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Vendredi 30 mai 2008

Je pouvais pas laisser passer l’info sans hurler au scandale.

On en a causé avec l’Homme hier, on était globalement d'accord avec trois-quatre divergeances sur les détails.

Mais l’histoire de cette nana que son mari a répudiée pour cause de non-virginité…

Je vais essayer de rester polie, mais c’est pas gagné.

« C’est pas la question qu’elle soit vierge, c’est qu’elle lui ait menti »

Et la demoiselle lui aurait caché qu’elle n’aimait pas les asperges, ça se serait passé comment ?

Ha bah, c’est bien un mensonge aussi, hein ? Elle lui a caché qu’elle n’était pas vierge parce qu’elle savait que sans ça il ne l’épouserait pas, imaginez un mec dont la grande passion c’est l’asperge, le prince du soufflé aux asperge, l’archiduc de la tarte aux asperge, le baron de l’asperge vinaigrette, sa fiancée se force à en bouffer pour lui plaire et une fois mariés elle lui avoue qu’en fait elle aime pas ça, ça revient au même.

Ah oui, c’est ridicule, vu comme ça, hein ?

Mais aimer les asperges ou être vierge, c’est pareil, c’est un truc personnel, j’aime pas les asperges pour plaire à l’Homme et la première fois que j’ai couché avec un mec je l’ai fait pour moi, pas pour la société, pas pour le mec, pas en pensant à l’homme avec qui je ferais ma vie un jour en me demandant si ça lui plairait que je ne sois plus vierge.

Parce que pour la petite histoire (maman et papa, regardez ailleurs), j’avais 17 ans et 2 mois, un pote aussi puceau que moi, et on s’est dit qu’on allait se dépuceler ensemble comme ça on désacraliserait le truc histoire qu’on se sente pas tout cons face à la personne avec qui on aurait vraiment envie. Résultat des courses, on a bu une bonne partie de la soirée et on a fini comme vous vous doutez, et on est restés potes, ça a rien changé entre nous, une sorte de service rendu. Comme ça, la fois où je me suis retrouvée face à un mec dont j’étais amoureuse, j’ai pu me laisser aller et ne pas avoir peur d’avoir mal, de saigner, ou que sais-je.

D’ailleurs, en réponse au connard de mari, moi j’ai jamais saigné, alors c’est absolument pas une preuve de non-virginité l’absence de saignements.

C’est les cliniques où on refait les hymens qui vont être contentes vu la masse de clientèle que ça va leur apporter.

Un mec il tronche qui il veut, c’est même encouragé de se déniaiser avant le mariage, il y a pas si longtemps, les hommes emmenaient leur aîné aux putes histoire de.

Mais une femme, ouh là là, non, méchante, malheur !

On est vierge ou non pour soi, pas pour les autres, on « offre » pas sa virginité, c’est pas un cadeau, bordel. La première fois qu’on couche avec quelqu’un, on le fait pour soi.

Ah, ça le marié, il est content. Donc non seulement il a tronché sa femme, donc là on est bien sûr qu’il est plus vierge, mais en plus il va épouser une autre femme (ah non, il épousera pas une femme, il épousera une « jeune vierge ») et ça posera de problèmes à personne que lui, ne soit plus vierge.

Mais la mariée, vous y avez pensé ? Vous avez pensé à la jeune fille répudiée, humiliée, parce que cette salope impure a osé prendre du plaisir ? Vous m’excuserez de la violence de mes termes, mais putain c’est comme ça que je le ressens. On lui reproche d’avoir assez aimé, ou d’avoir assez eu envie d’un homme pour faire l’amour avec. Et son petit mari, tout vexé dans son orgueil de mâle que cet homme-là, ça n’ait pas été lui a décidé de demander l’annulation de son mariage.

Putain, faut vraiment avoir un problème avec sa virilité pour en arriver là. Faut vraiment pas avoir confiance en sa performance sexuelle pour avoir à ce point la trouille qu’elle puisse comparer au point d’en annuler son mariage.

Ou si ça se trouve, on lui reproche même de s’être faite violer, allez savoir, on sait pas ce qu’il s’est passé.


Mademoiselle, je suis de tout cœur avec vous, ne le regrettez pas, c’était un con. Et trouvez-vous un homme qui saura vous aimer et vous respecter, vous, en tant que femme et non en tant qu’hymen et symbole de sa toute puissance et de son emprise sur vous.


Comme si ça suffisait pas que dés les premiers rayons de soleil les femmes se fassent siffler comme on sifflerait un chien, oui mais vous comprenez, la montée de sève de ces messieurs, tout ça, les mêmes mecs qui te sifflent sont ceux qui iraient péter la gueule au mec qui sifflerait leur propre fille comme ça. Les mecs qui se frottent la bite en érection contre tes fesses dans le métro bondé, ceux qui te suivent en bande dans la rue en ricanant et en t’interpellant si tu as un jean qui te moule les fesses ou un décolleté, ceux qui te traitent de salope si tu refuses leurs avances, celles qui se font violer si elles osent mettre une mini-jupe « elle l’a bien cherché », ils vivent pas ça au quotidien les hauts magistrats qui le cul dans leur fauteuil du haut de leur assise sociale ont estimé qu’en plus de tout ça, une femme méritait d’être répudiée si elle arrive non vierge à son mariage.


Je sais pas si ça les empêche de dormir, mais moi j’ai le cœur qui se serre pour cette jeune fille.

Ce qui est dommage, c'est que ça donnera du grain à moudre aux racistes (oui, je vous avais pas dit, c'est un couple musulman), qui auront déjà oublié que dans notre France blanche et catholique, ça se passait aussi comme ça il n'y a pas si longtemps, une de mes grand-mères a du se marier en urgence parce qu'elle a flirté et est tombée enceinte, et si elle a accouché 7 mois après son mariage, c'est que son bébé était prématuré.

Alors juste à ceux tentés de faire des raccourcis trop rapides, les religions, quelles qu'elles soient ne valent pas plus les unes que les autres si elles sont vécues dans l'excès, et ne sont pas plus dangereuses les unes que les autres si elles sont vécues modérément, avec bon sens.

Un petit mot pour finir, histoire d'illustrer mon propos :

Une célèbre animatrice radio US (Dr Laura Schlessinger) fit remarquer que l'homosexualité est une perversion. "C'est ce que dit la Bible dans le livre du Lévitique, chapitre 18, verset 22 : "Tu ne coucheras pas avec un homme comme on couche avec une femme : ce serait une abomination". La Bible le dit. Un point c'est tout", affirma-t-elle.
Quelques jours plus tard, un auditeur lui adressa une lettre ouverte qui disait : Merci de mettre autant de ferveur à éduquer les gens à la Loi de Dieu. J'apprends beaucoup à l'écoute de votre programme et j'essaie d'en faire profiter tout le monde. Mais j'aurais besoin de conseils quant à d'autres lois bibliques.
- Par exemple, je souhaiterais vendre ma fille comme servante, tel que c'est indiqué dans le livre de l'Exode, chapitre 21, verset 7. A votre avis, quel serait le meilleur prix ?
- Le Lévitique aussi, chapitre 25, verset 44, enseigne que je peux posséder des esclaves, hommes ou femmes, à condition qu'ils soient achetés dans des nations voisines. Un ami affirme que ceci est applicable aux mexicains,mais pas aux canadiens. Pourriez-vous m'éclairer sur ce point ? Pourquoi est-ce que je ne peux pas posséder des esclaves canadiens ?
- J'ai un voisin qui tient à travailler le samedi. L'Exode, Chapitre 35, verset 2, dit clairement qu'il doit être condamné à mort. Suis-je obligé de le tuer moi-même ? Pourriez-vous me soulager de cette question gênante d'une quelconque manière ?
- Autre chose : le Lévitique, chapitre 21, verset 18, dit qu'on ne peut pas s'approcher de l'autel de Dieu si on a des problèmes de vue. J'ai besoin de lunettes pour lire. Mon acuité visuelle doit-elle être de 100% ? Serait-il possible de revoir cette exigence à la baisse ?
- Un dernier conseil. Mon oncle ne respecte pas ce que dit le Lévitique, chapitre 19, verset 19, en plantant deux types de culture différents dans le même champ, de même que sa femme qui porte des vêtements faits de différents tissus, coton et polyester. De plus, il passe ses journées à médire et à blasphémer. Est-il nécessaire d'aller jusqu'au bout de la procédure embarrassante de réunir tous les habitants du village pour lapider mon oncle et ma tante, comme le prescrit le Lévitique, chapitre 24, verset 10 à 16 ? On ne pourrait pas plutôt les brûler vifs au cours d'une simple réunion familiale privée, comme ça se fait avec ceux qui dorment avec des parents proches, tel qu'il est indiqué dans le livre sacré, chapitre 20, verset 14?
Je me confie pleinement à votre aide."

 

Pas de raccourcis hâtifs au sujet des musulmans, n'est-ce pas ? Z'êtes bien aimables...

 

Et il va sans dire que je censure quiconque tiendra un propos raciste ou misogyne.

par Fantomette publié dans : Fantomette a encore frappé
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Mercredi 28 mai 2008
Que je vous avais pas causé de cuisine...
Déjà, j'ai enfin réussi mon pain au levain, vraiment bon, bien mieux que le premierUn chouette levain en pleine forme


Ce coup-ci je me suis pas faite avoir et je l'ai fait lever sur la plaque de cuisson (un moule à pizza) dans le cercle du moule à charnière pour qu'il ne s'étale pas et ne perde pas ses bulles au moment de le faire cuire...

Et regardez-moi ça... J'avais demandé à l'Homme d'envoyer des coups de cutter dessus pour faire les grignes, il a oublié et j'ai trouvé ça plutôt joli, le pain qui explose naturellement sous la force de la levée...
Et il était délicieux...


Alors j'ai récidivé, au retour de chez ma mère après lui avoir filé mon Fulbert à nourrir pendant nos vacances, j'ai fait mon tout dernier pain au levain (z'allez comprendre), même technique du cercle de moule à charnière, plus gros pain, réussite totale une fois encore
Sauf qu'à partir de là, j'ai fait la mamounette's technique, à savoir un moyen d'avoir du pain au levain de façons bien moins contraignante qu'en élevant un levain à nourrir tous les 36-48h, sachant qu'un pain de la taille du dernier que je vous ai montré nous dure facile une semaine (avantage du levain : le pain reste frais même au bout d'une semaine). Après la première levée de mon pain, j'ai prélevé une boule de pâte crue grosse comme le poing (pour les toutes petites et très grosses mains, comptez la taille d'une petite orange), qui me servira de levain pour mon prochain pain, et ainsi de suite, sachant que cette boule de pâte peut se garder 15 jours au frigo...
(bon, là ça remplit le bol, on voit à la surface que bien qu'au frigo, ma boule de pâte a bien levé et est pleine de bulles)
Et le pain est de plus en plus réussi :Une mie plutôt jolie, et un pain explosé naturellement àla cuissonQuand j'ai envoyé ces photos à mon père, il a cru que je cherchais à l'humilier, et m'a parlé de "courroux panesque", mon père aimant à peu près autant les mots que moi (ou soyons honnête et respectons l'ordre naturel des choses, j'aime à peu près autant les mots que lui), j'en ai déduit qu'il en était vaguement jaloux. Ce qui m'a emplie de fierté.

Je crois que j'ai trouvé ma méthode pour le pain : le chef. La boule de pâte prélevée sur le pain cru s'appelle comme ça, le Chef. Il suffit 10 heures avant de faire un pain (soit la veille ou le matin pour le soir) de "rafraichir" le chef, à savoir le sortir du frigo, le nourrir de farine et d'eau, et 10h après de rajouter à ce chef rafraichi la farine, l'eau et le sel (et les graines, fruits secs,..), de pétrir, faire lever, ne pas oublier de prélever un nouveau chef, surtout avant de faire cuire le pain (idéalement après la première levée, du moins c'est comme ça que je fais).
C'est du pain au levain, ça en a le goût et ça se conserve aussi longtemps mais pas besoin de nourir le levain tous les jours ou tous les deux jours, et ça reste tel quel au frigo pendant 15 jours, ça laisse donc la possibilité de partir en week-end ou en vacances sans se trimballer son levain. Donc si Fulbert n'est plus, un peu de lui vit à travers les chefs que je prélève au fur et à mesure (le premier chef prélevé était prélevé sur un pain au Fulbert).

Je sais faire du pain 100% maison, j'ai fait mon levain toute seule et je fais mon pain toute seule de A à Z, et j'en tire une fierté démentielle, un genre d'instinct nourrissier presque maternel (dans un élan lyrique j'ai comparé ça à l'allaitement) : le pain a une valeur symbolique très forte, c'est un aliment de base, un aliment de survie, et je suis capable de faire du pain, je suis capable de nourrir ma famille.

Bref, pour quitter la symbolique exacerbée du pain nourrissier, on peut toujours faire des petites fesses...Ce sont des sablés. Je vous en prie, n'allez pas chercher la moindre symbolique là-dedans.
Ils ont eu un succès fou auprès de Marie, 17 mois, qui a du en manger une grosse demi-douzaine samedi soir...
Et pour rendre à César...
par Fantomette publié dans : Fantocuisine
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Mardi 27 mai 2008

Commencé à écrire hier, lundi 26.

Comment vous dire…

Déjà, je suis naze, absolument ultra naze.

On a voulu jouer les jeunes avec l’Homme hier, en nous couchant à plus d’une heure, sachant qu’on se levait moins de six heures plus tard.

Pourquoi aussi tard ? Eh bien on cherchait notre future maison de nos rêves sur internet.

Avec des questions comme « Combien pouvons-nous emprunter ? » « Acheter maintenant quand tout le monde veut sa maison à l’approche de l’été ou attendre que l’enthousiasme se calme en hiver et que les prix soient plus facilement négociables ? » « Oui mais si les taux remontent, les économies faites en hiver seront-elles compensées par la hausse des intérêts ? » Bref, si l’un de vous s’y connaît dans ce domaine ou connaît un bon courtier capable de dire quel choix faire… Parce que bon, la bière à l’ombre du cerisier ou les tomates du jardin, ça commence à me démanger sévère.

Ca s’achète adulte un cerisier ? Parce que je compte pas attendre 15 ans pour mes cerises… [Vérification faite, un cerisier produit généreusement au bout de 6-8 ans, quiconque d’entre vous offre un cerisier d’au moins 8 ans à mon jardin se verra offrir une ou plusieurs bières à l’ombre du cerisier et sera invité à la crémaillère] [c’te prétention, quand même, d’imaginer de parfaits inconnus intéressés par l’ombre de mon cerisier ou ma crémaillère…]

Enfin bon, on se prend vite au jeu des petites annonces et on devient exigeant, pas de maisons mitoyennes, pas moins de 200m² de terrain, pas moins de 80m² habitables, au moins 3 chambres,… Et on se rend compte que la maison de nos rêves dans nos budgets, ça existe.

A moi les fraises du jardin et les herbes aromatiques…

A lui le bouledogue… Oui, il veut un bouledogue, le chien du dessin animé à la tronche écrasée, il trouve ça beau. Et moi je veux un chat et une poule. N’importe quelle poule tant qu’elle est rousse.

Même pas pour les œufs (enfin, si, je vais pas cracher dessus) mais parce que c’est fabuleux une poule. Ceux qui ont grandi avec me comprennent, ça a un neurone pour 5 mais franchement marrant. Pas de coq, j’aime pas les coqs depuis qu’il y en a un qui m’a agressée quand j’étais gamine (devinez ce qu’on a mangé le soir même ? Ou plutôt qui on a mangé ?…) Il faut pas beaucoup d’espace (5m² par poule ça suffit), un abri (des planches), et avoir chat et chien bébés histoire qu’ils s’habituent à vivre ensemble. Quoique dans mes souvenirs, c’étaient les poules qui coursaient les chats et non l’inverse…

Bref, je veux une poule.

Je  me prends vite au jeu, comme dirait l’Homme « brûle pas les étapes », si on commençait par prendre rendez-vous avec la banque avant de calculer la surface de jardin à consacrer à ma poule… Pis pour lui, « brûle pas les étapes », c’est surtout « mon chien d’abord ». (Ce qui se traduira dans les faits par « Je vois pas pourquoi ton chien aurait la priorité sur mon chat »).

Enfin bon, le projet en cours, c’est barbecue dans notre jardin à l’été 2009. Dire qu’on va se coller des heures de ménage en plus, déjà qu’on est pas des nerveux du balai…

Alors que notre projet actuel de bébés consiste en un chaton, un chiot et un poussin ne justifiant pas à eux seuls un déménagement, on va ajouter à notre fainéantise notoire des heures de jardinage et le double de ménage, nous endetter pour 30 ans et passer autant de temps à habiter chez notre banque, bref on va devoir faire deux fois plus le ménage, multiplier par deux et demi les mensualités de remboursement (et surtout, je vais m’y mettre aussi, habitant chez l’Homme j’avoue ne pas payer de loyer depuis pas loin de deux ans…), nous ajouter une demi-heure de temps de trajet matin et soir, et le pire c’est que c’est avec plaisir.

Lui il veut un plain-pied, moi un étage (je vois pas l’intérêt d’une maison si je peux pas dire à mes gosses « Monte dans ta chambre »), on est globalement d’accord sur le reste sauf un point, il se verrait bien acheter dans le neuf, moi les maisons toutes identiques en paquet de 30 dans un lotissement me filent des boutons et je vendrais ma mère (pardon maman) pour une maison en pierre.

Mardi 27, suite.

En fait, faut que je vous dise comment ça a commencé.

Dimanche soir, à la fin de Capital (oui, oui, oui, nous sommes un vieux couple avec nos vieilles habitudes, TOUS les dimanches soir, c’est Capital/Zone interdite et Secrets d’Actualité après, où systématiquement l’Homme me dit « J’aime bien Bernard de la Villardière, je trouve que ses reportages sont super bien faits »), il redémarre son PC et je lui dis comme ça sans trop réfléchir à ce que je dis « Va sur internet nous trouver une maison » alors que ça faisait un bon 4-5 mois qu’on n’en avait pas parlé, il y est allé et on y est restés un paquet de temps.

Et on s’est dit que ce coup-ci, on lâchait pas l’affaire et qu’on y allait.

Alors hier j’ai regardé notre capacité d’achat probable, on fait confirmer ça par les banques, on voit la mienne vendredi, la sienne le 14 juin (comment vais-je vivre jusque là ?).

On a parlé poule, chien et chat.

J’ai cherché le prénom de ma poule. Il proposait Henriette, mais de la même façon que toutes les tortues s’appellent Caroline et que toutes les vaches s’appellent Marguerite, toutes les poules s’appellent Henriette, il a proposé Paulette, mais je suis pas fan. J’ai pensé à Mauricette, parce que chez mon père, quand j’étais gamine, entre les lapins et les poules, tous les mâles s’appelaient Maurice et toutes les femelles s’appelaient Mauricette. Mais coupons le cordon. Henriette, Mauricette, Paulette, quéquette. Ben oui, c’est lui qui a choisi que la poule s’appellerait Quéquette. D’un coup j’ai un peu honte de l’avouer, là. Surtout qu’hier soir au coucher, ivres de la fatigue accumulée, je vous jure que c’était vachement drôle. Pis je sais pas si vous visualisez un peu la tronche et le gabarit d’un bouledogue, c’est un peu en forme de sauciflard, et… « Ah ouais, sauciflard, tiens, je vais l’appeler comme ça mon chien ».

Quéquette et Sauciflard, mettons ça sur le compte de la fatigue.

Bref, nous recherchons dans un rayon de 30km de Paris, une maison pas mitoyenne d’au moins 80m², avec au moins 200m² de jardin, au moins trois chambres. Ah oui, budget prévisionnel à faire valider par la banque : dans les 250 000€ (il semble qu’on puisse aller jusqu’à 285 000 mais autant garder une marge de manœuvre), si jamais un chouette deux-pièces de 50m² dans une résidence de 2003 à 10km de Paris vous botte, hein… On n’a pas encore fait l’estimation du prix. Mais on a regardé l’émission de M6 hier sur comment vendre ta maison, alors on était tout fous « La table de couture, elle dégage, elle va chez ta mère en attendant, la planche à repasser et le tankarvil, c’est plié sous le lit, faut ranger les bouquins dans la bibliothèque, ranger les godasses, … » bref, faire de cet appart un appartement témoin

Bref, je suis sur des charbons ardents, je me vois déjà avec ma poule, mon chat, mon cerisier…

En fait, depuis deux ans que je vis chez lui, j’ai maintenant hâte d’être chez nous, de plus me sentir sur le fil du rasoir (clairement, si il veut me mettre dehors demain, il peut, je ne possède que mes fringues) (et 90% des accessoires de la cuisine) (et le lave-vaisselle) (et mon eeepc et ma machine à coudre, et ma machine à pain) (ok, c’est déjà pas mal), pis hâte aussi de ces choses symboliques que sont l’ouverture d’un compte commun, l’achat de notre maison à tous les deux, un peu la trouille aussi, s’engager sur 20, 25 ou 30 ans auprès de la banque alors qu’on sait pas où nous on en sera dans 5 ans… Enfin, je veux dire, c’est pas par pessimisme, hein, mais c’est vrai, qui peut prétendre savoir exactement où il/elle en sera avec sa moitié dans 5 ans ? Je vous cache pas que je suis plutôt optimiste sur le sujet, et que d’ici 5 ans, je compte bien non seulement avoir le même, mais en plus lui avoir fait un ou deux bébés (ça me terrifie d’écrire ça, une sorte de superstition à la noix, genre ne pas l’écrire sous peine que ça se passe pas comme ça), je me vois bien couler des jours heureux avec mon mec et mes mômes dans une maison avec jardin quelque part sur la planète. Un peu comme dans un film sur TF1, vous voyez, la jolie dame et le joli monsieur et les jolis enfants, la jolie maison avec son joli potager, et des gentils amis qui viendraient dîner. Alors que cette affaire ça va se finir en mégère échevelée hurlant que « Mais bordel t’as pas vu qu’il PLEUT, pourquoi t’es rentré en godasses, merde, merde, merdeuh, qui c’est qui va se torcher la serpillère, hein ? Y’a ton fils qui hurle, change sa couche, moi j’en peux plus » et les gentils amis venus dîner vont se transformer en potes de l’Homme venus boire des whiskies pour l’apéro devant le simultané de 10 matches de foot en braillant comme des dégénérés dés qu’il y a un but avec option sauts sur le canapé beige « Tes godasses, merde, mon canapé ! », mais je prends quand même.

Et je dois vous avouer que j’ai du mal à trouver ce genre de défauts à l’Homme, puisque de façon très désarmante, il est du genre à retirer ses pompes dés l’entrée, à passer la serpillère, à avoir des copains qui picolent pas trop si ils sont pas chez eux (faut bien rentrer, hein ?) mais surtout il n’aime pas le foot (le coup des 10 matches en même temps c’était chez un de ses copains, on est venus manger le mauvais soir). Certaines me diront que j’ai une chance inouïe (et je les approuverai), j’ai longtemps trouvé ça vaguement suspect cette absence de tare typiquement masculine, pis j’ai compris le truc, ne cueillez jamais un mec directement chez sa mère, laissez-le se démerder au moins un an tout seul dans son appart avant de vivre avec, moi je l’ai eu après trois ans de vie seul, résultat, il passe l’aspirateur, lance les machines, trie le linge, remplit, lance et vide le lave-vaisselle, il ne me reste l’exclusivité que sur le repassage, en fait. Et un quasi monopole sur la cuisine.

D’ailleurs, j’arrête là cet article fleuve (c’est plus fort que moi, le thème du jour m’inspire), je pars du bureau dans 1/4h et faut que je fasse ma liste de courses, en prévision de mon risotto aux asperges, tuiles de fromage et chips de coppa de ce soir.

par Fantomette publié dans : La maison de Fantomette et l'Homme
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Jeudi 22 mai 2008

Aujourd'hui je vais vous raconter comment ma mère me sert de conscience. Ma mère est une rebelle, je vous en avais déjà parlé.
Elle est toujours révolutionnaire, quand l'autre jour au petit déj alors que j'avais la tronche enfarinée, elle met son sac sur l'épaule et s'apprête à partir, je lui demande entre deux gorgées de café
« M'man, tu vas où ?
-A une réunion
-Où ? Pour quoi ?
-Avec les collègues, pour faire tomber le gouvernement… »
Jeudi, pendant que je gerbais tripes et boyaux, elle manifestait. Mais Mèrepoule n'est pas qu'une rebelle, c'est une écolo. Compost, pain bio maison, jamais un fruit/légume pas de saison et compagnie.

Ma mère prend soin de sa planète, qu'elle dit. Elle utilise du shampooing bio. Que j'ai utilisé. Pour vous donner une idée, j'ai les cheveux qui m'arrivent, pour le dire poétiquement, au ras-du-cul, alors je me jette sur les démêlants divers, histoire de ne pas trop me coiffer. Pis bon, mes cheveux ils sont cools, parfois je me coiffe pas et ça se voit pas. Et le shampooing bio sans silicone ni hydrocarbures divers, ben va te coiffer après quand y'a zéro lubrifiant pour te démêler tout ça, faut le moral, du temps et un poignet vaillant. Alors j'y ai dit que oui, mais non. Elle m'a dit que non, mais si.
« Regarde les cheveux de Crevette, ben ça prend trois minutes de plus, mais ça évite de lui coller des machins cancérigènes sur la peau »
Pour info, les cheveux de Crevette :
Alors moi aussi.
J'ai réfléchi un peu. Ca sert à quoi de bouffer bio et éviter les pesticides cancérigènes si c'est pour s'en coller d'autres sur la peau ? Faire pénétrer du nocif dans son corps par l'alimentation ou par les pores de la peau c'est pas plus sain l'un que l'autre. Savez-vous qu'une trop grande partie des cancers du sein chez la femme sont situés sur la partie du sein la plus proche de l'aisselle, là où on se colle du déo ? Les parabènes dont on parle beaucoup sont des conservateurs qui ont une fonction œstro-je-ne-sais-quoi, bref, qui favorise les cancers hormonaux (sein, donc). Pas de parano, ces produits ont une autorisation de mise sur le marché, mais ils ne sont pas anodins. On vous vend bien légalement des graisses trans qui vous bouchent les artères à une vitesse fabuleuse. Ca veut pas dire qu'en bouffer une fois de temps en temps va vous tuer, mais bon, autant pas tenter le diable, hein ? Alors je me suis dit que tiens, si j'essayais. J'ai emprunté pour une journée le déo 100% pierre d'alun de La Belle. Ca marche, pas d'odeurs, pas de gène, alors qu'un jour en vacances j'ai pas mis de déo, j'ai été gênée toute la journée, là, rien. A noter sur ma liste, le déo Pierre d’Alun (7,90€, mais il dure plein de mois).
J'ai acheté du shampooing bio (moins cher que le Fructis) et du démêlant bio (plus cher que le Fructis), déjà, ça sent divinement bon les huiles essentielles utilisées à la place des parabènes pour leurs propriétés conservatrices et antibactériennes. Ensuite, on en utilise moins, je trouve, l'après-shampooing démêle bien, pas aussi bien que ceux pleins de silicone, mais bien, par contre il faut en utiliser pas mal.
Et ce matin, après un lever à la maxi-bourre (l'Homme étant parti bosser depuis un moment, personne pour me tirer du lit alors je me suis levée 1/2h avant de partir alors que j'avais un shampooing à prendre ce matin), j'ai pas eu le temps pour l'après-shampooing, finalement il m'a pas fallu vraiment plus de temps que d'habitude pour me démêler les tifs, donc je pense pas en racheter (de l'après-shampooing). Le shampooing-douche, c'est 8,47€ le litre (comparez en supermarché le prix au litre des autres), miel-lavandin, une odeur tellement fabuleuse que même l'Homme qui me vanne gentiment « Ouais, manger bio, je dis pas, mais le shampooing bio je trouve ça un peu ridicule », ben il l'utilise quand même, si c'est pas pour la planète, faites-le pour vous, moins cher qu'au Leclerc, ça sent meilleur et c'est plus sain. Autre choses : les fruits de saison. Savez-vous que la saison des tomates françaises ne commence réellement qu'en juillet ! Celle des fraises débute gentiment ces temps-ci, mais uniquement la gariguette, la mara des bois par exemple, attendra juillet…
Le concombre, quant à lui, si savoureux sous le soleil de l'été termine malheureusement sa très courte saison en août Alors oui, on vous en parle, de la fameuse tomate d'Espagne, bouh pas bonne. Mais plus sérieusement, si vous avez acheté des fraises en février, avez-vous réellement essayé de les manger natures, sans sucre, sans rien ? Elles n'ont pas de goût. Et savez-vous qui les plante ? Des immigrés moitié esclavagisés, en général les producteurs embauchent des femmes marocaines qui ont laissé leurs enfants chez elles afin d'être sûrs qu'elle ne resteront pas, cette main d'œuvre bien pratique dort dans des cabanons et se réchauffe en brûlant les restes des bâches des serres (et respire joyeusement les émanations d'hydrocarbures), tout ça pour un fruit sans goût, bourré de pesticides à un point inimaginable (culture hors-sol, fruits abreuvés d'eau bourrée d'agents chimiques, pas comme nos pommes traitées qu'il suffit d'éplucher, là épluchez ce que vous voulez, vous avalerez quand même des horreurs). Savez-vous pourquoi la France a du exporter de l'eau vers l'Espagne ? Toute leur eau potable part dans ces cultures intensives qui flinguent la faune et la flore, ils ont vidé ou pollué leurs nappes phréatiques, 40% des plantations sont illégales (mais tolérées). Alors bon, ça vaut le coup d'attendre un peu nos fraises locales, nos tomates locales qui auront mûri au soleil et non artificiellement, nos asperges, bref, tous ces produits bien meilleurs au goût, et pas beaucoup plus cher (au prix du gasoil, un fruit de saison du producteur local vous coûtera moins cher que celui poussé hors-sol plein de produits chimiques dont on ne connaît pas les effets et qui a parcouru 8000km).
Alors oui, on porte aussi des fringues faites par des mômes, des chouettes nike, c'est sûrement un gamin de 6 ans qui a cousu la jolie virgule qui fait que vous avez offert à l'industriel une marge de 90% sur la godasse, idem pour le jean pas cher ou les petits tee-chorts à 1€ chez Tati; on peut pas forcément vivre 100% éthique, à un moment les idéaux se confrontent à la réalité du portefeuille, on peut pas forcément bouffer 100% bio ou éthique ou zéro carbone dépensé (sinon ni chocolat ni café qui ne poussent pas dans nos contrées). Mais ça vaut le coup de pas habituer vos gamins aux fraises en hiver et de pas les forcer à bouffer les tomates qu'ils n'aiment pas. Soyez honnêtes, vous les aimez vraiment, vous, les tomates gorgées de flotte qui n'ont aucun goût ? Vous les mangez nature, à la croque ? Non, vous les étouffez de vinaigrette, d'herbes aromatiques et les noyez dans une salade. Alors fruits et légumes de saison, et on épluche si c'est pas du bio, si vous saviez ce qu'il y a dans la peau des pommes, mon père qui bouffe des pommes comme il respire s'estime chanceux de pas avoir chopé de cancer et bouffe plus que des bio, manger une pomme épluchée en quartier il prendrait ça pour une punition, pour y croquer, pas de mystère. Enfin, moins cher que la pomme bio : la pomme dont seule la fleur a été traitée, et jamais le fruit. Renseignez-vous sur le marché et privilégiez les producteurs locaux plutôt que les grossistes de Rungis, ils savent l'histoire du fruit.
Arf, voilà l'influence, chaque fois que je rentre de chez ma mère je deviens écolo, j'ai même acheté une poubelle bi-bac chez Lidl (12,99€ ! Foncez) pour trier… Et je laisse ma Fantomobile au garage dés juin (enfin, ça c'est pas l'écologie, mais l'économie, le gasoil à 1,40€ c'est mort).

C'est toujours un peu compliqué de tenir ce genre de discours, on me dit souvent qu'il faut y croire, un peu comme l'homéopathie (des granulés d'eau sucrée qui vous terrassent un rhume en à peine 6 mois...), je vois pas où est la croyance dans le fait de reconnaître que la bouffe bio est meilleure pour la santé et pour la planète, mais tout de suite ça fait hippie intégriste baba cool qui veut vivre dans sa communauté dans le Larzac et est totallement anti société de consommation, bref, l'image qu'on véhicule de soi en tenant ce disours est souvent un peu exagérée... C'est pas plus cher si on achète du produit de saison. Les magasins bio à Paris sont hors de prix, mais en banlieue et en province, préférez ceux excentrés ou dans les zones industrielles, moins de logistique, loyers plus bas, produits en vrac... Vous verrez que le prix est pas plus élevé que le riz du tonton Ben. J'insiste, ça vaut le coup !

Et pis allez, c’est cadeau, allez jeter un oeil ici, j'ai pas mal discuté de nutrition avec la demoiselle qui le tient sur le blog de Ron, là, ici (en commentaires), et je crois que ça vaut le coup de se pencher sur la question...

Je reviendrai régulièrement vous abreuver de mes réflexion altermondialiste modérée (hu hu hu, mes 40 paires de chaussure...), le sujet m'intéresse...


Liens :


Tu as un jardin ? C'est ici : http://www.kokopelli.asso.fr/

Pourquoi je t'interdis les fruits et légumes hors saison d'Espagne ou du Maroc : Chez Lilo de Cuisine Campagne

Et tu peux toujours aller faire un tour ici : Ras la Fraise et signer leur pétition.


par Fantomette publié dans : Fantomette a encore frappé
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Mardi 20 mai 2008
Bon, ça y est, on passe aux photos de vacances.
Mais si vous savez, vous avez bien du être déjà invités chez des amis qui veulent à tout prix vous montrer leurs photos de vacances fabuleuses pendant que vous vous êtes pelés les couilles chez vous because pas de congés, pas de sous ou que sais-je. Ces soirées infiniment longues parce que déjà vous aussi vous auriez bien aimé partir, mais surtout, surtout, les photos de vacances ça intéresse que ceux qui sont partis et c’est un véritable supplice pour les autres.
« Alors là, tu vois, c’est Josette à la plage dans son maillot de bain fushia, ça c’est le paysage qu’on voyait de la chambre, ça c’est Marcel qui fait l’imbécile, ça c’est les ruines du temple qu’on a visitées, c’est beau, hein ? Hein ? Hein ? »
Donc comme je m’en suis cognée quelques unes, des soirées comme ça, y’a pas de raison que vous y coupiez, je sais pas si les gens qui montrent les photos de vacances à leurs amis dans une soirée spéciale « Regarde où on était » le font pensant sincèrement que ça va intéresser les autres, ou bien juste par vengeance.
Moi, c’est par vengeance.
D’ailleurs avec l’Homme on a pris plein de photos chiantes genre une église orthodoxe, le monument aux morts de la grande esplanade, l’ancienne forteresse de la vieille ville, bref les trucs un peu relous sur lesquels insister quand on les montres aux amis sur le grand écran plat de la télé « Alors ça c’est une superbe église orthodoxe du 18ème siècle, t’as vu l’architecture, ça change de celles de chez nous, hein ? Hein ? Hein ? T’en penses quoi ? ».
Et encore, on s’est retenus pour les photos du hublot de l’avion « Là, tu vois, c’est quand on a survolé la Corse, bon, la vitre était un peu crade et y’a des nuages, mais c’est vachement beau quand même, hein ? Hein ? Hein ? »
Bref, commençons par l’essentiel.
Corfou.
L’Île en forme de….
Bref…Voyez vous-même, hein, ça explique pourquoi il y a plein de phallus en bois d’olivier dans les boutiques. Parce que voyez-vous que l’olivier est une des principales ressources de l’île, parce que en fait…
Revenez, promis, j’arrête les explications historico-chiantes.
Retenez juste qu’il y a des oliviers partout, et que c’est beau.
La première fois que j’ai pris l’avion, en septembre 2006, j’ai fabuleusement adoré, le grand 8 en vrai, en plus le pilote était barge et se croyait à un concours de figures libres.
Là… Comment vous dire… A peine installée je me suis fait une remarque débile « Ah ouais, c’est vachement hermétique quand même, je comprends mieux pourquoi tout le monde y passe en cas de crash »
Et j’ai balisé tout le trajet.
Et l’atterrissage… La piste de Corfou est la plus courte d’Europe. 2,3km. Donc à peine le coucou se pose qu’il freine à mort et que tu bouffes l’appuie-tête du siège devant. Mon cœur a mis une bonne minute à se remettre à battre, puis j’ai ricané niaisement et nerveusement parce qu’on était arrivés, et vivants, et que ça me paraissait pas gagné d’avance. Ceci dit, le décollage est pas mal non plus, la piste est collée perpendiculairement à la route sans aucune séparation (une voiture peut potentiellement se balader sur la piste, quoi), alors pour pouvoir décoller, l’avion recule quasiment jusqu’à la route, la police stoppe la circulation histoire que personne ne soit aspiré par les réacteurs et les gaz chauffent, et pouf quand il part t’as l’impression qu’il a lâché un élastique, chtoïng, il part comme une flèche et décolle à 10 mètres de la fin de la piste.
Impressionnant (et re-ricanage niais et nerveux parce qu’au bout de la piste c’est la mer).

Que vous dire sinon que l’hôtel était un vrai 4*, grand, propre piscines et plage privée, personnel aux petits soins, nourriture délicieuse, on a juste du refaire le coup des jeunes mariés pour avoir une piaule avec un lit double et pas deux lits simples collés « Please, we are in honeymoon ! », qu’on a loué un petit 4x4 pour aller faire les cons dans la montagne (si tu vis pas à la ville, tu peux pas vivre sans 4x4…).
J’ai passé une semaine à dire, extatique, tous les quarts d’heure « Ce pays est mon pays » : une île en forme de bite et des gens portés sur la chose qui en exposent partout (cartes postales, sculptures,…), le royaume de la Matiz (la bagnole de mes rêves, toute étroite et les rues ici sont tellement étroite que tu croises à Paris une Matiz par semaine, là c’est 50 par jour), des bagnoles hors d’âge partout (j’adore les vieilles voitures et sur une petite île tu fais peu de kilomètres alors ils les gardent longtemps), des gens sympas et accueillants, la pinte à 2,50€, des jeux de mots stupides…
Je pourrais aussi vous montrer comment à force de prendre les chemins les plus impraticables (« Uéééé, on a un 4x4 !!! ») on a fini au milieu d’une plantation d’oliviers, les jardins du centre-ville pleins de citronniers et d’orangers en fruits, un arbre totalement improbable, l’église orthodoxe dont je vous parlais plus haut, le bleu du ciel ou la baie montrant la transparence de la mer bleu turquoise, mais rien n’exprimera aussi bien le repos mental préconisé par mon bon docteur que cette représentation du bonheur photographiée à bout de bras…


par Fantomette publié dans : Moments qui font rêver
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Lundi 19 mai 2008
Et qui c’est qui se re-pointe la bouche en cœur après 15 jours de silence ?
Bien vu le petit au fond, c’est bibiche, votre Fantomette adorée.
En rentrant chez ma mère, il y a une semaine, j’ai failli me dire « allez, je leur file des nouvelles, je dois leur manquer », pis en fait, non.
J’avais mieux à faire, le rappel du doc « besoin urgent de repos mental » m’est revenu à l’esprit, je me suis donc contentée de la chaise-longue sur la terrasse. Enfin, la chaise-longue sur la terrasse, que le premier jour, hein ? Le deuxième c’étais le hamac. Le troisième on a bougé nos gros cul (une semaine en all-inclusive, +3kg chacun minimum, enfin, pour l’Homme, moi j’ai obstinément refusé de me peser) en ville. Grand mal nous en a pris. Après 3 bières en compagnie de Biquette, fraichement célibataire en plein recyclage d’ex, une autre à l’apéro, une bouteille de vin à table, quelques verres de vin dans un bar et un épisode franchement inracontable ici (je vous rappelle que ma mère lit ce blog), je me suis retrouvée le lendemain avec une migraine carabinée nécessitant l’usage d’une bassine et la venue de SOS médecin dans l’après-midi pour qu’il m’injecte un morphinique et un anti-nauséeux.
J’avais totalement oublié le temps d’une soirée que j’étais migraineuse et que l’alcool m’était sévèrement rationné.
Je m’en suis rappelée dés 6h du matin, la bassine l’a su à 10h, j’ai commencé à aller mieux à 18h30 et mon cerveau a arrêté de danser le cha-cha-cha dans mon auguste crâne sur les choses de 22h.
Enfin, gardons-en l’épisode essentiel, l’Homme est dévoué, attentionné, aux petits soins, et vas-y que je te ferme les volets, que je t’apporte une serviette humide sur ton front, que je viens voir comment tu vas toutes les heures, que je bronche pas quand tu gerbes tripes et boyaux à 2 mètres de moi, que je te console quand tu pleures ton malheur alors que c’est quand même ta faute si t’as une migraine pareille, que je t’apporte une boîte de mouchoirs et les suppositoires de médicaments que si tu les avales tu les vomis alors il reste que ça. Notons également l’admirable réactivité de mes sœurs Crevette et Coeurette, l’Homme devant passer voir mon état une demi-heure après une prise de médicaments pour savoir si il appelait SOS médecins ou non, trois quarts d’heure après il était toujours pas là et j’étais incapable de me lever ou de parler, j’ai entendu la voix des filles qui jouaient à côté alors j’ai frappé comme à une porte au mur collé à mon lit, elles sont aussitôt allées prévenir l’Homme que je toquais au mur et dans la minute il était là.
Bref.

C’était l’introduction, en fait je voulais vous parler de tout autre chose.
Les impôts.
Puisqu’après quelques années de télédéclaration, je repasse à la version papier. Un télédéclarant coûte environ 15€ moins cher qu’un déclarant papier, jusqu’à l’an passé, ça se traduisait par une réduction si on télédéclare, pas cette année, alors j’envoie ma fiche papier (et vous encourage à en faire de même –attention aux délais).
Et je me suis demandée ce qu’étaient les frais réels.
Et si ça valait le coup (le coût) de les détailler plutôt que de prendre direct l’abattement de 10%.
Ben les gens, prenez le temps de vous y pencher, il y a des économies potentielles à faire.
Genre moi, votre Fantomette adorée.
De janvier à mai, chez MonExBoîteDeMerde…
-Frais de transports :
Ma carte orange n’était remboursée qu’à 50%, je déduis le reste, soit 202,15€.
Mes tickets restaurants n’étaient pris en charge par le boulot qu’à hauteur de 2,49€, je déduis la différence d’avec 4,20€ soit 1,71€ x 95 jours travaillés, 162,45€ de mieux.
Depuis fin mai, mon « nouveau » job…
-Frais de trajet :
Je vais bosser en voiture, mappy.fr est formel, j’ai 22,18km aller simple, donc 44,36km/jour.
155 jours travaillés.
Selon leur barème de calcul, je peux décompter 3154,61€ de frais de trajet.
-Frais de nourriture :
N’ayant ni le temps de rentrer chez moi en une heure, ni de restauration collective sur place, ni de tickets restaurant, je peux déduire 4,20€ par repas.
651€ de plus.

Bref, j’ai plus de 21% de mes revenus de 2007 qui passent en frais réels, bien plus que les 10% automatiques, donc j’ai tout détaillé sur papier avec ma déclaration.
Et par rapport à l’an passé, mes revenus imposables ont donc bien baissé. D’environ 18700€ en 2006, -10% = 16830€, je passe en 2007 à 18690 – 4070 = 14620€.
16830€ imposables en 2006.
14620€ imposables en 2007.
Une baisse de 14,14%.
689€ d’impôts pour l’année 2006.
736€ d’impôts pour l’année 2007.
Une hausse de 6,8%.
Cherchez l’erreur…

9 milliards d’euros ont servi à faire baisser les impôts de 0,36% de la population. Je ne suis visiblement pas assez riche pour que mes impôts baissent, je me contente donc de prendre l’inflation dans la gueule et de payer plus d’impôts.
Hauts-les-cœurs, c’est pour la France, faut bien rembourser la dette.
Pas de hausses d’impôts qu’y disaient…
par Fantomette
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Lundi 5 mai 2008
Ecrit le mardi 29/04/08, je vous laisse de la lecture pendant mes vacances...

« Vous savez ce que je vais noter sur votre fiche ? ‘Besoin urgent de repos mental’, lâchez prise, vous en avez besoin.
-Je ne me l’autorise pas, j’arrive pas, je sais pas lâcher prise.
-Si vous voulez, je vous arrête, mais si je vous arrête, partez au calme vous reposer, partez vous faire chouchouter une semaine chez vos parents sans rien faire…
-Pas la peine de me mettre en arrêt, je suis en vacances mercredi soir, je pars une semaine en Grèce en pension complète…
-Et ne faites rien, prescription médicale, je vous ordonne de vous reposer l’esprit. »
J’étais chez le doc lundi 28.
J’avais fait ma liste de choses à lui demander.
Mon médecin est formidable. Ponctuel, une demi-heure minimum de consultation, on est restés 1h10 ensemble hier. Tarif Sécu.
Je le vois en fin de journée comme ça je suis la dernière et on a le temps. Je me suis inquiétée de sa retraite, il est pas tout jeune, mais vérification faite (examen des rides, des mains) il doit avoir 55 ans, un médecin ça commence à travailler très tard, j’ai le temps. Avant j’en voyais un autre, deux pâtés de maisons plus loin, consultation expédié en deux secondes, une demi-heure d’attente minimum, qui m’avait mal diagnostiquée la dernière fois que je l’ai vu alors que mon médecin actuel quand je l’avais vu le lendemain avait trouvé ce qui allait pas. Depuis je ne vais plus ailleurs, il est devenu mon médecin traitant. Malgré son cabinet vieillot, sa table d’examen pas flambant neuve en un genre de toile cirée, son absence de terminal à carte bleue ou à carte vitale (j’en ressors avec ma feuille maladie marron).
On a parlé migraines, il m’a donné un nouveau traitement, tous les autres ayant échoué, il m’a parlé d’un lien possible avec l’anxiété, je lui ai demandé les coordonnées d’un confrère psychiatre, je ne veux pas de son traitement contre l’anxiété, je veux qu’il me donne un antimigraineux classique, pour ce qui touche à l’anxiété et aux angoisses je verrai ça avec le psy.
« Vous n’êtes pas sereine, n’est-ce pas ? Ca s’entend à votre façon de parler. Je me demande si vous n’êtes pas hyperthyroïdienne, la thyroïde c’est une petite glande qui régule le métabolisme, les hyperthyroïdiennes (enfin, c’est principalement les femmes c’est pour ça que je le dis au féminin) sont hyperactives, toujours en mouvement, mangent beaucoup, craignent le chaud, ont tendance à maigrir…
-Peut-être que je me plante, hein, mais je ne me sens pas dirigée par un souci physique, je crois que c’est dans la tête que je suis hyperactive, mon cerveau ne sait pas se reposer, ça mouline en permanence, et ça m’épuise.
-Je vous plains… Et je plains aussi votre entourage, vous vous épuisez et vous devez épuiser les autres…
-Mon entourage est très tolérant… »
C’est sûrement pour ça que ça marche avec l’Homme, il est hyper équilibré, serein, sait quand je vais trop loin et laisse couler.
« Quel âge avez-vous ?
-22 ans
-Ah oui, vous êtes jeune… Ne le prenez pas mal mais vous paraissez plus, vous êtes plus mature. Enfin, oui et non, à 22 ans on n’est pas mature, vous êtes ambivalente sur ce point, c’est étonnant comme vous êtes bien plus mûre d’un côté et complètement en décalage avec votre âge, et pas assez mure pourtant pour vivre la vie que vous menez.
-Oui, j’ai eu une histoire familiale un peu difficile et douloureuse par moments, des choses qui font grandir trop vite, mais il y a des étapes qu’on ne peut pas brûler et un rythme de maturité qu’on ne peut pas contraindre indéfiniment, et je suis un peu en conflit sur ce point. Adulte à tout prix, pas de faiblesse, pouvoir et devoir tout gérer ce qui touche à ma vie sans jamais réclamer la moindre aide aux autres, être l'égale de mes parents et en même temps totalement démissionnaire quand il faut s’occuper des papiers, de la maison, des abonnements,…
-Prenez le temps…
-Je ne sais pas lâcher prise, je ne m’autorise pas la faiblesse
-Mais vous en avez besoin »
Je suis entrée dans son cabinet avec un début de migraine, en en ressortant, plus rien, mes migraines sont en majorité psychosomatiques, je suis épuisée mentalement, mon cerveau est comme un ordinateur qui ferait des millions de calculs en permanence, je n’arrive pas à me reposer l’esprit, j’étouffe dans ma boîte crânienne et ça me file la migraine. De lui en parler c’est comme si j’avais ôté quelques secondes la valve d’une cocotte minute, la pression est un peu retombée, je n’avais plus la migraine en ressortant.
On a mis le doigt sur pas mal de choses importantes, en ressortant de là 1h10 après y être entrée j’étais claquée, j’avais le sourire aux lèvres, il s’était enfin passé quelque chose, et j’avais l’adresse d’un psychiatre.
J’ai eu l’impression d’être comprise et prise en charge, d’avoir un soignant me faisant confiance au point que l’ordonnance qu’il m’a filée est valable 6 mois et « renouvelable à la demande »
« Les pharmaciens n’aiment pas ça mais je m’en fiche, dites-leur qu’ile peuvent m’appeler en cas de souci, vous renouvelez à votre rythme en cas de besoin, mais je vous en mets déjà trois boites d’office, après vous voyez »
« Le traitement de fond c’est un au dîner et un au coucher, pas le matin surtout… »
Il doit avoir réussi à me refiler l’anxiolytique que je boycottais...
Et j'ai aussi trouvé un nouveau gyneco (la mienne refuse de me poser un stérilet sous le prétexte que je n'ai pas d'enfants), et un psy, il était temps, va falloir bien vider la cocotte minute. Comme je disais au doc : j'ai pas la jambe cassée, ça m'empêche pas de marcher, j'ai un caillou dans la godasse, c'est chiant et ça me ralentit.
Besoin urgent de repos mental qu’il a dit le doc.
Et je suis infiniment d’accord avec lui.


Fantomette repose actuellement son mental sur une plage de Corfou en compagnie d'un homme beau, grand, fort et sexy.
par Fantomette publié dans : Migraines, agenda et traitements...
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