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Lundi 31 juillet 2006

Bon, j’y suis. Je voulais écrire avant mais je n’ai eu ni le temps ni le courage, le week-end a été long, bizarre et fatigant.

Comme prévu, on a trinqué nos six mois à l’aspirine.

Ce matin, dans une banque privée rue Réaumur (que j’ai eu un mal fou à trouver à cause des indications de Chef

« Rue Réaumur, dans le 9ème

-Rue Réaumur c’est pas dans le 2ème ?

-Non, M° Bourse ou Sentier, dans le 9ème

-Chef, je crois vraiment que c’est dans le 2ème ce coin-là

-… La fiche client indique 9ème arrondissement… »

C’était bien dans le 2ème), j’ai pas Internet mais mon super lecteur mp3 qui me fera office de clé USB le temps de rentrer à la maison. J’ai le temps de me poser et de mettre à plat tout ce qui s’est passé.

Samedi, lever pas trop tard, on rejoint un ami de l’Homme chez lui (dans la caserne de Meaux, il est gendarme) en milieu d’après-midi, on passe la soirée là-bas pour son anniversaire et celui de son ami, ils ont trois jours d’écart, 29 ans tous les deux. La soirée commence sympathiquement, super buffet maison, petits fours, bricoles en tous genres, alcool à foison. Un collègue de l’ami gendarme passe prendre l’apéro. Je vous raconte pas… Le beauf puant par excellence, le militaire de base. Le type mâchoire carrée, super musclé (ça sent l’hormone à plein nez), super bronzé (le orange n’étant pas une couleur naturelle pour la peau humaine je suggère les lampes UV pour obtenir une telle teinte), un t-shirt avec écrit en gros dessus Dolce&Gabana (j’ai toujours eu horreur de l’exhibition des marques) trop petit (le t-shirt) genre « regarde mes pec’s », le type prétentieux comme pas deux, macho pourri, creux au possible, le cliché de la blonde version homme. Monsieur est venu avec Madame, elle aussi cliché de la Blonde mais en rouge-avec-des-mèches-blondes. Avec une crotte poilue, genre cabot minable, comme ces couples « On n’a pas pu avoir d’enfants alors on a pris un chien », ils le considèrent comme leur fils ou presque, lui font des mamours, le prennent sur les genoux, « tu lui as donné assez à manger, je crois qu’il a faim », on a droit au pedigree de la bête, croisé caniche et bichon (Aaaaargh, j’ai jamais pu blairer les bichons, c’est pour ça qu’il m’a été aussi froidement et spontanément antipathique ce cabot), 7 semaines hier. Intervention de la femme d’un ami de l’Homme (on était une dizaine ce soir-là) « J’ai eu un caniche, je l’adorais. Bon, on est d’accord, c’est super moche comme animal mais franchement je l’aimais bien. » Macho le prend limite mal l’allusion à la laideur canine de son fils adoptif et enchaîne « Mais beau ou pas beau, tu l’aimes quand même, tu le trouves toujours le plus beau », c’est bien comme un fils…

Macho est à côté de l’Homme… Et l’Homme a eu une aversion aussi instantanée que moi envers la crotte. Il arrête pas de le virer gentiment du plat du pied nu (pas un coup de latte, vraiment un repoussoir gentil) « pas envie qu’il me bouffe mon pantalon en lin ou qu’il me pisse dessus » (il est déjà à un quart de la bouteille de Four Roses à lui tout seul), Macho et La Blonde affirment qu’il n’en fera rien, l’Homme se méfie.

Il m’énerve ce type, vraiment, sa seule existence m’insupporte surtout qu’il s’en prend à l’Homme en vannant son pantalon en lin qui est super beau, je lui fais juste remarquer que l’étiquette Decathlon de son t-shirt Dolce&Gabana dépasse dans le cou. La guerre est déclarée. L’Homme passe son temps à esquiver la bête et je le préviens, il a retiré ses belles tongs en cuir « Fais gaffe, la bête rôde autour de tes tongs des fois qu’il lèverait la patte dessus », Macho ré-affirme « Mais non, il est gentil ». On est déjà un quart de bouteille plus loin (toujours à lui tout seul), « Ouais, ben va être gentil ailleurs » en le repoussant gentiment. Moi je me fends la gueule, Macho enchaîne sur l’air de « T’aimes rien, t’aimes pas les animaux » Ah… Fallait pas… La réponse se fait pas attendre « Si mais bien cuites et avec du sel », moi aussi je suis un peu attaquée après quelques bières, vodkas et verres de vin blanc, on part à rigoler d’un gros rire bien gras de gens bourrés, limite fiers l’un de l’autre dans notre conviction commune que l’Animal en question est un nuisible de l’ordre des cafards. La Blonde va coucher la bête de peur que dans un élan de faim l’Homme la dépèce pour s’en faire un barbecue, peu après Macho évoque la fatigue et un lever à 6h30 pour rejoindre son fiston. Enfin tranquilles, on s’est débarrassés des trois nuisibles.

Et un quart de bouteille de plus (je veux bien qu’il ait une bonne tenue à l’alcool mais là, il a enquillé les trois quarts d’une bouteille de whisky à lui tout seul quand même, je me demande si il va pas tomber dans le bosquet sans prévenir, pour passer la nuit dans les branches aussi à l’aise que dans un lit), à 22h30 on finit par réintégrer l’intérieur, on est quand même dans une caserne, les gens travaillent à toutes les heures du jour ou de la nuit ici.

A l’intérieur, on se fait un karaoké, l’Homme et moi interprétons magnifiquement faux Manhattan Kaboul, il achève la bouteille de Four Roses, moi j’en bois une de Mouton-Cadet (un péché mignon), on danse de façon ridicule au milieu du salon de préférence pas en rythme en chantant faux à tue-tête les paroles et en meublant avec du chewing-gum quand on sait pas les paroles (enfin, surtout l’Homme qui chante) jusqu’à cette brillante idée lancée par je ne sais plus qui « On va en boîte ? ». C’est là que tout a dégénéré. Déjà, il n’y a que la femme du gendarme assez à jeun pour nous conduire, je préviens que pour moi c’est niet parce que les finances sont complètement à sec, l’Homme me dit de pas me préoccuper de ça, ok, on y va. Dans une boîte minable de Meaux, on prend une bouteille de Champagne (90€, je trouve ça beaucoup trop cher mais bon… Pas moi qui paye et j’adore le Champagne), on danse, on boit, on danse, on boit, on danse… On discute, j’adore que l’ami de l’Homme me raconte que depuis qu’il (l’Homme) me connaît il a explosé d’un coup, qu’il s’est lâché, qu’il est devenu lui-même, qu’il sait qu’il est super amoureux, que depuis 20 ans qu’il le connaît il l’a déjà vu qu’une fois amoureux comme ça « Mordu, mais mordu je veux dire. Bon, c’était une conne mais ça fait longtemps que je le connais, je l’ai jamais vu comme ça », je ronronne « Pourtant quand il m’a dit que t’avais 20 ans, je l’ai super mal senti, je me suis dit que c’était mauvais pour lui de s’amouracher d’une gamine pis bon, finalement, hein, il a fait le bon choix, c’est pas un mec qui déconne, je te jure, il est sérieux, à mon époque queutard, je comprenais pas qu’avec ma tête et la sienne, c’est vrai, je veux dire, il a une gueule d’ange, quand on allait en boîte je rentrais toujours avec une nana et lui seul, il est super sérieux. », je double-ronronne. Pendant ce temps, mon Homme et sa Femme dansent sur la piste. Ils reviennent, on siffle la bouteille. Une deuxième arrive (mentalement je calcule qu’on en est qu’ils en sont à 180€, je trouve que c’est beaucoup d’argent). Une rose rouge apparaît dans mon cou, ces roses vendues par des vendeurs ambulants qui font le tour des lieux festifs (comment un vendeur ambulant a pu atterrir dans cette boîte paumée ?). J’ai toujours affirmé que je supportais pas ces roses, c’est comme la Saint-Valentin, finalement je me rends compte que j’adore. On boit et je commence à être un peu naze, il doit être sur les coups de 4h30, je suis d’avis de finir la bouteille et de rentrer. Les autres sont d’accord et là, le drame. J’ai le hoquet, je demande un verre d’eau au bar, ils me disent qu’ils n’ont pas d’eau potable au bar. Comment ça ? Et le piston du milieu, là, je parie mon string que c’est de l’eau potable qui en sort, il veut pas fléchir, je lui rappelle qu’on a pris deux bouteille de Champagne, que ça semblerait normal qu’il me donne mon verre d’eau, il me soutient qu’il n’y en a pas au bar, que j’ai qu’à aller aux chiottes, que l’eau est considérée comme un soft à 5€ les 25cl. Pardon ??? L’Homme s’en mêle, lui explique que c’est pas possible qu’à un bar il n’y ait pas d’eau potable, qu’il va les payer les 5€ mais qu’il ne remettra plus jamais les pieds ici, que c’est des cons. Le barman offre la bouteille d’eau. L’ami de l’Homme, qui connaît le patron (ça aide les relations dans la gendarmerie) le réclame après qu’on lui a expliqué la situation, et on attend. Il nous dit qu’on va avoir une bouteille de Champagne gratuite, que ce serait super si on attendait encore un peu, que c’est hyper important pour lui les relations dans son boulot, dommage que la soirée amicale et festive dégénère en soirée relations professionnelles. Bref, on poireaute, on commence à se faire chier, le patron tarde. Puis arrive, l’Homme discute avec lui, la troisième bouteille de Champagne arrive mais franchement, je suis naze, j’en ai marre, je veux rentrer, je suis largement assez bourrée comme ça, j’ai plus envie de boire. L’ami nous supplie de rester « c’est super important pour moi ces relations » Ok, ok mais là ça devient long. L’Homme leur demande les clés de la voiture qu’on aille s’y poser pour dormir, ils ont pas confiance et ont peur qu’on parte avec, trouvent qu’on a trop bu pour conduire. On est d’accord alors au moins les clés de l’appartement, on rentre à pieds et on se couche en les attendant, l’ami veut qu’on reste tous ensemble, c’est mieux pour le côté relationnel, on tient, je veux plus boire alors je renverse discrètement mes coupes par terre. Et vient le moment où on craque, ça fait plus d’une heure qu’on attend, il discute avec le patron qui pourrait l’aider à coincer une bande de dealers ou voleurs de voiture je sais plus, nous c’est pas nos oignons, on en a ras-le-bol mais vraiment, l’Homme qui avait momentanément disparu revient, me tend la main, le temps d’attraper ma rose et on sort. Il est furieux, on commence à marcher le long de la nationale pour rentrer. On marche pas droit, on est bourrés, l’Homme m’explique que si ils sont pas rentrés, il leur pète une vitre pour récupérer nos affaires. Je refuse tout net et il me faudra un bon quart d’heure entrecoupé de crises de nerfs/larmes pour qu’il cède « Ok, mais dis-toi que c’est pas pour lui mais pour toi que je le ferai pas », m’en fous pourquoi je veux pas qu’il le fasse, on pète pas un carreau pour entrer chez les gens, à la rigueur chez soi mais pas chez les autres, encore moins quand l’autre en question est gendarme et vit dans une caserne entouré de gendarmes. Quelques fois il recommence à me dire qu’il va le péter ce carreau, chaque fois je craque, chaque fois il finit par me promettre qu’il le fera pas. On cherche un hôtel sur la route, je lui dis que c’est pas la peine de mettre 50€ de plus dans une chambre d’hôtel et qu’en trouver une à 5h30 ça va pas être facile, il s’en fout, je laisse courir, il est furieux, plus je tenterai de le calmer plus il va s’énerver. Alors on continue bras dessus, bras dessous en zigzag à tenter de rejoindre la caserne.

« Et si ils sont pas là on fait quoi ?

-On attend.

-Et si on doit attendre une heure ?

-Eh ben on attendra.

-Ecoute je m’en charge, si il y a personne, tu vas au bout de la rue, comme ça t’as rien à voir, je casse une vitre, je récupère nos affaires et mes clés et on y va, ok ?

-Je t’ai dit que non, on les attends, quand ils arrivent, on prend nos affaires et nos clés, et là on se barre, on squatte un parking dormir un peu et cuver et on rentre après, si ils nous voient raide crevés partir de chez eux au lieu de rester dormir comme prévu, là ça va être dur à avaler pour eux, bien plus qu’un carreau cassé, et te mets pas en illégalité, tu sais pas où ça peut mener, je te laisse pas faire, je te jure, je serais hyper déçue.

-Ok… »

Plusieurs fois le ton monte, je craque, je suis naze et j’en ai marre, je me mets à pleurer en râlant, il me prend dans ses bras au milieu du trottoir de la nationale « Non, je te promets je le ferai pas arrête de pleurer où je pleure aussi », on est pathétiques. Et on repart en zigzagant, ma rose dans les cheveux. Lui se détend pas, moi je me calme, la situation est plutôt cocasse, nous à rentrer rejoindre un appartement dont on n’a pas les clés dans le jour qui se lève, à avoir du mal à marcher droit, le petit jour sent bon, il fait frais, c’est agréable, mes chaussures me font mal mais je m’en fous, j’ai à portée de main mon Inséparable qui me fait craquer même furax en râlant « En ben qu’il aille se faire enculer », j’ai hâte de me retrouver dans un lit dans ses bras et cette seule pensée me rend super heureuse comme si ça faisait des semaines que je dormais seule sur de la terre battue. J’ai le cœur léger.

Après trois ou quatre bons kilomètres, arrivés face à la caserne, on attend, on fait le tour de la grille, je veux pas qu’il escalade, y’a des pics au dessus, et je me rappelle que la grille de sortie des voitures est cassée, qu’il suffit de la tirer pour l’ouvrir, je lui dis, j’ai peur qu’il ne flingue une fenêtre si près du but si il y a personne (on espère juste qu’il y en ait une de restée ouverte), cinq minutes plus tard, sa voiture apparaît, il me dit que la fenêtre de la chambre était restée ouverte, il me dit qu’on rentre à la maison. Je m’inquiète un peu de savoir si il va passer les éthylotests, « Non, si on se fait contrôler je passe pas ». Et une fois assise sur le siège, j’ai même pas la force de protester, je m’endors pour me faire réveiller dans le parking de l’immeuble, on se couche enfin à 7h30. Réveil douloureux à 15h, petit déj, sieste de 16h à 18h. La migraine se calme, je fais réchauffer au micro-ondes la quiche de sa mère (ce délice hors du commun), je lâche l’assiette qui tombe du mauvais côté et se casse, il reste une part pour deux… Et on passe le reste de la soirée devant France 5, lui vautré sur le canapé, moi le visage dans son ventre, à 22h30 on dort… La dernière douche remonte à samedi matin, ce matin j’ai rarement ressenti autant de plaisir à me laver (je conseille Le Petit Marseillais ‘Feuille de fraisier’), à me shampouiner (les indétrônables Fructis qui sentent si bon), à m’hydrater (le lait à la pêche de chez Yves Rocher… Du pur plaisir) à me parfumer (du parfum pour enfants à la pomme, Pomme d’Api de Yves Rocher), sans compter les vêtements et mes surdoses d’adoucissant aux parfums fruités, les yeux fermés quand on s’approche de moi on jurerait être près d’une salade de fruits. Dommage que je ne connaisse pas de dentifrice aux parfums plus originaux que menthe et dérivés, tiens (et pas le banane ou fraise des enfants qui a goût de vomi).

par Fantomette publié dans : Morceaux de la vie de tous les jours
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Vendredi 28 juillet 2006

Et l'enjeu était un dîner, j'ai un mois. C'est bien évidemment pas moi qui ai choisi le menu...

Apéritif :
Un bourbon de 12 ans d age vieilli en fut de chêne.

Entrée :
Foie gras agrémenté d oignons confits et de son lit de pruneaux marinés.

Plat :
Magret de canard avec sa sauce au poivre avec son accompagnement d haricots verts et pomme dauphines.

Fromage :
Sélection de deux fromages aux arômes boisés, avec ses toasts chauds.

Dessert :
Fondant au chocolat et ses éclats de noix de coco.


Il est bien sur inutile de te préciser que ce repas devra être accompagné par une ou deux bouteilles (a toi de jauger ma soif !!) de vin rouge de la gamme Mouton-Cadet.


Digestif :
Vieux rhum brun

par Fantomette publié dans : Des textes qui me marquent
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Jeudi 27 juillet 2006

Fantomette a toujours un rapport un peu conflictuel avec son corps et je me vois systématiquement avec 10 kilos de plus.

L’Homme en a eu un poil marre que je me plaigne et on s’était dit qu’on le ferait. Alors quand j’ai dit « Désolée mais depuis que j’ai vu 64,9 sur la balance hier, je suis traumatisée », il m’a reposé ma bière sur la table, m’a prise par la main direction la chambre son appareil photo à la main et il m’a dit « Viens voir comme tu es belle ». Et il a pris une cinquantaine de photos. De moi nue. Ca faisait longtemps que j’en avais envie, poser nue. Il est pas photographe professionnel, je sais pas poser. La plupart sont juste jolies, quelques une sont vraiment chouettes…

Ca réconcilie avec son corps. Même si je reste convaincue que j’ai des seins minuscules, un ventre un peu encombrant, tout ça, finalement sur certaines je me trouve belle.

Ca fait un bien fou.

Je suppose que pour en montrer il faudrait classer ce blog en « adulte » et j’en ai pas envie même si j’en trouve quelques unes tellement jolies (et pudiques !) que j’hésite.


par Fantomette publié dans : Moments qui font rêver
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Mercredi 26 juillet 2006

 Y’a un truc qui m’a surpris quand même dans la bibliothèque de l’Homme, c’était le bouquin. J’en avais bien entendu parler de ce livre mais je le prenais pour un guide à la mords moi le nœud, un truc pour trentenaires désespérées cherchant à attirer un mâle fertile dans leurs filets, un équivalent format livre d’un magazine féminin de base.

Lui il m’a dit que non. Il m’a dit que « Tu devrais le lire, c’est super intéressant, je crois qu’on apprend des choses ». Je lui ai un peu ri au nez, il m’explique. Pendant sa croisière aux Caraïbes (oui, en termes de vacances, l’Homme a des goûts de luxe), les skippers étaient en couple et quand la femme pétait un peu les plombs, l’homme avait un sourire radieux et en faisant un clin d’œil chez les voyageurs mâles leur disait : « Achetez le bouquin les gars ».

Alors lui l’a acheté.

Un dimanche matin, je réussis à négocier l’apport simultané au lit d’un café et du bouquin, pendant que lui me trompait avec toutes ses machines. Il est pas con ce livre. Je vous jure qu’il est intéressant. La dernière fois que l’Homme avait l’air soucieux, après son « rien, tout va bien » à mon « Ca va ? », je lui ai foutu une paix royale, dans le quart d’heure il était tout sourire, j’avoue que j’ai du ravaler mon « Mais je sais qu’il y a un truc qui va pas dis-moi ce qu’il se passe ». Mais ce livre est loin d’être con, j’ai aimé ce que j’ai lu. Je l’ai abandonné quelques semaines et l’ai repris il y a peu, dans le métro, le RER, tout ça, je passais pour la greluche de base qui lit ses mièvreries mais vous aussi achetez le bouquin.


Les Hommes viennent de Mars, les Femmes viennent de Vénus.

 

Il a 29 ans aujourd'hui,  j'ai résisté à la tentation de le réveiller à 2h45 pour le lui souhaiter... Mais un rendez-vous en clientèle au dépourvu et il a du partir comme une flèche ce matin sans avoir le temps d'ouvrir son cadeau, hâte de voir sa réaction.....

par Fantomette publié dans : Des textes qui me marquent
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Mercredi 26 juillet 2006
Le discret qui ne laisse jamais de lien vers son blog quand il commente.....
Il devrait... N'est-ce pas ?
Deux extraits savoureux: ici et ... Le premier on a du mal à y croire, pauvre geeks que nous sommes, le deuxième est extraordinaire...
Merci pour ces grands moments avant d'aller bosser !!!!!


Et bon courage pour ton entretien du premier août.....
par Fantomette publié dans : Moments qui font rêver
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Mardi 25 juillet 2006

Parce que de son travail, le Geek prend à distance le contrôle d'un des PC et...

Le PC me réveille en chantant du Axelle Red "Faire des Mamours" avec un petit mot à l'écran...

par Fantomette publié dans : l'Homme
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Lundi 24 juillet 2006

En ce moment je n’écris pas, j’étouffe. Dans l’appartement, dans la rue, dans le métro, à l’accueil, dans la voiture, le jour, la nuit.

 

 

Je veux retourner à Vauville…

 

 

Le ventilo mobile  qui tourne 24/24, le ventilo du plafonnier qu’on oublie régulièrement d’éteindre, systématiquement le réveil vers 5h la tête prête à exploser pour éteindre le ventilo qui fait trop de bruit et dormir les quelques heures qu’il nous reste en dégoulinant.

 

 

La technique de l’éloignement maximum au lit, réussir à écarter les membres au maximum pour avoir un plus grand contact avec l’air et réussir le coup de force de tout à la fois prendre le maximum de place sur le lit mais de ne surtout pas se toucher sous peine de se donner chaud.

 

 

Quant à faire l’amour, c’est vite fatigant et il faut avoir une douche obligatoire juste après, on est tellement moites que nos corps font ventouse. Et inutile de vous dire qu’on attend la pleine nuit, plus de galipettes le jour, trop chaud. Et vive les glaçons.

 

 

L’hiver, dés qu’on entrouvre la fenêtre une microseconde, tout l’air chaud se barre d’un coup et la pièce perd 15°C en enveloppant tout le monde d’un froid glacial. Là, il a plu l’autre jour. J’ouvre toutes les fenêtre et mets tout en courant d’air, ouvre le volet de la chambre, on a perdu 4 ou 5 degrés dehors. Zéro à l’intérieur. Un léger filet d’air frais est venu caresser ma peau moite mais c’était tout. Découragée, à 5h, le jour se levait, j’ai refermé le volet.

 

 

Je rêve d’un orage, de coups de tonnerre à en faire trembler les murs, de pluie torrentielle.

 

 

L’été dernier, fin juin, j’étais malade comme un chien. De la température, jusqu’à 41°C au plus mal, une tension misérabilissime, une impossibilité quasi-complète de me mouvoir, il faisait 92°C à l’ombre dehors, c’est ce qui m’a achevée. Une semaine d’arrêt à me larver sur mon canapé le ventilateur à fond dans le visage incapable de faire le moindre geste, du mal à respirer comme une petite crise d’asthme, à attendre le retour de mes colocataires pour manger, je n’avais pas la force d’ouvrir le frigo. Tout juste celle de ramper sous la douche (essayez de vous doucher allongé(e), c’est pas évident) et de ramper sur mon canapé, même aller aux toilettes était difficile. Quand mes gars rentraient je les suppliais de me filer à manger et à boire, je crevais de faim et de soir, depuis le matin j’avais l’estomac vide. Et un jour il y a eu l’Orage. Le grand le vrai, l’apocalyptique, celui qui fait 20cm d’eau sur le périph en une demi-heure, celui qui fait que la nuit tombe à 16h, celui qui fiche une trouille monumentale de « Putain, ce coup-ci j’te jure qu’on y passe ». Il a plu, il a tonné, il a foudroyé, il a grêlé, on a hurlé de trouille enlacés dans les bras l’un de l’autre au milieu du salon. Et on a ouvert les fenêtres, la température extérieure avait baissé d’entre 15 et 20 degrés en deux heures. Le lendemain je retournais travailler, j’étais « guérie ».

 

 

Chaque fois qu’il fait très (trop) lourd, que le ciel devient gris foncé, qu’une goutte de pluie tombe j’y crois, je guette le ciel et appelle l’orage de mes voeux. Mais c’est pas encore la bonne.

 

 

Toujours pas…

http://www.paroles.net/chansons/19435.htm

 

 

par Fantomette publié dans : Quand la vie devient pourrie
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Vendredi 21 juillet 2006

Nantes, lycée Les Bourdonnières, année scolaire 2001/2002.
Ma deuxième première.
Le lycée est à une heure de route de chez moi, deux correspondances, bus-tram-bus. Le bus 37 ou 74 de Guynemer à Espace Diderot, le tram ligne 2 d'Espace Diderot à Pirmil, le bus 42 de Pirmil à Bourdonnières.
En seconde et en première j'ai fait les heures de transport et j'en ai eu marre de partir à 7h pour rentrer à 19h. Donc je suis allée à l'internat jusqu'à février de terminale (je me fais renvoyer la veille des vacances d'hiver), les années où j'ai le plus bossé scolairement mais aussi celle où j'ai le moins dormi. Ne menacez pas vos enfants de l'internat, menacez-les de leur en interdire l'accès, j'ai adoré cette période.
Et à l'internat il y a Margot. Oui c'est son vrai prénom. Margot de la bande des Pikaroots dans laquelle je réussis à entrer, on y est une vingtaine. Margot qui me fera souvent fredonner « Margoton la jeune bergère trouvant dans l'herbe un petit chat qui venait de perdre sa mère l’adopta, elle entrouvre sa collerette et le couche contre son sein ». Les siens étaient superbes. Du genre hypnotiques. Mais elle s’habillaient en fringues trop grandes, comme nous tous, un peu hippies sur les bords alors ça se voyait pas, elle était interne au lycée elle aussi.

 

 

 

Je savais que Margot était homosexuelle, j’en avais pas grand-chose à faire, la majorité des filles de la bande l’étaient, les garçons pareil. En fait, on était trois ou quatre sur la grosse vingtaine à ne pas l’être. Mais peu importe, j’ai jamais eu de doutes sur mon orientation sexuelle, en fait je m’étais jamais trop posé de question. Et même si depuis toute petite je suis complètement fascinée par les seins des femmes et regarde (le plus discrètement possible) les décolletés de mes congénères dés que je mets un pied hors de chez moi, je n’ai jamais eu envie d’y toucher, ou juste de caresser avec le doigt la courbe sur la peau à l’endroit qui n’est pas recouverte par le tee-shirt, mais toucher, vraiment, un sein d’une autre, non, ça me dit rien. Bref, j’adore regarder les seins de femmes mais je préfère mille fois toucher et embrasser un torse d’homme.

 

 

 

Mais elle… J’ai jamais compris comment elle a commencé à me troubler. Je trouvais qu’elle avait un regard pétillant, elle était pas farouche et avait pas mal de conquêtes à son actif. Mais j’ai commencé à y penser jour et nuit, ça m’obsédait. Je pouvais pas faire un lien concret avec ce que je ressentais puisque j’étais une fille, elle aussi et que j’étais hétérosexuelle. Donc pas attirée par les filles. Mais elle, elle avait compris. J’en ai parlé à personne, j’étais bien trop troublée, je comprenais pas ce qu’il m’arrivait. Un soir, j’étais dans ma chambre à l’internat avec Miss Purple, (la poète en vadrouille en Irlande), Margot vient nous faire une bise pour dire bonne nuit, elle fait deux bises à ma coloc, moi j’étais allongée sur le ventre sur mon lit à bouquiner, elle me fait une bise, je tourne la tête pour la deuxième bise et crac, elle m’embrasse. Oh, un petit bisou de rien du tout, juste histoire de. Pour voir comment je vais réagir. Elle me regarde pas, fonce vers la porte de la chambre et avant de la fermer me regarde avec les yeux qui sourient. Je suis bloquée, buguée, toute rouge. Faut que j’en parle. Alors j’en parle avec Miss Purple. Je lui raconte tout. Tout-tout-tout. Et Margot continue. Un soir après la pause clope d’après l’heure d’étude,, elle me serre fort contre elle. Putain, j’ai ses seins collés contre les miens. Elle me demande ce que je veux vraiment, si je veux juste de l’amitié ou aller plus loin que je dois lui dire. Je bégaye je sais pas trop quoi, je peux pas lui avouer, j’arrive pas, les mots sortent pas. Ou toute (ou presque) une nuit dans la salle télé sur deux fauteuils collés, sous la même couette à boire du bailey’s dans la même bouteille, à regarder des trucs pourris à la télé avec les mains qui se frôlent sous la couverture dans [attention cliché] l’obscurité complice. On se tourne autour pas mal de temps, elle fait les dix premiers pas, je suis incapable de faire le onzième. Elle est de plus en plus claire, j’essaie de plus en plus de faire semblant de rien comprendre. Et elle se lasse. Et elle abandonne. Ca me rend triste mais c’est ma faute.

 

 

 

On discute avec quelques copains de la bande de l’homosexualité, deux copines hétérosexuelles sont tombées amoureuses l’une de l’autre, sont ensemble depuis plus d’un an. Elles « savent » que l’autre sera LA seule et qu’il n’y aura que des hommes après (ne jamais dire jamais…) mais ça les travaille toutes les deux. Margot est là. Je leur raconte vaguement que moi aussi je me considère hétérosexuelle que je suis tombée raide dingue d’une nana, que ça m’a tellement perturbée que quand elle m’a fait des avances plus que claires j’ai pas su y répondre. Margot se lève et me déboîte l’épaule en me faisant me lever, on est assis en rond sur l’herbe.

 

 

 

« C’était qui ?

 

 

 

-Si tu me demandes c’est que tu sais. Alors me demande pas steuplè.

 

 

 

-Je veux que tu me le dises, que tu me le dises, c’est qui.

 

 

 

-Margot, me force pas à le dire

 

 

 

-C’était qui

 

 

 

-Toi

 

 

 

-J’en étais sûre, pourquoi t’as jamais rien dit, rien fait, on a raté un truc ensemble, tu sais ?

 

 

 

-Oui je crois aussi. Mais j’ai pas pu, pas osé, c’était trop nouveau, j’étais comme avant ma première pelle, tu sais, avoir embrassé des garçon quand t’as envie d’embrasser une nana c’est comme si t’avais jamais embrassé personne, comme si t’as douze ans et que t’es complètement vierge de tout, j’ai pas pu assumer, pas osé, pas eu le courage. Tu m’aurais embrassée par surprise je t’aurais plus que laissée faire. Mais là j’ai pas pu.

 

 

 

-Merde. »

 

 

 

 

 

par Fantomette publié dans : Moments qui font rêver
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Jeudi 20 juillet 2006
C’est sympa la machine à laver, ça évite certains désagréments et certaines gênes. Comme après un petit accident typiquement féminin de tâche de sang sur un drap.
« Dis-moi, le drap bleu il est où ? Faut attaquer la tâche au savon de marseille si on veut qu’elle parte
-Oh, il est chez ma mère.
-Le drap bleu où il y avait une tâche ?
-Oui, pourquoi ?
-Ben… C’est super gênant, quoi…
-C’est une femme, elle connaît la chose, te soucie pas pour ça »
N’empêche que j’étais super mal à l’aise la fois suivante où on est allés déjeuner chez eux.
« Tu déconnes pas, ta mère elle lave pas mes strings, hein ?
-Non, je lui file pas ton linge, je trie
-Va falloir acheter une machine, non ? »
Même si régulièrement dans le linge qui rentrait de chez sa mère il y avait des bas, des sous-vêtements à moi.
Je commence à 13h vers Opéra, départ à 11h45. Je me suis levée à 9h. Pour le repassage en retard.
C’était sympa quand c’était sa mère qui repassait ses chemises…
par Fantomette publié dans : Morceaux de la vie de tous les jours
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Mardi 18 juillet 2006
Je crois que j'ai enfin compris comment insérer une vidéo, ci-dessous ma cousine Hélène toute beurrée tentant d'imposer ses traditions québecquoises (on le voit à l'accent) en France...
Evidemment, elle avait laissé mari & fille à Montréal pour se pochetronner en toute quiétude !


Helene
Vidéo envoyée par Fantomette


(Oui, c'est mon atroce rire de femme bourrée qu'on peut entendre à un moment.....)
par Fantomette publié dans : La famille
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