Mais que vois-je !!!!
Ca fait au moins 3 jours que je ne vous ai pas déversé de mièvreries !!!
Correction immédiate…
Je suis une frustrée affective constante, j’ai besoin de câlins, de caresses, qu’on me touche, je suis en quête de contact.
Je vous raconterais bien mon enfance comblée affectivement, pleine de câlins, de frangins mais ce n’est pas le thème. Ceci dit, je passais mon temps sur les genoux, de papa, de beaupère, de Tongtong Putaingcong (un toulousaing que ma tante a épousé) que j’appelais « mon préféré ».
Bref, en ce moment je suis grave en manque. On a une habitude de couple fusionnel (que nous ne sommes pourtant pas) que j’aime bien, c’est d’aller se coucher en même temps. Le plus souvent, quand l’un dit « Bon, je suis naze, je vais me coucher », où il y a négociation « Attends 10 minutes et je viens avec toi », ou « Oui, moi aussi, je t’accompagne », c’est en fait assez rare que l’autre dise « ok, je te rejoins plus tard ».
Avoir toute la place dans le lit ne m’intéresse qu’à un seul moment, si le matin il se lève avant moi et que je dors plus longtemps, là j’adore faire l’étoile. Mais le soir, non.
Ce week-end, samedi, je me sentais pas bien au moment de me coucher, et je savais que j’allais pas être bien allongée dans le noir à attendre que le médoc fasse effet, alors j’ai préféré attendre devant l’ordi que le mal passe (rien de pire qu’avoir mal dans le noir, on a encore plus mal). Il était 2h. Je me suis endormie finalement (sans câlin pré-dodo) à 4h30…
Du coup, dimanche, j’étais naze, je vais me coucher avant lui qui avait bien dormi, quand il arrive, je dormais.
Hier soir, je souffrais le martyre, après avoir envisagé diverses possibilités (dont l’ablation de mon rein droit avec les dents), je me suis résignée à souffrir en silence jusqu’à ce que ça passe. Mais sachant que je devais rester sur le dos, jambes pliées pour avoir le moins mal possible, ça limitait le contact et les possibilités de câlin pré-dodo, sachant en plus que le contact m’était un peu désagréable, tout était prétexte à geindre ma douleur (très violente). Il a fait ce qu’il avait de mieux à faire après avoir essayé de me consoler : se retourner et s’endormir, il était 22h30.
Moi, j’ai senti vers 2h que la douleur commençait à décliner, et je me suis endormie sur les coups de 3h.
Ce que je préfère, pourtant, c’est les quelques minutes au moment où on se couche, quand la lumière est encore allumée, qu’on a le temps. Nous deux, pas de télé, pas de téléphone, pas d’heure, pas de réveil, on a quelques minutes à voler au temps qui passe qui ne nous appartiennent qu’à nous et j’adore ce moment pour se faire un câlin, parler de tout et de rien, faire l’amour, ou se répéter encore à quel point on s’aiiiiiimeuuuuuuuu. S’endormir en calinou-position inconfortable au possible en sachant que dans le quart d’heure on se sera tourné le dos chacun à un bout du lit avec le maximum de couette possible.
Je m’y suis habituée, et faut être franche, ça me manque vachement.
Je maintiens qu’on est pas un couple fusionnel, la journée on passe pas notre temps à se contacter pour rien, d’ailleurs bien souvent les appels ont un but purement communicatif pour un truc important à dire et on se rend compte au bout de 2 minutes qu’on a pas grand-chose à se dire en ligne, finalement, les sms dans la journée, où c’est pour dire à quelle heure j’arrive, où une bricole genre « courage, plus que X heures » quand je fais des journées de ouf, les mails c’est pour me demander si ma nouvelle pilule a une chance de me filer des gros seins où un diaporama qu’il a envoyé à tout son carnet d’adresses.
Mais je suis en manque de m’endormir dans ses longs bras velus, quand même…
Vivement ce soir…
Ah, zut, j’oubliais, je finis à 20h à 2h de transport de chez moi jusqu’à la fin de la semaine… Et dire que Chef veut que j’arrête d’avoir des paroles négatives sur lui et MaBoîte…
Vous dîtes...