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Lundi 30 octobre 2006
Je sais, c’est pas grand-chose, y'en a qui sont mariés depuis 25 ans, mais à mon échelle c’est énorme, et d’un autre côté je vois pas le temps passer. Comme si je le découvrais de mieux en mieux jour après jour mais qu’en fait ça fait pas si longtemps. Ca fait des années, ça fait quelques jours. On s’est rencontrés le 30 janvier, finalement, c’est bien ça, 9 mois, le froid revient, un demi hiver, un printemps, un été, un demi automne, le compte est bon.

Janvier : « Je suis stressé parce que j’ai envie de t’embrasser et je crois que si je t’embrassais je serais moins stressé » « J’adore ta façon de présenter les choses »

Février : Saint Valentin, j’arrive chez lui, petit plat, bon vin et cadeau, et moi les mains dans les poches, j’avais rien prévu, rien de rien, au bout de 15 jours, je pensais pas…

Mars « Tu viens manger chez mon frère samedi ? Je dois te prévenir que mes parents seront là », premier ‘je t’aime’.

Avril « Je rentre à Nantes pour Pâques, tu viens avec moi ? Je te préviens, dimanche c’est rassemblement de famille, frangins, mémé & compagnie » « Ca te dirait pas d’anticiper le déménagement et de t’installer chez moi ? »

Mai : premier week-end en amoureux dans la maison de vacances familiale. « Ah, et c’est grave que tu aies commencé ta plaquette de pilules à l’envers ? »

Juin : Ca y est on a nos deux noms sur la boîte aux lettres. On fait nos premières courses ensemble où on demande à la caissière de diviser la note en deux (+ 370€…) « Pourquoi tu me dis que tu recomptes tes pilules, il y a un problème ? »

Juillet : « On fera des quadruplés pour août 2008 ! » « Ah tiens, dans 10, 9, 8, 7, 6,… jours c’est mon anniversaire » « Au fait, t’as pris ta pilule hier ? »

Août : « Ca te dit pas plutôt qu’on les fasse un par un nos quadruplés ? Bien sûr que non, pas tout de suite, t’es con ! » « T’es sûre que t’as pas oublié ta pilule hier ? »

Septembre : On part pour nos premières vacances en amoureux. « Si t’as pas ton portable en Tunisie, comment tu vas faire pour penser à ta pilule ? »

Octobre : « Bon, on fait Noël chez tes parents ou les miens ? » « T’as pris ta pilule hier ? »

Tiens, bientôt Halloween, vais acheter une citrouille, moi, cet aprèm… Ah, et un mixer, le mien a rendu l’âme, le pauvre, juste quand je devais éplucher 1kg d’oignons pour mon confit, j’ai pleuré tout mon maquillage et tous mes yeux.
Mais mon confit d’oignons avec son foie gras et sa marinade de pruneaux était vraiment bon.
par Fantomette publié dans : l'Homme
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Vendredi 27 octobre 2006
J’ai râlé auprès de Chef, j’avais pas envie.
Quand il m’a dit hier « Fantomette j’ai pas le choix, vous y allez » j’ai râlé. « Mais Chef, rien que de chez moi à Val d’Europe j’ai mini une heure et demie de trajet » C’est pas loin du RER qu’il me dit, vous verrez, ah non, vous avez le bus n°42 à prendre en plus.
Et les bus à Val d’Europe c’est hyper rare. De l’ordre de un par heure aux heures de pointe.
Départ à 8h ce matin, bus, RER, changement, RER, bus. Mais changement de programme, problème dans le premier RER qui met 50mn à faire le trajet qu’il fait habituellement en 20. Bus raté, 45mn dans le froid et le brouillard humide avant le prochain bus, arrivée à 11h. Je suis partie de chez moi à 8h pour arriver au taf à 11h. Un Paris-Marseille en TGV.
Peux plus voir leur putain de bus rose vif de merde ni leur transports de chiottes, facile de faire des transports merdiques quand on a le monopole, les gens vont gueuler mais continuer à les prendre ils ont pas le choix.
Mais il fallait rentrer. La chance m’ayant souri, pas de dépressif qui s’est jeté sur les voies, pas de chauffeur de bus en retard qui s’arrête pour parler par la fenêtre avec un vieux pote à lui (je vous jure que c’est arrivé), bon, rêvons pas, le premier RER avait 4mn de retard ce qui m’a forcé à cavaler pendant ma correspondance pour choper l’autre mais bon, je l’ai eu. Voilà, j’ai bossé 5h aujourd’hui et passé 5h dans les transports. Mais ça, Chef il en a rien à foutre, pour lui j’ai juste bossé 5h et il me fera sauter ma prime de ponctualité parce que je suis arrivée sur site à 11h au lieu de 10.
par Fantomette publié dans : Quand la vie devient pourrie
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Jeudi 26 octobre 2006
Demain… Trop loin pour moi, même tout à l’heure c’est trop loin, incapable de planifier, de gérer, veux pas savoir ce qu’il se passe plus tard.
Demain ça peut être terrifiant, si aujourd’hui tout va bien je refuse de penser à plus tard parce que plus tard tout peut aller mal, et je veux pas.
Comme un enfant de 6 mois qui pleure parce que sa mère quitte la pièce où il est, il ne sait pas qu’elle est là et qu’elle va revenir, lui il ne la voit plus.


Je pense que c’est aussi dû à mon enfance dans une famille disons quelque peu éparpillée, quand ça allait un jour, il fallait en profiter à fond parce que le lendemain ça pouvait péter.

Atrocedragon pouvait nous répéter une fois de plus que nous n’étions que les gagne-pain (sic) de Mèrepoule (parce que les femmes qui font 6 enfants ne les font qu’en vue des allocs qu’elles vont toucher, c’est bien connu).
Papachéri pouvait nous dire en parlant d’Atrocedragon « Si vous vous partez vous reviendrez, si elle part elle reviendra pas ».
Mèrepoule pouvait me répéter suite à mes conneries que « Rappelle-toi, Fantomette, l’amour de tes proches n’est pas sans limites »
Beaupère (comme dit dans Ma psy et moi) dans un instant d’égarement disait à Papachéri « Tu veux mon poing dans la gueule ? » pendant que terrorisée à écouter derrière le mur j’espérais de toutes mes forces qu’il ne le fasse pas (d’ailleurs, Papachéri avait dit qu’il n’en voulait pas).

Mais si le jour même je m’étais retrouvée nez à nez avec MissCouette, 6 mois à l’époque, qu’elle m’avait fait le plus beau sourire du monde avec un éclat de rire qui émeut comme seuls savent le faire les bébés et qu’après 6 mois de doute je m’étais rendu compte que j’aimais ma sœur malgré sa mère et qu’elle était merveilleuse.
Si le jour même Crevette, 4 ans, m’avait dit au sujet d’un camarade de classe mort dans un accident « Mais tu sais, si il est mort, il est un prince maintenant ».
Si le jour même j’apprenais que mon pire ennemi s’était fait exploser la gueule sur ma demande et qu’un copain me disait « je l’ai vu, il est pas beau à voir ».
Si le jour même en rentrant du lycée Beaupère m’avait dit « Ta mère est couchée, elle ne dînera pas avec nous ce soir, elle a la nausée… Elle n’est pas malade, c’est pour septembre prochain… ».

Si tout ça, il aurait pu se passer n’importe quoi de dur, de lourd, une grosse casserole la veille, ça va bien. Mais vraiment, c’est l’euphorie. Un rien et tout explose, un rien et c’est le paradis.
C’est un moyen de défense comme un autre, c’est pour ça que l’Homme me dit que je suis trop « spontanée », il pourrait dire impulsive. Je démarre au quart de tour, je passe du rire aux larmes, des larmes au rire en moins de deux secondes. On me dit souvent qu’on lit mes sentiments comme dans un livre ouvert.

J’ai une vision adolescente de beaucoup de choses.

L’amour. L’amour, je peux pas dire que j’en connais un rayon en tant que protagoniste mais en tant que spectatrice, un peu. Mèrepoule et Papachéri, ils étaient pas compatibles, la meilleure définition pour ça que j’ai c’est que « Chez maman on range les choses à leur place, chez papa on les range là où il y a de la place », et encore, quand on les range, je suis aussi bordélique que mon père. Ca pouvait pas durer eux deux, ils étaient d’accord sur rien excepté leurs opinions politiques, j’arrive toujours pas à comprendre leur union. Mais pourtant, malgré tout ça ils se sont aimés 9 petites années, ont fait trois enfants.
Elle et Beaupère, eux deux c’est les amants terribles. Ils s’aiment mais ils arrivent pas à se supporter. Enfin, du moins à parler la même langue, c’est passionnel. Ils se sont rencontrés, Mèrepoule avait 33 ans, trois enfants, il en avait 23 et vivait chez ses parents. Ils ont tenté le coup quand même et ont fêté leurs 15 ans avec un monumental bouquet de roses rouges le 28 janvier dernier, ils s’adorent, ils s’engueulent, ils se réconcilient , ils font une thérapie de couple, une thérapie familiale et continuent sur leur lancée.
Papachéri et Atrocedragon, je crois que c’était un délire passionnel comme il dit, qu’il l’a aimée au-delà de toute raison et que c’est entre autres pour ça qu’il nous a un peu délaissés à son profit et jamais vraiment défendus face à ses horreurs à l’autre. Mais c’est une parenthèse qui ne mérite pas d’être réouverte.
Papachéri et sa fiancée, ils sont comme des ados. Papa, habiter à Paris ? Laissez-moi rire ! Sa fiancée quitter Paris ? Inenvisageable avant la retraite et elle n’a que 48 ans. Alors papa a sa grande maison à Bouguenais, avec ses deux petits en alternance, son grand en alternance aussi, la copine du grand parfois aussi, et elle, elle vit dans son appartement de Montmartre, ils se retrouvent pendant les vacances, les week-end avec ou sans enfants, à Nantes ou à Paris, c’est selon. Elle appelle papa « Mon Amour » et il rougit.
Du coup, pour moi c’est un chouette florilège quand même tout ça, moi j’apprends à le vivre au quotidien dans les bras de l’Homme, à essayer de pas faire les erreurs des uns, à tenter les trucs des autres, à trouver les miens à essayer de savoir laquelle des deux phrases est la plus juste entre « C’est dans la cuisine qu’on retient un homme » ou « C’est sous la couette qu’on garde un homme », le mien vorace sur les deux plans je crois que c’est les deux, pas de négociation possible.
J’ai qu’une envie, bien évidemment c’est dans 50 ans de me retrouver vieille pomme ridée à côté de lui encore plus ridé (et oui MGD… Désolée…) Ce qui est bien quand on est amoureux c’est qu’on imagine pas que ça puisse finir un jour. Le problème c’est que moi, si. Même si je vendrais ma mère et une couille de l’Homme pour que ça n’arrive jamais. Comme Julien Clerc le dit « Elle est pas donnée à tout le monde la chance de s’aimer pour la vie », j’espère l’avoir, pis dans ces cas là, la chance ça se provoque, ça se travaille. Mais je pourrai jamais dire à un homme qu’il est l’Homme de ma Vie avant d’avoir vécu 40 ans à ses côtés. Même si je me marie, quand on se marie, on y croit que c’est pour la vie, j’y croirai. Mais je pourrai pas le promettre, je serai jamais certaine de pas me tromper, du moins pas avant 75 ans.
Et c’est pas un concours, on le souhaite tous ça de s’aimer jusqu’à la mort mais si ça marche pas c’est pas grave, ce qui est important c’est d’aimer, d’avoir aimé, de savoir aimer, d’avoir encore envie d’aimer.
Alors je vais pas voir trop loin et me contenter de l’aimer du mieux que je peux.

Demain c’est abstrait, tous les ados gravent des « carpe diem » sur les troncs d’arbre, l’écrivent au blanco sur leur sac à dos Eastpak, mais depuis cette période, j’arrive pas à m’en débarrasser. Un jour je ferai un bébé, je serai forcée de penser à l’avenir, mais c’est comme pour l’école, j’avais des bonnes notes et j’ai jamais travaillé je me suis rétamée à la fac quand il a fallu commencer à travailler. Si on n’a jamais rien prévu, jamais rien mis en place, jamais préparé l’avenir, comment on apprend à le faire ?

Comme mon taf. J’ai que le bac, pas de diplômes, je travaille pour pas beaucoup plus que le smic un taf hyper prenant et instable mais qui me va pour le moment. Quand j’en aurai marre je fera quoi avec mon absence de parcours scolaire ? Caissière ? Femme de ménage ?

Réponse : comme pour tout, « On verra »…
par Fantomette publié dans : Fantomette a encore frappé
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Mercredi 25 octobre 2006
Mon cousin Alain (qui est en réalité le mari de la cousine de papa) m'a envoyé une photo de Lucie, Lucie c'est ma grand-mère.
 
Photo accompagnée de
"Je trouve cette photo, parmi d'autres.
Vous la connaissez sûrement (la photo). Elle est vraiment formidable.

Le grand-père, sorte de Doisneau ?"
 

Lucie, Matouze pour ses enfants est morte en 1982, je ne l'ai jamais connue, elle n'est pour moi qu'un mot d'amour de papa à maman retrouvé dans un livre "... On ira voir matouze ensuite..." signé Ol avec un coeur à la place du "O".
Ca me fait drôle. J'aurais aimé connaître cette femme et cet homme, les parents de papa, mes grands-parents.
J'ai envoyé un mail à Alain lui demandant si il avait d'autres photos de Matouze.
J'en ai reçu quelques unes, c'est tout ce qu'il a.
C'est terrible de regarder des photos de sa famille en ne reconnaissant personne.



Là c'est elle et son parrain, le peintre Louis Deguerne (cherchez pas, il est pas connu hors de la famille)
 
 


Là je crois que ce sont mes grands-parents avec leur fille aînée, ma tante. Ou bien Matouze avec ses parents, doute...
 
 



Matouze et ma tante, la même que celle de la photo précédente. Ca peut également être mon arrière-grand-mère et Matouze mais la ressemblance avec ma tante est telle que je penche pour la première solution. Quoique... Ma tante est du début des années 50, elle est aussi grande que sa mère ici, s'habillait-on comme ça à 15-16 ans dans les années 60 ? Avec les militaires derrière... Je ne sais pas pour quelle solution opter... Et on dirait Paris, Matouze a grandi à Paris mais ma tante à cet âge elle vivait au Mans...
 
 

Je pense que c'est leur mariage mais je ne reconnais pas les visages
 
 


Là soyons franc je ne reconnais personne, il y a sûrement mes oncles et tantes et peut-être bien papa dans cette photo. Mais je pense que l'homme moustachu est Patouze. Il y a cinq enfants, papa a quatre frères et soeurs ça doit être eux.
 
 


Idem que la précédente...
 
 


Là c'est elle, aucun doute. L'homme à côté est sûrement un cousin que je ne (re)connais pas. La ressemblance avec ma tante est ahurissante, c'est peut-être bien matouze sur les photos qui me faisaient hésiter et non ma tante...


J'ai comme une case vide, il me manque des souvenirs...
par Fantomette publié dans : La famille
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Lundi 23 octobre 2006
Les élections, ça me travaille.
Ca me travaille parce que c’est un bordel monstrueux, tout le monde se tire dans les pattes.
Ca me travaille parce que je vais m’asseoir sur mes convictions pour « voter utile ».
Dans l’état actuel des choses (cette phrase est merveilleuse, elle sert à tout), on aura un second tour Ségo/Sarko.
C’est marrant mais je suis pas convaincue que le français soir prêt à laisser les rênes de l’état à une femme, peut-être que je me trompe, peut-être pas, mais je sais pas pourquoi j’ai l’impression que peut-être ce coup-ci les choses vont  changer (re-cliché, le mot ‘chose’ est merveilleux aussi) comme tous les idéalistes naïfs.
La fouine assoiffée de pouvoir va nous mettre en place un régime tenu d’une main de fer avec adoration de l’image du président, on aura un cadre de lui dans les écoles, bars, restaus, bus, hall de gare,… faut voir à quel point il est imbu de son image (ce doit être une sorte de revanche sur les humiliations subies à l’école à cause de sa petite taille, de son grand nez et de ses grandes oreilles, du genre « Sarko pas beau ! » scandé en chœur à la récré).
Madame, la Femme qui pour la première fois a une chance éventuelle d’arriver au pouvoir, le problème ben… C’est qu’on sait pas ce qu’elle veut. Pas que de sa faute, je dis pas, mais faut bien avouer que dans le moindre article, il y a au passage un petit speech sur sa garde robe, ses chaussures ou sa coiffure, au minimum sur « son élégance », on dit pas que Chirac a fait une intervention télévisuelle et qu’il était « élégant », on parle de ce qu’il a dit. Quoiqu’il faut voir les conséquences qu’ont eu une paire de bésicles, ça vous surprend, vous qu’un homme de… 74 ans je crois ait besoin de lunettes pour lire ? Ma maman est presbyte depuis une dizaine d’années elle a même pas 50 ans…
D’ailleurs, Jacquot.
Moi je l’aime bien. Pas sa politique, non, je suis profondément de gauche (ce qui est démoralisant quand on voit dans quel état de délabrement est ce parti (je parle des socialistes) et le peu d’idées qu’ils ont excepté « Sarko c’est pas bien, Le Pen il est vilain », j’en fais un peu trop, certes mais ils construisent trop leur campagne sur « faisons barrage à la droite et à l’extrême droite » plutôt que sur leurs idées) mais le bonhomme. Ils passent un docu ce soir et demain sur lui, je veux le voir. Bon, bien sûr, il est pas tellement séparable de sa politique, ça fait plus de 40 ans qu’il en fait mais c’est un brave franchouillard qui aime le bon vin et la bonne bouffe (rien que ça il peut pas être complètement mauvais, je suis sûre qu’il aime le fromage qui pue), qui a un chouette sens de la répartie et de l’humour, je pense que c’est un type bien, humainement parlant, qui doit être intéressant. Pas le genre de personne que je voudrais avoir dans mes amis, pis on a une trop grande différence d’âge mais le genre d’homme que j’aimerais une fois avoir à ma table à dîner. Ne serait-ce que le fait de se gominer les crins au Baranne depuis 30 ans, ça m’amuse.
Comme Roselyne Bachelot. J’aime pas spécialement ses idées mais la personne est savoureuse. Du moins ce qu’on en connaît sur les plateaux télé. Comme ce message qu’elle a adressé à Chirac par ondes interposées « S’il écoute, je lui dis, Jacques, parce que je t’aime, il n’est pas bon que tu te présentes à un troisième mandat ». Elle a un côté bourgeoise délurée que je trouve super sympathique. Elle me rappelle la proviseur adjointe de mon lycée, le même style de femme, qui pouvait être à la fois sérieuse, et tout et d’un coup te balancer une de ces phrases… Le proviseur était coincé comme c’est pas permis, parfois il tiquait à ses interventions. Comme en Conseil d’Administration où j’étais élue, il y avait eu une histoire avec un prof négationniste et je demande au proviseur où en ça en est :
« PROVISEUR : Les mains sont… Non, les choses sont entre les mains du procureur.
PROVISEUR ADJOINTE : Et non pas les mains entre les choses du procureur », un grand moment (décidément, que ferions-nous si le mot ‘chose’ disparaissait, je vous le demande !).
Chez les gens de gauche, je dois avouer, il n’y en a pas un que je souhaiterais avoir à dîner.
Mais soyons francs (formule préférée des politique ou le « Je serai franc qui annonce généralement un mensonge » Coluche), je préfère avoir un président qui ne sera pas mon compagnon de liqueurs de fin de repas mais que j’approuve plutôt qu’un bon vivant qui m’amusera mais me donnera envie de le renier à chaque décision.
Mais Jacques, c’est quand tu veux pour le dîner, et préviens Roselyne aussi mais comme chez moi c’est pas très grand, je vous laisse choisir le restau. Pis ça devrait pas poser de problème de passer La Tour D’Argent dans tes notes de frais, non ?
par Fantomette publié dans : Morceaux de la vie de tous les jours
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Dimanche 22 octobre 2006
La brocante c'est génial.
Même en s'y pointant à une heure tardive, 16h et quelques, on trouve des trucs chouettes pour un budget minable !

Deux rouges à lèvre rouge sang à 1€ chaque...
Peut-être que ça c'est plus parlant...

 
 
 

Un appareil à Blinis, 5€...
 
 

Une pierrade neuve jamais servi... 6€, qui dit mieux ?!
 
 

Une poche à douille avec 6 embouts, 8€...
 
 

Trois mini moules à Kougloff, 1€ chaque...
 
 

Un mini moule à charlotte, 0,50€...
 
 

Pis bon, juste comme ça vu que les briquets c'est ce qui se perd le plus vote, le lot de 5 à 1,50€
 
 
Budget mini, retour chargés et heureux !!!
par Fantomette publié dans : Morceaux de la vie de tous les jours
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Jeudi 19 octobre 2006

Je sais je suis un peu aux abonnés absents ces derniers jours, j'ai la tête pleine et pense plus à ma petite vie de A******* hôtesse d'accueil qu'à celle de Fantomette, SuperHéroïne...

On parle souvent de trucs et d’autres, de trucs que mine de rien ça fait du bien d’en parler (cherchez pas, grammaticalement c’est nul).

Ciel, aurais-je besoin de retourner chez la psy ???

J’y ai passé 8 ans quand même. De 10 à 18 ans.

10 ans, presque 11, printemps 1996, c’est quand on (papa, maman, frérotte, frelot et moi) a décidé d’arrêter une semaine chez papa, une semaine chez maman, moitié des vacances, juillet-papa et août-maman, on-s’arrangera-pour-la-fête-des-pères-et-des-mères qui était en vigueur depuis 1991.

De nouveaux éléments rentraient en ligne de compte, papa s’était maqué avec Atrocedragon qui avait débarqué dans notre petite maison qui devait pas beaucoup dépasser les 100m² avec ses trois mômes. On y avait vécu comme des princes à 4, fallait la partager à 8. Pis ses mômes à l’autres… Excusez-moi, hein, je leur en veux pas mais faut s’habituer à trois nouveaux enfants de nos âges qui se mettent brutalement à partager notre quotidien.

Passage chez le juge, donc, et le juge… Non mais le juge… Mais QUEL CON !

Nous trois on avait une demande principale, une seule. Quelle que soit la décision rendue, on ne sépare pas la fratrie. Nous trois on reste ensemble comme les cinq mousquetaires quoi qu’il se passe. Entretien individuels avec le juge, on demande que « même si on n’est pas d’accord entre nous, vous nous séparez pas, hein ? » Pis on savait pas trop, Frelot et bibi on avait demandé une garde alternée en long terme (6/8 semaines), Frérotte une garde chez maman avec un-mercredi-sur-deux-et-un-week-end-sur-deux chez papa. C’est le bordel de se séparer après des mômes.

Le juge, donc, rend une ordonnance stipulant que pendant que Frelot et moi serions en garde alternée, Frérotte vivrait @mummy’s home.

Cet espèce d’imbécile avait tout simplement fait en sorte que nous ne vivions plus ensemble. Hauts cris dans le bureau, noméçavapalatête, tout ça. On se retrouve dans une situation un peu bâtarde avec une décision de justice qui convient à personne et qu’on ne respectera pas. Tout commence à dégénérer.

Atrocedragon pousse des hauts cris, Papachéri est un bon père, il doit avoir notre garde, Mèrepoule n’est qu’une conasse, tout ça, Beaupère menace Papachéri d’un poing dans la gueule, les crises entre les parents qui vivent sur la même place de village commencent, les coups bas, les fuites en larmes vers l’un ou l’autre des parents en cas de crise et nous trois qui tant bien que mal faisons (ou essayons de faire) bloc, on ne nous séparera pas.

Ce fut un aller simple chez Mme… Mince, je me souviens plus… Si, ça me revient, son nom est phonétiquement très proche de Fétide, à un son près. Mme Fétide, donc, pédopsychiatre.

En 4 ans, rien. Je lui mens, elle me fait peur, je lui dis rien qui me paraisse important à dire, je veux pas lui parler, j’ai la trouille, j’oublie pas mal de rendez-vous « Tu sais, ça veut dire quelque chose, ça que tu oublies tes rendez-vous » dixit Maman (rhaaa les mères qui ont fait psycho !!!) Ben oui, je veux pas la voir. Mais elle sait pas me répondre sur pourquoi j'oublie mes rendez-vous.

A 14 ans, en larmes, en pleine crise familiale, j’ai un peu tout cassé à la maison, tout cassé je m’entends, au sens figuré, je suis invivable, insolente, méchante, menteuse, voleuse, hurleuse, je craque et ne vais plus chez Mme Fétide. Je veux plus, je refuse, elle me fait peur, je veux un psy, un vrai, un qui me parle, pas un avec des yeux froids, pas un qui fait peur, un qui a des mouchoirs à me tendre si je pleure, un qui me dit ce qu’il m’arrive.

Et là, Mme Okay (presque pareil son nom, j’vous jure !) apparaît.

En quatre ans, elle me remonte de la pente sur laquelle je suis en train de me casser la gueule, elle me remet les idées en place, m’aide à tout vider en vrac, à tout remettre dans l’ordre et à tout re-ranger (comme on rangerait sa chambre ou son sac à main) et à balancer ce qui mérite pas d’être re-rangé. Je largue mes casseroles les unes après les autres, arrête de mentir, de voler, de foutre la merde chez mes parents, quitte tranquillement avec son aide l’adolescence, sans trop que je m’en rende compte elle espace les rendez-vous jusqu’à ce qu’elle me dise que ce pourquoi j’étais venue la voir était réglé.

Et elle m'a répondu à pourquoi j'oublie mes rendez-vous. « C’est contradictoire mais c’est parce que c’est important pour vous ».

Des problèmes d’adolescence, d’adolescente, « Tu sais, je me permets de te tutoyer maintenant, tu n’es plus une adolescente, je crois, la plupart de tes conflits avec toi-même tu les as réglés, il te reste les problèmes d’adultes à affronter, ceux pour lesquels je ne peux rien. » c’était un CMSA, Centre Médico-Social pour Adolescents.

Bon.

Dans la quinzaine, la décision de partir vivre à Paris est prise. Je ne suis plus en conflit avec ma famille, la vie est redevenue belle. Donc je pars. Maintenant je peux partir sans que ce soit une fuite, maintenant je peux partir comme on part tous un jour de chez nos parents.

J’en parle à Mme Okay, je lui dis que je pars l’été prochain, que je voudrais poursuivre les séances jusqu’à mon départ. Elle m’encourage à partir, m’assure que c’est bon pour moi, que si là-bas je doute je lui envoie mon adresse, elle me trouve un de ses collègues sur place qui pourra me recevoir, tout ça.

Les ailes qui me poussent dans le dos depuis toute petite vont enfin se déployer (désolée pour l’image minable digne de Barbara Cartland). Dernière consultation, je sors, elle a lâché la corde, j’ai l’impression que je peux m’envoler maintenant, j’ai jamais respiré aussi profondément qu’en sortant de son bureau du boulevard Victor Hugo ce jour là.

Je suis bien, je suis légère, la vie est belle.

Mais il me reste pas mal de points à éclaircir deux ans plus tard.

Pourquoi est-ce que j’étouffe dans ma famille ? Je les aime, j’ai besoin de les voir, mais au-delà de trois jours avec eux j’ai une envie folle de rentrer à Paris, j’arrive pas. Je les aime mais au compte goutte, je les ai au téléphone deux fois par mois un mail de temps en temps et un week-end par ci par là. Plus je peux pas. J’étouffe à leur contact.

Pourquoi ai-je autant de mal à entrer en contact et à le rester avec les gens, j’aime pas parler dans la rue j’aime pas qu’on me parle, j’aime pas que la femme de ménage ou le gardien ou un interne vienne discuter à l’accueil, je réponds pas aux mails qu’on m’envoie et rappelle pas les copains, je suis complètement misanthrope et les personnes avec qui j’entretiens une relation amicale (ou amoureuse MGD) c’est à leur initiative. Je préfère passer ma soirée devant la télé qu’appeler des gens pour sortir, mais si on m’invite je viens. En fait je ne fais aucun effort dans mes relations avec les autres (sauf pour toi MGD quoiqu’au début j’ai fait aucun effort), j’ai l’impression que je vais toujours les déranger.

J’ai l’impression de tout faire pour être transparente alors que je n’ai qu’une envie : qu’on ne voie que moi (comme hier avec ma robe rouge vif, mes escarpins rouge vif et les lèvres assorties), qu’on me trouve belle et qu’on m’aime mais dans le doute de pas réussir je préfère être anonyme que prendre le risque qu’on m’aime pas ou qu’on ne me trouve pas belle, et je crois toujours que la façade de gentillesse agréable des gens envers moi cache en fait leur aversion polie pour moi.

Je suis toujours présumée coupable, dés qu'il y a un problème j'ai l'impression que c'est de ma faute (je suis sincèrement désolée pour la guerre en Irak), je crois que je fais tout mal et quand j'arrive au taf l'après-midi, j'ai l'impression que ma collègue du matin va m'engueuler parce que j'ai mal géré la veille et qu'elle a eu plein de merdes pendant la matinée à cause de mes erreurs de la veille alors que dans le fond je sais que je bosse bien. C'est pareil pour tout.

Je manque tellement de confiance en moi, je vous raconte pas comme l’Homme a ramé pour me dépouiller de mon armure morceau par morceau et même si pas mal de peurs se sont envolées à son sujet (peur qu’il ne soit pas sérieux, peur de me faire avoir, peur que passée l’euphorie des débuts je ne lui plaise plus, peur qu’il me trouve trop jeune mais tout simplement peur qu’il me voie comme moi je me vois en fait), j’ai peur qu’il ne me trouve pas à la hauteur, au quotidien, au lit, dans la gestion de la vie réelle (ah, merde, j’ai oublié les impôts), etc.

Une sorte de paranoïa névrotique (psychologie de comptoir)

Peut-être que je vais re-signer pour quatre ans. Peut-être pas, j’ai peur de pas intéresser le psy…

par Fantomette publié dans : Fantomette a encore frappé
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Lundi 16 octobre 2006
Vendredi soir j’ai fait du pain. J’ai essayé de penser à mettre du sel ce coup ci, j’avais oublié pour le précédent et il était immangeable (j’ai du en faire des toasts au four avec de la mozza, des tomates séchées, des lardons, du gruyère rapé et du parmesan et je suis censée être au régime (j’ai perdu 2kg (plus que 3))).
Alors je mélange, pétris, fais lever, repétris, refais lever, mais avec mon handicap fessial, les levers à répétition du canapé sont… Inconfortables et l’Homme, amoureusement, me dit que t’inquiète, dés que le four sonne qu’il est chaud je les mets à cuire. D’accord, mon Homme, c’est une demi-heure et t’oublieras pas de mettre un bol d’eau en bas du four, d’accord ?
Le pain levait sous un torchon.
L’Homme a tout bien fait, il a même laissé le torchon. La croûte est très claire et le torchon bien cuit.

Il était blanc avant.


par Fantomette publié dans : Morceaux de la vie de tous les jours
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Vendredi 13 octobre 2006
Je suis handicapée depuis ce matin, j’ai une Maladie Honteuse, j'ai super mal dormi, j’ai mal.
Je vous ferais bien un dessin de ma position préférée depuis ce matin mais pas de scanner et Paint avec un touch pad c’est pas envisageable.
De toutes façons y’a pas Paint sur le Mac.
Impossibilité quasi totale de m’asseoir.
J’ai pris la lourde décision de ne pas aller bosser après un appel pour un rendez-vous chez le doc et un autre Ô combien délicat à Chef
« Super Agence Chef bonjour
-Oui, Chef, c’est Fantomette
-Bonjour, vous allez bien ?
-Je… Heu… J’ai un petit problème de santé qui va m’empêcher d’aller travailler aujourd’hui, je dois voir un médecin…
-Vous êtes malade ?
-Pas malade malade mais j’ai un petit problème purement physique qui m’empêche de travailler aujourd’hui.
-Si vous êtes pas malade vous venez travailler, j’ai personne pour vous remplacer moi.
-Oui mais…
-Qu’est-ce qu’il vous arrive ?
-Hum… J’ai un problème de santé qui m’interdit la station assise.
-Vous travaillez debout alors ?
-Sérieusement, Chef, c’est handicapant et très douloureux, j’ai un rendez-vous chez le médecin cet après-midi, je ne peux pas, même les transports c’est pas envisageable.
-Bon… Je vous appelle plus tard pour le planning.
-D’accord, désolée encore pour cet après-midi, à plus tard »   
Si avec ça il a pas compris…
Donc je glandouille depuis ce matin, en grenouille, sur le ventre jambes repliées et bras pareils devant l’ordinateur sur le canapé ou vautrée en arrière, limite assise sur le bas du dos en fait pour voir la télé.
Je vous passe les vannes de l’Homme
« C’est emmerdant »
« Tu dois en avoir plein le cul »
« Tu sais où tu peux te le mettre ? »
Etc…
C’est con mais j’appréhende le doc. Ma pudeur va sacrément être mise à mal.

Voili voilou, désolée…


Aux personnes susceptibles de souffrir de ma Maladie Honteuse, n'allez pas vous documenter sur les conséquenes et traitements potentiels sur les forums, je suis complètement paniquée...
par Fantomette publié dans : Quand la vie devient pourrie
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Jeudi 12 octobre 2006
La preuve ici aussi
par Fantomette publié dans : La famille
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