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Jeudi 31 août 2006
Comme ça, pour pas grand chose, en parcourant du regard le salon...

Le Mac, jusque là tout va bien.



Un deuxième Mac, normal, passe encore.



Le PC qui sert de base de donnée musique/films/...



Le PC en réparation d'un copain



Bis... Enfin je suppose, je viens de le voir



Et enfin, le deuxième PC de l'Homme qui lui sert à bidouiller Linux et moi à avoir un accès à Windows.a
par Fantomette publié dans : l'Homme
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Jeudi 31 août 2006

« Pourquoi tu écris ?

-Oh, en fait je n’écris pas vraiment, j’écris ce que j’ai envie de faire avec toi… »

Il y avait des feuilles partout. Autour d’elle, à ses pieds, sur le lit. J’en ai pris une au hasard :

 

Pique-niquer, faire la sieste au bord d’une rivière, manger des pêches, des crevettes, des croissants, du riz gluant, nager, danser, m’acheter des chaussures, de la lingerie, du parfum, lire le journal, lécher les vitrines, prendre le métro, surveiller l’heure, te pousser quand tu prends toute la place, étendre le linge, aller à l’opéra, à Bayreuth, à Vienne, aux courses, au supermarché, faire des barbecues, râler parce que tu as oublié le charbon, me laver les dents en même temps que toi, t’acheter des caleçons, tondre la pelouse, lire le journal par dessus ton épaule, t’empêcher de manger trop de cacahuètes, visiter les caves de la Loire, et celles de la Hunter Valley, faire l’idiote, jacasser, te présenter Martha et Tino, cueillir des mûres, cuisiner, retourner au Vietnam, porter un sari, jardiner, te réveiller encore parce que tu ronfles, aller au zoo, aux puces, à Paris, à Londres, à Melrose, à Picadilly, te chanter des chansons, arrêter de fumer, te demander de me couper les ongles, acheter de la vaisselle, des bêtises, des choses qui ne servent à rien, manger des glaces, regarder les gens, te battre aux échecs, écouter du jazz, du reggae, danser le mambo, et le cha-cha-cha, m’ennuyer, faire des caprices, bouder, rire, t’entortiller autour de mon petit doigt, chercher une maison avec vue sur les vaches, remplir d’indécents caddies, repeindre un plafond, coudre des rideaux, rester des heures à table à discuter avec des gens intéressants, te tenir par la barbichette, te couper les cheveux, enlever les mauvaises herbes, laver la voiture, voir la mer, revoir de vieux nanars, t’appeler encore, te dire des mots crus, apprendre à tricoter, te tricoter une écharpe, défaire cette horreur, recueillir des chats, des chiens, des perroquets, des éléphants, louer des bicyclettes, ne pas s’en servir, rester dans un hamac, relire les Bicot de ma grand-mère, revoir les robes de Suzy, boire des margaritas à l’ombre, tricher, apprendre à me servir d’un fer à repasser, jeter le fer à repasser par la fenêtre, chanter sous la pluie, fuir les touristes, m’enivrer, te dire toute la vérité, me souvenir que toute vérité n’est pas bonne à dire, t’écouter, te donner la main, récupérer mon fer à repasser, écouter les paroles des chansons, mettre le réveil, oublier nos valises, m’arrêter de courir, descendre les poubelles, te demander si tu m’aimes toujours, discuter avec la voisine, te raconter mon enfance à Bahreïn, les bagues de ma nounou, l’odeur du henné et les boulettes d’ambre, faire des mouillettes, des étiquettes pour les pots de confiture…

 

Et ça continuait comme ça pendant des pages et des pages. Des pages et des pages… (…) C’était incroyable.

 

 

« Depuis combien de temps tu rédiges ça ?

-Depuis ton départ.

-Mais pourquoi ?

Parce que je m’ennuie m’a-t-elle répondu sur un ton joyeux, je meurs d’ennui figure-toi ! »

 

J’ai ramassé tout ce fourbi et je me suis assis sur le bord du lit pour y voir plus clair. Je souriais mais en vérité, tant de désir, tant d’énergie me paralysaient. Mais je souriais quand même. Elle savait dire les choses de façon si drôle, si spirituelle et puis elle guettait mes réactions. Sur une des pages, coincé entre « repartir à zéro » et « coller des photos », il y avait « un enfant », comme ça, sans commentaires. J’ai continué à inspecter cette immense liste sans moufter pendant qu’elle se mordait les joues.

« Alors ? Elle ne respirait plus. Qu’est-ce que tu en penses ? »

par Fantomette publié dans : Des textes qui me marquent
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Mercredi 30 août 2006

Mois, oui, aujourd’hui.

Y’a des jours j’ai l’impression que ça fait tellement plus longtemps qu’on se connaît ; faut dire qu’on a pas vraiment chômé, trois mois après notre rencontre il me proposait déjà de vivre chez lui, maxi un mois après toutes mes fringues étaient dans son armoire, le reste a suivi dans les semaines suivantes, la dernière nuit passée dans le dixième arrondissement remonte aux environs de fin mai…

Et depuis on est tout niais à se manger des yeux, s’envoyer des sms de déclarations d’amûûûûr, se dire tous les jours l’un l’autre à quel point on a de la chance, penser à l’avenir, faire des mamours, s’envoyer des mails d’amûûûûr, se faire des déclarations par blog interposé, on ressemble à des adolescents, vous savez, ce genre de couple énervant et lourd, toujours collés à se faire des bisous, et vas-y que je te tiens la main, que je te caresse la joue en te regardant avec des yeux en forme de cœur, que je te pince les fesses et te roule des pelles à pleine langue entre le rayon fromage et charcuterie.

C’est désespérant, nous dégoulinons.

 

Nous dégoulinons d'amûûûûr....

par Fantomette publié dans : l'Homme
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Mardi 29 août 2006

On parlait de choses et d’autres hier, et je ne sais plus par quel cheminement, entre deux bouchées de mon succulent rôti de canard fourré au lard et aux poivrons rouges marinés dans de l’huile d’olive accompagné de ses pommes de terres cuites dans sa graisse, le tout arrosé de vin rouge (et donc un plat qui en dehors d’être succulent est à (très) haute teneur calorique mais j’y peux rien, j’adore et si je lui fais des carottes vapeur il me quitte), nous en sommes venus à parler mariage. Papachéri, si tu es rentré d’Erythrée, ne bondis pas tout de suite, je ne suis pas en train d’annoncer nos noces prochaines.

Le mariage à l’église…

L’Homme n’est pas franchement plus croyant que moi, mais visiblement, ça le botte, lui.

Mais je crois que j’ai été élevée par des parents qui se seraient fait pendre plutôt que nous baptiser, Mèrepoule s’est bien mariée religieusement mais il y a 30 ans, un peu sous la pression familiale mais histoire de leur casser les couilles jusqu’au bout, je crois bien me rappeler qu’elle s’est mariée un vendredi 13 avec de la viande au menu (un vendredi…), Papachéri s’est marié deux fois, civilement uniquement.

Viscéralement je peux pas, je peux pas tout ce cirque, cette religion que je considère comme étant la plus grande secte de tous les temps, je veux pas m’engager devant ce dieu qui n’est qu’une invention humaine au même titre que la machine à coudre. Je veux pas en public déclarer que j’élèverai mes enfants dans la foi catholique, je veux pas de cantiques, pas de messe.

Ah oui, c’est beau.

C’est plus beau qu’une mairie.

Les vitraux, la voûte, ça résonne, c’est grand, majestueux.

C’est une chouette mise en scène.

Oui, sur certains points je suis très vieille France, je trouve que c’est la classe ultime de demander ma main à mon père, si je dois me marier, je veux que mon fiancé le fasse. Oui, le père qui mène sa fille à l’autel et passe le relais à un autre homme, c’est terrible, c’est beau, c’est symbolique, je pense que je serais du genre à faire la fontaine moi à ce moment là. Mais je suis sûre qu’il y a moyen de négocier pour qu’il me mène sous fond de marche nuptiale jusqu’à la table du maire.

Pis ça implique que je me fasse baptiser et j’ai pas envie. Quand on est bébé, le baptême c’est rapide. Quand on est adulte, c’est galère, faut déclarer qu’on croit en dieu, tout ça et c’est non.

Un mariage ‘à l’américaine’, en plein air en été dans un parc, la nature, tout ça avec le maire qui fait le déplacement (contre la promesse d’une caisse de Champagne y’a sûrement moyen d’en corrompre un pour qu’il vienne sur place), les enceinte qui diffusent la marche nuptiale et mon pôpa qui me mène jusqu’au marié et à la table du maire, ça a au moins autant de classe et de gueule que dans une église, dieu en moins.

Retrouvé sur le net, citation d’Arleston au sujet du scandale des caricatures dans Charlie Hebdo il y a quelques mois déjà « On a mis 2000 ans à se débarrasser des curés c'est pas pour se laisser emmerder par des rabbins ou des ayatollah. Je verse dans la caricature absolue et totale. Je vois pas pourquoi il faudrait respecter les gens qui croient au père noël, aux extra-terrestres ou en dieu. Je ne fais aucune différence entre les trois. (...) Ayant appris dans ma jeunesse à courir plus vite que Jésus pour ne pas me faire rattraper par les curés, j'en ai rien à foutre du blasphème et j'emmerde tous ces gens là. »

Bon, c’est un peu sec et violent.

Mais je trouve ça très vrai.

Je veux pas me marier devant un curé.

par Fantomette publié dans : La famille
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Lundi 28 août 2006
Week-end avec mes ex-collocs et l'Homme...
« Y’a des moments j’ai des couches-culottes qui me passent par la tête »
« Chais pas, p’t-êt’ que dans deux mois ce sera fini et p’t-êt’ que dans 20 ans on y est encore, hein, va savoir…
-Mais on s’en fout de ça, c’est pas ça qui est important, ce qui compte c’est que t’imagines pas que ça puisse se finir »
« Je sais pas pourquoi mais je suis fascinée par son sexe, tu sais, le fonctionnement de base de l’érection par exemple, c’est dingue, enfin, je veux dire, j’en ai pas moi, c’est magique, je trouve ça génial comme organe »
« Tu les as pas en 46 tes escarpins, là ?
-Non, que en 43 »
« Attends, si on commence à parler taille, vaut mieux qu'on se mette sur les strapontins entre deux wagons, la vieille elle nous regarde bizarre là »
« Salut ma chérie, tu te fais toujours éclater la rondelle ? »
« Mais le lubrifiant effet glacé à la menthe ça fait pas débander tellement c'est froid ?
-Si, au début mais tu t'habitues »
« Tu m'fais pas marrer, je suis en mode 'Femme Chiante', là, désolée »
« Mais arrêêêêêtes de me lécher les narines »
« Pis je veux pas dire mais le coup de la balise HTML, tout le monde sait ça, hein ? Je veux dire t’es gonflé d’en parler sur ton blog, parce que ça fait pas de moi une geekette »
par Fantomette publié dans : Fantomette a encore frappé
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Dimanche 27 août 2006

SPM

Depuis ce matin je suis en mode ‘Femme Chiante’.

Je sais pas pourquoi, déjeuner chez M. et Mme Parentsdelhomme, on évoque le problème de mon appart/proprio avec M. Papadelhomme, il est ex-flic et n’a pas supporté la retraite alors il bosse encore au tribunal de Créteil et a quand même de bonnes connaissances en droit. Et ça m’énerve d’en parler, ça me bouffe au quotidien, vraiment, pas envie d’en parler. Mais M. Papadelhomme est un homme de caractère avec… Disons une grosse autorité naturelle, et je le connais pas encore assez et n’ai pas encore assez d’assurance avec lui pour le rembarrer. Alors ça me gonfle mais on en parle, ça me fous de mauvais poil. Mais bon, je dis rien. Je parle pas trop à table, l’Homme détend un peu l’atmosphère quand on monte cinq petites minutes à l’étage régler la luminosité de l’écran de Mme Mamandelhomme. Un peu de lutinage. Mais je reste de mauvaise humeur. Ce soir, après une sieste, et des heures devant le PC, je suis toujours en mode ‘Femme Chiante’, les vannes de l’Homme me font pas marrer, ses conneries m’énervent.

Un poil de réflexion, tout s’explique.

Je vais avoir mes règles.

ET CA M’ENNERVE.

 

Bizarrement, de l’avoir dit, ça soulage.

par Fantomette publié dans : Morceaux de la vie de tous les jours
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Vendredi 25 août 2006

Bon, faut prendre rendez-vous avec un avocat au TGI de Créteil, il y a des permanences gratuites le samedi matin.

Hier j’appelle dans un instant de (rare) calme au bureau sur le site où je suis, à peine le numéro composé, une nana me répond, les permanences reprennent le 2 septembre, parfait. Et là, le standard s’emballe, quatre appels d’un coup, je lui dis que je rappelle. J’arrive pas, quand je rappelle je tombe sur « Le tribunal de grande instance de Créteil, bonjour, veuillez patienter, une opératrice va prendre votre appel », et avant que l’opératrice susnommée ne prenne mon appel, les appels reviennent de mon côté et je dois raccrocher.

Bilan de la journée, pas de rendez-vous.

Alors, maligne comme une Fantomette, j’appelle ce matin de l’appart, sans travail, sans standard qui s’emballe. Pendant 3 minutes 19, la petite phrase tourne en rond « Le tribunal de grande instance de Créteil, bonjour, veuillez patienter, une opératrice va prendre votre appel Tudududuuuuut [musique d’ascenseur] Le tribunal de grande instance de Créteil, bonjour, veuillez patienter, une opératrice va prendre votre appel », et ça coupe. Oui, la communication coupe. On me raccroche au nez. Je me calme, finis mon café, allume une clope et recommence, nomého je vais pas me décourager comme ça, moi. Le sans fil en haut parleur, ‘bis’ et… « Toutes les lignes de votre correspondant sont occupées, veuillez réitérer votre appel ultérieurement. » Oh ! Inlassablement, un deuxième café à la main (oui, je sais, mon Homme, y’a plus de café mais avec une grosse dose de volonté, le reste de café de l’avant-veille réchauffé et allongé avec de l’eau reste buvable). Je ne sais pas combien de fois je rappuie sur bis, chaque fois le même cirque. Je suis hyper vexée. Je me prépare, me douche, m’habille. Au moment de partir me vient une idée.

Vous savez, quand le bus est en retard, le meilleur moyen pour qu’il arrive est d’allumer une clope (et si possible la dernière du paquet), il déboule du virage dans les 10 à 15 secondes et vous force à écraser votre drogue à peine entamée.

Donc là le meilleur moyen pour qu’ils répondent est de les appeler quand j’ai pas le temps de leur parler. Oui, je dois décoller dans la minute si je veux pas rater le bus. Pas d’attente, pas de répondeur, pas de « Le tribunal de grande instance de Créteil, bonjour, veuillez patienter, une opératrice va prendre votre appel », ça décroche de suite.

« Bonjour, je souhaiterais prendre un rendez-vous avec un avocat pour les permanences gratuites du samedi matin s’il vous plaît.

-C’est sans rendez-vous madame.

-Mademoiselle [je suis –bêtement– à cheval là-dessus] et  donc je voudrais savoir quels transports me mènent au TGI et à quelle heure…

-Tuuuut tuuuut tuuuut »

J’y crois pas, elle m’a raccroché au nez. Oui, j’étais en haut parleur et tenais le téléphone pas collé à moi donc j’ai pas pu appuyer par erreur sur une touche avec ma joue ou mon oreille.

Je prends pas le temps de m’énerver, de toutes façons, j’ai pas le temps de la rappeler pour râler mais me faire raccrocher au nez deux fois par le même numéro, ça énerve.

 

Plus qu’à les rappeler pour avoir les horaires…

par Fantomette publié dans : Morceaux de la vie de tous les jours
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Jeudi 24 août 2006

En formation avec une collègue pendant 6h sur un site over calme. Y’a qu’à parler. Une gonzesse qui a plein de trucs à raconter, qui est restée 7 ans avec un salaud qui la trompait à tour de bras, Vénézuélienne avec un accent du feu de dieu, qui a une pêche d’enfer, bref, une future copine avec qui parler de cul, d’amour, de mecs, et de politique (eeeeeh, revenez, je déconne (pour la politique)).

 

Collègue : Mon ex, il me donnait toujours des surnoms mielleux, je suis sûre qu’il les appelait toutes comme ça pour être sûr de pas de tromper de prénom.

Fantomette : Moi il m’appellera jamais ‘mon cœur’ ou ‘mon trésor’, je supporte pas ça. D’abord j’aime pas, et en plus c’est super impersonnel, il a pu en appeler des dizaines comme ça avant moi, et je peux pas supporter de me faire appeler comme d’autres.

Collègue : Déjà avec ton prénom, à tous les coups c’est une première pour lui, non ?

Fantomette : Si, quand on s’est rencontrés il m’a dit qu’il connaissait pas mon prénom, mais c’est souvent, mais j’aime bien quand même.

Collègue : Et il t’appelle que par ton prénom où il te donne un surnom ?

Fantomette : Il m’appelle ‘Mon gros Dindon’

Collègue : Oooooooh ! C’est trop mignon !!!

[A la seconde où elle a dit ça, j’ai su que c’était une fille bien]

Fantomette : Oui, à première vue ça a pas l’air super flatteur mais moi je trouve ça mille fois plus mignon que tous les ‘mon cœur’ du monde, voire le pire de tous : ‘bébé’, je sais que je suis la seule qu’il appelle comme ça.

Faut dire qu’il y a UN mec qui m’a appelée Bébé. UN seul. Bon, inutile de vous dire que la relation a pas duré trois semaines. Au début j’ai cru à une erreur. Je décroche, j’entends « Allo, Bébé ? » je me dis que j’ai mal entendu, c’est bien son prénom qui s’est affiché sur l’écran, c’est un été où j’ai fait un nombre hallucinant de kilomètres, travaillant dans un camping à Saint-Brévin sur la côte Atlantique, passant mes week-ends à Pornic chez des copains, autre ville côtière de l’Atlantique à une petite vingtaine de bornes du camping avec deux ou trois sauts de puce à Nantes. Bref, Daniel, un copain de la bande, un soir il me propose de dormir chez lui (tous les week-ends je me faisais héberger chez des copains/copines différent(e)s) il se passe ce que vous imaginez, bande de pervers (il fut affectueusement surnommé M. Trois-secondes-douche-comprise, la première fois on a même pas eu le temps de commencer, c’était déjà trop tard, mais je le savais à l’avance par une de ses ex qui était une copine à moi et qui m’avait raconté entre deux hoquets de rire/tristesse le désastre de sa vie sexuelle). Le week-end suivant je suis à Pornic, en terrasse d’un café, on est une vingtaine et là il me dit « Pas vrai, Bébé ? ». Je me crispe et les copines gloussent. Putain la honte, je me suis fait appeler Bébé en public, je vous jure je m’en remets pas et je sens que j’ai chaud. Les copines se sont franchement foutu de moi en m’appelant Bébé pendant des semaines (j’ai l’impression que toutes les filles sont d’accord pour dire que c’est un surnom stupide et pourtant j’ai l’impression qu’elles se font toutes appeler comme ça).

Enfin, toute cette digression pour vous dire qu’il y a pas moyen que je me fasse appeler ‘mon amour’, ‘mon bébé’, ‘ma puce’, ‘mon trésor’, ‘mon coeur’…

Alors que vous pouvez vous foutre de moi mais franchement, ‘mon gros dindon’, c’est trop meugnon. Et quand il m’appelle comme ça devant tout le monde, eh ben j’ai même pas honte.

 

Alors que Ma Grosse Dinde je l’aurais hyper mal pris.

par Fantomette publié dans : l'Homme
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Jeudi 24 août 2006


C'est qu'il m'amincit vachement...
par Fantomette publié dans : Moments qui font rêver
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Mercredi 23 août 2006
 

Toujours quand il faut pas…

Appel de Chef à 8h51, urgence dans le quartier de la Bourse, la fille qui devait être là à 8h est pas venue et ne donne pas signe de vie, je cours, à peine réveillée, l’Homme avait préparé le café pour 9h je crois, je le lance avec 5 minutes d’avance, je saute sous la douche, le temps de me poser devant mon café, un mail rapide à l’Homme, je m’habille, la trousse à maquillage dans le sac et je file. Ma carte orange n’est pas dans la poche du pantalon que j’avais hier, elle y était en rentrant à la maison, j’en suis sûre. Je retourne les fringues en vrac sur le fauteuil où on pose les vêtements le soir des fois qu’elle aurait glissé de ma poche, rien. Je vide mon sac à main, rien. Un œil aux horaires de bus, ouf, à 9h c’est pas 23/53 comme tout le reste de la journée mais 27/57, 4 minutes de plus pour chercher. Je vérifie dans la salle de bain, le vide poche, la table basse, sous les coussins du canapé, sous le lit, rien. Il est trop tard, j’achèterai un billet, je sors en courrant, et appelle l’Homme

« C’est moi, j’ai eu une urgence, je trouve pas ma carte orange et oh ! Putain, le bus est en avance, merde

-Ca va ?

-Bon, j’ai raté le bus, je retrouve pas ma carte orange, tu sais pas si elle est dans ta voiture ?

-Non, enfin, je l’ai pas vue, je crois pas, t’as vérifié dans ta poche de pantalon d’hier ? Elle y était

-Oui elle y est plus

-Sur le fauteuil ?

-Elle y est pas

-Dans le pli entre le fauteuil et le dossier ?

-Non plus.

-La table basse ?

-Non.

-Le meuble vide-poche dans l’entrée ?

-Non.

-J’irai jeter un œil, je te rappelle avant 11h, tu bosses où là ?

-Vers la Bourse, dans une banque rue Réaumur jusqu’à 12h30 et après je file à Torcy.

-Ah, on aura le temps de se croiser, tu crois ?

-J’ai 45mn de transport de la banque à Torcy et 2h de battement.

-On peut se retrouver à une intersection de RER A ?

-L’Etoile ? Je peux y être vers 12h45-50

-Ok, je te dis si je l’ai, si je l’ai-je te rappelle avant 11h et rendez-vous vers l’heure que tu as dit à l’Etoile, sinon, j’espère que tu la retrouves.

-Ok, à tout à l’heure… »

Une demi-heure avant le prochain bus (je suis furax d’être en retard à cause d’un bus en avance… Joli paradoxe…), j’ai plus qu’à rentrer poursuivre mes investigations. Je recherche partout où j’ai cherché, revide mon sac à main, et la retrouve… Dans les toilettes… Elle est tombée hier soir, puisque je suis pas allée aux toilettes avec mon pantalon ce matin, ça veut dire que l’Homme l’a pas vue à son réveil, moi non plus au mien. J’en pleurerais. Je retourne à l’arrêt de bus avec le fol espoir que le bus suivant ait 15 minutes d’avance et que j’ai le RER d’avant et d’arriver au plus vite. Et envoie un sms à l’Homme

« Ok, elle était ds les toilettes… A du tomber de ma poche… Mais pourquoi ça n’arrive qu’à moi ? C’est presque dommage qu’elle soit pas dans ta voiture, j’aimais bien l’idée du baiser volé entre midi et 2… »

Il me rappelle, me vanne un peu et on convient si on a le temps de boire un café à l’Etoile quand même si ça implique pas de courir.

Le bus est à l’heure, j’ai le RER, Chef appelle à 10h15. Je mens en disant que j’arrive dans 20-25 minutes alors que je sais pertinemment que le RER arrive aux Halles à 10h40. Et que j’ai 20 minutes de marche. Je lui dis que le bus était en retard et que j’ai pris le RER suivant d’où mon léger retard (je lui avais dit à l’origine que j’arrivais vers 10h30. Mais j’ai pas envie de dire que j’a raté le bus, ça fait pas sérieux. Et l’excuse « le bus était en avance », on la connaît, elle me croira pas, je sais que je suis jamais en retard mais bon…

Je cours presque des Halles à la rue Réaumur et selon un plan perfide élaboré par mes soins, mon portable que j’avais éteint en cas d’appel de Chef auquel je n’aurais pas su quoi répondre, je le rallume et lui dis juste que je sors du métro qui est resté bloqué entre deux stations pour cause de coupure de courant, qu’il y avait pas de réseau, que je suis en poste dans moins de deux minutes. Elle me croit, je suis désolée et lui dis bien que je suis plus souvent en avance qu’en retard, mais que quand j’ai une galère, je le fais bien, elle en convient. Comme prendre un bus dans la mauvaise direction, m’en rendre compte au bout de dix minutes dans le fin fond du 77, ne pas en avoir un autre avant une heure… Comme me rendre compte dix minutes plus tard (la faute à un bouquin trop intéressant) que j’ai raté la station, que je peux pas revenir à pied parce que je sais pas où je suis et que je rate le bus dans l’autre sens et que je dois attendre le suivant 30 minutes. Il est 52, 12 minutes pour faire Les Halles à Rue Réaumur, je suis pas peu fière. Essoufflée, les gouttes qui coulent sur la tempe mais en poste, l’honneur est sauf.

 

[Quelques heures plus tard…]

Ma collègue me relaye avec 5 minutes de retard, alors que je frétille déjà depuis une demi-heure et que j’ai dit à mon Homme que j’étais à l’Etoile à 12h50. Je cours vers le métro, ce coup ci le dieu du transport est avec moi, le métro et moi arrivons en même temps sur le quai. Mais pour le RER j’ai 7 minutes à attendre.

7 minutes.

7 minutes alors que Mr Univers m’attend.

7 minutes alors que je suis stressée comme pour notre premier rendez-vous.

7 minutes alors que je n’en peut plus d’attendre de l’embrasser.

7 minutes alors qu’on n’aura même pas une demi-heure à passer ensemble.

7 minutes alors que si ma collègue avait été à l’heure j’aurais pas attendu le RER et serais arrivée dix minutes plus tôt.

7 minutes alors que je suis déjà en retard.

7 minutes alors que j’ai tellement envie qu’il me prenne dans ses bras.

Une toute petite station de RER infiniment longue (alors qu’elle n’aura duré que deux minutes) et bien évidemment, la sortie ‘Avenue de la Grande Armée’ est à l’autre bout du quai et à la fin d’un dédale de couloirs. Je sors, merde, je suis du mauvais côté de la route, il m’avait dit ‘le premier café à gauche de l’avenue’, je suis à droite, le feu piéton vient de passer au rouge, je suis trop loin du passage piéton, je vais attendre encore des heures. Et en fait il est derrière moi, il me prend dans ses bras.

Enfin…

Un demi avalé, un sandwich, deux ou trois mots, ses yeux, sa bouche et il faut repartir, on s’embrasse devant le café, il redescend vers sa voiture, je remonte vers l’Arc de Triomphe et la station.

 

 

 

 

 

par Fantomette publié dans : l'Homme
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