j’ai fini exilée sur une chaise à l’autre bout de l’appart pour la santé de mes tympans) malgré la défaite et les débats dont j'ai ublié le thème tellement j'étais naze. J’ai quand même commencé à être au radar dés 22h30 et vu qu’on a décollé qu’à minuit passé, l’Homme a du penser que je lui tirais la tronche au retour vu que j’ai pas décroché un mot qui ne soit pas sollicité par lui, j’étais éclatée et vu que je me suis mangé le rétro d’une voiture garée à droite en la frôlant de trop près dans les 50 premiers mètres de route, j’ai mis toutes mes forces dans ma concentration, et étant incapable de reconnaître la route je me suis laissée guider, heureusement qu’il s’est pas endormi, on aurait fini je ne sais où…
Et on a encore raté la sortie du dimanche, j’avais fait des madeleines (aux pépites de chocolat) et un thermos de café pour mettre le nez dehors vu qu’il y avait un temps du feu de dieu, je voulais qu’on aille prendre le goûter dans n’importe quel parc avec un coin de pelouse.
Le temps que les madeleines cuisent, il s’est endormi sur le canapé.
Deux cuites (même petites) en deux jours, ça fatigue. Alors au lieu de le secouer, je me suis fait une place dans ses bras et me suis endormie aussi. Ce qui est bon le week-end, c’est la sieste.
Et on a mangé nos madeleines au réveil avec notre café sur le canapé du salon.
Et on a passé la journée enfermés avec deux sorties : lui à la boulangerie à 10h, moi au franprix à 11h30 racheter en urgence de la farine et des pépites de chocolat pour les madeleines.
Les sorties, c’est comme le ménage. On fera ça le week-end prochain.
ti_bug_fck
par Fantomette publié dans : Morceaux de la vie de tous les jours
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Jeudi 11 octobre 2007
Me suis tapé 2h de route ce matin, des bouchons du feu de dieu, je me doute pourquoi vu qu’il y avait des gyrophares dans tous les sens. A un moment j’ai remis à zéro le compteur kilométrique, il m’a fallu 1h15 pour les 5 derniers kilomètres. Globalement, tant bien que mal j’ai mis à peine 45mn à rejoindre BercyLimeil-Bercy.JPG et 1h15 à finir la route
Bon, ça me fait chier pour la Fantomobile pas forcément ravie de ça, mais moi je m’en fous, mes collègues sont prévenus et je suis aussi bien au bureau que dans ma voiture à écouter France Inter, et en particulier ce matin un député UMP qui appelle à la démission de Hortefeux, crache sur le test ADN, ne voit aucune objection que madame Nabotléon passe devant la commission je-ne-sais-plus-quoi, assume d’avoir voté Bayrou au 1er tour des présidentielles, trouve que Fadela Hamara (doute sur l’orthographe) a pas tort, et pense que réformer les retraites, ok, mais seulement si on réforme aussi les régimes des parlementaires (pas à l’ordre du jour paraît-il) bref, un mec loin d’être con bien qu’il soit de droite (j’aime ce type de raccourci).
Ca me rappelle quand BHL était lui aussi sur France Inter mardi (je crois) et traitait Gainaud de raciste (à raison selon moi) et qualifiait ceux qui ont tiré dans les pattes de Royal dés sa défaite de salopards. Gainaud a répondu qu’il n’en avait rien à faire de ce « petit con prétentieux ».
J’ai trouvé BHL moins con que ce que je pensais, d’ailleurs (l’opinion que je m’étais faite de lui tenait en peu de choses : sa pétasse, sa chemise blanche ouverte jusqu’au nombril et la chanson de Renaud), mais j’ai aussi trouvé qu’il citait un peu trop Sartre (une phrase sur 2) et qu’il avait ce côté irritant justifiant les entartages à répétition (merci M. Godard, non, pas lui, l’autre).
Bref, j’arrive au bureau et keuspasstil ? Rien.
Mais rien, genre rien, personne ne bosse, y’a plus de réseau.
Ni internet ni accès aux fichiers du serveur.
Personne n’a accès à ses docs sauf moi qui fais systématiquement une copie sur mon disque dur des docs que je mets sur le serveur. Hé hé hé…
Mais bon, à peine arrivée, j’angoisse d’avance à l’idée de passer une journée sans le net, surtout que je peux pas ouvrir ma session, Windaube veut pas, quand je tape mon mot de passe ça me dit que ça marche pas, je redémarre 4 fois, je vais non seulement pas avoir le net, mais en plus je risque de passer une journée sans ordinateur du tout. Le technicien, on aura pas la pièce avant demain, il propose à une collègue d’acheter Norton pour son pc perso, je lui conjure de n’en rien faire et d’en télécharger des efficaces et gratos, le technicien est bien obligé d’admettre que Norton est la passoire la plus chère en terme d’antivirus.
Passer la journée sans PC (vu que je pouvais pas me loguer), ça aurait pu arriver, remarquez, si j’avais pas réussi à me connecter en administrateur sur mon poste pour avoir accès quand même à internet. Trop facile.
Du coup, j’ai accès à internet mais pas à mes mails pros, j’ai pas grand-chose à faire. Alors je convainc la collègue à qui on a proposé Norton de pas acheter la suite MS office à 350€ et 150€ la mise à jour pour lui installer Open Office sur son portable perso (elle est ravie), j’installe un antispam gratos efficace à des collègues qui en peuvent plus d’avoir 80 spams par jour vu que la hotline de mayrde n’a toujours pas décidé depuis fin mai de nous remettre l’antispam payant (soi-disant il faudrait couper tout le réseau 48h, j’ai un mec qui bosse dans la maintenance réseaux, quand faut couper un réseau, pour pas déranger le client il le fait de nuit ou le week-end mais non, notre hot line bosse de 9h à 12h et de 14h à 18h du lundi au vendredi, that’s all).
Ca m’amuse de jouer les rebelles anti impérialisme Windaubien en installant du logiciel libre à mes collègues. Qui ne savaient pas que ça existait. Alors je passe de bureau en bureau pour porter la bonne parole avec à la main ma clé USB avec dessus le fichier .exe de l’antispam et à la bouche mon speech sur le logiciel libre. Chéri, tu serais fier de moi.
Bref, pas grand monde ne bosse aujourd’hui.
Même le patron est dans le bureau d’un collègue à regarder des vidéos alakon sur youtube.
par Fantomette publié dans : Au travail...
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