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Samedi 31 mars 2007

En ce moment, les réveils, c'est pas top.

Hier matin, appel de Chef à 6h16 pour m'envoyer chez le client alakon où j'ai passé plein de semaines à Neuilly hyper loin, alors je râle, je veux pas y aller, imaginez votre Fantomette adorée en gros ver pas réveillé entortillée dans la couette vautrée sur son oreiller s'engueuler avec son chef au téléphone avec l'Homme qui grumble à cause du réveil désagréable, le tout avec la voix de femme bourrée du réveil.

Ce matin, samedi, week-end, grasse mat, tout ça, à 8h32 un bip bip bip suraigu et continu, violent nous rappelle que cette semaine l'Homme est d'astreinte et qu'il a une urgence à une trentaine de bornes de chez nous me laissant gonflée de sommeil à cause du non respect des 14 heures réglementaires de sommeil du week-end, mais pour autant incapable de me rendormir.

Vu comme c'est parti, j'ai peur pour demain, imaginez que l'Homme oublie de me réveiller en m'apportant mon café fumant, mes oranges pressées et les croissants frais, et le tout totalement nu !

par Fantomette publié dans : Morceaux de la vie de tous les jours
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Vendredi 30 mars 2007

Comme prévu, j'ai eu l'appel de Chef à 14h08 (hé hé hé, ils se méfient et ils font gaffe de pas appeler après 15h...), je finis bien à 19h30 après avoir commencé à 8H... Enfin, 8h30, vu que Chef m'a prévenue que j'y allais à l'heure à laquelle je dois partir pour être à l'heure.

A 16h30 je quitte où je suis pour aller ailleurs de 17h30 à 19h30...

Un vendredi soir, autant dire que je vais passer 2h à m'emmerder.

Avant les vendredis, je restais à la porte du bureau (distance d'1m entre la porte et le standard donc aucun risque de rater un appel) avec des clopes, mais je fume même plus...

4 mois sans tabac jeudi prochain, mon Homme, je suis fière de nous !

Mais j'ai 2h à me faire chier, moi ce soir... Il me reste une chance qu'ils me laissent une collègue à former, ça passera le temps...

J'ai hâte de ce week-end en compagnie de mon Officiel (l'Homme) et mon Amant (Michael Scofield)

par Fantomette publié dans : Mon tabagisme désactivé
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Vendredi 30 mars 2007

Voyons le bon côté des choses. Certes, je vais travailler 11h (enfin… C’est pas encore officiel, j’attends l’appel de Chef qui a son habitude va sûrement m’appeler hypocritement sur mon portable –ah non, c’est vrai, comme c’est urgent, il trouvera le n° du site) dont la moitié à l’autre bout du monde, le positif, donc, c’est que je passe la journée connectée à internet, ma clé USB dans la poche. Clé USB pleine de CV différents et de lettres de motivations sur mesure.

Je vous raconte pas comment ça va postuler à mort dans toutes les agences d’hôtesses et autres boîtes aujourd’hui.

J’ai déjà eu un retour d’une première candidature, poste sympa mais à Issy (loin…)… Du coup ça m’amuse quand j’entends la direction de MaBoîte se vanter qu’ils sont dans une bonne moyenne pour ce qui concerne les salaires. Euh… De leurs cadres peut-être mais les hôtesses étant payées le SMIC, difficile (illégal !) de faire moins, quand je vois le poste qu’on m’a proposé hier 270€ net de plus/mois pour le même taf je me dis qu’il y a du foutage de gueule dans l’air. Enfin, c’est pas comme si c’était une surprise, hein ?

*Découragement*

*une fois de plus*...

par Fantomette publié dans : Au travail...
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Jeudi 29 mars 2007

Depuis quelque temps je ne travaille que l'après-midi ou presque, je commence à 14h, alors je me lève à pas d'heure, je glandouille avec un café et une tartine de pain-beurre devant Les Maternelles et le PC, je me douche pendant 3/4h, puis je me rends compte que je suis à la bourre, je saute dans mon tailleur les cheveux trempés, j'attrappe ma trousse à maquillage, mon miroir de poche et saute dans le bus, puis le RER et arrive au taf avec les 10mn réglementaires d'avance pour me coiffer et me maquiller vite fait avant de prendre mon poste.

Je rentre à 21h, la vaisselle est faite, les machines lancées et étendues, la précédente machine répartie entre l'armoire (pas de repassage) et la chaise près de la planche à repasser (à repasser, donc), les paires de chaussettes sont faite (de toutes façons, j'y touche pas à ça).

Du coup, moi je dis rien, et je fais rien.

L'Homme m'avait dit vers avril ou mai de l'an passé « Je suis pas pour la femme qui fait le ménage pendant que l'homme est devant la télé en pantoufles. Mais faudrait pas non plus que ça devienne l'inverse »

Cette phrase me résonne dans la tête depuis quelques jours, je fous rien à la maison.

J'ai décidé de me reprendre.

Lancer une lessive (d'ailleurs la nouvelle sent meilleur que l'ancienne), ramasser le linge, étendre la nouvelle lessive, préparer la suivante (noir&sombre). Repasser le linge, et le plus terrible... Faire la vaisselle.

Je déteste faire la vaisselle.

Je supporte pas.

Bon, 95% du temps, c'est l'Homme qui la fait.

Mais là, hier, quand je suis rentrée il avait pas étendu la lessive, pas fait la vaisselle, de peur de me faire engueuler j'ai rien dit mais peut-être qu'il me fait passer un message genre « j'en ai marre de tout faire, mets-y un peu du tien ».

Alors je vais le faire. Tristement mais d'un autre côté, je tire sur la ficelle, je fais rien de rien, et quand je sens qu'il va en avoir marre, je mets un coup de collier, trois semaines de repassage en retard le même jour, la salle de bain, lancer les machines de linge et repriser les trous dans les fringues. Puis lentement mais sûrement, je me laisse aller et je fais plus rien. Et rebelotte quelques jours plus tard...

Alors je vous laisse, je vais apporter la paix dans mon couple m'atteler à ma part de tâches ménagères...

par Fantomette publié dans : Morceaux de la vie de tous les jours
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Mardi 27 mars 2007

Vous connaissez, vous, Prison Break ?

Moi je connaissais pas, du moins jusqu’à dimanche soir.

Je savais que ma frangine était accro, l’Homme lui avait téléchargé offert les deux premières saisons, régulièrement j’avais de ses nouvelles, elle avait passé une nuit, une journée devant l’écran, complètement accro la sister.

Moi, blasée, réfractaire par principe (à partir de l’instant où tout le monde dit blanc, je dis noir), j’avais pas vu et voulais pas voir.


Dimanche, on a tout tenté pour sortir :

-Shopping : j’ai plus d’argent, même l’auto-école n’encaisse mon dernier chèque qu’en avril (310€ putain j’en ai encore mal au chéquier – surtout que je crois que j’ai foiré mon exam, avec leur principe à la con d’envoyer les résultats par courrier on n’est sûr de rien), ma banque est limite à me menacer sur l’écran du distributeur quand j’approche ma CB

-Cinéma : l’Homme veut voir 300, pas moi, pis faut payer (mais bon, l’Homme peut m’inviter, c’est pas comme prendre en charge une après-midi shopping), moi je veux voir le dernier Dujardin que dans Grand Ecran (l’émission) ça avait l’air chouette, mais les critiques disent que c’est à chier

-S’inviter chez L’Amico et Chéridamour avec une partie du couscous pour 12 personnes qui mijote depuis des heures: L’Amico est malade, Chéridamour a un taf urgent à rendre pour le soir-même (le couscous finira congelé en plein de portions individuelles)

-S’inviter avec le couscous chez un ami de l’Homme : il est au ski en Savoie

-S’inviter avec le couscous chez d’autres amis de l’Homme : ils sont pas dispos mais je suis pas plus contrariée que ça, ils sont à une heure de route.

On a renoncé. C’est donc en toute logique qu’on s’est enfilé une partie du couscous à deux et qu’on s’est décidé à attaquer Prison Break un peu plus tard dans la soirée.

L’Homme en pantalon genre pyjama vieux tee-shirt, moi en tee-shirt et culotte assortis (roses), tous les deux sous la couette sur le canapé, des cubes de fromage de Savoie et des pommes et du thé et de l’eau à portée de main.

Glamour, quand tu nous tiens.

Saison 1, épisodes 1 à 7 en continu, les yeux exorbités et la bouche ouverte.

Hier, épisode 8 en mangeant (du couscous).

Mon dieu, comment peut-on créer une série aussi géniale ? Pour ceux qui aiment en VF, essayez en VO (ST ou non selon…) c’est fabuleux.

Ma sœur avait raison, Michael Scofield est une bombe sexuelle outuveukantuveu (encore plus pour elle qui vit sans Mister Univers à ses côtés, la frustration doit être terrible).

Le suspense est génial, chaque fin d’épisode est un supplice (le générique de début de l’épisode suivant dure une éternité).

Les acteurs jouent bien, on se met à éprouver de la compassion, de la haine, du dégoût, de la tendresse pour les personnages.

Cette semaine, l’Homme est d’astreinte 24h/24, donc pas de picole, pas d’éloignement géographique important de l’appart’ (on peut aller déjeuner chez ses parents mais pas chez les miens en gros). Ce qui veut dire que le week-end prochain, je trouve un truc facile à faire et à picorer (comme des bricks), eau coca et thermos de boissons chaudes, bref, tout ce qu’il faut pour manger et boire sans avoir à lever une demi-fesse du canapé pour plusieurs heures.

Il nous reste la saison 1 à finir et la 2 à voir.

A côté de ça, je vous jure que « Trop belle la vie », c’est de la gnognotte.


(Rhhaaaaa, tout un week-end avec Michael Scofield ET l’Homme, je suis la plus heureuse des femmes)

par Fantomette publié dans : Moments qui font rêver
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Lundi 26 mars 2007

Maintenant ils envoient les résultats par courrier, alors je sais pas encore.

Je suis pessimiste.

Je suis allée pleurer un peu dans les jupes de ma mère parce que je crois bien que j’ai tout foiré mon permis, stress de dingue, je me souviens presque pas de ce qu’il s’est passé tellement j’étais nerveuse, alors j’ai appelé maman juste après, j’ai chouiné en me cachant un peu quand même parce que bordel j’aime pas hyper chialer en public je suis une Super Héroïne quand même nomého, et mon mascara allait se barrer si ça continue à couler, ça allait mieux après ma mère (décidément, comment font-elles les mamans ?) alors j’ai appelé l’Homme pour me faire consoler parce que j’aime bien me faire dorloter même au téléphone même quand ça va mieux, j’ai chouiné auprès de ma collègue qui m’ a envoyée chier « Ah non, ça te ressemble pas, tu te laisses pas aller, relève-toi c’est pas la mort, tu vas l’avoir ton permis, cette fois ou la prochaine je veux pas te voir te laisser aller comme ça, compte pas sur moi pour te plaindre » mais euh…

Alors je la joue vaillante.

Pis bon, je ne suis sûre qu’à 95% de l’avoir merdé après tout.

Il me reste 5% de chances que mon dossier ait été égaré et que je sois ajournée.

Le problème, c'est que toutes mes émotions, positives ou négatives passent chez moi par les larmes (amour, colère, déception, joie, tristesse,... Je suis une vraie fontaine, je pleure tout le temps) et cette déception je l'ai pas assez pleurée... Pourvu que ça passe, je sens un gros potentiel lacrymal dans cette vexation qui ne s'est pas encore exprimé, faut juste pas qu'il sorte au bureau...

par Fantomette publié dans : Le premier jour
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Lundi 26 mars 2007

Juin 1999, Brevet des collèges.

Mon brevet, je l'ai passé à Bouguenais-Les-Couëts.

Rigolez pas, c'est là que j'ai grandi.

Une rumeur avait circulé comme quoi on pouvait cloper ce jour-là dans l'enceinte du bahut, j'avais acheté deux paquets de News par 30 (22fr à l'époque), j'avais dealé mes clopes 1 franc pièce, parce que personne n'y avait pensé, et régulièrement dans la journée j'ai entendu « Euh, Fantomette, on peut causer business deux minutes ? », j'ai fait un chouette bénéfice (dans les 30%).

Ah oui, le brevet... Rienafout', je savais que j'allais l'avoir, j'ai jamais bossé de ma vie à l'école avec des putain de notes à la clé, on faisait des concours avec Frérotte « Allez hop, 15 de moyenne », on négociait nos bonnes notes contre des trucs avec maman (mini-chaîne,...), c'est pas pour autant qu'on bossait, on écoutait un peu plus en cours, on prenait les cours en note et c'était bon.

Bref, je suis arrivée les mains dans les poches, poche droite : les clopes, poce gauche : le porte-monnaie, je l'ai eu. Mais je le savais.


Juin 2003, Baccalauréat.

Ca fait trois semaines que Miquel, un ami espagnol est en France, ça fait un mois que je vais plus en cours, dans la cour du lycée il y a des grandes étendues de pelouse, des arbres qui font de l'ombre, un beau soleil. Pis vu que je passe mes nuits avec Miquel en boîte, je vais pas en plus aller en cours le jour, je dors (et récupère) sur la pelouse à l'ombre des platanes avec les profs qui passent « C'est pas comme ça que t'auras ton bac ». Réponse qui fuse de la Fantomette endormie « On verra ! ».

Pour calmer les réprimandes maternelles, je me pose sur la terrasse avec Miquel et des piles de cahier, et planqués derrière, on prend l'apéro en roulant des clopes comme des pétards (3 feuilles, carton roulé au bout) en parlant dans un anglais approximatif et en pouffant comme des dindes.

La veille des épreuves, il doit rentrer en Espagne, je retombe dans le monde réel, ça me fait drôle, de toutes façons il est trop tard pour réviser alors pourquoi me fatiguer ?

Je bosse dans un camping l'été, je me suis pas posé la question du rattrapage (et devoir faire l'aller-retour de 160km dans la journée en plantant mon taf 24h), j'ai bien fait, puisque le 4 juillet au soir, ma mère m'envoie un texto laconique « T'as ton bac, une mention, je suis pas sûre que tu le mérites mais bon ».

Octobre 2003, les bacheliers sont invités à récupérer leur dossier scolaire avec jus d'orange et petits gâteaux au lycée, je remercierai ma prof de lettres qui passait son temps à me descendre, à me dire que j'aurai jamais mon bac, que j'étais une glandeuse et à me coller des 9 et des 10, et je lui dirai avec un sourire jaune que j'ai eu mon bac, avec mention et que j'ai eu 15 en lettres. Alors que l'amour de cette matière c'est M. Brigandat mon prof de français de l'année précédente qui me l'a donné, j'étais amoureuse de lui, comme toutes les filles de la classe (et j'avais eu 16 à mon bac de français, merci M. Brigandat).

Ce serait des concours je culpabiliserais d'avoir piqué la place d'un autre. En fait non mais c'est ce que je dirais pour le côté politiquement correct. Mais là, un examen, je l'ai volé à personne, donc ça m'amuse même si je suis consciente que je ne méritais aucun de ces diplômes.


Fantomette, exemple de zénitude, de calme et de patience.


Alors bordeldemerde, POURQUOI je flippe pour mon permis moi qui n'ai JAMAIS stressé pour un examen ???


Et Chef qui me rappelle pas malgré mes deux messages, bon sang... Ah oui, je devais passer le matin, mon instructeur m'a appris il y a deux jours que je passe l'après-midi et que je suis convoquée à 13h30 au lieu de 8h30, depuis samedi, impossible de joindre Chef pour lui annoncer que je ne pourrai pas être en poste à 14h...


Bon, je vais attaquer les ongles de la main gauche...

par Fantomette publié dans : Le premier jour
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Samedi 24 mars 2007

Plus j’y pense plus je me dis que pourvu que je l’aie, et vite ce permis, j’en rêve. Le jour, la nuit, quand je regarde les voitures d’occasion rouges.

Voui.

Pis Môman m’a envoyé une carte, une belle carte avec des cœurs rouge dessus, et au dos, écrit en forme de cœur un seul mot : MERDE, signé : maman

Je l’ai dit à tout le monde.

A ma collègue du matin qui m’a dit « crotte » parce qu’elle est polie.

Au coursier dragueur qui m’a dit qu’il croiserait les doigts pour moi.

A Assistantedechef qui m’a bloqué ma matinée de lundi dans le planning (penser à éteindre mon portable, ça fait mauvais genre le téléphone qui sonne en plein examen).

Je peux décemment pas le rater.

Et j’ai appris un truc de fou : le doigt d’honneur est éliminatoire le jour du permis, c’est mon instructeur qui me l’a dit mardi dernier quand j’ai fait un doigt d’honneur à un connard qui m’a klaxonné dans l’oreille parce que le feu allait passer au rouge, qu’on était en zone 30 et que quand le feu est passé au orange, j'ai ralenti, pas la peine de se presser, hein, de toute façons va falloir s'arrêter (j’ai supposé que Gros Con était pressé et aurait voulu gagner 2 précieuses minutes, que j'accélère, et griller ce feu). Je devrai donc attendre le papier rose pour pouvoir « honorer » à tout va les gros cons stressés de la tronche qui me klaxonnent dans les oreilles quand je prends mon pied à respecter la limitation 30 dans une rue étroite sans possibilité de doubler (vous avais-je déjà parlé du plaisir intense que j’éprouve à sentir que le conducteur qui me suit est excédé de mon respect des limitations de vitesse ? Si il klaxonne je baisse de 5 km/h)

Quoique l’autre jour, je l’ai fait mais j’avais Jean-Pierre dans la voiture, mon instructeur. 46 ans, un bon mètre 85, pas du genre gringalet, j’avais pas franchement les jetons de me faire démolir le rétro par un sanguin (surtout qu’on était à l’arrêt à un feu rouge). Je dis pas que toute seule je le ferai, je me sens plus d’humeur à insulter, phonétiquement protégée par l’habitacle de ma Titine (toujours pas de prénom pour ma voiture ?).

Je vais me faire installer un haut-parleur qui, d’une pression sur un bouton, proférera des injures.

par Fantomette publié dans : Morceaux de la vie de tous les jours
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Jeudi 22 mars 2007

Pas facile tous les jours d’être une rock star.

Ou une Super Héroïne.

Oui, depuis quelques jours je suis à fleur de peau, je prends la mouche en deux secondes et je râle.

Bon, au naturel, déjà, je râle pas mal.

Mais là, c’est vrai que je supporte plus l’humour de l’Homme, je me braque à chaque blague.

Hier midi, avant de partir au taf je déjeune en speed (traduction : j’ouvre une conserve de saucisse-lentille que je mets au micro-ondes en braillant « J’espère que tu aimes les saucisses-lentilles, j’ouvre la boîte et y’en a trop pour juste moi ») puis je peste parce que va falloir que je déjeune avec un lance-pierre parce que je dois choper mon bus, l’Homme me dit « vas-y, je t’accompagne », moi je comprends « Prends ton temps, je te déposerai à la gare », lui a juste voulu dire « Sors une deuxième assiette, je mange avec toi ». Effectivement, il mange avec moi, je ne fais le lien avec sa phrase que quand je lui dis « Bon on décolle ? » et qu’il se décompose pas habillé, rien « Quoi ? Mais c’est pas prévu que je t’emmène », et merde… On convient que le lendemain j’y vais en bus, d’accord. Du coup quand il me relance hier « Et pas de blague demain, hein ? Tu prévois pour prendre ton bus ! » J’explose « Oui bon ba ça va, message reçu ! » en retenant la mesquinerie qui me brûle les lèvres alors que je la pense même pas « T’inquiète, je compte pas déranger môssieur pendant qu’il glandouille des heures sur l’ordinateur sous prétexte de chercher un nouveau taf », c’est plus fort que moi, j’ai envie de dire des vacheries.

Provoquer le duel, quoi, provoquer l’énervement et le « Mais qu’est-ce qu’il te prend, qu’est-ce qu’il se passe ? » pour pouvoir m’écrouler comme un château de cartes et dire ce qui va pas.

Provoquer l’explication, presque l’engueulade, je n’arrive pas à tout simplement dire « J’ai l’impression qu’il y a un truc qui va pas », j’ai besoin de la crise qui va avec, de claquer une ou deux portes, de faire monter la colère, bouder en imaginant les pire vacheries à dire et m’écrouler doucement en pleurant sur le canapé à côté de lui en quémandant de l’amour en fait. De me poser en bourreau puis en victime (Freud, tu es là ?).

A la fois j’aime pas avoir l’impression d’être une petite fille dans le monde des adultes (cause première de mon énervement du moment, depuis quelques jours je me sens tournée en dérision et pas très crédible), à la fois j’ai besoin d’être « remise à ma place » et consolée. J’ai pas envie de l’entendre me dire « Mais oui tu as raison » (ce serait terrible qu’il me dise que j’ai raison de me sentir diminuée et infériorisée) mais juste qu’il me dise que non, tu te trompes, je comprends pas pourquoi tu dis ça, t’interprêtes sûrement mal des réactions que j’ai eues dont je ne me souviens même pas, mais non tu n’es pas parano mais bon, un peu quand même peut-être ; non, reviens par là dans mes bras je vais te faire un câlin et pis tu sais bien que je t’aime, non ?

Bref, ce matin, pour une histoire ridicule de désaccord sur une prime brute ou nette, de détail sur une fiche de paye je suis partie me doucher furax en claquant la porte, ai ruminé sous l’eau des vacheries à lui jeter au visage, pour finir par m’écrouler à côté de lui les cheveux dégoulinants en pleurant sur le canapé pour me faire consoler. Et il m’a dit que non, je me trompe, qu’il comprend pas pourquoi je dis ça, que j’interprête sûrement mal des réaction etc… (voir ci-dessus).

Je suis partie bosser en reniflant, les yeux rouges, même pas maquillée, le nez dans mon écharpe et les cheveux dans le visage pour pas qu’on voie mes yeux de lapin myxomateux.

Oui je sais que je suis excessive, oui je sais qu’il m’aime, oui je sais que je l’aime, la question n’était d’ailleurs pas là.

J’ai reçu le sms le plus clair net et précis et le plus réconfortant de l’histoire des sms, comme je suis une grande sentimentale j’ai falli me remettre à pleurer dans le RER.

Enfin, ce que je tente de vous dire c’est que c’est pas ma faute si j’ai acheté ces deux paires d’escarpins à talons hauts, j’avais besoin de réconfort.


Oui je vais mieux, j’ai ravalé ma mauvaise humeur au point d’avouer à l’Homme dés qu'il lira ceci qu’il avait raison ce matin sur le détail, que j’ai fait semblant de pas retrouver ma fiche de paye pour esquiver, que c’est à ce moment que ma mauvaise foi a pris le devant et que ça a dégénéré.

Pardonne-moi mes excès, je t’aime.

par Fantomette publié dans : Quand la vie devient pourrie
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Mercredi 21 mars 2007

Quand on fait la vaisselle, c’est les derniers verres les plus difficiles à laver.

Wouah, la philosophe, mais pourquoi elle nous dit ça ?

C’est comme pour tout, quand il y a un truc qui nous saoûle , on le fait parce qu’il faut le faire, c’est chiant mais bon… Mais la toute fin est insupportable, quand on attend des vacances alors qu’on n’en a pas pris depuis 6 mois, les deux derniers jours de taf sont infinis, les heures du vendredi après-midi sont infiniment plus longues que le reste de la semaine.


Je passe mon permis lundi.


Si je l’ai, c’est direct banque (crédit de 2 à 4000€), assurance, voiture.

Si possible rouge avec des sièges à fleurs et des strass sur le volant et le levier de vitesse et un miroir aussi sur le pare-soleil conducteur (les embouteillages c’est bien fait pour se maquiller, non ? Ah bon ?).

J’en ai marre d’être restreinte dans mes mouvements, si il y a bien un truc pénible là où j’habite (Limeil-Brévannes, fin fond du 94) c’est de pas avoir de permis et la voiture qui va avec. Du coup je suis dépendante de l’Homme pour tout.

Je veux aller boire un verre avec des copines ? Rentrage avant 21h45 parce qu’après il y a plus de bus et c’est l’Homme qui doit me récupérer à la gare (ou alors je marche entre 35 et 40 minutes dans le noir).

Je veux aller parler de mecs avec mon ex-colloc à Clamart ? C’est bus + RER A + métro 4 + 10mn de marche à Montparnasse + Transilien + re-10minutes de marche. Au bas mot entre une heure et demie et deux heures pour une quinzaine de kilomètres à vol d’oiseau. Donc ou l’Homme m’accompagne (mais si je veux pouffer avec Zaza c’est moyen terrible) (quoique la dernière fois que j’y suis allée j’en ai prise une mémorable qui aurait empêché un retour en voiture parce qu’un verre, ça va, trois verres, ça va, ça va, ça va) ou j’y vais pas parce que un peu la flemme de tout ce transport. Quand Zaza se fait larguer, je peux même pas le consoler (alors que lui m’a déjà ramassée à la petite cuillère) parce qu’il est déjà 15h, qu’on a un truc de prévu le soir, que j’ai pas le temps de faire l’aller-retour et que l’Homme n’aurait rien à faire dans cette situation.

L’Amico, pareil. On a passé quasi deux ans à traverser Paris en métro, en bus, en train en long, en large et en travers pour se voir, moi à Clamart, lui dans le 15ème, moi à Fontenay, lui dans le 15ème, moi dans le 10ème, lui dans le 15ème, et enfin, lui dans le 10ème… Moi à Limeil… Pis on se voyait tous les jours, on s’est maqués en même temps alors on se voit plus beaucoup mais j’aimerais ne pas devoir prendre un bus, un RER et un métro pour le voir, lui, vivant à Paris a pas une carte Orange 4 zones et pas de voiture non plus.

Aller voir la copine Vénézuélienne avec qui on parle de cul, de mec, d’ex, bref de trucs de fille sans devoir demander à l’Homme de m’accompagner (quoique c’est avec plaisir quand il est invité aussi à une soirée) et donc de gâcher un peu le côté « entre filles », j’en ai marre, vraiment.

Fatou, elle est pas loin, pis elle a eu son bébé il y a pas longtemps, j’aimerais bien la voir surtout que Torcy c’est pas loin… A vol d’oiseau, bien sûr, en transports c’est encore minimum une heure.

J’aime être chez moi, j’adore passer du temps avec l’Homme, je suis pantouflarde et préfère passer mon vendredi soir avec lui devant PJ (péjiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiiii !) plutôt qu’en boîte avec des copines, mais déjà que ma Biquette est à Nantes avec mes frangins, si je peux pas voir les copains à Paris, j’étouffe. Et j’avoue que oui, je préfère larver à la maison que me taper des heures de RER, bus de banlieue merdique, je me sens pas libre de mes mouvements, et là, plus le permis approche plus j’en ai marre.

La banlieue c’est sympa mais à deux conditions : être près de Paris ou avoir une voiture, et depuis cet été, je le sens bien passer que je suis plus à Paris.

D’une part (et en premier lieu !), je suis plus systématiquement à découvert le 20 du mois (enfin, si mais c’est à cause de la conduite à 40€/heure que si l’auto école avait pas accepté d’encaisser mes dernières heures qu’en avril je pense que les chèques seraient pas passés) à cause d’un loyer outrageusement élevé puisque je joue les poules de luxe, hébergée à moidre frais chez Monsieur, et à cause des boutiques moins nombreuses ici que là-bas. D’autre part… Ben je sors beaucoup moins. Normal quand on s’installe en couple, c’est vrai mais dans une certaine mesure quand même. Oui, aller marcher des heures dans Paris avec l’Amico c’est une sortie et ça me manque.

Aller boire des verres (enfin, pas trop, faut rentrer) avec les « partenaires de galère » (snif !) au Canal 96 et rentrer avec une rose offerte par le serveur (rose offerte aux griffes de Divine), j’y retournerais bien.

J’ai plus aucune vie sociale sans l’Homme et ça me gonfle. Coup de bol, ceci dit, j’aurais pu tomber sur un mec aux copains relous, c’est pas le cas.

Mais franchement, j’ai vraiment hâte du lot permis+voiture. Je sais que je suis pas une fêtarde et que je rentabiliserai pas forcément Titine (allez, grand jeu, trouver un nom à ma future voiture), mais en dehors de vouloir sortir, pouvoir le faire sans dépendre de l’Homme, je suis sûre que j’étoufferai moins.

Etouffer c’est un grand mot, je sais, mais se sentir pas libre de ses mouvements ou du moins avoir une mobilité restreinte c’est chiant.

Vivement lundi.

Enfin… Vivement que j’aie le permis, ça marche pas toujours du premier coup, hein ?

C’est pas contre toi, mais imagine la situation inverse, t’en aurais marre, non ?

par Fantomette publié dans : Morceaux de la vie de tous les jours
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