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Dimanche 30 septembre 2007
Jeudi 16 août 2007
Vers 21h30, sensation de « nerf bloqué » dans la nuque, pas de prise de médicament « ça va passer ».
Lendemain : impression de tête lourde dés le réveil (7h), prise d’un comprimé de Zomig au réveil, puis vers 8h30, sensation de sinusite (impression de boule qui résonne en haut du nez et derrière les yeux), sensation pulsatile sur les deux tempes (un peu + la droite), sensation survenue sur le trajet en voiture, prise de 2 gélules de Lamaline à l’arrivée au bureau (vers 9h15).
Vers 10h30-11h : fin des douleurs mais légère aura persistante, éblouissement, tête lourde.
Déclencheur : Je ne sais pas

Samedi 18 août 2007
7h30 : réveil, migraine « gueule de bois » (trop bu la veille), 2 gélules de lamaline, je me rendors sans problème.
9h30 : 2nd réveil, tout va bien, je décide imprudemment de me rendormir.
11h45 : 3ème réveil migraine… Comme d’hab, douleur modérée ++ et pulsatile tempe droite, « arc » douloureux de la tempe droite à la nuque, forte photophobie.
1cp Bi Profénid, la douleur s’amenuise et le reprise d’une activité normale est possible mais pas fin de crise, photophobie persistante (rideaux fermés toute la journée) et sensation pulsatile à la tempe + fatigue lancinante. Lendemain : léger éblouissement persistant et sensation pulsatiles à la temps droite.
Pas de reprise de médicaments.
Déclencheur : premier réveil : alcool de la veille, 3ème réveil : trop de sommeil

Samedi 25 août 2007
Début de crise vers 18h, douleur pulsatile tempe droite, photo-phono-phobie moyenne.
19h : 2 gélules de Lamaline, sans effet
21h30 : 1cp de Bi Profénid, sans effet
23h30 juste avant le coucher : 1,5g d’aspirine, nuit et réveil sans migraine, efficace
Déclencheur : soleil, chaleur, alcool

Dimanche 26 août 2007 (Bon anniversaire maman !)
Sensation de « tête lourde » en milieu de matinée avec légère sensation pulsatile à la tempe droite.
10h30 : 1,5g d’aspirine
12h : fin des sensations migraineuses
Déclencheur : Je ne sais pas

Mardi 28 août 2007
23h30 sur la route, sensation d’éblouissement très forte pour chaque source lumineuse (phares, feux, lampadaires,…) et progressivement une sensation pulsatile sur la tempe droite. 1,5g d’aspirine, pas d’évolution dans la demi-heure (retour à la maison puis coucher) mais nuit et réveil sans migraine.
Déclencheur : alcool ? (deux ou trois verres de vin dans la soirée)

Jeudi 30 août 2007
5h35 : réveil avec une forte douleur pulsatile à la tempe droite, forte photophobie, nausées
6h05 :  2 gélules de lamaline, légère amélioration au bout d’1h permettant le lever et le trajet en voiture jusqu’au bureau mais douleur et photophobie persistantes.
9h15 : 1cp Bi-Profénid, pas d’amélioration
11h : 1,5g d’aspirine + 2cp de Motilyo, nausées : disparition, migraine : pas d’amélioration
14h30 : 1cp de Zomig (j’en peux plus, là)
15h15 : fin de crise (enfin !) première fois que le Zomig est aussi efficace aussi rapidement.
Déclencheur : Règles ? Alcool de la veille (2 bières) ?

Vendredi 31 août 2007
Au réveil : douleur pulsatile à la temps droite, 1,5g d’aspirine à 9h30.
Courant matinée : fin de crise
Déclencheur : Trop de médicaments ?

Samedi 1er septembre 2007
8h30 : réveil, forte douleur pulsatile à la tempe droite, fortes nausées, 1,5g d’aspirine, pas d’amélioration
11h : 2cp Bi-Profénid, pas d’amélioration,
13h-14h : couchée dans le noir et le silence, la crise passe
Déclencheur : Trop de médicaments ? Apéro de la veille (2 portos) ?

Dimanche 2 septembre 2007
Réveil à 9h30 : douleur pulsatile modérée tempe droite.
Pas de prise de médicament, la crise passe dans les 2h
Déclencheur : Trop de médicaments ?..

Mercredi 5 septembre 2007
6h30, réveil : tête lourde, « crainte » de migraine du côté droit (je sais pas comment le dire mais avant que les douleurs n’apparaissent j’ai senti que ça allait arriver de ce côté).
Pas de prise de médicament tout de suite, j’en prends tellement que j’essaie d’éviter d’en tant que je ne suis pas sûre que ça va pas passer tout seul.
9h : début de crise, nausées, 1cp de Bi-Profénid, pas d’amélioration
14h : 1,5g d’aspirine
15h30 : fin de crise
Déclencheur : Je ne sais pas

Vendredi 7 septembre 2007
6h45, réveil : migraine tempe gauche, arc douloureux de la tempe gauche à la partie gauche de la nuque, légère photophobie, nausées.
7h15 : 1,5g d’aspirine, pas d’amélioration
13h45 : 1cp de Bi-Profénid
15h30-16h : fin de crise
Déclencheur : Je ne sais pas.

Samedi 8 septembre 2007
7h30 : réveil, migraine très intense douleur pulsatile au côté droit et forte photophobie, fortes nausées, 1,5g d’aspirine, pas d’effet.
10h30 : 2cp de Bi-Profénid + 2cp de Motilyo, légère amélioration et fin des nausées
1h dans le bain
18h : 1,5g d’aspirine, légère amélioration, pas fin de crise mais sortie le soir sans problème
Déclencheur : alcool de la veille (ouverture de la coupe du monde de rugby

Dimanche 9 septembre 2007
Réveil 8h30 : légère migraine, en une prise 1cp de bi-profénid + 1,5g d’aspirine.
11h-12h : fin de crise
Déclencheur : je ne sais pas

Mardi 16 septembre 2007
Réveil à 4h, après un A/R à Paris, douleur pulsatile dans la tempe droite.
6h30 : en une prise, 1cp de Bi-Profénid et 1,5g d’aspirine
9h : fin de crise
Déclencheur : lever trop tôt, +1h de route dans la nuit (phares éblouissants)

Vendredi 21 septembre 2007
18h30 : légère sensation pulsatile à la tempe droite avec légère photophobie.
20h30 : 1cp de Bi-Profénid + 1g d’aspirine, pas d’effet, mauvaise nuit
Lendemain, 9h30 : 1,5g d’aspirine
11h30 : fin de crise
Déclencheur : long voyage en train (+3h) + alcool/soleil (une bière en terrasse)
par Fantomette publié dans : Migraines, agenda et traitements...
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Vendredi 28 septembre 2007
 

Faut vous dire que j’ai chopé un rhume. Bon, un tout pitit rhume de pédé (vu que c’est dans l’air du temps, qui veut venir hurler au scandale et défendre la cause gay après une telle remarque homophobe ?), genre j’ai eu mal à la gorge deux jours, et là c’est comme si j’avais un robinet ouvert dans les narines.

 

Je parle du nez, éternue, respire mal, et me mouche toutes les 5 minutes. Mais j’ai une ruse pour éviter l’effet phare breton à la place du pif, les Kleenex Balsam. Je touche pas un rond pour cette pub (mais suis corruptible, avis à M. Kleenex), mais faut avouer que ça irrite pas la narine, c’est doux et soyeux, c’est un bonheur de se moucher là-dedans. En tous cas, bien plus agréable qu’à mon époque décadente où je me mouchais dans de la lingerie (uniquement en public, bien sûr, je gardais les kleenex quand j’avais plus de public), mais c’est une autre histoire. Je vous raconterai un jour ma vie décadente avec Albin.

 

Allez je vous raconte, finalement mon appel avec le doc c’est moins drôle.

 

Albin, c’était ma pédale attitrée avec qui j’ai vécu en coloc, une sorte d’être mi-créature excentrique, mi-grande folle, mi-alcoolique, mi-drogué.

 

Et on avait un jeu. Dans le métro, repérer les culs-bénits.

 

On squattait à côté.

 

Et on parlait.

 

Le déclencheur ? Albin se touchait le cou en disant « Je suis irrité à cause du rasoir, j’en ai marre de passer ma vie à me raser, ça m’abîme la peau ». Top départ, suivant un scénario bien rôdé, j’enchaîne.

 

« Tu m’étonnes, c’est hyper douloureux, ça me rappelle quand j’étais un homme, j’en ai saigné tellement j’avais la peau sensible, mon cou est resté abîmé longtemps, regarde maintenant, j’ai la peau nickelle [en montrant les zones de rasage du visage chez un homme]

 

-C’est vrai que ça fait longtemps, des fois j’ai l’impression que t’as toujours été une nana, ça te va tellement bien !

 

-Ouais… Je trouve aussi, je revis depuis l’opération, depuis que j’ai plus cet immonde bout de chair qui me pend entre les jambes et depuis que j’ai enfin cette fabuleuse paire de nichons…

 

-Faut avouer qu’ils sont beaux… Mais t’as pas de cicatrice du tout en plus, comment t’as fait ?

 

-Par le nombril, nouvelle technologie, il incise le nombril et rentre l’implant vide jusqu’au sein, puis il le remplit comme avec une paille.

 

-Génial, faudra que tu me files l’adresse de ton chirurgien, un beau travail propre, ça fait envie… D’ailleurs pourquoi t’as pas choisi des gros seins ?

 

-J’avais peu de ressembler à une poupée barbie, tu vois, si j’en fais trop c’est pas naturel, et moi je veux être une femme, pas une Pamela Anderson. Pis je trouve ça joli les petits seins. D’ailleurs, depuis le temps qu’on s’est pas vus, t’en es où niveau traitement hormonal et opération, toi ?

 

-Je me fais opérer dans trois semaines, donc ça fait trois semaines que j’ai dû arrêter les hormones femelles en prévision de l’opération c’est un peu difficile moralement d’avoir un corps qui se re-masculinise mais l’échéance approche, ça me motive. Pis quand je te regarde, je me dis que ça vaut le coup, t’es trop belle ma chérie, jamais on croirait que t’as été un homme.

 

-Merci… C’est vrai que depuis deux ans, personne a mis en doute que j’aie toujours été une femme… C’est une vraie réussite…

 

-Oui, j’espère que je serai aussi réussie que toi, moi y’a juste un truc qui me fait chier c’est que j’ai des grands pieds, je fais du 42, c’est pas très féminin.

 

-Comme Paris Hilton, comme quoi c’est pas forcément un handicap !

 

-Ouais, t’as raison… Eh, tu te rappelles, quand t’étais un homme et qu’on couchait ensemble ?

 

-… J’ai l’impression que c’était il y a une vie, ça me paraît tellement loin…

 

-Oui, quand je te vois, je me rappelle même pas quelle tête tu avais avant.

 

-[je sors des photos] tu vois, c’est une photo de mon frère, je crois que je lui ressemblais vachement. Et ça, c’est ma mère à 20 ans.

 

-Je suis scié, tu ressembles tellement à ta mère, c’est fabuleux, on jurerait que tu as toujours été sa fille…

 

-C’est dingue, hein ? Sinon, dans trois semaines, tu fais tout ou juste la phalloplastie ? Tu fais les seins avec ?

 

-La totale ! Je ressors du bloc, je suis une véritable femme à barbe ! »

 

Bref, ça durait tout le temps du trajet, et les regards outrés des culs-bénits autour étaient absolument fabuleux.

 

Ces évocations de nos opérations transsexuelles avec des trémolos dans la voix émouvaient les plus ouverts (rares), et parfois un pour qui c’était trop choquant changeait de place ou nous traitait d’immoraux.

 

Quand une larmouille nous échappait (parce qu’on étaient bons comédiens au point de faire semblant de pleurer) vite, on attrapait un string dans la poche pour s’éponger le coin de l’œil.

 

Je pourrais aussi vous raconter quand on dansait à moitié à pwals à la fenêtre dans les recoins bourgeo-coincés du 6ème arrondissement, quand on hurlait dans la rue, quand il portait des talons aussi hauts que les miens, la fois où j’ai sniffé de la drogue (la seule fois, jamais recommencé), et où on a mal géré, du coup on titubait bras dessus, bras dessous sur des chaussures à drag-queens en vomissant ça et là le long du parcours dans Saint-Germain-Des-Prés (24h à vomir tous les deux, ça m’a calmée, je sais même pas ce que c’était que cette drogue), je pesais à l’époque 10kg de moins, alors je sortais toujours avec des jupes over-courtes, des tee-shirt que même sur mes soutifs y’avais plus de tissu, du Wonderbra rembourré en-veux-tu-en-voilà ce qui fait que j’avais quand même l’air d’avoir une chouette paire de nibards, je portais les corsets d’Albin, bref, de grands moments, une sorte de crise d'adolescence trash, on venait de quitter parents&province pour l'indépendance dans Paris, on a été grisés par la liberté...

 

 

 

C’est quand même plus sympa que l’histoire du doc finalement, j’ai bien fait…

 

 

 

 

 

PS : je n’ai jamais été un homme et Albin ne sera jamais une femme.

par Fantomette publié dans : Fantomette a encore frappé
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Jeudi 27 septembre 2007
C'est marrant comme je commence tout doucement à m'habituer à ne porter que le nom de mon père.
Ca me fait drôle.
Depuis des années, je suis connue à l'école, au collège, au lycée, au taf pour avoir un nom à rallonge et un prénom peu banal, globalement, j'ai acquis la certitude que y'avais pas deux personnes sur terre qui pouvaient porter la même combinaison non-prénom que moi, et seulement trois qui portent le même nom, Frérotte et Frelot.
Au taf, étant prestataire dans tout ce que je faisais avant, je n'avais pas « besoin » de mon nom, je signais d'une fausse signature et écrivais ma fonction en guise de nom puisque je faisais du remplacement et étais toujours là de manière ponctuelle. Et dans la grande majorité des cas, mon prénom suffisait pour les situations où une fonction ne suffit pas.
Mais maintenant que je suis plus prestataire et que je gère un peu tous les services généraux de base, je peux pas ouvrir un compte client chez un fournisseur avec un prénom ou une fonction. Et j'en ai marre que le commercial me rappelle en écorchant mon nom, en hésitant, en se trompant dans l'ordre des noms.
Et marre d'épeler des heures.
Alors c'est officiel, au bureau il n'y a que sur les registres et ma fiche de paye que je porte mon nom complet, tout le reste je le fais avec un demi-nom. Ca fait tout drôle, je me suis battue des années pour qu'il apparaisse en entier et là c'est moi qui le tronque.
Même si en dehors je reste farouchement accrochée à mon nom à tiroirs et qu'il est écrit sur mes documents d'identité, il est le seul connu de l'assurance (anecdote : J'ai acheté la Fantomobile à papa (c'était donc à l'époque la Papamobile) et j'ai gardé la même assurance qu'il avait, j'ai juste changé le nom et l'immatriculation, j'ai eu une discussion surréaliste avec la conseillère qui voulait mettre le nom de ma mère uniquement, pensant que mon nom composé était mon nom de jeune fille accolé à celui de mon mari, j'ai eu un mal fou à lui faire comprendre que c'était mon vrai nom et celui de mes deux parents et pas celui de mon mari n'étant pas mariée, et que même si j'étais mariée je vois pas de quel droit on me collerait un autre nom que le mien, le seul, le vrai), bref, y’a bien que la sécu qui ne me reconnaît pas ces deux noms.
Et je me suis résignée, en plus au bureau je suis ridicule avec mon nom de famille, même long et composé vu qu'on a des salariés indiens (et je vous raconte pas les 15 syllabes du nom de famille), africains (de 2 à 4 mots par nom de famille avec des associations de consonnes pour le moins surprenantes), polonais (nom de famille du style geperdumeski), russes (on a frôlé le nom en alphabet cyrillique), chinois (deux lettres), arabes (pleins de ‘h’ que tu sais pas comment prononcer) alors je fais pâle figure, et du coup j'ai accepté de sacrifier la part maternelle de mon nom, d’abandonner 4 syllabes sur 7… Pas facile…
par Fantomette publié dans : Fantomette a encore frappé
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Mercredi 26 septembre 2007

La trouille qui coupe les jambes et donne envie tout à la fois de pleurer et de cogner.

 

Hier je me suis fait mettre en joue par un blaireau qui devait même pas avoir 18 ans. Le mec était à 3 ou 4 mètres de moi, visait consciencieusement comme prêt à tirer, et j’avais le trou noir du canon qui me regardait entre les deux yeux.

 

Je sais même pas comment j’ai pu garder mon calme, je me suis arrêtée tout doucement et j’ai dit « qu’est-ce qu’il se passe ? » et c’est là qu’il y a eu les 4 secondes en question.

 

L’instant où passent dans la tête plein de pensées difficiles à trier

 

-« Il déconne »

 

-« Est-ce qu’il veut mon fric ? »

 

-« C’est un drogué en manque »

 

-« Lui et ses potes vont me prendre en tournante »

 

-« C’est un faux fusil »

 

-« Je vais crever, putain je peux pas crever comme ça »

 

-« Il peut pas tirer comme ça en plein Paris en plein jour »

 

-« Mon mec, ma famille, mes copains, mes frangins,… »

 

-« Ca fait quoi de prendre une balle en pleine tête ? »

 

-« J’aurais pas du envoyer bouler son pote qu’a essayé de me draguer, il s’est vexé »

 

Finalement après quelques secondes un de ses potes lui a dit « Allez arrête, [à moi] il se passe rien madame, c’est pour déconner, [à son pote] bon, oh, t’arrêtes un peu ? », finalement le mec a basculé le fusil de son pote en repoussant le canon vers le haut, il m’a redit que c’était pour déconner, je lui ai dit que je trouvais pas ça drôle. Il a convenu « Oui, vous avez raison c’est pas drôle ».

 

Je suis repartie avec en but premier de rester digne, ne pas trembler, ne pas avoir le talon aiguille qui flanche avec la trouille qu’il me tire dans le dos le temps que je marche les 25 mètres qui séparent l’endroit où ils étaient de l’entrée de ma boîte et la colère que des petits cons puissent s’amuser comme ça, que l’arme soit vraie ou fausse (mais vu les précautions prises par le moins con de la bande pour bouger le canon de sa cible, à savoir entre mes yeux, je suppose que si ça avait été du plastique il aurait fait moins attention) ; ne pas me prendre les pieds dans le tapis, ne pas pleurer, arrêter de trembler, boire un café.

 

Pis j’ai craqué, envoyé un sms à l’Homme lui disant brièvement ce qu’il s’était passé, il m’a rappelée, j’ai pleuré au téléphone, j’ai évacué la panique et me suis jointe à un groupe pour sortir du bureau et récupérer ma voiture à quelques mètres de là où s’est passé la scène.

 

Pis ce matin j’appelle une collègue dans sa boutique de la Défense au sujet d’une histoire de chèques volés dont on a coincé l’émetteur, elle me raconte…

 

Qu’elle a été braquée flingue sur la temps en plein Paris à la sortie des cours pour de l’argent.

 

Qu’un type est entré dans sa boutique seringue à la main en annonçant « j’ai le sida file-moi la caisse ou je te pique ».

 

Qu’elle balise que les potes du mec aux chèques volés viennent se venger sur elle parce qu’elle sait qu’ils sont plusieurs avec des fausses pièces d’identité (donc c’est un réseau) et que c’est elle qui a prévenu les flics hier.

 

Faut pas pour autant se faire avoir par les dérives sécuritaires de quelques illuminés dont notre président mais ça fait flipper.

 

Là où je bosse c’est plein de flics, vu que c’est un quartier popu plein d’immigrés ils font une rafle par jour (sous la pression du préfet et de ce cher M. Hortefeux), et après on s’étonne qu’une chinoise sans papier saute par la fenêtre (et en meure) en voyant un flic alors qu'on les pousse à faire des rafles jusque dans les écoles ? Je m’égare, mais malgré mon aversion pour la politique du chiffre en matière d'immigration, j'aime bien les flics et je vous cache pas que je me sens rassurée de savoir une forte concentration d’uniformes dans le secteur.

 

Je crois que j’avais jamais eu à ce point peur de mourir.

par Fantomette publié dans : Quand la vie devient pourrie
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Mardi 25 septembre 2007

I’m back !
Over-Blog ayant été en maintenance pendant 22h j'ai pas pu poster ceci hier...

 

C’est passé hyper vite ces quelques jours seule, j’en ai même pas profité, faudra recommencer…

 

Meuh non, chéwi, te vexe pas, la preuve qu’il faut recommencer ? Le boitier du futur PC est toujours dans sa boîte et t’as pas acheté ton nouveau PC portable, le temps que tu montes la tour et que tu configures le portable, vaut mieux que je sois ailleurs sous peine de râlages intempestifs sur le thème de « j’en ai marre de tes ordinateurs bordel, regarde y’a que ça partout, de toutes façons je sais bien que tu préfères tes douze processeurs à mes beaux yeux ».

 

Pour les gens qui vivent pas chez moi, oui, oui, nous avons à la maison déjà deux tours en fonctionnement + 2 portables en fonctionnement également + une tour à mettre en vente sur ebay depuis plus d’un an qui prend la poussière derrière le canapé, et l’Homme a acheté un boitier pour faire un nouveau PC (une tour), et va acheter un nouveau portable. L’hypocrisie me pousse à le faire passer pour un geek accompli en ne vous précisant pas que la future tour (dans le boitier emballé) remplacera les deux actuellement en place et que le futur portable remplacera un de ceux qu’on a qui est vieux.

Bref, sinon week-end passé à pester contre l'Homme qui ne rappelle pas et admet une faiblesse de ce côté là (faiblesse que j'ai reconnue mais pas excusée), et à le bombarder de sms jusqu'à ce qu'à sa sixième réponse il me dise enfin ce que je veux lire, "je t'aime, toi aussi tu me manques"... Nous on envoie un sms avec en tête la réponse qu'on voudrait recevoir et forcément, quand il répond autre chose on est déçue...

 

Sinon, comme je suis une femme tendre et aimante, je lui ai refait hier soir le fameux fondant choco-coco, et ce coup-ci j’ai pris des photos (j’ai bien constaté que j’avais eu des déçus de la madeleine parce qu’ils ne les avaient pas vues, l’Homme s’associe à moi pour vous jurer qu’elles étaient divines et qu'il n'en reste pas une miette à photographier), d’ailleurs faut bien avouer que le fondant aussi c’est une tuerie, même si je l’ai trouvé moins plus moelleux et moins fondant  que le premier (même temps de cuisson pour un gâteau un peu moins gros, ça a du jouer).

DSC00056.JPGDSC00057.JPG

 

Bref, après deux jours avec ma Biquette (vous avais-je déjà raconté pourquoi Biquette s’appelle Biquette ?) à jouer les gonzesses diététiques genre je mange des biscottes au petit déj (Biquette, merci de ne pas faire allusion à la brioche vendéenne qui accompagnait les biscottes, je perds en crédibilité moi après), je mange des coquillettes vertes avec 20% de légumes dedans, des mélanges de céréales bio et des galettes de courgette/poulet/curry, des crudités trempées dans de la sauce salade ultra-light, à peine rentrée je craque et fais un gâteau bombe calorique… Pas sérieux tout ça… (Non, Biquette, pas un mot de la pizza de samedi midi sur le vieux port des Sables d’Olonne).

 

Allez, je vous laisse, faut que j’envoie des mails à mes copines pour chercher une étudiante (ou pas) qui serait prête à garder deux petites de 8 et 11 ans tous les soirs de 17h à 20h dans l’appartement de leur maman dans le 7ème à Paris payée 8€ net de l’heure, les filles rentrent à 17h, goûtent puis vont chez leur grand-mère faire leurs devoirs pendant que leur nounou repasse et les fait dîner quand elle rentrent, et la maman rentre tous les soirs vers 20h.

 

Je dis pas ça au cas où il y aurait parmi vous des jeunes filles habitant sur Paris ou à proximité d’une ligne de métro intéressées et sérieuses et dispo tous les jours du lundi au vendredi sur la tranche horaire annoncée (ou au cas où vous en connaîtriez) mais bon, dans le doute je vous donne mon mail ça peut servir : fantomette75[at]gmail.com (en remplaçant  [at] par @), non pas que j’aie une commission si je l’aide à trouver mais j’aime bien ses gamines (je fais des boîtes avec elles) et j’ai envie de lui filer un coup de main et de vous offrir une part de fondant choco-coco (non, régis, pas une photo de mes seins) si vous trouvez la perle rare.

par Fantomette publié dans : Morceaux de la vie de tous les jours
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Vendredi 21 septembre 2007

Vous connaissez les cannelés ? Ces petites merveilles caramélisées bordelaises, une sorte de pâte à crêpes vanillée au rhum assez sucrée qui caramélise donc superbement à la cuisson…

 

J’ai voulu en faire hier. Et sans trop savoir ce qui m’a pris, j’ai fait la recette telle que je l’ai trouvée, à savoir des quantités telles que un litre de lait, 4 gousses de vanille (que papa m’a ramenées de Madagascar) 5 œufs + 4 jaunes (me reste 4 blancs, je ferai des langues de chat, rien que pour le nom du gâteau…), 100g de rhum, 500g de sucre, bref, des ingrédients en grande quantité, tellement que j’ai pas pu faire le mélange final (lait vanillé + œufs/farine/sucre,…) dans le mixer. Trop petit. J’ai du sortir le méga-mahousse saladier ikéa en mélangeant prudemment les deux appareils vu que le mélange arrivait à 5cm du bord.

 

Et je me suis retrouvée toute conne avec mes deux ou trois litres de pâte sachant que cette merveille cuit minimum 45 minutes et que je n’ai qu’une plaque de moules à cannelés, soit 12 cannelés… Je peux en faire facile 10 fois plus, là.

 

Je me suis résolue à faire des cannelés pas en forme de cannelés, j’ai sorti les moules en forme de cœurs et les moules à muffins, préchauffé le four et rempli les moules. Il me reste facile les 2/3 de la pâte, il est 20h, 45mn de cuisson minimum par fournée, j’ai aussi des madeleines à faire.

 

Je me couche à 4h, obligé. Ma valise est pas prête.

 

En repassant amoureusement la 15ème chemise de l’Homme (on devrait obliger les mecs qui ont le format bucheron à ne porter que du tee-shirt infroissable, les chemises XXL j’en peux plus) je guette du coin de l’œil ce qu’il se passe dans le four, y’en a qui repassent en regardant la télé, moi je repasse en regardant le four.

 

Ca gonfle doucement, ça caramélise, ça sent bon, une odeur enivrante de rhum, de caramel et de vanille se diffuse dans l’appart, et je commence à fredonner le fameux « donne du rhum à ton homme, du miel et du tabac (mais surtout du rhum), donne du rhum à ton homme et tu verras comme il t’aimera », pour un peu j’écouterais la compagnie créole, dis donc !

 

Au bout de 45mn, je me dis que je passe aux madeleines, comme ça cuit rapidement, pendant qu’elles cuisent les cannelés refroidissent, je les goûte (ils sont bien brunis et très prometteurs) pour voir si 45mn c’est bon où si il faut plus.

 

Je remplis mes moules à madeleines, je reste accrochée à la poignée du four le nez collé à la vitre. 220°C, dés que les bords commencent à dorer et que le milieu fait un creux (3 à 5 minutes) je baisse à 190°C pour encore environ 5 minutes.

 

Mes madeleines ont une bosse sublime, elles sont belles, j’ai le truc, j’ai une main d’or, je sais faire des madeleines à bosses, elles sont dorées, je suis fière, je chante, c’est beau.

 

Mes cannelés sont ratés.

 

Ils sont retombés, ils sont tout plats.

 

Deux croûtes avec un truc gluant dedans.

 

Il me reste 2 litres de pâte.

 

Je dois jeter deux plaques de gâteaux.

 

Je retente, 20 minutes de plus au four, toujours raté. Mes madeleines, sublimes, me narguent du haut de leur bosse.

 

Vexée, je jette tous les cannelés ratés mais un élan de sauvegarde me fait mettre la pâte au frigo, je ressaierai plus tard.

 

Je me voyais déjà me la péter avec ma copine avec qui je prends mon goûter à ma correspondance à Nantes, je me voyais bien genre la super nanny du goûter ultra organized avec ses talons vertigineux (achetés avant-hier, ils sont sublimissimes), sa petite valise à roulettes de pétasse et ses madeleines et ses cannelés maison dans le sac à main à côté du thermos de café et des petites serviettes en papier (mon sac à main est immense).

 

Vous me direz, manque que les cannelés dans cette description, mais ça me ruine un peu mon groove quand même…

 

Je sais pas comment vous raconter mon indescriptible plaisir d’avoir de jolies bosses à mes madeleines et qu’un collègue venu rôder autour de mon bureau parce qu’il a faim (et qu’il sait que j’ai souvent une bricole à manger dans mon sac à main) m’a dit un truc dans le genre « Mais c’est TOI qui les as faites ? Mais elles sont trop bonnes ! » Et j’ai du l’arrêter pour en garder pour mon goûter.

 

Bref, dans une heure je décolle du bureau, dans deux heures je quitte Paris, j’ai hâte…

par Fantomette publié dans : Fantocuisine
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Jeudi 20 septembre 2007

Une nana a bien un point de fonctionnement simple et sans équivoque, quand un mec lui dit « je te rappelle à telle heure/dans X temps/dés que j’ai fini de manger », elle attend qu’il la rappelle, elle estime pas le temps dans lequel il sera dispo puis le rappelle, elle attend son appel dans les délais annoncés. Tout simplement.
Donc là, ça m’énerve parce qu’il devait rappeler hier soir et qu’il a pas rappelé.
Je l’ai appelé sur les coups de 21h30, il était au resto, il m’a dit qu’il me rappellerait quand il aurait fini de manger, je vous cache pas que je préférais largement l’avoir disponible sans le brouhaha de fond, sans ses collègues en face et sans avoir la bouche pleine, donc, enthousiaste je raccroche en attendant (en vain) son appel.
Je vous cache pas qu’en allant me coucher un peu plus d’une heure plus tard, je me suis retenue d’envoyer un petit texto genre « t’es encore à table où tu m’as oubliée ? », c’est plus fort que moi, je supporte pas l’idée qu’il m’ait oubliée, et ça me donne des envies de mesquinerie. Oh, je sais que les hommes sont bien moins à cheval là-dessus que nous autres harpies, mais toutes les femmes du monde seront d’accord avec moi, bordel, quand vous autres vous dites « Je te rappelle », rappelez, bon sang !
Résultat je suis allée me mettre en boule au lit, vexée en lui envoyant juste « Je vais me coucher, bonne nuit, bisous », réponse « Bonne nuit je t’appelle demain, bisous ».
Il a intérêt à appeler aujourd’hui.
Je sais que j’ai un sale caractère et que je prends facilement la mouche, il le sait aussi, alors en espérant qu’il ne lira pas ceci aujourd’hui ça fausserait la donne, de toutes façons il n’a qu’une carte gprs, il a pas accès au Wifi de l’hôtel donc excepté relever rapidement ses mails je pense pas qu’il lise ça.
Du coup, je lui ai pas envoyé des photos de mes seins comme j’avais fait mardi. Na.



Edit 15h20 : Il vient d'appeler le tendre amour et il a toujours une voix aussi renversante. Je lui ai quand même signalé que j'avais été vexée de son non-appel d'hier et que du coup j'avais mangé le sublissime fondant au chocolat avec un coeur de noix de coco que je lui avais fait amoureusement dans un moule en forme de coeur et dont j'avais gaulé la recette ici pour vous donner une idée de l'ampleur du délice, je suis ravie de vous annoncer que le gateau était réussi et fabuleux, il en a été ravi aussi, bien que fort marri que je ne lui en ai pas laissé une miette.
Bref, la prochaine fois il rappellera si il veut son gâteau, la preuve, là il m'a dit qu'il m'appelerait peut-être ce soir mais c'est pas gagné vu qu'il risque de rentrer tard, toussa, comme quoi, ça marche vu que ce soir si il appelle pas je me formaliserai pas.

par Fantomette publié dans : Fantomette a encore frappé
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Mercredi 19 septembre 2007

Contexte : Il y a quelques jours, un vendredi, une collègue m’appelle pour me dire qu’elle ne vient pas bosser, elle fait une cystite et se sent très mal. Le lundi elle n’est toujours pas là et revient le mardi, elle me dit qu’elle n’est toujours pas guérie. Dans la journée je me rappelle des conseils du médecin quand j’en avais fait.

 

Je la croise dans les couloirs, alors je l’attrape par l’aile et l’entraine aux lavabos pour lui parler discrètement à l’abri des oreilles indiscrètes

 

« Je pensais à ton souci de cystites à répétition, j’en ai fait pas mal à une période et le médecin m’avait donné un truc qui limite les risques et je pense que ça peut t’intéresser : après chaque rapport tu prends une douche, ou au minimum tu vas au toilettes.

 

-Après chaque quoi ?

 

-Chaque rapport sexuel, ça limite les risques d’infection…

 

-Ah bon ?

 

-Oui, c’est un conseil du médecin, et ça marche, je me suis rendu compte que j’avais commencé à faire des cystites quand je me suis mise avec mon copain et quand j’ai commencé du coup à avoir une vie sexuelle régulière sans capotes, j’en avais au moins une par mois, et depuis que je fais ça, zéro, j’en ai pas eu.

 

-Tu vois, j’aurais jamais pensé, parce que mon copain, lui, après l’amour il prend une douche parce qu’il aime pas en avoir partout, mais moi je m’en fous, tu vois, c’est dedans, ça me dérange pas alors je m’endors comme ça…

 

-Oui, je faisais ça avant, maintenant je me force au moins à me lever pour aller aux toilettes, et j’en fais plus… C’est pas grand-chose, tu vois, c'est pas la toilette intime à la javel mais c’est hyper efficace, ça évite que des bactéries stagnent, quoi…

 

-Je ferai ça, j’essaierai… Maintenant que tu le dis, c’est vrai que j’en refais depuis que je suis avec mon copain, avant j’en faisais jamais quand j’étais célibataire, mais mon copain risque pas de choper la mienne en ce moment par exemple ?

 

-Le mien les a jamais récupérées, je crois que les hommes sont moins sensibles que nous sur ce plan, c’est physiologique, chez eux le tuyau est plus long, y’a moins de risques, nous c’est tout proche !

 

-Ouais t’as raison, je le ferai pendant que mon copain sera sous la douche, il est capable de se vexer sinon…

 

-T’inquiètes, dis que tu vas faire pipi, combien d’hommes pour pas vexer leur nana disent qu’il vont faire pipi alors qu’ils vont aux toilettes se nettoyer la bête… Ou sinon, tu lui expliques, hein, c’est pas un drame, le mien il est au courant et il est pas vexé, au contraire, mieux je suis de ce côté-là, plus ça l’arrange lui !

 

-Tu m’étonnes !

 

-Bref voilà, je voulais juste te dire ça, c’est tout con mais super efficace !

 

-Super, merci du conseil »

 

Et c’est à ce moment que la porte des toilettes s’est ouverte et qu’UN collègue en est sorti avec un petit sourire gêné… Inutile de vous préciser qu’il a TOUT entendu…

par Fantomette publié dans : Morceaux de la vie de tous les jours
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Mardi 18 septembre 2007
J'ai modifié le titre pour être exacte...

Ce week-end je pars chez ma copine Biquette qui a été nommée chez les ventre-à-choux, à La Roche Sur Yon, je viens lui apporter le réconfort de la civilisation.
Y’en a à qui ça peut paraître bizarre mais ça me fait tout drôle de partir seule.
L’Homme et moi on n’a jamais été séparés depuis son retour du ski en mars 2006. Je ne pense pas dire de conneries en affirmant qu’on est jamais sortis l’un sans l’autre, excepté son repas de CE, un apéro avec un copain à moi après le taf et une virée shopping avec une copine.
Jusqu’à cet été où à un moment, moi ça allait pas. L’Homme me trouvait agressive, je me sentais énervée, marre de tout, je m’énervais, les conducteur m’énervaient, le boulot, les clients, lui aussi m’énervait, c’est à cette occasion que j’ai pris l’apéro avec mon copain Zaza, besoin de prendre l’air.
Et je me suis écroulée en larmes sur son canapé, accablée par tout ce qui me remuait sans que je comprenne pourquoi j’étais si mal. Zaza m’a demandé si je remettais notre couple en question, j’en ai pleuré le double, je peux pas envisager ça, rien que d’y penser j’en étais triste à plus en pouvoir. Je suis éperdument amoureuse de lui mais j’en peux plus de l’autarcie lui+moi. Cet apéro seule avec mon ami comme avant, j’ai respiré, ça m’a fait du bien.
L’avenir me fait drôle puisque je ne peux pas le concevoir sans lui mais ça me fout le vertige, j’ai à peine 22 ans et j’ai l’impression que ma vie amoureuse des 50 prochaines années est jouée. Je rêve d’en faire un papa, un grand-père, un vieux con râleur à mes côtés, mais j’ai peur, je me sens trop jeune parfois, pas mûre,
Alors dans ce cas-là, le mieux à faire est de faire appel à Biquette qui est avec son copain depuis pas loin de 4 ans et qui a plus d’expérience que moi en la matière. Biquette qui me déculpabilise à mort en me disant que c’est normal après un an et demi collés l’un à l’autre que j’aie besoin de respirer, que viens donc passer un week-end à la maison, que t’inquiète, c’est normal d’avoir besoin de partir avec des copines, en vacances ou en week-end sans lui, que je devrais me prendre des moments de shopping et pas que pendant ma pause déj et prendre du temps pour moi.
Rien de plus que ce que m’avaientt dit Cé et ses lecteurs, en somme.
Il est grand temps de défusionner.
Alors j’avais prévu un super week-end, j’ai pris mon vendredi après-midi, je pars de Paris à 14h, arrivée Nantes 16h13 correspondance à 16h45, arrivée La Roche 17h57 je pensais prendre le TER précédent mais je voudrais avoir le temps de papoter avec Estelle et de lui donner quelques arômes et colorants qui coûtent rien chez les chinois et les indiens et sont difficiles à trouver en province, j’en ramène aussi à Biquette et à ma sœur mais ma sœur je la croiserai à ma correspondance du retour (ou peut-être que ce sera maman qui transmettra), arrivée à Paris dimanche 18h10 avec l’Homme la bouche en cœur à Montparnasse.
Et vous savez pas ce qu’il se passe ? Vendredi soir, appel pour l’Homme sur son portable pro, il me glisse « c’est le mec qui m’a embauché » avant de décrocher, à savoir le directeur technique.
Moi j’entends une demi-conversation.
« Oui, salut, ça va et toi ?
-…
-Non, tu me déranges pas
-…
-Euh… Marseille mardi-mercredi-jeudi ? Ben non, pas de souci…
-…
-De toutes façons lundi je vais en direct à Melun, je repasse au bureau l’après-midi et on met ça au point, ok ?
-…
-Bon week-end à toi aussi, à lundi »
Moi qui voulais défusionner, on enchaine lui 3 jours à Marseille puis moi deux jours à La Roche Sur Yon… Heureusement on se retrouve jeudi soir. La dernière nuit que j’ai passée sans lui c’était en mai 2006, je préparais les derniers cartons dans mon appart avant de les emmener chez lui, c’était plus simple que je reste chez moi vu qu’il bossait le matin, et il m’avait récupérée moi et mes cartons après son taf, depuis on vivait à 100% ensemble. Bon, je me dis que même si ça va me faire tout drôle, je sens que ça va me faire un bien fou.
Mais hier soir en rentrant à la maison, je lui lance
« Alors, Marseille ? » il me répond « Départ demain matin à 6h20... Tu m'emmènes toujours à la Gare ? » Ben oui... Mais la mauvaise surprise c'est « On fait la pré-installation mardi mercredi et jeudi, et on switche le système jeudi soir, et je reste vendredi en assistance »...
C'est là que je l'ai sentie monter. L'émotion. Moi j'avais intégré 3 jours seule, une nuit avec lui et deux jours avec ma copine. Là on se revoit dimanche soir. 6 jours.
Je me rappelle quand j'étais gamine, mon beau-père musicien avec ma mère depuis peu était en tournée dans je-ne-sais quelle ville thermale pour 2 semaines, ma mère l'avait rejoint au bout d'une semaine. Et elle pleurait à chaudes larmes sur le quai de la gare de le quitter une semaine.
Les chiens font pas des chats.
Les femmes de militaires doivent me trouver ridicule mais je suis malheureuse comme une pierre de passer une semaine sans lui j'en ai passé la soirée à retenir (ou pas) mes larmes hier, (surtout "ou pas" d'ailleurs sous le regard mi-amusé mi-ému de l'Homme qui sait que je pleure pour un oui ou pour un non mais était touché quand même).
Dimanche soir je pense que je serai contente de cette séparation, c'est que six jours pis vendredi après-midi je suis avec ma copine et ça ira mais là, je vous cache pas que j'ai un putain de blues. Il est 6h20, je reviens de la gare de Lyon, on s'est levés à 4h45, j'ai pleuré tout ce que je pouvais au moment de lui dire au revoir, et heureusement que je connais mon clavier par coeur parce que je vois un peu trouble, là.
Je vais envoyer un mail à ma mère pour me faire consoler, tiens, elle comprendra le désespoir que ça peut causer de se séparer une toute petite semaine...
par Fantomette publié dans : l'Homme
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Lundi 17 septembre 2007