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Vendredi 29 juin 2007

Aujourd’hui, l’Homme et moi avons un planning très chargé, enfin surtout moi parce qu’en plus, je bosse, moi (oui, toi, ma délicieuse feignasse en vacances, d’ailleurs, si tu pouvais découper en lamelles le reste de bœuf d’hier pour les fajitas de ce soir je t’en serais reconnaissante) parce que c’est shopping chaussures, pour lui comme pour moi.

J’en ai déjà acheté une paire sur laredoute.fr à -60% plus des soutien-gorge à -87% (hu hu hu, le lot de deux à 3€ au lieu de 22…) et un poivrier électrique (pour poivrer le bœuf en lamelles) à -25%.

Mais moi l’accro des pompes, il me manque des chaussures pour assouvir mon besoin de soldes. De plus, ma paire de chaussures d’été noires (enfin, une de mes paires de chaussures d’été noires) sont abîmées au niveau du talon. Pis c’est pas comme si j’en avais déjà acheté deux paires la semaine dernière, n’est-ce pas ? Elles étaient rouges, ça compte pas, et puis tomber quasiment amoureuse de ces mignonettes sandales fraiches et printanière comme tout en toile rouges à pois blancs et talon vertigineux, c’est pas pareil qu’acheter des chaussures noires parce que j’en ai besoin.

Bref, il me faut des chaussures noires.

Et aussi peut-être des rouges à cœurs blancs qui m’ont fait craquer chez le chinois… A 5€, je peux, dés qu’ils ont ma taille je fonce.

Récapitulons :

Une paire noires à talons hauts pour tous les jours

Une paire plate ou à petits talons pour les jours où j’ai 12 000 choses à faire et où courir toute la journée en équilibre sur 10cm de talons aiguille est compromis.

Une paire à petits cœurs si le chinois a reçu ma taille

 

Je ne m’explique pas cette réaction quasi orgasmique à chaque achat de chaussures…

Allez, chiche que ce week-end je vous montre mes préférées...

par Fantomette publié dans : Moments qui font rêver
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Jeudi 28 juin 2007

Je vous préviens que je vais me plaindre durant la lecture de ce post, ne me reprochez pas ensuite de geindre sur mon sort, je vous ai prévenus.

J’ai la migraine.

A ma décharge, une migraine, c’est pas douloureux, c’est pire.

C’est handicapant.

La douleur peut en soi être minime si on est dans un environnement obscur, silencieux et le doigt fermement appuyé sur la veine de la tempe du côté de la migraine pour ralentir le débit de sang au cerveau.

Mais tenir plus de cinq minutes le doigt fermement appuyé sur la tempe, c’est dur. Et quand on le retire, la douleur revient.

Impossible donc, de dormir.

Je vous raconte pas l’angoisse ce matin quand j’ai pris le RER plein de gens, de bruit, de sdf, de rames qui grincent sur leurs putains de rails de merde, de gros con qui téléphone hyper fort à côté de moi…

L’horreur.

1500mg d’aspirine à l’arrivée au bureau, idem ce soir en rentrant (j’ai pas intérêt à me blesser, c’est un coup à pas cicatriser des doses comme ça)

Ca va un peu moins mal. J’ai un médoc du feu de dieu, qui tchue les migraines en 2h montre en main. Tellement efficace, que j’en suis devenue dépendante, et mon corps s’est mis à me provoquer des migraines pour avoir sa dose, c’est une copine infirmière à ma sœur qui lui a dit qui me l’a dit, la preuve, je faisais deux migraines par semaine, depuis que j’ai arrêté le médicament hyper efficace il y a deux semaines c’est la première, j’en ai un peu marre de ce problème de santé qui ruine tout sur son passage, mais j’ai découvert le seul remède réellement efficace, qui a déjà marché y compris après 48h de douleurs atroces et deux nuits sans sommeil où mon médoc qui tchue n’avais rien pu faire.

LE remède.

Faire l’amour.

Mais bien.

Je veux dire avoir un bon amant qui sait comment vous marchez, prendre son temps et surtout, avoir un orgasme. Oui, sans orgasme la migraine reste. Je m’explique pas ça, j’ai constaté que même pour la pire des migraines, ça marchait, le plus dur est de se motiver, c’est bien dans ces moments là où on a le moins envie de faire l’amour en général. Mais faut se forcer un peu et finalement, l’appétit vient en mangeant, hein ?

Mais quand on se lève à 7h25 pour un départ à 8h, y’a pas le temps.

Alors j’ai mal.

 

Par contre si je dis « Chéri pas ce soir j’ai la migraine », il me lance un regard lubrique et répond « Justement ! », faut que je trouve autre chose.

par Fantomette publié dans : Fantomette a encore frappé
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Mercredi 27 juin 2007

D’habitude j’en parle pas, mais là je suis obligée de vous en parler.

On est allés au restaurant hier soir avec l’Homme.

Faut que je vous raconte le kir royal et le verre de vin (pendant quel'Homme finissait la bouteille, il était convenu que je conduise au retour) les Saint-Marcellin croustillants dans une feuille de brick arrosée de miel chaud, le jambon sec fin et goûtu, le melon sucré, la glace au porto, le bœuf… Madre de dios, le bœuf… En tartare pour l’Homme, en filet Rossini (avec une tranche de foie gras dessus) pour moi, j’ai jamais mangé une viande aussi bonne. Bien cuite (comme je l’avais demandé), grillée sur les bords, une tendreté et un goût fabuleux avec un gratin dauphinois qui a eu l’air bien fade à côté, je l’ai vite mangé pour me concentrer sur mon bijou de filet.

Et « l’assiette de fromage » où les restaus vous placent d’habitude un bout de camembert et un de gruyère où on voit limite encore les traces de l’emballage en plastique, là, rien à voir. 5 gros morceaux de bon fromage avec des cerneaux de noix dans la salade, je soupçonne le Cantal d’être du vrai Salers…

Un bon café (chaud, je me suis brûlée) et la douloureuse (qui n’a jamais aussi bien porté son nom) plus tard, nous v’là dehors bras dessus bras dessous même pas lourds, bien calés mais sans avoir l’impression d’avoir trop mangé.

On s’est régalés, Le Basilic ça s’appelle, 33 rue Lepic dans le 18ème à Paris, entièrement non fumeur, c’est très agréable.

Pour un menu complet + apéro, vin et café, je pense qu’il faut compter au moins 40€/personne (un peu moins le midi) mais ça vaut le coup…

Réserver absolument, un soir de semaine comme hier, tout était plein à 21h.

http://www.fra.cityvox.fr/restaurants_paris/le-basilic_89865/Avis-Lieu

par Fantomette publié dans : Moments qui font rêver
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Mardi 26 juin 2007

En décrochant, je vois que l’appel revient d’un poste qui a pas répondu. Le poste est celui de la collègue avec qui je fais les carrés de tissu (mais pas aujourd'hui) (appelons-la Marguerite pour le côté champêtre et préservons ainsi son anonymat) et qui a du travail ras-la-gueule pour le moment.

« MaBoîte Bonjour,

-[énervé] Marguerite répond toujours pas ? C’est Cyril, j’ai besoin de lui parler

[je le reconnais, il est infect avec les gens, c’est un gros con dont je ne préserve pas l’anonymat qui a appelé un peu plus tôt dans la journée pour avoir Marguerite, j’ai  transmis qu’elle le rappelle, elle ne l’a pas rappelé]

-Non, vous revenez de son poste.

-Oui, je sais, c’est elle que j’ai appelée, j’ai pas cherché à appeler le standard, ça sert à rien le standard

-Monsieur, un peu de délicatesse, quand vous êtes en communication avec un standard, ne dîtes pas que le standard ne sert à rien

-Mais si, ça fait longtemps que je passe plus par les standards, j’appelle les gens directement, moi, je sais que ça sert à rien, j’ai demandé au standard qu’elle me rappelle, résultat : elle m’a pas rappelé

-J’ai transmis le message, monsieur, si elle ne vous rappelle pas vous ne pouvez pas me mettre en cause

-Bon, dites-lui qu’elle me rappelle

-Cher Cyril, le standard ne servant à rien, je suis au regret de ne pas transmettre votre message à Marguerite »

Je lui ai raccroché au nez à ce mal-élevé.

Ce qui est marrant, c’est que c’est un mec qui doit passer au siège un de ces jours et qu’un de mes collègue l’a eu en ligne ce matin, il a été aussi malpoli avec lui qu’avec moi, et le collègue en question s’est juré de le remettre à sa place quand il pointerait son nez au bureau, il va se mettre toute la société à dos ce con !

par Fantomette publié dans : Perles de l'accueil
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Lundi 25 juin 2007

Finalement, mon homme à moi grand beau fort sexy ET intelligent est allé à la sous-préfecture faire ma carte grise, moi qui étais si fière de rouler en vouature immatriculée 44, me voilà avec une carte grise avec 94 à la fin, demain ma fantomobile est au garage et elle aura des nouvelles plaques de parigot-tête-de-veau, riez pas j’suis triste, moi qui me considérais comme une immigrée, il ne me reste plus que ma carte d’identité qui rappelle que je suis née à Nantes-La-Magnifique, si même ma vouature me trahit… Pis comme je conduis mal, avoir une plaque 44 faisait que les gens osaient pas m’engueuler, ils se disaient « Ah, la pauvre, c’est une provinciale, elle est sûrement plus habituée à conduire des tracteurs, pis elle a un A, c’est sûrement pour ça qu’elle est si empotée, allez je suis grand seigneur, je lui pardonne mais je lui klaxonne quand même un petit coup dans ta gueule pour marquer le coup, tiens », maintenant, je vais prendre cher.

par Fantomette publié dans : Morceaux de la vie de tous les jours
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Lundi 25 juin 2007

J’avoue, depuis quelques jours je suis allée voir ailleurs si j’y étais, je flotte dans une sorte de dimension parallèle et ai l’inspiration à zéro.

Pas grand-chose à vous raconter ou trop personnel pour le faire (je ne vous raconterai pas la honte suprême que m’a collée Mme Mamandelhomme samedi, j’en ai encore envie de me cacher rien que d’y penser et j’en ai pleuré tout le week-end).

En plus, je bosse. Oui, messieurs-dames, Fantomette n’est pas en train de glandouiller sur le net en se rongeant les ongles et en crachant négligemment les rognures dans la corbeille à papier, elle bosse. Mais à quoi donc me direz-vous ? Je colle des carrés de tissu pendant des heures sur des fiches bristol bien dans l’ordre, bien alignés, attention aux colonnes droites et à l’ordre des couleurs, fiches à envoyer aux magasins pour qu’ils choisissent les couleurs dans lesquelles ils veulent recevoir les vêtements de la marque où je bosse. Scotch double-face dans une main et dans les cheveux, ciseaux cranteurs, fibres de tissu collées aux doigts à cause du scotch dont le collant reste sur mes mains, un bout de peau de lèvre arraché parce que j’ai tenté de découper un bout de scotch avec les dents, une (petite) mèche de cheveux restée sur le plan de travail à cause d’un excès de zèle avec les ciseaux et de l’encre indélébile jusqu’aux coudes parce que j’ai secoué un marqueur à pointe fine en voulant faire le test du crayon mou à ma collègue. Collègue qui soit-dit au passage a des soucis d’auditions et quand on ne parle pas dans sa direction elle entend pas alors elle passe la journée à me dire « hein ? » et moi à répéter plus fort en me tournant vers elle. Vu qu’on a pas le temps de jeter proprement tout ce qu’on découpe, on le balance par terre, c’est l’homme de ménage qui ramasse, je balance mes chutes d’échantillons, bouloches de scotch, rognures d’ongles au sol avec un plaisir coupable.

Pour les news du jour, j’ai fait deux procurations à l’Homme pour aller chercher mon permis et ma carte grise avec deux chèques en blanc, forcément, le service automobile était exceptionnellement fermé aujourd’hui… Mais bon, grâce aux relations de M. Papadelhomme ma vouature va être réparée (finalement, la flemme de mettre les mains dedans) vu qu’il a trouvé un devis 40% moins cher que le premier qu’on m’a présenté. Donc mon Homme-en-vacances et son Papa-à-la-retraite (bande de glandeurs) (pardon M. Papadelhomme qui continue de travailler malgré sa retraite et qui considère que les vacances sont une insulte au travail qui est la seule valeur noble) s’occupent de ça. Si un jour je devais me retrouvée confrontée à devoir tout gérer seule comme ET récupérer une carte grise ET faire réparer ma vouature ET aller bosser ET payer mes impôts (encore qu’avec la télédéclaration ma vie a changé), je crois que je m’en sortirais pas.

*penser à ne jamais faire d’enfants*

C’est d’un confort d’avoir des hommes pour s’occuper de ces choses de mec que sont une vouature à réparer par exemple, les hommes ont moins l’habitude de déléguer dans la vie quotidienne, moi j’adore ça.

J’ai du me plonger dans mes papiers hier (les impôts râlaient un peu au sujet que j’habite chez l’Homme sans titre quelconque (suis pas locataire, pas propriétaire, pas mariée avec l’Homme, pas de certificat de concubinage, pas sur les factures EDF,…) et que donc ils voudraient quand même bien me faire payer une peu une taxe d’habitation) et je me suis noyée dans un verre d’eau, l’administration française aime la paperasse. Pas moi. Et je me suis fait cette réflexion hautement philosophique étant donné l’Homme m’a poussée à classer ma paperasse, c’est flippant de voir que sa vie tient dans un classeur.

 

 

PS: je tiens à préciser qu'aucun ongle n'a été blessé durant l'écriture de cet article, j'ai arrêté de les ronger à ma deuxième première.

par Fantomette publié dans : Morceaux de la vie de tous les jours
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Mardi 19 juin 2007

    -Je me suis rendu compte que j’avais toujours été misanthrope, à l'école pendant lé récre je lisais dans mon coin, la phrase que j’ai le plus dit durant mon adolescence c’était « va mourir » souvent entre deux vodkas avec Alex, compagnon de beuverie de l’époque, à l'encontre des intrus de ma sphère vitale.

    -C’est pour ça que j’aime bien mon boulot, passer mon temps à être aimable polie ouverte et sympa avec des gens au téléphone, me donne l’illusion d’une illusoire sociabilité.

    -Je suis hypersensible, de l’ordre de je me rends compte que l’Homme et moi, et ben Tristan et Iseult à côté ils se détestaient, recta, je pleure en le disant et encore, j’arrive pas à le dire submergée par l’émotion. Peut-être est-ce pour ça que je fuis les gens, j’ai peut-être peur de mes émotions trop fortes.

    -Le fait que mon histoire avec l’Homme soit plutôt lisse et sans encombre m’angoisse au plus haut point, j’ai l’impression que ça va me claquer entre les doigts du type « Bon, on t’a montré ce qu’il y avait de plus chouette sur Terre, maintenant on te le retire, démerde-toi ». Un peu comme si tout ne pouvait pas être simple, heureux et sans problèmes, puisque nos seuls désaccords concernent le prénom de nos enfants qu’il veut appeler Hyppolite et Méditerranée (mes gamins ne s’appelleront jamais comme ça) et un hypothétique mariage à l’église, alors que mes pauvres parents me déshériteraient et mourraient de chagrin si j’allais me marier devant un quelconque religieux.

    -Je n’aime pas la paperasse au point d’avoir payé jusqu’au 1er juin 2007 l’assurance de mon appart que j’ai quitté en juin 2006 parce que j’ai oublié de la résilier, ce qui fait que j’ai un gros avoir auprès de mon assureur, ce qui a un aspect positif puisque ça va payer mon assurance voiture, je n’aurai donc pas à (oublier d’) envoyer un chèque ou une autorisation de prélèvement.

    -J’ai d’ailleurs toujours pas récupéré mon permis à la préfecture (j’ai pas le temps mais si je l’ai pas, le 23 juin –ah tiens, c’est samedi– j’ai plus le droit de conduire avec le papier provisoire), idem pour ma carte grise, si je l’ai pas changée le 18 –ah, tiens c’était hier– j’ai plus le droit de conduire avec ma vouature (de toute façon elle roule toujours pas) tant que j’ai pas la nouvelle carte grise et qu’elle est pas ré immatriculée 94 (actuellement elle est 44). Je songe à faire une procuration à M. Papadelhomme pour qu’il y aille à ma place, matériellement je ne peux pas y aller à moins de poser un RTT.

    -Par contre, je cuisine plutôt pas mal et j’ai un nouveau colorant alimentaire en poudre rouge alors on a mangé rouge hier, tomates cerises, poivron rouge émincé, tomates séchées marinées, saumon fumé, blinis roses fluos (le colorant rouge colore rose fluo…), sauce fromage blanc-roquefort (pour tremper les tomates et le poivron) rose fluo, ça c’est marrant mais on n’a pas pu, la sauce roquefort rose fluo c’est pas passé. Alors la sauce fromage blanc fines herbes pour le saumon, je l’ai laissée blanche. Ceci n’a rien à voir avec la première phrase à savoir « je cuisine plutôt pas mal » parce qu’à part des blinis qu’un enfant de 3 ans réussirait, rien n’a été cuisiné dans ce qui a été énoncé ci-dessus.

    -Je suis très à l’aise avec mon patron ou les chefs de service parce que les choses sont claires, ils sont hiérarchiquement bien au dessus, c’est pas des potes, c’est des chefs, donc je suis à l’aise dans ce type de rapports. Par contre, les autres globalement de mon niveau me posent problème puisque les rapports sont empreints de « copinage » (sans aucune connotation négative mais c’est « normal » pour ne pas dire socialement obligatoire de créer un lien vaguement amical avec ses collègues) et ma misanthropie reprend le dessus, pour les mêmes raisons j’ai toujours été plus à l’aise avec les gens qui ont l’âge de mes parents plutôt que du mien.

    -C’est un désastre, ma vie entière tourne autour de mon problème relationnel avec les gens.

par Fantomette publié dans : Fantomette a encore frappé
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Vendredi 15 juin 2007

Si vous avez un peu suivi, pour la fête des mères le repas a dégénéré en crise parce que le plus grand neveu de l’Homme a fait un caprice ; ses parents l’ayant grondé il n’y a eu que sa grand-mère pour l’écouter alors il a déversé un flot d’horreurs comme quoi il était malheureux, pas assez aimé comparé à son petit frère, à la limite de la maltraitance, quoi. Et sa grand-mère sûrement émue de voir un gamin raconter de telles horreurs avec toute la conviction de sa vexation a pété un plomb en faisant irruption dans la salle à manger en hurlant à la maltraitance.

Ce qui fait qu’après deux bouchées d’entrée, tout le monde a mis les voiles, le grand-père à la pétanque, les neveux sous le coude de leurs parents, moi j’étais réfugiée dans la Fantomobile attendant l’Homme qui jouant les médiateurs ne m’a finalement pas rejointe.

Malgré les craintes de l’Homme face à la situation et aux risques (rupture des liens, par exemple) moi je suis assez sereine, pour deux raisons :

-Ce n’est pas ma famille

-Il n’y a pas de vieux dossiers ou de rancœurs cachées, ce qui fait que cette crise ne servira pas de prétexte à d’autres reproches, les choses se tasseront aves le temps.

Et surtout, surtout…..

Les crises familiales, j’ai mon diplôme dans le domaine, de mes 10 à mes 18 ans, ça a été du non-stop ou presque. Des coups bas, des vacheries, des tentatives de nous monter les uns contre les autres, des insultes,…

Bon, surtout de la part de la connasse d’ex-femme de papa (puisse-t-elle être dévorée vivante par des rats galeux et crever dans d’atroces souffrances) mais bon, tout le monde s’y est mis et heureusement qu’avec les frangins on a joué les mousquetaires un pour tous-tous pour un sinon on y aurait laissé plus de plumes que ça. Après, faut pas dramatiser, on avait un contexte familial pas évident mais on se faisait pas cogner ou maltraiter, les adultes ont juste pas assuré à 100% dans leur rôle de « devoir de neutralité » envers les enfants (prendre des mômes à témoins ou à parti pour leurs engueulades à eux c’est limite). Alors nous, petits cons  bien élevés (« œil pour œil, dent pour dent », tel était le mot d’ordre), selon l’humeur et le caractère de chacun, on gueulait plus fort que les adultes et courrions nous réfugier dans le giron maternel en jurant que « cette fois, maman, je te jure que je vais la tuer cette salope », maman réconfortait, donnait des mouchoirs « oui, oui, t’oublieras pas d’appeler ton père pour lui dire que tu es chez moi, d’accord ? », Beaupère se foutait un peu de la gueule de l’Autre comme nous l’avions appelée, les petites sœurs venaient se coller à nous en sanglotant « Quand tu pleures ça me rend triste alors je pleure aussi » et ça finissait par en rire tout l’hiver, une fois elle avait dit que maman faisait des gosses pour les allocs, à compter de ce jour, maman nous a ostensiblement appelés « mes gagne-pains ». Et pendant des heures, on préparait les répliques qui tuent. Si possible blessantes et vachardes. Qu’on sortait dés que l’occasion se présentait. Ce qui envenimait la situation et créait une nouvelles crise alors on allait pleurer dans le giron maternel en jurant que…

Bref, mouvementé tout ça, jusqu’à la crise finale en octobre 2003 où je suis partie définitivement de chez lui pour vivre exclusivement chez ma mère, je n’ai pas vu mon père pendant des mois, il m’avait fait trop mal à ne défendre que sa femme, il flippait qu’elle se barre alors elle avait tous les droits pourvu qu’elle reste et nous, rien, je n’ai plus supporté, j’en ai eu marre de me faire pourrir la vie.

Alors qu’aujourd’hui, de l’eau a coulé sous les ponts, il a divorcé, est enfin redevenu superpapa, je suis la fifille fan de son pôpa qui l’appelle et le voit dés que possible et trouve que franchement, il assure avec ses deux petits à Nantes, sa fiancée à Paris, son boulot où il fout pas grand-chose grassement payé par l’Etat (j’adore ceux qui sont scandalisés (jaloux ??) par ça, qu’ils y aillent ! 5 ans post-bac, concours de prof, agreg et enjoy !) et que même s’il a déconné, je vais pas perdre mon temps à lui en vouloir…

Bref, comment dire…

Je ne m’inquiète pas sur l’unité de la famille de l’Homme, je sais que dans quelques semaines/quelques mois (le plus vite possible évidemment mais laissons le temps au temps), tous sera redevenu comme avant…

par Fantomette publié dans : La famille
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Jeudi 14 juin 2007

Un collègue me fait la tronche pour avoir été vexé en public.

Pour une remarque misogyne.

Au bureau, après manger je lave mon assiette. Et comme je suis mesquine et que c’est la porte ouverte à toutes les fenêtres, je ne fais que MA vaisselle. Et un collègue débarque, pose son assiette et couverts à côté de moi et, sûr de son effet, il dit bien fort à la cantonade « Tiens, il y a une femme dans la cuisine, la femme va faire ma vaisselle, c’est son boulot ! », je l’envoie balader en disant moi aussi bien fort que « La femme ne fera que sa vaisselle et pas celle de l’homme, ça va pas tuer l’homme de laver son assiette », et je rajoute « Je fais déjà pas ma vaisselle chez moi c’est pas pour faire celle des autres au bureau ! Parce que chez moi, c’est l’homme qui fait la vaisselle ».

C’est con, hein, mais il m’aurait demandé tout simplement « Tu veux bien me laver mon assiette s’il te plaît ? » je lui aurait lavé.

Mais le coup de « La femme va faire ma vaisselle », c’est marrant, même sur le ton de l'humour (tu parles...) j’ai pas aimé.

Il est noir, alors j’aurais du lui répondre moi aussi en déconnant (ah ah ah, trop drôle) pour voir « Et le noir va retourner sur sa moto-crottes, après tout c’est son boulot », je suis sûre qu’il l’aurait mal pris et m’aurait traitée de raciste. Alors que moi je dois bien prendre la remarque misogyne.

C’est dingue.

Et depuis, il a été rembarré en public alors il est vexé…

Et ce grand garçon de 50 ans fait la gueule comme un adolescent et refuse de m’adresser la parole, m’envoie balader si je lui parle…

Pauvre con…

par Fantomette publié dans : Au travail...
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Mercredi 13 juin 2007




De : Fantomette
Envoyé : lundi 11 juin 2007 12:22
À : 'L’Homme'
Objet : Geekette à son Geek

 

Tu es comme une barre des tâches dans mes pensées. Tu n'occupes peut-être pas toute la place tout le temps, mais tu es toujours là, quelque part...

 

 

 

De : L’Homme
Envoyé : mercredi 13 juin 2007 08:17
À : ‘Fantomette'
Objet : RE : Geekette à son Geek

 

Courage a toi, tu restes dans mes processus lancés au démarrage et l’instruction fin de tache du processus n est pas autorisée; tu es ma mémoire vive qui autorise le démarrage de la machine, le processeur qui calcule notre amour.



Le pire, mesdames et messieurs c’est que je trouve ça follement romantique, ça me touche en plein core.

par Fantomette publié dans : l'Homme
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