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Vendredi 31 mars 2006

Moment hallucinant.Je suis au bureau.

J’entends un manager qui parle de 118 218. Je tends l’oreille, ils disent des conneries et me font marrer.

Il décroche son portable et appelle du monde dans son bureau.

Et appelle le 118 218.

Manager -Bonjour, attendez une seconde, je mets le haut parleur, voilà, vous pouvez me chanter la chanson du 118 218 ?

Opératrice -Cendizuiiit deucendizuiiiiit (comme dans la pub avec l’air et tout)

Tout le bureau qui reprend en chœur -Cendizuiiit deucendizuiiiiit

Manager -Allez, encore une fois, s’il vous plaît

Opératrice -Cendizuiiit deucendizuiiiiit

Tout le bureau qui reprend en chœur -Cendizuiiit deucendizuiiiiit

Manager -Merci mademoiselle, c’est adorable, bonne soirée !

*Eclats de rire*

Je vous jure que c’est vrai.

par Fantomette publié dans : Moments qui font rêver
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Vendredi 31 mars 2006

Bon, finalement, j'ai fait un truc pas sympa.

Mais genre super pas sympa.

J'ai très envie de voir Cousinchéri, Cousinequébecquoise à son habitude n'a pas donné de nouvelles (je ne suis pas du tout aigrie mais constate que pas mal de mes cousins ont des phases de grève téléphoniques handicapantes. Je devais emménager avec Cousinchéri en arrivant à Paris, il répondait jamais au téléphone mais j'avais besoin de son avis. J'ai abandonné, il est encore chez sa mère. A 27 ans).

Alors j'ai dit au copain sérigraphe que je bossais ce soir dans une mission d'évènementiel.

Et j'ai filé rencard à Cousinchéri et à l'Homme chez moi. On ira boire un verre...

par Fantomette publié dans : Fantomette a encore frappé
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Vendredi 31 mars 2006

Mon portable vient de sonner deux fois à un quart d’heure d’espace.

Me suis encore craquée.

Un copain qui m’a envoyé un mail il y a quinze jours de ça à peu près, il a un atelier de sérigraphie vers Belleville et organise une soirée slam/sérigraphie à l’atelier ce soir, chaque fois il prévoit la veille et j’ai déjà un truc de prévu. Là je lui ai répondu, me suis engagée à être là. Un an et demi que je connais ce type, on s’est vus trois fois, on s’est ratés dix mille fois.

Et on s’est rencontrés de façon marrante. Je vivais à Clamart, un dimanche matin après un samedi des plus douloureux j’étais au Franprix-du-coin-de-la-rue-au-pied-de-l’immeuble à acheter plein de coca pour aider la gueule de bois et des ravitaillements divers z’et variés. Dans un état lamentable. Un pantalon de quand j’étais grosse avec pour ceinture un lien d’une jupe bleu ciel (sur un fut’ noir, je vous laisse imaginer), un vieux gilet bleu clair et bleu foncé, du noir à z’yeux jusqu’aux joues, des lunettes noires genre j’me-la-pète-et-je-joue-les-Paris-Hilton et un vieux sac à dos de quand j’étais une ado ingrate avec écrit dessus « Vivre chaque seconde comme si c’était la dernière » au blanco.

Y’a un type bizarre, habillé avec autant de goût que moi, des cheveux rouquins longs qui dit « Vivre chaque seconde comme si c’était la dernière ». Marrant ça me dit quelque chose ça. Mais pourquoi je connais cette phrase, moi ? Puis l’illumination :

« Eh mais tu lis mon sac !?

-Bah oui, elle est marrante ta phrase

-Oui, ma prof de philo en terminale qui a dit ça, elle était un peu givrée mais avait deux-trois accès de lucidité parfois

-Je vois

-Mais t’as pas l’air trop vieux, toi, y’a des jeunes à Clamart ? Ca existe ?

-Oui, c’est rare mais y’en a

-Ah oui, j’avais croisé que des vieux et des familles pour le moment je savais pas qu’il y avait un âge intermédiaire entre 15 et 35 ans ici à part moi et mon coloc.

-Mais si tu veux, y’a des soirées sympas organisées, je peux te filer l’adresse email d’un pote, un conseiller municipal rouge qu’est marrant et qui fait des trucs chouettes.

-Oui, pourquoi pas mais là je dois prendre du coca je crois que je vais mourir sinon »

Il réapparaît deux minutes plus tard avec à la main une feuille arrachée d’un bloc qui était en vente avec deux adresses mail, la sienne et celle de son pote « rouge ». En me disant de pas hésiter à donner des nouvelles. Sympa le type, je trouve. Bref, je plie le papelard en huit, le glisse dans une poche secrète et rentre en traînant mes huit tonnes de bouffe et liquides. Cinq étages sans ascenseur. Après des cafés, des clopes et du coca, je dis à mon coloc ce qui s’est passé, on en déconne. Je sors le papier, le pose dieu seul sait où et oublie instantanément où je l’ai mis.

Le papier disparaît, j’engueule un peu mon coloc qui a fait le ménage. Je me prends en pleine tronche « T’avais qu’à faire le ménage toi-même » et « T’avais qu’à le poser dans ta chambre et y faire gaffe ». Il a raison, je m’écrase.

Fait chier mais bon…

Pis six mois plus tard je retrouve le papier… J’envoie un mail, il se rappelle de moi, on se fait un cinoche. Quelques mails, on se file des rencards, on a toujours un problème lui ou moi et on se voit pas. Pas loin d’un an après ce cinoche, on se recroise à l’inauguration de son atelier de sérigraphie, et ce soir donc je suis invitée à la soirée.

Mais le second appel du jour c’est CousinChéri qui me rappelle que comme convenu il y a une semaine, on se voit ce soir avec CousineQuébecquoise, ça fait plus d’un an que j’ai pas vu CousineQuébecquoise et plusieurs mois pour CousinChéri (j’étais encore avec ExImpuissant à l’époque –oui, c’est un con et je lui en veut–).

Putain, j’ai encore réussi à prévoir deux trucs en même temps le même soir alors que je prévoir jamais rien plus de deux heures à l’avance, ça m’évite d’oublier comme ça. Systématiquement quand je prévois à l'avance je superpose les rendez-vous.

Sais pas comment je vais m’en sortir. Après l’appel du sérigraphe, j’ai appelé l’Homme pour lui parler de la soirée, il est partant, mais juste après CousinChéri a appelé et je sais vraiment pas comment faire…Bon, je finis à 20h, j’ai le temps d’y penser.

D’un autre côté, aujourd’hui un désagrément féminin me plie en deux et je suis pas sûre d’avoie envie d’autre chose qu’une bouillotte chaude sur le ventre et un bon bain chaud ce soir… Je crois que je vais planter les deux, pas de jaloux et aller me faire chouchouter dans les bras de l’Homme.

par Fantomette publié dans : Fantomette a encore frappé
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Jeudi 30 mars 2006

Pas toujours facile de trouver les bons mots, d’oser. D’oser lui dire. J’ose pas, je sais pas dire les mots, je sais pas dire ce que je ressens. J’ai l’impression que si je laisse une brèche dans mon armure quelqu’un en profitera pour y planter un poignard, c’est peut-être une forme névrotique de la paranoïa qui sait. Parfois je me dis qu’il est peut-être pas aussi sérieux qu’il le montre et que je suis encore en train de me faire avoir. Alors que c’est pas possible.

Son sms hier « Offrirais-tu le gîte à un beau, sympathique et grand jeune homme ? » Je lui ai répondu que « Le gîte et la maîtresse de maison !» Et il m’appelle et me dit plus sérieusement en fait qu’« après trop longtemps séparé de toi, là, dix jours, j’ai plus envie de dormir seul ».

J’enchaîne en déconnant, on gagne une demi-heure de sommeil chez moi et l’Homme est une marmotte. Mais je suis déjà sur un nuage.

 

Il faisait très chaud chez moi, j’avais oublié de diminuer le chauffage, c’est petit, on était deux, il a fait beau. On était allongés sur le dos côté à côté, c’est vrai qu’au moment de s’endormir il me serre généralement dans ses bras mais j’avais chaud hier. Et un chuchotis « Viens contre moi ». Non, je proteste pas et j’ai chaud en silence.

Et là j’écris ça et je reçois une e-carte de vœux avec une animation d’un homme et d’une femme qui s’embrassent et « Le baiser est la plus sûre façon de se taire en disant tout ». Expéditeur « Ton canard en sucre ». Toujours ce concours de surnoms stupides, j’ai décroché la palme avec « mon roudoudou d’amour ».

J’ai pas le droit de pas lui faire confiance… Suis dingue de ce mec… J’entends d’ici mon beau-père « normal, t’es dans les trois mois»...

 

Renaud chantait l’amoureux idéal pour sa fille dans une chanson où il chantait à la place de sa fille et lui faisait dire à son père « T’en fais pas tu l’aim’ras pandant au moins une semaine ou un mois comme moi ». Je demande rien de plus. Ne pensons pas à l’avenir, il viendra bien assez tôt.

par Fantomette publié dans : l'Homme
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Jeudi 30 mars 2006

L’Homme était à la maison cette nuit parce que ça nous faisait gagner une demi-heure de sommeil de dormir chez moi plutôt que chez lui. Certes mes 13m² ne peuvent pas rivaliser avec ses 45, c’est absolument minuscule mais en se serrant bien à deux c’est tout à fait possible. Et comme Divine n’est plus là, pas de problème.

Ce matin on part vers 7h, je pensais prendre le métro à Louis Blanc, il me propose de remonter les Maréchaux et on verra bien mais je veux pas être en retard. Bon, vu l’heure ça devrait circuler. On tente, après tout, pas grand chose à perdre. Paris au petit matin, je connais pas. Je prends le métro, sous terre la capitale n’a pas la même dimension. Là ça avait un côté magique, tout était gris-bleu, il pleuvait un peu, le jour se levait tranquillement. Contourner l’Arc de Triomphe, la Tour Eiffel au loin, les grandes avenues, les beaux quartiers.

« Je veux même pas savoir le prix de l’appartement avec double vue sur l’Arc de Triomphe et la Tour Eiffel

-Oui c’est clair, vaut mieux pas

-Je me sens pas frustrée, c’est un quartier que je pourrais pas habiter

-Ah moi je crois que je pourrais m’y plaire

- ???

-Oui, je pourrais pas assurer derrière mais je m’y plairais »

Bon, pourquoi pas… Mais sans moi… Montmartre sinon rien…

Finalement, il va à Neuilly, moi à Boulogne, il me dépose à la station Rue de la Pompe.

C’était chouette comme début de journée…

par Fantomette publié dans : Morceaux de la vie de tous les jours
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Mardi 28 mars 2006

Nettoyer

Fait

Briquer

Fait

Faire les coins au coton-tige

Pas fait

(penser à en racheter, y’en a plus depuis que Divine a vidé la boite et a joué avec)

Fait

Traquer le moindre grain de poussière

Plus ou moins fait

Faire des stocks de croquettes et de litière d’avance

Pas fait mais de toutes façons Divine devient Nantaise

Aller à la laverie avec mes huit mètres cube de linge en retard

Mieux : rentrer chez ma mère avec huit mètres cude de linge en retard

M’acheter enfin ces escarpins aux talons aiguille vertigineux qui me font rêver

Fait… Mais ma banque ça devient Al Qaïda, ils font que tenter de poser des bombes chez moi…

Déposer la housse du canapé au pressing

Pas fait

Ranger mes fringues dans le placard et empêcher Divine de se faire des nids au milieu de mes Tshirts (les fringues velues, j’en ai marre)

Fait, les piles sont carrées, pas un fil ne dépasse.

Acheter des sacs aspirateur et arrêter de vider le même depuis des mois

Pas fait, ai revidé le sac une fois de plus

Nettoyer derrière le canapé

Fait

Ranger le bordel dans la mezzanine

Pas fait

Retrouver les articles de journaux de quand j’étais une jeune rebelle et révoltée qui manifestait comme elle respirait

Pas fait

Faire le tri dans mes bouquins et réorganiser tout ça

Pas fait

Mettre toutes les fringues que je porte plus dans le coffre du clic-clac en attendant de me décider entre 1/ les filer à la fiancée de mon frelot ou à n’importe qui qui en veuille (mais que je puisse garder un œil dessus) 2/ les filer aux relais 3/ les donner aux restos du cœur à mon prochain retour à Nantes 4/ les garder en souvenir

Fait mais me suis pas encore décidée

Libérer l’avant dernière étagère pour le linge sale et la dernière pour l’aspirateur et le balai-magique-avec-éponge-grattante-et-réservoir-de-produit-intégré et tout le bordel « ménage », faire le tri dans les pompes qui m’encombrent (ou peut-être mettre les chaussures dans le placard-à-fringues et le balai-magique et l’aspirateur dans le placard-sous-l’évier, c’est l’inverse actuellement)
Fait

Trier la paperasse et retrouver mes fiches de paye de l’an passé, même si j’ai jusqu’à fin mai pour la déclaration d’impôts, ça va venir vite

Pas fait

Bouffer avec L’Amico et Chéridamour (que je connaisse enfin celui qui fait battre son cœur !)

Fait

Bilan. Pas terrible. De faits : 9,5/19. Il est rentré hier matin. Les heures ont été infiniment longues, j’ai fini une heure plus tard que prévu, le gardien avait 1/4h de retard, mon RER est arrivé à la gare de chez lui à 19h53.

Ce matin le réveil a sonné à 5h30, lever pénible vers 6h15 pour un départ précipité à 6h34, douche-shampoing-maquillage/café/brioche compris dans les 19 minutes qui séparent la sortie du lit du claquage de la porte dans la voiture. Je suis arrivée au taf à 8h01. Grève ? Quelle grève ?.. Aucune perturbation sur mon réseau en tous cas…

Ce soir on bouffe avec papa et sa fiancée. Il m’a demandée si ça me convenait d’y aller avec lui. Je lui ai dit que non, que je voulais cacher notre liaison scandaleuse et ne plus me montrer en public avec lui. Mais que si il pouvait amener les actes de propriété de ses manoirs en Ecosse, mon père voudrait vérifier le nombre d’hectares.

Il m’a manqué.

Je veux plus être séparée de lui 10 jours.

Et ça y est, il l’a dit… Et mon côté gonzesse désespéramment sentimentale me fait planer sur un nuage loin, très loin de mon fauteuil.

J’y repense (sans rapport avec ce qui précède excepté le fauteuil), une connasse frustrée a fait un rapport de merde sur moi.

Ses reproches et mon droit de réponse en gras :

-Je portais pas le bon haut sous ma veste

Les stocks d’uniformes sont en ruptures du haut rose qui va avec cet uniforme, j’avais un haut rose personnel.

-Je sais pas gérer les appels

Ici c’est un accueil, pas un standard, on a un appel par heure et au standard (600 appels/jour) je gère super bien et jamais eu de souci, je connais même les numéros de poste par coeur

-Je n’ouvre pas systématiquement les ascenceurs

On a une télécommande pour ouvrir l’ascenceur (qui fonctionne avec un badge), les internes ont théoriquement un badge mais ces feignasses préfèrent demander à l’hôtesse plutôt que se bouger à chercher leur badge. La télécommande c’est en dépannage ou pour les clients, pas systématiquement.

-Je dis pas bonjour à tout le monde « ne se donne même pas la peine de répondre aux collaborateurs »

Quand 15 personnes arrivent, je dis pas bonjour 15 fois, et parfois je réponds juste par un sourire, toutes mes excuses, je bosse plus de 50h par semaine, parfois je suis à côté de mes pompes et n’entends pas le bonjour.

-Je quitte mon poste sans prévenir

Je mets l’affichette « l’hotesse revient dans un instant, merci de patienter », je vais me chercher un café et reviens, durée totale : moins de 30 secondes. Et si je veux aller aux chiottes elle va râler la frustrée ?

Sérieux, pour qui elle se prend cette conne pour juger mon boulot alors qu’elle connaît pas les consignes du site ? Et merde, je suis volante, pas fixe, qu’ils recrutent. Bref, j’ai appelé Chef et je lui ai dit que j’étais verte. Seul point où je plaide coupable : mon portable sur le bureau bien en vue, là ok, j’ai pas à faire ça. J’ai plaidé coupable auprès de Chef, mon portable est toujours sur le bureau, ils ont qu’à me faire une veste avec poches.

Boulot de merde tiens…

Heureusement que je vois l’Homme ce soir, j’ai besoin de réconfortant…

par Fantomette publié dans : Morceaux de la vie de tous les jours
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Mardi 28 mars 2006

Chez nous, les chats ont toujours eu des prénoms stupides.

Prénoms venus comme ça et on en a eu énormément des chats alors on a eu le temps d'y penser à leurs prénoms mais ça a commencé quelques années avant l'ère Fantomette.

Maman, elle avait Fripouille et Vadim. Fripouille je sais pas d'où ça vient, Vadim c'était un copain communiste à elle qui a baptisé la bête. Et elle a eu Jamila, noire aux yeux oranges, fine et souple, une beauté fatale, la fille de Fripouille.

On a eu Pépette (qui était barge) parce qu'on savait pas comment l'appeler et Turgotte parce que mon frère aimait bien les mots qui finissaient en -otte ou en –ette. On a eu Mimi Gris, vous devinez pourquoi. On a eu Miss Blancotte, Joe le Rouckmout.

On a eu Thyristor, là l'explication est nécessaire. Papa est prof d'électronique, le Thyristor est un programme-virus, pour l'arrêter il faut débrancher le PC. Et le chat était infatigable, toujours en activité, épuisant. Puis on l'a castré et il a pris cinq kilos et s'est calmé mais on l'a pas débaptisé.

On a eu P'tite Chérie qui était vraiment trop mignonne.

On a eu Gotta, en chopant un nom au hasard dans le dictionnaire des noms propres.

On a et Toc-Toc, elle a failli s'appeler Limpopo (nom au hasard dans le dico), Zog-Zog (Cendrillon, les souris disent "Zog-zog Lucifer, zog-zog ?") en toute logique Lucifer a été proposé, Garfieldette, et au bord du fou-rire on s'est décidés pour Toc-Toc avec un tiret et deux majuscules.

Il y a eu Aguila, le premier mot de La Belle, il est né en même temps qu'elle. Elle disait Aguila pour tout et pour rien. Quand un argentin a passé une quinzaine à la maison il a failli s'étouffer de rire, on savais pas que ça voulait dire Aigle en espagnol. Et Aguila est gros et il louche.

On a eu Michelle Ma Belle à cause des Beatles. Des copains nous l'ont laissée à garder pour l'été, ils sont rentrés avec un Labrador incompatible avec la chatte. Une persane bleue sublime, on l'appelait Ma Belle, et La Belle a mis son grain de sel dans l'histoire, elle aime les Beatles.

La Duchesse. On l'a recueillie et elle se posait en haut des meubles avec un regard méprisant, elle avait l'air noble alors on l'a appelée Duchesse.

Il y a eu Disquette, je savais pas comment l'appeler, ça m'amusait.

Callyope, je sais pas d'où vient ce nom, un programme électronique il me semble.

Frérotte a Chatchou parce qu'il est chou ce chat. Mais il s'appelle aussi Pascal. Parce qu'un soir Frérotte avait trop bu.

Je dois en oublier une bonne douzaine, les chats chez nous, ça va, ça vient. Ils disparaissent, on en adopte d'autres. Aujourd'hui il reste Galipette, Duchesse chez Papa avec bientôt Divine, Aguila chez Maman, Chatchou chez Frérotte.

Je me demande bien comment s'appellera le prochain. On avait pensé à "Pourquoi", ou à "Fous l'camp". Je crois que j'aime bien "Pourquoi"...

par Fantomette publié dans : Mon animal sauvage
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Lundi 27 mars 2006

Divine,

J'avoue, j'avais pas trop remarqué que tu tournais un peu en rond, excuse-moi, j'étais pas souvent à la maison et avais l'esprit ailleurs quand j'y étais. Je sais que c'est tout petit chez moi et que je suis super égoïste à vouloir te garder près de moi mais je peux pas me passer de toi. Je t'ai vu grandir, tu as dormi avec moi, je t'ai raconté toutes mes misères et mes joies, tu m'as vue dans tous les états y compris dans des pas glorieux. Je t'achète exprès les meilleures croquettes, les spéciales chatons et te laisse éventrer les paquets parce tu préfères les manger comme ça. Je te gronde même pas quand tu renverses le cendrier et que tu joues avec les mégots ou quand tu me piques ma tranche de jambon à même l'assiette et te garde souvent un petit bout de mon escalope de poulet. Je te laisse dormir avec moi même si c'est vrai, je t'interdis l'accès à sous la couette, j'aime pas quand, de contentement, tu enfonces tes griffes dans la peau délicate de mon ventre. Mais tu te fais des nids dans mes cheveux et je râle même pas alors que mes produits de cheveux coûtent vachement cher et qu'en trois minutes tu ruines une heure d'efforts.

Et tu es jolie aussi. Ta petite tache blanche sur l'œil, tes touffes de poils en haut des oreilles qui te donnent l'air d'un bébé lynx. Toute douce. Bon, c'est vrai que tu perds tes poils mais bon.

Ma chère Divine, j'ai une bonne et une mauvaise nouvelle

La bonne d'abord. Tu vas avoir une grande maison avec un grand jardin, des copines qui te cracheront un peu dessus au début et tu leur cracheras aussi un peu dessus mais tu verras, tu les aimeras vite et elles t'aimeront aussi. Mais fais attention, Divine, il y en a une qui est enceinte alors sois sympa avec elle et lui cours pas après. Et sois gentille avec les bébés. Et il y aura des enfants. Ils sont adorables, il y en a une qui a presque six ans et un qui a quatre ans. Ils adorent jouer et eux, tu pourras leur courir après. Il y aura aussi un bassin avec des poissons, tu pourras essayer de les chasser mais sans le montrer aux enfants, je crois qu'ils aimeraient pas que tu manges tous leurs poissons. Et il y aura un grand monsieur très gentil qui adore les chats, il te fera plein de câlins et sans prévenir te jettera de ses genoux en disant "Va jouer aux billes", t'inquiètes pas, il te refera des câlins juste après. Et tu pourras dormir avec les enfants. Normalement tu as pas le droit mais tu sais ouvrir les portes et les enfants aiment bien les chats.

La mauvaise maintenant. Je vais te mettre dans une cage demain, t'emmener chez une dame très gentille que tu connais pas, il y aura aussi le monsieur qui dit "Va jouer aux billes", tu pourras sortir de la cage pour la nuit mais moi je serai partie. Et après-demain, le gentil monsieur te remettra dans la cage, tu resteras un peu plus de deux heures dedans, tu prendras le train et comme il y a beaucoup de bruit à la gare, tu auras sûrement très peur, mais ne t'inquiète pas. Et après il t'emmènera dans la grande maison avec le jardin. Je vais te laisser à mon papa, j'ai bien remarqué que tu t'ennuyais, que tu passais ton temps à gratter à la porte pour aller dans le couloir ou sur le balcon. Que 13m² c'est trop petit pour un chat.

Crois-moi, ça me fait plus de mal à moi qu'à toi. Mais je crois que j'ai pas vraiment le choix.

Et tu sais, je rentre souvent à Nantes, je passerai te dire bonjour ! Et Je te connais, dans quelques jours tu m'auras oubliée…

L'Homme m'accompagnera chez la dame très gentille comme ça tu pourras lui dire au revoir à lui aussi. Tu vas me manquer, je m'étais habituée à t'entendre miauler dés ma sortie de l'ascenceur et à redoubler de voix quand tu entendais les clés dans la serrure, je m'étais habituée à ouvrir le balcon avant toute chose parce que tu partais en vadrouille dés mon retour de travail, je m'étais habituée à ta présence velue.

Ca me fait chier d'un côté mais avec Papa, MissCouette et Ptitdernier tu es entre de bonnes mains. Il y a aussi Galipette qui est la plus vieille des chattes, un peu farouche mais gentille et Duchesse qui se la pète un peu parce qu'elle est vachement belle, c'est elle qui est enceinte. Mais c'est pas parce qu'elle se la pète qu'il faut la chahuter.

Allez ma ninouche, tout est dit, je suis même pas triste, juste un poil nostalgique mais en fait c'est mieux comme ça pour tout le monde. Promis, dés que j'ai un appart plus grand, tu reviens vivre avec maman, comme qui dirait, je te confie à ton grand-père pour quelque temps...

Va jouer aux billes ma belle, à demain !

par Fantomette publié dans : Mon animal sauvage
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Samedi 25 mars 2006

Des heures que je cherchais à convertir ce p*$§% de fichier bitmap en p$*§% de fichier Jpeg. Je vais faire un tour sur un forum. Incompréhensible, moi je parle que le français mais pas le html ou le C++, là tout était codé. Pour le bête dessin du studio d’hier que j’ai fait sous Paint. Ma collègue archi-nulle en informatique en train de se battre avec l’imprimante dans laquelle j’ai envoyé un ou deux coups de latte –sans succès–  me demande pourquoi je m’énerve et lance quelques interjections énervées et bien senties à la machine. « Est-ce que tu sais comment je peux convertir un fichier bitmap en Jpeg ? Parce que là quand je veux le télécharger sur over-blog il me dit que c’est pas le bon format mais le fichier zip il en veut pas non plus et là je pète les plombs ». Elle me regarde avec des yeux ronds et me dit que je lui file la migraine. Puis elle me demande la différence entre bitmap, Jpeg et zip. Je sais pas. Y’en a juste un qui marche et pas l’autre. Bon, je continue. Tente le clic droit, les propriétés, rien. Modifier, il me renvoie sous Paint et ça je l’ai fait un milliard de fois. Pas loin de trois quarts d’heure que je m’énerve. Elle me suggère d’appeler l’Homme. L’Homme il est en train de se la péter sur son snowboard dans les Deux-Alpes à « donner du plaisir à la montagne » qu’il dit. Et moi ???

Bon, ok, j’appelle pôpa.

« Papaaaaaaaaaaaaaaaaaa ?

-Oui ma grande

-Je te dérange ?

-Non, je suis en voiture mais arrêté, attends je baisse la musique *mais comment peut-il écouter de la musique aussi fort ?*

-Euh… Tu vas peut-être trouver ça bizarre mais tu sais comment on convertit un fichier bmp en jpg ?

-Oui, t’es où ?

-Au taf

-T’as Photoshop ?

-Euh… Non

-Bon, ouvre ton fichier avec Paint

-Oui

-Vas dans « enregistrer sous »

-Oui

-Choisis en format .jpg au lieu de .bmp

-Oh ! Ca marche !

-Autre chose mademoiselle ma fille ?

-Non… Merci SuperPapa… A swouikènde !

-Aswouikènde, bisous »

Dur dur la vie de super-héros...

par Fantomette publié dans : La famille
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Vendredi 24 mars 2006

Quand j'étais môme, quand mes parents se sont séparés, on a vécu à cinq dans 35m². Papa retapait une grange vendue avec la maison pour s'y installer et vivait à la maison, mon beau-père avait loué un studio et on y squattait.

Toutes les nuits, maman qui est instit bossait dans les toilettes en mettant une planche sur la cuvette et un petit banc par terre en fumant des clopes avec son homme, et tous les matins, on avait un poème sur la table du petit déj. C'était génial, ça a duré deux ans, un peu bohême mais tellement chouette... On s'éclatait, on trouvait ça tellement inhabituel comme vie. Bon, c'était minuscule, on était nombreux. Mais une des plus belles périodes de ma vie !

Un poème-du-matin m'a marquée en particulier...

Le chat et le soleil

Le chat ouvrit les yeux,

 

Le soleil y entra.

 

Le chat ferma les yeux,