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Dimanche 29 avril 2007
Je vais remonter le temps du 6 avril à tout à l'heure.........




Fantomette remonte le temps : vendredi 6 avril 2007

Je sors du taf un peu énervée, un peu furax et un peu de mauvaise humeur puisque j'ai quitté le bureau à 17h15 au lieu de 16h45 parce que ma collègue est arrivée avec 45mn de retard (elle devait arriver à 16h30 pour la transmission des consignes, elle est allée se faire foutre et s'est démerdée sans savoir ce qu'il y avait à faire). J'appelle l'Homme, fulmine contre cette collègue qui est TOUJOURS en retard, me calme et raccroche, le portable sonne.
Numéro en 01, je connais pas
« Allô
-Bonjour, Fantomette ?
-Oui
-Bonjour, je suis M. Machin de la société Truc, j'ai vu votre CV sur Monster, vous recherchez un poste d'hôtesse d'accueil, c'est ça ?
-Oui, enfin non, de chef hôtesse
-Et un poste d'hôtesse ne vous intéresse pas ?
-Non parce que bla bla bla bla bla bla bla… et l'évolution logique de mon poste actuel est un poste de chef hôtesse
-Je me permets d'insister, votre profil est intéressant, et je souhaiterais vous rencontrer
-C'est-à-dire que depuis deux ans et demi que je fais de l'accueil, je ne vous cache pas que le poste classique accueil-standard ne me motive pas vraiment, je le connais et je veux évoluer vers un poste plus complet, toujours dans l'accueil, d'où mon souhait de devenir chef hôtesse, quelles sont les tâches que vous demandez à l'hôtesse pour ce poste ?
-Il y a évidemment l'accueil et le standard mais également bla bla bla, et aussi bla bla bla, et bla bla bla
-D'accord, le poste est à pourvoir quand ?
-Immédiatement
-Oui mais je suis en poste avec un préavis de départ d'un mois
-Ecoutez, peu importe, je souhaite vous rencontrer
-Dernière question, vous êtes prestataire des métiers de l'accueil où vous souhaitez un poste intégré à l'entreprise ?
-Ah non, nous souhaitons une hôtesse salariée de notre entreprise sans intermédiaires
-D'accord, le poste est visiblement intéressant, que diriez-vous de vendredi prochain que j'aie le temps de prévenir mon employeur ? Je suis libre le matin.
-C'est noté pour vendredi prochain, 10h, vous me rappelez mardi pour me le confirmer et je vous donnerai les coordonnées »
Je bobardise Chef en lui inventant une histoire de lentille de contact perdue, de rendez-vous en urgence chez un ophtalmo (le seul qui me prenne avant trois mois) pour me dégager ma matinée « Chef, c'est urgent, je vous jure, je ne vois plus que d'un œil ».
J'ai 10/10 à chaque œil.


Fantomette remonte le temps, Vendredi 13 avril 2007

Le rendez-vous se passe hyper bien, le poste est intéressant, la boîte est à Belleville, j'adore ce quartier, ils sont intéressés par ma candidature et quand je parle de mon préavis en soulignant « Tout se passe bien avec mon employeur depuis deux ans, je tiens à respecter ce préavis ou à ne l'écourter qu'en accord avec eux, je ne peux pas me permettre de les laisser tomber du jour au lendemain » alors que je n'ai aucune intention de faire mon préavis en entier, c'est des gros cons exploitants et je les quitterai avec une joie incommensurable, ils me disent que « Vous avez raison, je comprends bien, bon, on fera avec, il y a beaucoup de ponts en mai ! », mes prétentions salariales leurs vont, M. Machin conclut en me disant qu'il me tient au courant, qu'il voit d'autres personnes et que si je suis retenue je rencontre le dirigeant la semaine prochaine.


Fantomette remonte le temps, lundi 16 avril 2007

« Allo ?
-Bonjour Fantomette, M. Machin de la société Truc
-Ah, bonjour, comment allez-vous ?
-Très bien merci, et vous ?
-Très bien
-Je souhaitais vous dire que vous avez réussi notre premier entretien avec brio et que notre dirigeant souhaite vous rencontrer, êtes-vous disponible mercredi ?
-Oui, mercredi matin
-Parfait, pouvez-vous venir pour 9h ?
-Oui, c'est noté, mercredi à 9h dans vos locaux
-Parfait, à mercredi mademoiselle !
-A mercredi, merci »

« Allô ?
-Oui, l'Homme, c'est moi, la société Truc m'a rappelée, je rencontre leur dirigeant mercredi !!! Ils ont dit que j'avais réussi l'entretien "avec brio" !
-Génial, tu arrives à quelle heure ce soir ?
-20h
-Moi je rentre vers 19h, j'ouvre une bouteille de vin pour fêter ça, c'est vraiment super !
-Oui, je veux m'acheter un chemisier que j'ai repéré chez H&M pour l'entretien, ils ferment à 21h demain, on y va après le taf ?
-Si tu veux, c'est vraiment une super nouvelle, j'espère que ça se passera bien, à ce soir »


Fantomette remonte le temps, mardi 17 avril 2007

20h, l'Homme me récupère au RER, on file à Créteil, à H&M.
J'essaie 5468758765 chemisiers pour en retenir 2 (à 15€ pièce ce serait dommage de se priver), on mange chez Pizza Truc avec une bonne bière comme le jour de notre rencontre mais en moins glamour, je ne vous dirai pas qui de nous deux a prononcé « J'ai avalé une bulle d'air avec ma gorgée de bière, je crois que je vais roter », je me douche-shampooine histoire de gagner 1/4h le lendemain et dodo.


Fantomette remonte le temps, mercredi 18 avril 2007

Arrivée pimpante et pomponnée à 8h55, le dirigeant arrive 10 minutes plus tard, un   entretien d'une demi-heure environ, très positif, en compagnie des deux personnes qui m'avaient reçue la première fois. Il me précise que c'est lui qui a créé la boîte il y a 17 ans, une entreprise familiale ambiance bon enfant, 25 personnes travaillent dans les bureaux.
Exactement ce que je cherchais, une plus petite structure à taille humaine qui me changerait de l'usine à hôtesse qui m'embauche actuellement.
Patron : « Je pense que vous avez le profil que nous recherchons »
Personnes des RH : « Je pense à très bientôt »
Ils me rappellent dans une semaine « milieu de semaine prochaine », je pense qu'ils rencontrent d'autres personnes, j'ai confiance, vraiment.


Fantomette remonte le temps, jeudi 26 avril 2007
Ils devaient m'appeler « milieu de cette semaine », on est jeudi, toujours rien… C'est décidé, j'attends 15h et je les appelle… Mais je le sens mal, ils savent que j'ai un préavis d'un mois, si ils m'avaient choisie ils m'auraient prévenue très vite.
14h pétantes :
« Allô ?
-Bonjour, Mademoiselle Fantomette ?
-Oui
-Bonjour, M. Machin société Truc, vous allez bien ?
-Très bien, merci, et vous ? Je lui dis pas que j'agonise à 40°C de fièvre sur mon canapé
-Très bien, merci, je vous annonce que vous avez été retenue pour le poste d'hôtesse d'accueil
-Oh !
-Je vous le confirme bien évidemment par courrier, je vous envoie un recommandé confirmant que nous vous engageons au salaire convenu, nous tenons compte de votre préavis d'un mois
-Ecoutez, dés que je reçois votre courrier j'envoie ma démission
-C'est bien noté, vous recevrez notre courrier demain ou samedi, je suis très heureux de vous accueillir au sein de la société Truc
-Je suis ravie d'intégrer votre entreprise
-A très bientôt Fantomette
-A très bientôt M. Machin »

Le même jour j'ai le boulot et le permis…
Demain, promesse d'embauche et démission dans la foulée…
 
 
Fantomette remonte le temps, samedi 28 avril 2007
 
Ma promesse d'embauche est bien arrivée, en deux exemplaires dont un à leur renvoyer signé avant le 15 mai.
Je prépare ma lettre de démission + une décharge, je vais la remettre en main propre à mon chef lundi, je ne travaillerai que le matin normalement (et même, je suis pas loin du siège donc autre remplacement l'aprèm ou pas faut que je leur donne lundi au plus tard, j'ai calculé mon préavis au jour près).
Normalement je peux partir le 16 mai au soir, l'Homme va essyer de poser son 18 mai pour faire un long week-end et qu'on puisse partir en grand week-end lui&moi vu qu'on n'aura pas de vacances et que lui a un entretien mercredi prochain.


Fantomette remonte le temps, lundi 30 avril 2007

Hu hu hu, j’ai préparé un sms pour l’Homme « Une pause déj ds le 8èm et j’ai fini, Chef est absent today, je sais pas encore à qui je vais remettre ma dém », je lui envoie et Assistantedechef appelle « Fantomette ? Vous m’avez envoyé un sms ? Alors, vous démissionnez ? » Hu hu hu, la boulette, me suis plantée de destinataire…
Bon, je leur file ma démission dans l’aprèm, ils ont pas l’air chaud chaud pour me laisser partir en avance vu que je pars le 16 au soir… (Lettre en fin de post) mais ça c’est fait, dans un mois j’intègre un nouveau poste 50% hôtesse, 50% assistante dans une structure à taille humaine avec des gens sympas, dans un environnement sympa, dans un quartier que j’adore, les gens, je plante Maboîte, je suis heureuse que je vous raconte même pas comment ça me fait plaisir.

Bon, allez, le message est long,  je vous envoie ma dém, suite des aventures de Fantomette au prochain numéro.


Fantomette
rue de chez moi
94450 Limeil-Brévannes




    Objet : démission




   
Bonjour,


    Je souhaite démissionner de mon poste d’hôtesse bilingue volante, et ce, à compter de la fin du préavis prévu dans mon contrat de travail, à savoir un mois, ma démission prendra donc effet le 29 mai prochain.
    Cependant, je souhaite quitter mon poste plus tôt. La convention collective prévoit deux heures non rémunérées par jour pour une recherche d’emploi, heures cumulables. Mon préavis comprenant 19 jours ouvrables, un total de 38 heures me permettra de partir 5,5 jours plus tôt, et 2,5 jours de repos compensatoire s’ajouteront à ces heures.
    Un total de 8 jours ouvrables dont 5,5 non rémunérés seront déduits de mon préavis, me permettant de quitter Maboîte à la date du 16 mai 2007 au soir. Aussi, je vous saurai gré de bien vouloir préparer pour cette date mon solde tout compte ainsi que mon certificat de travail.


    Bien cordialement,



Fantomette
par Fantomette publié dans : Moments qui font rêver
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Vendredi 27 avril 2007
Bon, voilà, VRAI verdict d’un VRAI médecin.
Hier je lui dis que j’ai chaud, de la fièvre, des courbatures et un point douloureux dans le dos, et il me diagnostique une choserie virale.
Là, je lui dis la même chose, il pose un doigt sur mon rein, je hurle et il me dit « Vous avez déjà fait une pyélonéphrite ? »
Oui, je m’en rappelle, notre nuit romantique avec l’Homme aux urgences le 30 décembre où j’ai cru que j’allais crever de douleur (ma propre mère qui en a fait m’a assuré que c’est plus douloureux qu’un accouchement, elle a pondu 6 petits dont minimum les 2/3 sans péridurale et au delà de 4kg et ma mère, c’est une crevette format 1,58m et moins de 50 kilos).
Et là, le doc me dit qu’il faut hospitaliser.
Je fonds en larme dans ses bras, j’avais tellement mal que c’est précisément ce que je redoutais.
Il me console, me demande si je veux pas y aller.
Je me mouche dans son col et lui dis que « Ben ça m’enchante pas mais si il faut le faire, j’irai, mais j’ai peur de l’hôpital, désolée pour ma réaction mais j’ai dormi en équivalence une nuit depuis mercredi (et encore) et mangé l’équivalent d’un repas, je suis faible, j’ai mal, j’ai les nerfs à fleur de peau, excusez-moi ».
Il me tend un mouchoir et me dit que…
« Vous avez une petite malformation du rein, une bricole qu’est pas un drame en soi, que là si vous voulez je vous mets sous antibiotiques, ça supprimera l’infection donc la douleur –vous savez mademoiselle, ma femme qui en a fait m’a assuré que c’était plus douloureux qu’un accouchement, je comprends votre envie que la douleur se calme– mais on ne saura pas ce qui l’a provoqué donc médicalement ça a peu d’intérêt, mais vu votre état, on va traiter, la prochaine fois, je vous hospitalise, non arrêtez de pleurez mademoiselle, on vous fait toutes les analyses, ça durera deux jours maxi, comme ça on saura et on adaptera le traitement. Sinon, nourissez-vous, votre corps a besoin d’énergie pour combattre le germe, oui, je comprends que vos nausées vous coupent la faim, mais vos nausées sont dûes à la douleur, dés que l’antalgique fera effet, nourissez-vous, un repas complet en 48h c’est pas suffisant, non, mademoiselle, le thé n’est pas une nourriture, mais arrêtez de pleurer bon sang, non, excusez-moi, je me suis emporté, prenez-des mouchoirs, je vous envoie au labo faire des analyses, je les connais bien, j’aurai les résultat demain, je vous envoie vers un confrère urologue qui travaille à la polyclinique, non mademoiselle, ce n’est pas une demande d’hospitalisation, bien sûr, servez-vous en mouchoirs, je vous en prie, bon le numéro est un 0825, je trouve ça scandaleux de faire payer pour rien, avant le n° en 01 était parfait mais que voulez-vous, dites-lui que vous venez de ma part, il fait pas de dépassements d’honoraires mais ne pleurez pas trop il est moins patient, vous savez, la clinique c’est stressant. Vous voulez encore un mouchoir ? Oui, prenez-en trois ou quatre, oui, plus si vous voulez, bon allez, filez au labo, ils retardent la fermeture pour vous, ils vous attendent, allez bon courage mademoiselle. »

Je l’aime bien ce doc. Déjà il connaît son boulot, pis il est sympa et un peu paternaliste, j’aime bien me faire chouchouter.
Bref, j’agonise en attendant que le médoc agisse et dés qu’il agit, c’est pas manger ma priorité mais DORMIR, moins on mange moins on a faim, exactement l’inverse pour le sommeil.
Putain, la prochaine c’est l’hosto, il m’a fait flipper en disant « Même si vous en avez deux, on ne joue pas avec un rein », donc j’irai sans trop pleurer j’espère.
Je suis à bout de nerfs, de fatigue, de douleur, de faiblesse.
par Fantomette publié dans : Quand la vie devient pourrie
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Vendredi 27 avril 2007
Je souffre, c’est terrible. Grenouille avait une théorie intéressante sur le fait que tout s’équilibre dans la vie, quand un truc va bien, une merde compense. Regardez, quand j’ai rencontré l’Homme, je bossais 15/20 heures par semaine (payées 35), à peine je tombe follement et éperdument amoureuse de Mister Univers, paf, je bosse 45h/semaine, voire plus (toujours payées 35).
Là, hier, j’ai eu mon permis, puis l’appel dont je vous parlerai tout bientôt qui m’a fait méga plaisir, j’ai un peu retrouvé l’appétit (repas des dernières 48h = une soupe de nouilles chinoises, une demi-part de purée de pomme de terres à la mozzarella, un smoothie de fruits rouges, that’s all), alors j’ai voulu faire à manger. Deux magrets de cannette dont j’ai retiré la couche de gras mixés avec du laurier, du thym et des hampignons noirs, farce mélangée avec des vermicelles de soja, le tout roulé avec des haricots verts dans des feuilles de riz, des petits nems revisités façon « terroir ».
Mais le dos un peu fragile, beaucoup de temps allongée ces deux jours, rester debout une heure et demie m’a été fatal, je suis bloquée allongée sur le dos bien à plat sur le canapé, la douleur me file des nausées et donc impossibilité de manger, je suis ecoeurée.
Et j’ai re-rendez-vous chez le doc cet après parce que ma douleur persistante en bas à droite du dos m’inquiète.
Je crois que l’Homme va m’anoncer qu’il a gagné à l’euromillion et qu’on se marie (je l’ai prévenu, si il gagne je l’épouse de gré ou de force et il me signe une procuration sur son compte en banque) parce qu’autant de merdouille dans ma santé c’est forcément qu’il y a trop de bonheur, c’est pour équilibrer, j’en peux plus, je déteste être mal, je préfererais tellement bosser (oui, je vous jure que c’est vrai).
Marre.....
par Fantomette publié dans : Quand la vie devient pourrie
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Jeudi 26 avril 2007
Je vous préviens, j’aime me plaindre.
Dés que j’ai un pet de travers, je geins.
Alors là, je vous raconte pas comment je suis dégoutée que l’Homme bosse, j’aurais adoré me plaindre parce que j’ai mal, j’ai chaud, j’ai froid, j’ai de la fièvre, je transpire à grosses gouttes toute nue dans le courant d’air puis de grelotte en survet sous la couette, j’ai faim mais pas envie de faire à manger, j’ai pas bouffé depuis hier soir, pis de toutes façons j’ai même pas faim d’ailleurs, mais quand même je mangerais bien un morceau.
Finalement, j’y suis allée chercher mon permis, j’ai cru mourir, de chaud, de froid, d’étouffement (trop de gens), mais j’ai le papier.
Je me suis écroulée moitié morte en rentrant, et j’ai pas bougé jusqu’à 17h pour aller chez le doc, puis pharmacie, puis doc (j’y avais oublié mon portefeuille), bilan, en arrêt jusqu’à lundi (j’ai faille demander mon lundi également mais vu que mardi est ferié j’aurai le temps de récupérer.
Ah oui, à 14h j’ai eu l’appel que j’attendais depuis une semaine, je vous raconterai tout bientôt, j’ai un scoop qui tchue sa mère, j’ai failli danser (et puis je me suis levée du canapé et j’ai failli m’évanouir alors je me suis sagement rallongée).
J’ai mon permis


Bon, je vais reprendre une douche, limite je goutte sur le mac tellement j'ai chaud, le médoc ant-fièvre doit plus faire effet...
par Fantomette publié dans : Des textes qui me marquent
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Jeudi 26 avril 2007
Je l’ai !
J’étais inquiète, rien de reçu à ce jour alors que l’examen était lundi, j’appelle l’auto-école, je lui dis que comment ça se fait ?
C’est eux qui ont reçu le papier…
Je dois aller le récupérer.
Le problème c’est que je suis malade comme un chien, depuis hier j’ai de la fièvre, mal partout, la migraine, la peau à 45°C (l’Homme a failli se brûler quand sa main imprudente s’est approchée de mon dos cette nuit).
Comme une grippe, quoi.
Je pense sérieusement à m’assommer d’antalgiques et anti-fières et mettre le nez dehors mais je veux avoir mes symptômes bien réveillés pour mon rdv chez le doc…
Et là, rien qu’enfiler un jean ou me trainer du lit au canapé sont des efforts quasi-insurmontables, j’ai mal…
Je supporte pas que la mécanique interne de mon corps ne marche pas nickel, je suis une hypocrite hypocondriaque, je ferme les yeux sur mes dysfonctionnements de peur que ça soit trop grave et m’en inquiète quand je peux plus faire semblant que tout va bien comme là. Couchée à 22h30, réveillée à 1h30, rendormie à 7h45, réveillée à 11h15, avec impossibilité de manger, mouvements douloureux, planage à cause de la température…
Mais bon, je retiendrai principalement de cette journée la secrétaire à qui je dis « Ah bon, c’est toi qui l’as reçu… Et le résultat ? » et elle qui me répond « Fantomette, tu viens récupérer ton permis. »
J’y vais, j’y vais pas ?
Je vais essayer de trouver la force d’y aller quand même…
par Fantomette publié dans : Le premier jour
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Lundi 23 avril 2007

Bon, je crois qu’on y est.

Normalement.

C’est ce que m’a dit le responsable de l’auto-école qui était à l’arrière.

« Normalement c’est bon ».

Faut dire que depuis 10h j’étais à un arrêt de bus avec d’autres élèves de l’auto-école dans une ambiance joyeusement lycéenne (alors que la majorité d’entre nous avons quitté les bancs de l’école depuis un bail) à interpréter le regard du moniteur à l’arrière de la voiture, la réaction de l’inspecteur, le sourire nerveux de l’élève, les « alors ? » à chaque fois qu’un de nous sortait de la voiture pas fier et flageolant et le « merde » pour le flageolant suivant, les pas-de-bol « J’ai grillé un feu rouge » « Il a du freiner à ma place à un moment », les j’ose-pas-y-croire « Nan, il m’a rien dit, il a pas touché aux pédales, mais vu que je l’ai déjà loupé trois fois j’y crois plus trop » « Le moniteur m’a fait un sourire avec un signe de la tête, à ton avis je l’ai ? », les je-crois-que-je-l’ai « Ca s’est bien passé, je crois que c’est bon, franchement, je le sens bien ».

Bref, on s’est racontés nos nombre de fautes au code « la première fois j’ai fait 32 fautes, j’ai décalé les réponses à une des premières questions » « Moi je l’ai raté 4 fois avec 6 fautes, j’ai cru que j’allais péter un plomb, quand je l’ai eu j’ai failli embrasser la nana qui imprimait les tickets », nos ratages au permis « Attends, j’étais stressée à un point, impossible de rouler droit, j’étais limite zigzag », ce qu’on ferait avec nos voitures « Moi je la planque si Sarko passe, pour que mon blaireau de p’tit frère et ses potes viennent y foutre le feu, merci » « Moi je me casse en week-end avec ma chérie » « Moi j’achète un siège auto pour mon fils », on essayait de se dé-stresser « Vous avez voté pour qui, vous ? » « Dis-toi que si tu l’as et que si Sarko passe on peut se casser dans un pays de gauche » « Ils viennent de partir, là, y’en a au moins pour 30 minutes, qui veut boire un café, y’a un troquet juste en face ? » « P’tain j’aurais jamais du boire de café j’suis hyper stressé maintenant ».

 

J’ai maîtrisé mes nerfs, l’examinateur m’a demandé où était situé le liquide de refroidissement, je lui ai montré

« On peut l’ouvrir, là ?

-Ben non, faut attendre qu’il refroidisse

-Sinon qu’est-ce qu’il risque de se passer ?

-Ben ça peut … ça peut… ça peut éclabousser, brûler, quoi (je me souviens qu’à ce moment là, je voulais dire que ça risquait de gicler mais impossible de me rappeler du mot, j’avais que « éjaculer » qui me venait à l’esprit, heureusement qu’« éclabousser » est arrivé in extremis pour m’éviter de débiter des insanités)

-Très bien, remontons en voiture »

 

Il m’a demandé où était la vignette et l’attestation d’assurance, je lui ai montré (moitié allongée dans une position limite obscène sur ses genoux pour choper le papier dans la boîte à gants), je me suis tordu le cou pour faire tous mes contrôles, tous mes angles morts, pas un refus de priorité, pas un excès de vitesse (alors qu’on apprend à conduire en respectant les limitations normales de vitesse, à l’examen on doit conduire avec les limitations « jeune conducteur », une des nanas a oublié et a roulé à 90 au lieu de 80), léger manque de dynamisme lors des démarrages (j’ai conduit une seule fois sur la voiture de l’examen qui est super nerveuse, j’avais peur de caler si j’y allais trop fort, ça lui paraissait une raison valable), bref, le mec voulait même que je l’aie puisqu’il me mâchait le boulot « Vérifiez bien la couleur du feu », à ce qu’il se dit, il aime bien les jolies filles (je m’auto-congratule, j’assume) et mine de rien, le tailleur ça fait classe et sérieux (je filais au bureau après).

 

Bref, si le papier jaune qui devrait arriver au courrier demain ou après-demain me confirme que j’ai le droit au papier rose, c’est champagne et aller simple en train pour Nantes vu que Papachéri me vend sa voiture (moitié prix par rapport à sa vraie valeur, il me la vend 1000€) et tel que je le connais, il est capable de me la filer avec un plein de gasoil et dans la boîte à gants l’argent du péage… Je déconne à peine, chaque fois qu’il part à Paris chez sa fiancée où ailleurs, d’ailleurs (comme au Yémen récemment), il laisse sa voiture avec un plein à ma sœur pour lui éviter de payer le plein de sa voiture à elle. Une petite Punto diesel verte de chaispasquelleannée et 230 000km (« Elle ira facile jusqu’à 400 000 » qu’il dit mais bon, on verra …), une voiture pas du tout tape à l’œil que je peux limite laisser ouverte la nuit (déjà les gens ont pas envie de voler ce genre de voitures et si ils veulent la voler, autant qu’ils me petent pas la serrure au passage des fois qu’on la retrouverait)…

 

Comment qu’il dit l’autre ?

« Je m’voyais déjà »…

par Fantomette publié dans : Moments qui font rêver
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Dimanche 22 avril 2007
Il s’est passé deux choses essentielles ce week-end.

Le shopping de samedi : une paire de chaussures, et une robe (entre autres).
Comme toute pouf lisant Elle qui se respecte, il me faut mes compensées pour l’été. Une paire superbe, je vois, je coupdecœure, j’essaie, je veux. Puis je regarde l’étiquette. 10€. Nan, il manque pas un zéro ou un chiffre, c’est juste 10€. Le genre de truc qui rend euphorique, tout simplement, surtout quand dans la boutique suivante je trouve LA robe de l’été faite sur mesure pour moi.
Elle masque le côté poteau de mes jambes car chez moi les femmes sont malchanceuses et n’ont pas la gambette dessinée et galbée mais plutôt faite d’un bloc, d’où l’usage et l’abus de talons hauts, robe qui par sa légère ampleur et sa souplesse masque mon petit ventre qui serait excusable si j’étais enceinte de deux ou trois mois mais qui en réalité n’avoue qu’un penchant pour le saucisson et la bière, qui met ma discrète poitrine en valeur (un petit bonnet B qui ne va pas du tout avec mes hanches rondes ou mes joues rebondies) par un décolleté profond en V, qui enfin, souligne ma taille et mes hanches par une coupe un peu cintrée et une ceinture à nouer négligemment dans le bas du dos.
L’Homme qui a du mal à trouver des jeans assez longs pour lui, déjà qu’il est grand, en plus il a des grandes jambes, là les pantalons à 18€ étaient nickels niveau longueur de jambes, messieurs qui êtes grands et mesdames qui n’osez pas la robe, allez chez Gémo de ma part pour vous saper chic et pas cher, en plus -pour les dames- ça taille grand, acheter une robe en 38 met de bonne humeur (habituellement je fais une taille de plus).
Cet aprèm je me sentais sexy en diable à Bastille avec ma robe fluide tombant juste en dessous du genoux, mes compensées noires à talons hauts qui me galbent le mollet et accentuent le balancement de mes hanches, mes lunettes noires, le tout au bras de Mister Univers, franchement, la classe internationale les gens nous prenaient en photo et demandaient des autographes, c’est bien simple, ils nous appelaient Brad et Angelina.


Ah oui, deuxième chose essentielle, j’ai voté Bayrou aujourd’hui, je me suis dit qu’en cas de second tour Bayrou-Sarko, Royal appellerait à voter Bayrou mais que l’inverse était moins sûr. Alors dans le doute… Vote utile jusqu’au bout, quoi. Même s’il a fait 6 points de moins qu’elle et presque 10 de moins que lui, j’ai peur les gens, quand un politique se conduit comme Sarko aux Etats-Unis, ça fait le Watergate, en France ça fait deux lignes en 10ème page du journal, il nous appartient à présent de faire que les 5 années qui viennent ne soient pas une politique FN sous l’étiquette UMP, c’est pas pour rien que Le Pen n’a fait que 10%, Sarko lui prend toutes ses voix, les fachos ont bien compris que leurs idées pouvaient arriver au pouvoir sans l’étiquette extrême droite.

Et vous savez quoi, les gens ? Le pire c’est qu’ils risquent bien de réussir.
par Fantomette publié dans : Morceaux de la vie de tous les jours
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Vendredi 20 avril 2007

Ma machine à coudre, c’est Mme Mamandelhomme qui me l’a offerte. Pour mon anniversaire. La sainte femme (et je dis pas ça parce que l’Homme lit). Suffit qu’un jour je dise que dés que j’ai fini de payer mon permis je m’en achète une pour que hop, deux semaines plus tard, la voilà qui débarque avec un carton qui pèse un cheval mort pour mes 21 ans, ça fait allez… 10 mois que je sors avec son fils et même si je me suis refusée à regarder la facture (veux pas savoir le prix d’un cadeau) je sais que ça coûte cher une machine à coudre.

Dimanche, on bouffe chez eux et je veux que ma jupe soit terminée, ça fait trois jours que j’y touche pas parce qu’il me manque du ruban, des boutons et des pressions.

En allant au taf, je croise un marché, premier stand visible, une mercerie…

5m de ruban rouge, 4 gros pressions, une planche de boutons (et un flic qui passe et lance au vendeur « La demoiselle elle est jolie, vous lui mettez 50 cm de ruban en plus ! », j’adore la police –et je dis pas ça parce que M. Papadelhomme est ex-flic), je finis tout ça ce soir. Et dimanche je me la pète chez M. et Mme Parentsdelhomme avec ma belle jupe faite main et mes guibolles toutes blanches avec évidemment le risque d’avoir une commande pour la semaine suivante de Mme Mamandelhomme et de Mme Bellesoeurdelhomme, je retrouve l’euphorie des fringues estampillées « c’est moi qui l’ai fait » quand je cousais tout le temps avec ma mère ou ma grand-mère…

Prochaine étape : le pantalon de l’Homme, difficulté 3/4 (ma jupe c’est 1/4…)…

 

Sinon, c’est marrant, en deux semaines je suis impressionnée, +200 visiteurs/semaine, pourtant j’ai pas commencé à raconter ma vie sexuelle et je suis au contraire, de moins en moins régulière…

Je n’ai qu’une explication. Nespresso, what else ?

 

 

 

 

PS: et en bonus, mes guibolles blanches avec ma belle jupe rouge par dessus dés qu'elle est finite (ce soir ou demain au plus tard)

par Fantomette publié dans : Moments qui font rêver
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Jeudi 19 avril 2007

C’est arrive d’un coup. Sans prévenir.

Ce matin, j’arrive au taf à 11h (traitez-moi de feignasse, j’avais posé ma matinée pour mes heures de conduite et je suis quand même allée dépanner Chef), j’avais couru parce que j’étais en jean baskets pour conduire et que je devais aller bosser mais je suis hôtesse d’accueil et ma tenue de travail est plus proche du tailleur-escarpins, donc le moniteur me dépose chez moi à 10h15, j’attrape mon pantalon noir, mes escarpins que je fourre dans mon sac (god bless mon immense sac à main), j’enfile mon nouveau chemisier H&M, ma veste, je dessine un cœur à côté du mot d’amour que m’a laissé l’Homme, je cours à l’arrêt de bus et je pars au bureau.

J’arrive, prise de poste et je vais aux toilettes, et là… MAL.

Putaindbordeldemerde, je me tape une énième cystite. Face à mon collègue je perds pas la face et tiens le coup une heure en me tortillant et en serrant les dents. Une heure pendant laquelle j’applique le seul traitement non médicamenteux connu à ce jour : boire tout ce que l’estomac est capable d’avaler. C’est le doc qui m’a expliqué, ça dilue le virus et ça le fait évacuer.

C’est ça ou je quitte mon poste pour aller chez le doc me faire prescrire des antibios.

La première heure, je bois un litre en discutant et en répondant à mon collègue qui s’étonne de me voir boire autant « Nan mais je sais pas ce qui m’arrive, je bois au moins 4 litres d’eau par jour, c’est dingue, ça doit être la chaleur, attends, je vais reremplir mes bouteilles avant que t’ailles déjeuner ». La deuxième heure, un demi parce que j’ai une heure de trajet jusqu’à la deuxième boîte et qu’ils n’ont pas installé de toilettes dans les RER, de plus je vais aux toilettes toutes les 10 minutes (quand c’est pas toutes les 5 minutes) en me tordant de douleur à mon poste, j’ai MAL.

En cours de route (j’ai MAL), je m’arrête acheter un rouleau de printemps et un nem chez un chinois dans le seul but d’utiliser leurs toilettes, il est 13h13, ça fait 12 minutes que j’ai quitté la première boîte. Il va pas être triste le trajet (et en plus, j’ai MAL)… Je bois un demi-litre d’eau sur la route (tout en ayant MAL), plus je bois, plus j’ai soif (mais ça ne m’empêche pas d’avoir MAL). (C’est facile de compter, j’ai deux bouteilles en plastique de 50cl chacune)

Pour rejoindre la deuxième boîte il y a 10 minutes de marche après le RER, j’arrive en courant (ça fait MAL de courir) et passe devant ma collègue sans lui dire bonjour, je me rue sur les WC. Il est 14h15, je prends mon poste à 30, dans le quart d’heure je bois encore presque un demi-litre d’eau.

J’abandonne mon poste en urgence toutes les demi-heures pour courir aux toilettes (la galopade fait boudum boudoum dans le couloir), ça va un peu mieux (j’ai moins MAL) au fur et à mesure que les heures (et les litres d’eau) passent.

18h, le plus gros de la crise est passé (j’ai plus trop MAL), mais j’ai bu beaucoup trop d’eau. Je me sens toute gonflée, mal au ventre (pauvre estomac distendu), je me sens Bibendum.

Je comprends pas, c’est un chat noir l’Homme, j’ai jamais eu UN SEUL problème de santé avant. Enfin, si, j’ai du avoir en 20 ans une varicelle, une grippe, deux angines et une rage de dents. Depuis un peu plus d’un an qu’on est ensemble, j’ai eu

-mon implant contraceptif qui a bugué avec un an d’avance au bout d’une semaine qu’on se connaissait et je dois prendre la pilule alors qu’avant, depuis deux ans j’avais rien à penser, jamais mes règles et c’était chouette

-une crise de coliques néphrétiques la veille du nouvel an, une nuit aux urgences (enfin une soirée) et une deuxième crise il y a quelques semaines

-des cystites

-une Maladie Honteuse

Ah je vous jure, c'est pas facile la vie d'une rock star.

par Fantomette publié dans : Quand la vie devient pourrie
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Mercredi 18 avril 2007

En poste au siège social d’une chaîne hôtelière...

 

 

« Hôtels Truc bonjour

-Bonjour, je voudrais parler à M. Baignoire

-Oui, vous avez composé son n° direct mais son poste est désactivé, il ne doit pas être présent, c’est à quel sujet ?

-C’est pour un soutient-gorge

-Pour un… Vous pourriez me préciser pour que je voie vers lequel de ses collègues vous rediriger ?

-Il me dit que j’ai oublié mon soutient-gorge alors qu’on me l’a volé et je veux qu’il me le rembourse

-Vous souhaitez lui parler à lui personnellement ou à un de ses collègues ?

-C’est à dire que c’est lui qui m’écrit des lettres alors je préfèrerais lui parler à lui mais si c’est un de ses collègues, moi ça me dérange pas

[Qu’est-ce que c’est que cette histoire…]

-Oui, je vais voir

-C’est quand j’étais à l’hôtel que mon soutient-gorge a disparu mais moi je suis sûre que je l’ai pas sorti alors je dis qu’on me l’a volé et je veux qu’il me le rembourse.

-…

-C’était à Barcelone

-Ecoutez madame, c’est un peu confus, on va tout reprendre, soyez précise, à qui souhaitez-vous parlez et à quel sujet ?

-Bon, alors j’étais en vacances dans un de vos hôtels à Barcelone, et en partant je me suis rendu compte qu’un de mes soutien-gorge avait disparu alors que je l’ai pas mis et je sais que je l’ai pas sorti de ma valise, donc je crois que le personnel de l’hôtel me l’a volé, alors j’ai écrit une lettre à M. Baignoire mais il me répond et me dit que je l’ai oublié alors qu’on me l’a volé, je l’ai jamais sorti de ma valise, je veux être indemnisée, c’est clair, là ?

-Oui, madame, je vous mets en relation avec le service clientèle »

 

 

Je vous cache pas que j'espérais plus croustillant...

par Fantomette publié dans : Perles de l'accueil
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