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Lundi 28 mai 2007

Je peux même pas faire semblant de travailler puisque personne ne bosse aujourd’hui, y’a rien à faire.

Vu que 60% des gens bossent pas aujourd’hui, je suis allée bosser en voiture, je gagne du temps, à tous les coups y’aura personne.

Pas un chat, ça roule nickel, je grelotte et comprends arrivée à Paris comment marche le chauffage de ma vouature, mais pas comment on le règle (j’ose pas encore conduire et bidouiller les boutons en même temps, j’ai intérêt à partir avec la bonne radio parce que je la change pas avant de m’arrêter à un feu rouge et y’a pas des masses de feu rouges sur l’autoroute), bref, du coup je suis arrivée au bureau il faisait une chaleur du diable dans ma vouature, j’ai enfin pu éteindre le chauffage en arrivant (en me rendant compte qu’il y a une molette 0-1-2-3 pour l’intensité, je note). Et là, le drame. Mon boulot c’est au fond d’une impasse avec une route large comme une voiture et demie, donc pour commencer un mec sort de l’impasse quand j’y étais entrée depuis une cinquantaine de mètres, quand il me voit, il force le passage en faisant gronder le moteur avec des appels de plein-phares-dans-ta-gueule genre « bouge ton cul conasse avec ton pot de yaourt laisse-moi passer avec mon immonde 4x4 immatriculé 75 » summum de la beaufitude le 4x4 parisien, je tolère les 4x4 dans le désert, les rases-campagnes sans routes avec que des chemins de terre (quoique dans ce cas de figure un tracteur suffirait) mais bordel, pas dans une ville avec des rues goudronnées, je trouve ça nul et moche comme un militaire (pourvu que mon patron ne lise pas ces lignes, il a un 4x4 immatriculé 75). Bref, je dois reculer, je prends mon temps. Mais là faut me garer, au fond de l’impasse, y’a une placette (une petite place, quoi) avec des gens garés, je tente de me garer là aussi mais là c’est le drame. Ma Fantomobile a un angle de braquage un peu faible et n’est pas très très précise, je dois manœuvrer dans un virage trop serré par exemple. C’est compliqué à expliquer mais je me suis retrouvée je ne sais comment bloquée entre trois voitures en gros comme ça (je suis en vert) avec impossibilité quasi-totale de faire le moindre mouvement sous peine de rayer les voitures autour. La mienne je m’en fous, la carrosserie est pas belle (le vert bleu pas beau, merci la faute de goût) mais les autres je pense qu’ils apprécieraient pas… Je sais toujours pas comment je m’en suis sortie (plus d’1/4h avec les collègues qui passent en riant), j’ai senti que j’avais touché les voitures, j’ai le nez vers la sortie pour éviter les manœuvres en partant, je suis garée comme un veau avec un post-it sur la fenêtre avec le n° du standard…

Au mois d’août je négocie une place au parking sous-terrain, le patron et son 4x4 seront en vacances, la chef comptable m’a dit que je pourrai me garer à sa place, plus jamais ça…

Je rêve de roues qui se mettraient en crabe...

par Fantomette publié dans : Quand la vie devient pourrie
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Dimanche 27 mai 2007
Puisqu’au bureau je peux faire réchauffer mes plats et que des carottes vont bientôt mourir dans le bac à légumes, je vais tester la tarte aux carottes. Vu que l’Homme aime pas les carottes cuites, je vais manger de la tarte aux carottes pendant deux semaines… Elles sont trop vieilles pour être mangées crues, et avec du cumin et de la fêta ça peut donner une tarte chouette.

-6 carottes flétries
-8 œufs
-cumin
-qs de lait concentré non sucré
-pâte faite comme l’autre jour avec en plus de la poudre de cumin et du lait concentré non sucré en remplacement d’une partie de l’eau
-1 bloc de fêta
-deux poignées de farine

Etaler la pâte très fine, et la mettre dans le(s) moule(s) piquer avec une fourchette le(s) fond(s) de tarte, les tapisser de papier sulfurisé et de légumes secs (lentilles, haricots,…) et les faire cuire à 200°C une dizaine de minutes. Pendant ce temps, couper le bloc de fêta en fines lamelles

Raper les carottes et y ajouter les œufs, un peu de lait concentré, deux poignées de farine, du cumin, du poivre et du sel.

Remplir à mi-hauteur les fonds de tarte pré-cuits du mélange de carottes, étaler des lamelles de fêta, et finir de remplir, mettre les restes de fêta au dessus et hop, au four pour 25 minutes (toujours à 200°C)

Le résultat est très compact (on peut mettre moins de carottes pour avoir une consistance plus de quiche, là c’est vraiment de la carotte rapée liée avec les œufs) mais ça reste léger comme une salade de carottes rapée est d’apparence compacte mais assez légère finalement, et c’est super bon…


Oui, je sais, mon téléphone fait des photos pourries...
par Fantomette publié dans : Fantocuisine
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Vendredi 25 mai 2007

J’ai un peu hésité, je commence à avoir de la conscience professionnelle (que MonExBoîteDeMerde m’avait réduit à néant) ce qui fait que j’osais pas des masses pour l’instant bloguer du bureau. Premier jour, je la joue Sioupeur Hostaisse et j’abats les deux mois de travail en retard (oui, 2 mois sans personne à l’accueil, y’en avait du boulot), j’apprends par cœur les prénoms de tout le monde (ok, il y a 15 personnes et après ?), je repère à qui je dis « tu », à qui je dis « vous », je range le bureau et trie la paperasse, bref, j’ai l’impression d’arriver sur une création de poste, je fais tout comme je veux, on me demande juste que ce soit fait.

Deuxième jour, j’ai déjà appris par cœur les emplacements de tous les bureaux et distribue le courrier (les faxs, les fournitures de bureau) comme une pro. Et je me branche sur le site de RFM (vous foutez pas de moi svp) et écoute la radio. Personne me dit rien. J’ai droit à la radio, terrible. Vous avez tous poirauté des heures derrière un guichet de poste, avec des enfants qui braillent, une mémé retraitée qui fait ses opérations aux heures de pointe alors qu’elle fout rien de ses journées, un guichetier qui ferme son guichet quand c’est votre tour,… non ? Eh ben moi j’ai la carte pro et je trace tout le monde pour déposer mon courrier au guichet prioritaire, j’adore, c’est jouissif à un point inimaginable.

Tout le monde se fait la bise le matin, c’est convivial. Pis la vache, faut pas être raciste, sur une vingtaine de salariés, il y en a moins d’une dizaine blancs et encore, pas tous français, c’est Bennetton ma boite ! Je pense pouvoir affirmer sans me tromper que tout le globe est représenté, c’est marrant à table. Parce qu’en fait il y a une grande table type maison de campagne et tout le monde bouffe joyeusement ensemble le midi, jamais le terme d’entreprise familiale n’a aussi bien porté son nom.

Qu’en restera-t-il une fois l’euphorie du moment retombée ? Je sais pas mais je le sens bien en tous cas…

par Fantomette publié dans : Au travail...
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Mercredi 23 mai 2007
Je vous avais déjà parlé de ma fableuse passion pour les coeurs, vous vous rappelez ? Forcément, quand on a acheté un pain plié à Vauville avant de rentrer, eh ben il faisait pas des coeurs.
Vous allez comprendre, photos plus bas. Alors j'ai snobé ce pain qui en plus était très léger et pas extraordinaire, pas un vrai pain de campagne, quoi.
Et je me suis mise aux fourneaux.
Avec
500 grammes de farine T80 (genre semi-complète, un peu marron, quoi)
350ml d'eau (ou de mélange 50/50 eau + lait)
1 sachet de levure sèche (de boulanger, hein, pas chimique)
de la levure maltée (ou pas, pas indispensable)
On peut ajouter de l'huile pour que le pain se conserve mieux, du sucre pour la croute (mais c'est plus valable pour du pain fait en MAP).
Le tout en programme "pâte" dans la MAP, pas envie de pétrir à la main surtout que c'est une pâte très collante et pas manipulable. Une fois pétrie, j'ai renversé la pâte dans un saladier passé à l'huile d'olive et à la farine (je vous raconte pas comment j'en avais plein les doigts, ça COLLE) et je l'ai laissé lever sous un torchon dans le four préchauffé à 40°C. Environ une heure ou deux, en gros jusqu'à ce que la pâte ait doublé de volume. Je l'ai dégazée (pas repétrie, juste applatie pour virer les bulles), je l'ai relaissée lever derrière les rayons de soleil à travers la fenêtre le temps que le four monte à 240°C.
Une fois que le four a bipé 240°C, j'ai posé le pâton sur une planche de bois enfarinée, un peu étalée à la min pour en faire un vague cercle et ai replié en deux le pâton (pour être sûr que la pâte colle en se repliant, on peu mettre badigeonner un peu d'eau le long de la pliure), enfourner pour 40-45 minutes...
Il est beau, hein ?
oui, même sur ma planche à repasser en arrière-plan il y a des coeurs...

Le voilà le coeur !



Et le crouton...

Aaaaaah, les coeurs......



Bien évidemment, il est très bon ! Allez, n'oubliez pas d'aller chez Dieu et François Mitterrand, liens dans mon article précédent (j'ai la flemme de les remettre là) !
par Fantomette publié dans : Fantocuisine
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Mardi 22 mai 2007
Week-end évidemment fabuleux, tout ça, calme, bisounours, araignées, froid, rhume (j’ai le pif comme un phare breton à me moucher toutes les 20 secondes), mer déchainée, grande marée superbe, alcool (dans les 4 packs de bière et 3 litres de vin), bidoche, barbecue, dodo, carte postale à ma mémé, génial. Le plus gros pain au chocolat du monde (l’Homme en parle la nuit dans ses rêves, ce pain au chocolat m’a remplacée dans ses fantasmes).


En arrière-plan, ma vouature adorée, un véritable veau, je perds minimum 20km/h en montée, je me fais doubler par les poids lourds, elle commence à vibrer à 110, et si on la pousse plus haut, un voyant dit que faut faire gaffe, là les boulons se déboulonnent et on risque de la perdre. Je l'adore.
Mais restons sérieux, j’ai découvert deux blogs fabuleux.
La premier est le blog de Dieu.
Le deuxième, le blog de François Mitterrand.
J’ai lu l’intégralité du blog de Dieu, j’ai attaqué les archives de celui de feu Tonton, c’est incisif, fin, caustique, intelligent, dans les commentaires les gens s’adressent à « Monsieur le président » et le vouvoient, tout le monde veut y croire, l’auteur est très bien renseigné, certains détails sont époustouflants. Allez, mon dernier jour de glande, je lance des machines toute la journée et demain à 9h30 je suis à Belleville pour mon nouveau taf (9h30-18h et 17h30 le vendredi bordel, que demande le peuple ?)
Je vous embrasse fort les gens et pour les gens de gauche (je veux dire les vrais, pas les Besson et autres Roger Hanin) vous adorerez le blog de feu Tonton, pour les athées (les vrais, pas ceux qui se marient à l'églisent et baptisent leurs mômes parce que "ça se fait", moi y'a pas un curé qui posera ses sales pates sur mes bébés) vous savourerez le blog de Dieu.

Bisous


Fantomette
par Fantomette publié dans : Des textes qui me marquent
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Mercredi 16 mai 2007

On a fait la valise hier. Bon, on part à Vauville, il fait gris sur la France pis il fait toujours plus froid à Vauville (32-33°C maxi pendant la canicule qui a décimé nos vieux). Alors on a entassé pulls, chaussettes, pantalons, débardeurs à mettre sous les T-shirts à manches longues à mettre sous les pulls, Trivial Pursuit avec 3 jeux de cartes, jeux « C’est pas sorcier » que l’Homme a acheté pour mes sœurs mais qu’on va d’abord tester à Vauville, jeu de tarot, A de jeune conducteur pour ma Fantomobile, baskets, je… oups ! J’ai oublié mon survêt’ pour aller courir trop dommage, cannelle pour le vin chaud, pansements, antiseptique, antalgiques au cas où (mais on se soignera à coup de grog en cas de souci) --la louze, on est en mai je bosse dans une boîte mal climatisée et j’ai le radiateur allumé sous le bureau, j’ai froid-- on récupèrera un scrabble chez papa et on sera parés pour un week-end à l’ancienne sans télé ni internet ni téléphone, le pied.

J’ai hâte d’y être…

par Fantomette publié dans : Moments qui font rêver
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Lundi 14 mai 2007

J'y étais, la preuve : au milieu, là sur la mini-scène, c'est les Gipsy King. Je vous jure.



On voit que tout le monde était pour les roses. Un ancestral réflexe de petite fille me fait instinctivement être pour l'équipe rose même si un ancestral réflexe alakon de provoc et d'humour pourri me donnait envie de crier "Les mecs en rose sont des pédales !" juste pour voir, l'Homme lui avait plus envie de crier "Rugbymen, pédés !" pis finalement on n'a pas osé. Réflexe de survie, je présume.




Quant à mater de la fesse ou de la cuisse de joueur, eh ben fume, on était trop loin. On voyait pas grand chose et vu qu'en plus les joueurs avaient l'air de s'emmerder, il se passait rien, c'était pas... Pas très actif, quoi. Victoire du stade de france 12-11. Victoire mais pas énorme, quoi.
Le résultat était là mais faut avouer que c'était pas le match du siècle...
par Fantomette publié dans : Morceaux de la vie de tous les jours
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Dimanche 13 mai 2007
Je ne sais plus où j’avais lu que la femme avec son homme est maternante et nourricière. Ôtez le plaisir charnel à une femme, elle tiendra tant qu’elle nourrira son homme, en gros. Ca m’amuse puisque d’une part je vis avec un gros mangeur et d’autre part rien ne m’emplit plus de joie que l’Homme qui me dit que c’est bon ce que j’ai fait.
Ce midi c’était quiche courgettes chèvre jambon, des courgettes cuites à la vapeur puis revenues à l’huile d’olive pour que l’eau s’évapore, cinq petits chèvres frais à faire fondre dedans, trois œufs, du lait concentré non sucré. Une pâte à tarte composée de farine blanche, sésame blond et sésame noir, flocons 5 céréales, huile d’olive et levure maltée, et un peu d’eau pour lier. Faire cuire à sec le fond de tarte 10 minutes, verser l’appareil, des rondelles de chèvre en bûche au dessus, 45 minutes à 200°C, une pâte fine, croustillante, goûtue, une garniture avec plein de saveurs, il a aimé.
Ce soir, je me suis rendu compte que des bananes vieillissaient et allaient se perdre. J’ai mélangé de la farine avec levure intégrée à du fromage blanc à 0%, une banane réduite en purée, un peu d’huile végétale, du sucre, de l’extrait de vanille, des pépites de chocolat, pâte versée dans des mini-moules avec une rondelle de banane au fond, 20 minutes à 180°C, la banane fond, caramélise, c’est un bonheur, la pâte est moelleuse, pleine de goût, le mélange chocolat et banane est divin, il a aimé.
J’adore cuisiner, tout tenter au pif, j’aime pas mesurer ou peser, alors je me fixe une consistance à atteindre et j’ajoute un peu de farine, d’eau pour arriver à ce que je veux. Je goûte, je rajoute du sucre, des épices, j’ai pas de recettes, c’est selon l’humeur.
Je trouve l'inspiration sur Marmiton.org, blog-appetit.com, les blogs de cuisine, j'y passe des heures...
Je crois que je vais aller remanger un de ces fabuleux mini-muffins caramélisés à la banane…
par Fantomette publié dans : Morceaux de la vie de tous les jours
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Vendredi 11 mai 2007

Le programme des jours à venir s’annonce des plus réjouissants.

Déjà, pour une fois le week-end est relativement pas trop tard vu que je finis à 18h et j’ai passé une semaine de branleuse (je vous raconte pas comment j’ai bossé que 2h45 hier de 14h à 16h45, c’est une honte), limite ma semaine atteint pas 20h de travail effectif.

Ce qui est pas plus mal vu que comme tout salarié démissionnaire qui se respecte, j’ai une motivation en rase-motte.

Donc je me couche vers les 23h-minuit, me réveille (mal) vers les 8-9h, bosse quatre-cinq heures par ci par là et réintègre paresseusement ma cuisine, c’est véritablement là que je me réveille.

J’en profite pour m’amuser un peu aux fourneaux avec lundi un risotto aux crevettes et petits pois, mardi on a dîné chez la fiancée de papa qui a dit une belle phrase sur les djeun’s de banlieue qui flambent des voiture en réaction à l’élection de Joe Dalton « Qu’ils aillent cramer des entreprises du CAC 40, là ça aura un sens », mercredi des pains pita maison un poil trop cuits (et plus croustillants que moelleux mais très bon) avec garniture au choix poivrons, poulet, comté, tomates séchées, oignons, poivrons marinés, salade verte, bref du bon gueuleton à manger avec les doigts, et un craquage de fond de tarte hier avec ma tarte aux graines de moutarde, tomates séchées comté et jambon blanc (à refaire avec une vraie pâte à pizza). Ca va me faire drôle d’avoir un nouveau boulot où je vais bosser pour de bon, mais ou je pourrai éteindre mon portable le soir…

En gros, je passe l’après-midi à me dire « Qu’est-ce que je pourrais faire de bon ce soir ? » et je glandouille des heures sur des blogs de cuisine ou sur Blog Appétit, ou sur Marmiton ou sur Supertoinette et résultat des courses, je crie famine à 16h…

Mais en fait c’est pas du tout ça que je voulais dire.

Je quitte donc mon poste mercredi 16 au soir et je sais même pas si mon chef en est conscient vu qu’il ne m’a pas décroché un mot à ce sujet mais je m’en fous qu’il en soit conscient ou non. Les billets Prem’s sans assurance annulation direction Nantes-La-Magnifique départ mercredi à 22h de Montparnasse et arrivée sur place à 00h16 sont arrivée par courrier avant-hier, et je compte bien ne pas remettre les pieds à Paris avant lundi 21 ! A Nantes je récupère ma vouature chérie (je l’aime déjà) et on se casse à Vauville à la maison verte, une vieille baraque dans la famille depuis une tripotée de générations et qui tombe un peu en ruines, ce qui est carrément dommage, quand on a la chance d’avoir une telle maison de vacances, beaucoup de mètres carrés (entre 120 et 150 je dirais), 4 chambres et pas mal de couchages, un grand salon avec des canapés-lit, un grand jardin, une dépendance qui devrait pouvoir s’aménager dans le jardin et qui sert de débarras et de dortoir à araignées , une terrasse avec vue sur la mer, mer qui n’est qu’à 5 minutes de marche…

Bref, THE maison de famille idéale qui tue dans un village de 400 habitants où des fois les vieux du village m’arrêtent en me disant « Mais t’es la p’tite fille à la Lulu ! » vu que ma grand-mère paternelle s’appelait Lucie et qu’on doit avoir une ressemblance je suppose. C’est là qu’on va passer un week-end prolongé, sans télé, sans internet, avec la radio qui capte que France Inter et crachotte sur un ou deux autres stations, les portables captent pas, on jouera au Trivial Pursuit et au Hot Scrabble (obligation d’écrire des mots à caractère sexuel) en buvant du vin chaud et on ira se balader en haut des collines qui surplombent la baie avec des pulls bien chauds vu que Vauville eu mois de mai, on ne dépasse que rarement les 15°C quand même et il y a toujours beaucoup de vent.

On s’est même dit qu’on allait se remettre à courir, on embarque les survet et les baskets au cas où on tiendrait parole, courir dans un environnement aussi sain ça doit être moins chiant qu’à Paris. Là bas, il n’y a pas de bruit excepté parfois un cheval qui cataclop cataclop ou un tracteur, c’est d’un reposant…

Allez, je me suis décidée pour la recette du repas de ce soir, il y a déjà la mousse au chocolat préparée hier (mais que je soupçonne trop compacte, au pire ça fera une bonne crème qui cale pis c’est du light, je vous filerai la recette), reste à trouver quoi mettre en garniture…

Vivement mercredi que mon contrat dans Maboîte pourrie s’achève (je les traiterais bien d’escrocs mais j’ai peur que ce soir pénalement répréhensible) et qu’on parte à Nantes, jeudi que je fasse connaissance avec ma vouature chérie et vendredi qu’on se casse à Vauille…

par Fantomette publié dans : Moments qui font rêver
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Jeudi 10 mai 2007
Ce soir on boit du vin rouge.
En mangeant une tarte ratée (tentative de légèreté avec un fond de tarte fait de trois feuilles de brick, échec cuisant), en finissant un vieux risotto d’il y a trois jours (mais l’Homme a bouffé toutes les crevettes de mon risotto crevettes-petits pois donc là on se tape un reste de risotto-petits pois) et j’ai commencé une liste « trucs à emmener à Vauville ».
Vauville j’ai déjà du vous en parler c’est le petit bled en Normandie où la famille a une maison de vacances, avec l’Homme on va y passer quelques jours le week-end-pas-çui-qui-vient-le-prochain.
Deux billets aller simple pour Nantes pour mercredi soir, deux jours en tribu, un départ pour Vauville… Avec ma voiture !!! MA voiture ! Ma titine (aidez-moi, il lui faut un prénom), ma bagnole, ma tire, ma pompe que mon père me vend la moitié de sa valeur, une punto verte de 1994, diesel, 230 000km (« Le rodage est à peine fini, elle ira jusqu’à 400 000 bornes, t’inquiète » dixit pôpa mais bon…), ma frangine qui la conduit depuis 6 mois m’a dit qu’avec 30€ d’essence tu fais 600 bornes, en gros j’aurai une bagnole pas terrible, du genre que tu laisse ouverte la nuit parce que personne en veut et que quitte à ce qu’on te la pique, autant qu’on te flingue pas la serrure avec. Calcul sur un site de voiture, elle vaut 2170€, papa me la vend 1000€, je cherche même pas ailleurs, je peux trouver des bonnes affaires mais à ce point, clairement que non, pis j’ai pas l’argent pour en acheter une autre pis JE VAIS AVOIR MA VOUATURE !
J’ai déjà acheté deux A, un magnétique pour la voiture de l’Homme pour quand je la conduis, un électrostatique pour laisser dans la mienne (MA VOUATURE !!!!).
Bon, ok, elle est verte, je la voulais rouge.
Je mettrai des strass sur le rétro et un miroir sur le pare-soleil conducteur, les amis, p’tain je suis émue, je vais avoir ma vouature.
Aidez-moi, trouvez un petit nom à ma nouvelle meilleure amie :
par Fantomette publié dans : Moments qui font rêver
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