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Samedi 30 septembre 2006
Bastien !!!!

J'ai été émue
par Fantomette publié dans : Moments qui font rêver
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Samedi 30 septembre 2006
Mosaïque de photos prises au hasard chez Mamanchérie...
par Fantomette publié dans : La famille
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Vendredi 29 septembre 2006
On s'est envoyé une carte postale de Djerba en se disant qu'on aurait un timbre tunisien oblitéré.

On est rentrés hier soir. On l'a lue.


Ah putain, ils sont forts, hein ?
par Fantomette publié dans : Moments qui font rêver
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Jeudi 28 septembre 2006

 

par Fantomette publié dans : Moments qui font rêver
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Mercredi 27 septembre 2006

Quand ils nous font la chambre à l'hôtel...

par Fantomette publié dans : Moments qui font rêver
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Mardi 26 septembre 2006

Si, si, là, vous voyez pas ?

par Fantomette publié dans : Moments qui font rêver
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Lundi 25 septembre 2006
par Fantomette publié dans : Moments qui font rêver
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Samedi 16 septembre 2006
Voilà, c’est fait.
Désormais quand on appelle mon portable on entend sur la boite vocale « En vacances au soleil pour une semaine, rappelez-moi le 24 ».
Ce soir chez Papachéri, on a rendez-vous demain à l’aéroport de Nantes à 7h50, départ 9h50, arrivée heure locale 12h50 (+1h).
Amusez-vous bien sous la pluie, on pensera pas à vous.
par Fantomette publié dans : La famille
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Vendredi 15 septembre 2006

7h40. Je nage en pleine quatrième dimension.

Cette semaine les horaires sont cools, 13h-18h, on se lève tard, on part tranquillement. Ce soir on est en vacances, l’Homme commence à 11h au lieu de 10 le vendredi, réveil prévu à 9h30 pour partir à 10h45, on aura le temps de boire le café tranquillement.

6h35, mon portable sonne

-Bonjour Fantomette, c’est Chef, j’aurais besoin de vous chez A…, Votre collègue du matin a le dos bloqué.

-Euh… [totalement ahurie par le réveil il y a une dizaine de secondes] oui, ok…

-L’ouverture est à 8h

-Mais Chef, 8h je peux pas, c’est à Croissy-Beaubourg, je vais vérifier les horaires de bus et je vous rappelle.

-Oui comme ça je tiens la cliente au courant

Je vais me doucher avant toute chose, l’Homme se lève, je vérifie les horaires, j’y serai (avec pas mal de chance) à 8h35 mais selon toute vraisemblance pas avant 9h. C’est loin.

-Chef, ici Fantomette, j’ai vérifié les horaires, j’y serai pas avant 8h35 mais je pense plutôt 9h

-Comment ça se fait ?

-Ben j’ai le bus de chez moi au RER, le RER jusqu’à Vincennes, un autre RER de Vincennes à Torcy et le bus, c’est long !

-Ah mince vous pouvez pas y être avant ?

-Je pense vraiment pas et je viens de penser que là bas, le matin, je suis pas formée, il y a tout le courrier à distribuer, les factures et je sais pas faire

-Vous y êtes jamais allée le matin ?

-Non, vu qu’il ouvre à 8h loin de chez moi, j’ai pas de bus chez moi le matin pour arriver à l’heure, je devrais marcher jusqu’au RER à 1/2h de marche et partir avant 6h alors j’avais pas été formée.

-Bon… Je vous rappelle dans quelques minutes…

Je sais ce qu’il va se passer. L’Homme m’apporte mon café, on se pose dans le salon. Chef va rappeler, me dire que c’est une autre qui y va, on va pas réussir à se rendormir et on va se retrouver à s’être levés à 6h35 pour un départ à 10h45. Je le dis à l’Homme.

Bingo.

-Euh oui, Fantomette, c’est Chef

-Ouiiiii ?

-Laissez tomber, je vais me débrouiller autrement…

-Ok… Bonne journée Chef…

Je ravale un peu un fou rire… Je suis un peu vexée. Je travaille dans une boîte hors du commun…

par Fantomette publié dans : Au travail...
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Mardi 12 septembre 2006
Daniel Pennac sait parler d’amour.

 

P. 84 « Elle a réfléchi.

Elle a débouclé ma ceinture.

Sa voix a quitté les sommets pour puiser en profondeur.

-Si j’étais à ta place, Benjamin, si vraiment j’avais peur d’en prendre pour perpète, je m’y préparerais autrement. Je boirais au sein et je baiserais à couilles rabattues, je m’offrirais les meilleurs restaus, les meilleurs films, les meilleures pièces, les plus faramineuses rigolades, je m’enverrais en l’air si haut qu’il me faudrait beaucoup plus qu’une perpétuité pour me souvenir de tout ce plaisir accumulé… »

 

P. 164 « Théo a rejoint Hervé sous les draps

-Qui c’est ce type, a demandé Hervé en se protégeant les yeux, un jaloux ?

Il ne croyait pas si bien dire. A les voir dans leur lit, exténués par quarante huit heures de démence amoureuse, les cheveux collés en boucles sur leurs fronts brillants, cette lueur idéale au fond de leurs orbites, le cœur palpitant à leurs tempes, j’ai pensé à Julie… Je l’avais tellement mal aimée depuis la formation du copronuage au dessus de ma tête ! Jaloux donc j’étais, oui, du record que ces deux là croyaient avoir établi, comme si Julie et moi n’étions pas capables de perdre douze kilos en deux jours jusqu’à sentir nos corps peser des tonnes ! Comme si nous ne savions pas nous aussi éparpiller dans notre piaule dix fois plus de fringues que nous n’en avions sur le dos ! Comme si nous n’avions jamais cimenté nos draps de plaisir et saturé l’air de ce que nous sommes ! Comme si nous n’avions pas l’intention de nous tuer d’amour nous aussi, comme si nous avions jamais envisagé une autre fin… »

 

P. 171 « Je me suis mis à fixer le téléphone jusqu’à ce qu’il devienne immatériel à force de présence ».

 

P. 191 « Thérèse en veut à la terre entière. A elle-même pour commencer. A son propre ridicule. Cette histoire de bain, par exemple, quelle idiotie ! Des mois à rêver de ce bain alors que tout son corps le lui dit aujourd’hui : les bains ne valent rien à l’amour. En amour, l’eau assèche. C’est une donnée objective. Jeunes gens qui aimez, ne vous lavez pas. Prenez-vous dans la chaleur du désir fondant. Laissez tomber les préliminaires du bain. Ne vous lavez pas après non plus, d’ailleurs. Gardez ça pour vous le plus longtemps possible. »

 

P. 200-201 « (…)elle avait couru chez Théo pour ne pas aller se jeter dans la Seine (…) ils l’avaient accueillie tous les deux d’un même élan, entourée de leurs bras, réchauffée de leur souffle, ils avaient séché ses larmes, lui avaient ouvert leur lit, avaient rabattu draps et couvertures sur la tragique nudité de ce désespoir, tant de douceur, admit Thérèse, tant de douceur la rendant peu à peu à cet état de femme que sa passion pour Marie-Colbert lui avait tout de même permis d’entrevoir, rien n’était perdu, commençait-elle à penser, il restait encore quelques braises, oh, à peine rougeoyantes, toutes proches de la cendre, certes mais luisant encore d’un soupçon d’étincelle, et ils avaient donc soufflé sur ces braises comme je l’aurais fait à leur place si Thérèse n’avait pas été ma sœur, ce n’était pas leur vocation bien sûr mais l’urgence transcende bien des clivages, ils s’étaient senti la mission primitive de ne pas laisser mourir le feu de l’humanité (…), tant et si bien que de braises en flammèches, de flammèches en joyeuse flambée, de flambée en embrasement, ils avaient tous les trois allumé un incendie qui les avait complètement dépassés, un incendie concerté néanmoins car ils ne songeaient qu’à l’avenir de Thérèse, qui ne s’était pas mariée pour la gaudriole, Thérèse, mais bel et bien pour l’avenir, lequel a toujours une tête de bébé, un bébé qui, entre parenthèses, ne tomberait pas dans la pire des familles, élevé par Benjamin Malaussène, pensez donc, combien de bébés envieraient la place, aimeraient lui piquer un pareil papa, et une fois résolue l’importante question de l’éducation ils s’étaient mis à pétrir l’avenir tous les trois, à fabriquer l’avenir tous les trois, gaiement, devoir de consolation d’abord et franche allégresse ensuite car le bonheur de l’enfant naît dans le plaisir de sa conception »

par Fantomette publié dans : La famille
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