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Mercredi 28 février 2007
Hier, discussion agitée et menaces de Chef suite à mon refus de changer de site, passée la fin de mon astreinte (il m’a appelée à 16h, je suis plus d’astreinte à 15h), bref, après des « Et c’est comme ça que vous envisagez une collaboration ? » (oui, c’est comme ça, en respectant mon contrat, accepter un truc comme ça c’est de l’ordre du service, pas du travail, et je rends pas service à ma boîte, je bosse pour elle) des « Vous pouvez oublier votre demande d’évolution » (oui, c’est oublié, j’ai eu Mme Mobilité en ligne qui m’a fait comprendre que c’était mort, et qui m’a dit à demi-mot que Chef ne souhaitait pas que je change de poste), des « Ah oui, vous voulez respecter votre contrat à la lettre, eh ben nous aussi on va le faire, désormais quand on pourra vous libérer une matinée on le fera plus et on vous enverra en formation et vous ferez vos 35h » (oui, Chef !), je vous jure… Ah la bête est pas commode, hein ?
Bref, je raccroche sans répondre à son « merci » (de pure forme, je suis sûre qu’il avait plus envie de me dire « allez vous faire *** ») ni à son « au revoir » (auquel il eut été malvenu de répondre « C’est ça, et bon débarras ! ».)
Et qu’est-ce que j’apprends aujourd’hui ? Que c’était une coupine qui était malade et que je l’ai plantée comme une vieille chaussette (mais après j’ai appris qu’ils m’ont appelée +2h après qu’elle les ait prévenus)…
Pis Chef a pas mis ses menaces à exécution, à savoir me coller des heures sup dans ta face si je bosse pas le matin, vu que j’ai encore réussi à commencer qu’à 14h aujourd’hui, demain the same (sauf si il décide in extremis de me faire un peu chier quand même et de m’envoyer en formation ailleurs).
Là je l’ai eu au téléphone pour le planninge de demain que je le connaissais déjà parce que j’ai parlé avec une collègue qui me l’a dit, je me suis à peine forcée pour lui souhaiter une bonne soirée. D’un autre côté j’ai vachement intérêt à rester polie si je veux pas de vengeance sordide genre lève-toi à 5h en réveillant ton mec et va bosser à l’autre bout du monde (d’un autre côté l’autre bout du monde j’y vais plus nomého, savapalatête ?).
Bref, moi je tente de me faire oublier, je vais la jouer discrète pour le moment, genre toute petite ; Fantomette ? Quoi moi ? Nan j’suis pas là, hop là, discrète.
Rhhaaaa, je vire mononeuronale, it’s péniblouze.
par Fantomette publié dans : Au travail...
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Mardi 27 février 2007
Je le suis tous les jours, je dois être joignable de 6h à 15h.
Mais des fois mon portable capte pas à la maison.
Un matin, comme ça, j’avais pas de planning alors j’attendais l’appel d’urgence, le portable en écran de veille à portée de main.
Je vire la veille, je me rends compte qu’il m’annonce que « aucun réseau », je vous raconte pas l’angoisse, il était dans les 10h45, depuis quand il captait pas ? Et si Chef avait essayé de a joindre ???
Je l’éteins, le rallume, un message sur la boîte vocale…
« Bonjour, vous avez un nouveau message putaindbordeldeputaindemerde aujourd’hui, à 9h47 rrhhaaa merde de bordel ça fait une heure, Chef va me massacrer en petits morceaux -----Coucou Fantomette, c’est l’Homme, c’était pour te demander si…………….----------- Ouuuuuufff fin des nouveaux messages », dans les 15 secondes j’avais appelé Chef pour lui filer mon n° de fixe aukazou, et supplié l’Homme de ne me joindre que sur le fixe quand il me sait à la maison.
Donc maintenant, tous les matins je vérifie que mon portable capte (si par malheur je me réveille à 6h30 alors que je ne travaille que l’aprèm, avant de me rendormir je vérifie vite fait que je capte…) et dés que je me lève j’allume le fixe et je me trimballe avec deux téléphones.
Dans la salle de bain quand je suis sous la douche (je compte pas répondre sous la douche mais une fois j’ai été appelée pendant que j’étais sous la douche et j’ai pas entendu le téléphone sonner, quand je m’ensuis rendu compte j’avais trois appels en absence et trois messages de Chef furax, comme ça je peux rappeler dans les 5 minutes).
L’appartement est pas grand, 50m2, deux pièces, théoriquement je peux l’entendre sonner de partout même des toilettes.
Mais j’ai la dure habitudes d’avoir Offspring à fond les baffles.
Je vous raconte pas l’angoisse quand je me dandine en hurlant « Why don’t you get a job » avec le balai en guise de guitare et que je me rends subitement compte que je suis dans la cuisine, que les téléphones sont dans la salle de bain où tourne la machine et que si ils sonnent j’entendrai rien.
Ca me pourrit mon groove instantanément, je flippe 4 bonnes secondes le temps de bondir dans la salle de bain vérifier que ça n’a pas sonné…
Ou que j’ai les mains dans la vaisselle (et que heureusement qu’on a mangé chez M. et Mme Parentsdelhomme hier, c’est toujours ça de vaisselle en moins, et le confit de canard y’en avait pas à la maison), de la mousse jusqu’aux coudes et dans les cheveux et que ça sonne pour de bon ce coup ci. Un coup d’œil « numéro masqué », ça c’est MaBoîte, vitvitvit un torchon pour sécher les mains, aller dans le coin où mon téléphone capte moins mal et répondre in extremis…
« Fantomette, j’ai besoin de vous au musée Machin de 14h à 17h.
-Vous me rappelez l’adresse ?
-44 rue Machin
-Merci »
Tout ça pour bosser 3h.
Ah, non, j’ai pas une vie facile…
par Fantomette publié dans : Au travail...
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Dimanche 25 février 2007
Ah la vache, c’est pas le même monde…
Hier on était chez un ami de BTS de l’Homme et sa nana.
Sa nana a une petite fille de 23 mois (absolument craquante, mimi avec des yeux bleus, des joues roses, une bouche rouge, des cheveux blonds).
C’est là qu’on voit certaines différences entre les (beaux -)parents d’un enfant en bas âge et… Ben… Et nous…
Ah, les salauds, on les a pas vu venir.
Ca parlait tranquille de tout et de rien, et d’un coup… D’un coup, non mais attendez, là, faut un poil de suspense quand même vu ce que j’ai à vous annoncer…
Ils nous ont fait l’historique des cacas de leur (belle-)fille.
Son rapport avec le pot, ses couches, les techniques pour la faire aller sur le pot « Alors tu vois, le caca qu’elle fait dans sa couche, je le met dans le pot, je lui montre comme ça elle voit que c’est dans le pot qu’il faut le faire, et après elle me regarde le vider dans les toilettes »
« Quand la maman fait pipi, tu vois, la petite elle l’accompagne dans les toilettes et elle va sur son pot. Bon, elle, elle fait rien, mais tu vois, elle comprend, quoi »…
Et nous, un peu décontenancés, ne sachant pas trop quoi dire, de lancer des « Ah bon ? » « Ah oui », « Ah ? »…
Pour ceusses qu’ont pas d’enfants, préparez-vous à ce genre de discussion avec des couples qu’en ont.
Sans compter qu’après, les hommes se sont rabattus vers l’ordinateur, et les femmes vers le canapé à parler accouchement, instinct maternel, allaitemement (que j’ai réussi à transformer en sujet « gros seins », la maîtresse de maison ayant des tout petits seins mais en avait des énooooormes quand elle allaitait, ce qui me donne bon espoir pour moi), épisiotomie, péridurale, bref, le genre de sujet qui m’intéresse un peu mais bon, j’aurais sans doute adoré la discussion si j’avais moi-même été concernée…
Très bonne soirée, très contente d’avoir fait leur connaissance à tous les deux, au moins pour la prochaine fois je serai prévenue et moins décontenancée…
C’est pas le même monde…
par Fantomette publié dans : Morceaux de la vie de tous les jours
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Vendredi 23 février 2007

Oui, je sais, j’en parle beaucoup de mon taf en ce moment, je n’ai que ça à la bouche.

J’ai montré l’article d’hier à une collègue qui m’a donné encore plein d’exemples de ce type (malades harcelé(e)s sur leur téléphone fixe et portable qui, sous la pression, reviennent le lendemain au lieu des 15 jours d’arrêt prescrits par le médecin et qui font un malaise le jour de leur reprise) mais bon, vous avez bien vu le genre de la maison, c’est pas utile de disserter des heures à coup d’exemples.

Une collègue a abandonné son poste du jour au lendemain, et est revenue avec une augmentation (la direction en galère n’a trouvé que ça pour la faire revenir).

J’ai des collègues interdits sur plein de sites, jamais licenciés, jamais inquiétés.

Pourquoi faire des efforts pour bosser correctement ?

Maintenant je me laisse porter en souhaitant juste qu’il n’y ait plus besoin de moi sur la boîte où je suis depuis deux mois ou chez le client à 2h30 de trajet de chez moi.

Parce que j’ai plus envie d’y aller.

Et je vois pas pourquoi je me priverais, puisque j’ai pris la décision de ne pas faire carrière chez MaBoîte, que mon père au bout du fil a pété un plomb sur l’air de « Mais bordel si ils ont tant besoin de toi et que tu fais tant d’heure, fais les chier bordel, arrête de tout accepter et mets un frein » en citant un exemple ou il a envoyé chier sa directrice. Bon, papa, lui il est professeur agrégé, 25 ans d’expérience dans l’enseignement, c’est un homme, il a 50 ans, j’ai pas les même armes.

Mais il a raison, je vais pas y laisser santé et moral, c’est incroyable comme j’en ai plus rien à foutre, mais plus rien à foutre et d’une force ! Ils ont réussi à me donner la conscience professionnelle d’un paillasson, ce qui fait que je culpabilise pas du tout de potentiellement les foutre dans la merde.

J’en ai encore entendu de belles sur le comportement de Chef face à la chef hôtesse, les hôtesses et même un candidat du site où je suis actuellement, alors je vais pas me priver.

Hop, les sites trop loin j’y vais plus. C’est pas un caprice, hein ? Mais les sites à 2h (voire plus) de chez moi c’est niet. Bon, y’en a que trois (à ma connaissance) mais quand même.

Oui, contraire à mon contrat de travail.

Rien à foutre.

Les journées de 8h-20h, j’en ferai plus.

Oui, contraire à mon contrat de travail.

Rien à foutre.

Pis j’ai une collègue en poste depuis un bail qui le refuse aussi, elle est toujours en poste, alors pourquoi me priver, hein ?

Dingue, même la chef hôtesse me soutient là-dedans alors que je suis la seule dispo pour remplacer ses titulaires…

Et je suis même pas énervée, c’est pas de la vengeance mais enfin, j’ai lâché prise, je me sens zen, calme, presque reposée de me dire ça.

J’ai décidé qu’il y aurait une vie en dehors du boulot, et qu’elle valait bien plus que l’usine à hôtesse où je bosse.

Je sens que je vais bien dormir, moi, cette nuit, en plus demain pour la première fois depuis un bail je conduis pas à 8h… Mais à midi…

Je me sens bien, ce soir… C’est bon d’en avoir plus rien à foutre…

Bon, je dis ça mais je vais sûrement descendre de mon nuage quand j’aurai Chef bavant de rage au téléphone, ou qu’il se vengera mais pour le moment, bordel, quel pied !

par Fantomette publié dans : Au travail...
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Jeudi 22 février 2007

Hop, j’en ai marre.

Ce week-end, promis, voire demain avant le taf, vraie recherche de centres qui font des bilans de compétence.

MaBoîte m’a saoulée, j’ai plus envie. Plus envie de m’investir, d’y laisser mon moral, plus envie de rentrer le soir avec des idées noires plein la tête, je vous raconte pas l’ambiance à la maison, l’Homme en a ras le bol de son taf, moi du mien, bilan : il passe la soirée sur l’ordinateur pour se vider la tête, moi devant la télé pour me vider la tête, trois phrases échangées dans la soirée dont deux à table.

Je nous laisse pas trois mois à ce rythme pour éclater, le week-end ça suffit pas (et encore, quand le week-end est pas pourri avec des réminiscences de boulot).

C’est évident qu’on va pas trouver le taf de nos rêves dans les 15 jours, mais au moins avoir une vraie motivation et « voir le bout du tunnel », ça aide à supporter le côté chiant de nos tafs actuels.

Pis se motiver à deux, je sais pas, c’est peut-être plus facile.

On peut se tirer vers le haut.

C’est presque une chance en fait qu’on en ait marre tous les deux de nos tafs, peut-être que ça peut aider à vraiment bouger, à pas abandonner en cours de route.

Dommage qu’il faille en arriver à ce stade de dégoût pour MaBoîte, plus j’en parle avec mes collègues, plus je me rends compte à quel point ils n’en ont rien à foutre de leurs salariés…

Quelques exemples parmi d’autres :

  1. Ils demandent des hôtesse bilingues voire trilingues, les payent le smic, comme leurs collègues à qui on ne demande qu’une seule langue (la petite annonce prévoir un montant plus élevé mais quand elles signent, bizarrement le taux horaire a baissé)
  2. Je suis payée le smic + une prime horaire pour l’astreinte, le site sur lequel je suis depuis deux mois, les fixes ont un taux horaire supérieur au mien car elles ne sont pas hôtesses mais agent de réservation. Mais moi je suis pas payée plus en assurant ce poste (alors que le client paye plus cher)
  3. Une collègue enceinte a du se faire faire un certificat médical avec menaces d’arrêt pour arrêter de travailler à 1h30 de chez elle malgré pas mal de mails échangés avec son responsable faisant état de sa fatigue et de ses douleurs.
  4. Cette même collègue qui a déménagé en province et a demandé sa mutation plusieurs mois avant son retour prévu de congés mat a été contrainte de revenir bosser plusieurs fois d’affilée à Paris et d’avoir 6h de trajet dans la journée avec un bébé d’à peine trois mois, ils l’ont poussée à la démission (donc, ni indemnités ni chômage), ont délibérément refusé de la muter en province ou de la licencier, et lui ont prélevé une part de son solde parce qu’elle n’a pas assuré tout son préavis (6h de transports/jour…)
  5. Des collègues attendent encore de signer leur contrat alors qu'elles sont en poste depuis plusieurs semaines, ou attendent leur avenant depuis plusieurs mois (record constaté : plus d'un an et demi d'attente, toujours pas signé à ce jour malgré de très nombreuses relances et des menaces de ne pas fournir les papiers indispensables à jour, la salariée étant étrangère)
  6. On m’a fait finir à 13h au lieu de 14h sur un poste sans prévenir le client qui a payé cinq heures (du lundi au vendredi de 13h à 14h) qui n’étaient pas effectuées, alors que je ne reprenais le travail qu’à 16h30. Et hop ! Cinq heures payées par le client mais reversées à aucun salarié.
  7. Un des responsables qui couche avec une des volantes et ne la laisse en poste que sur des sites prestigieux / proches de chez elle / ni trop tôt ni trop tard / ... et hurle au scandale quand la moindre remarque est faite sur son boulot qu’elle fait mal.
  8. Des collègues qui ont du à une dizaine abandonner leur poste pour aller faire un siège au service paye pour récupérer la régulation de leurs heures sup non payées depuis 4 mois.
  9.  
  10. Extrait d’un mail d’un des délégués syndicaux
  11. « nous avons pas mal de choses intéressantes qui vont certainement nous rapporter un petit paquet puisqu'il s'agit ni plus ni moins de la régularisation sur les 5 dernières années de la majoration de la prime d'astreinte lors des heures supplémentaires effectuées (…) Nous ne désespérons pas effectivement d'obtenir le remboursement des frais de représentation malgré le refus permanent de la Direction, qui passe outre notre convention collective »

Être volante, avoir vu pas mal de sites, pas mal d’équipes, (en dehors des miennes j’ai remplacé chez d’autres), pas mal de collègues, ça apprend des choses. Pas toujours reluisantes…

Un de ces jours le patron va se barrer aux Bahamas avec la caisse…

D’un autre côté, c’est pas avec de l’humanité qu’on dirige un groupe de plusieurs milliers de salariés n°1 dans son secteur…

 

Bref, yapluka, les mots c’est bien, cracher sur le patron c’est bien mais ça fait pas avancer les choses.

 

Dont la vie, la vraie, mon mec à qui j’aimerais avoir autre chose à dire le soir que « P’tain, Chef il se fout de la gueule du monde, d’ailleurs, blablabla », et chez moi où j’aimerais rentrer avec le moral moins détruit.

Comme dit Papachéri, y’a une vie avant la mort en dehors du boulot.

Paraît-il.

par Fantomette publié dans : Au travail...
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Mercredi 21 février 2007
Fantomette a une valeur marchande de 6 417 400€ !!!
Eh ouais...
http://www.humainavendre.com/
Nan mais vous savez, quand je dis que je suis quand même dans le genre humaine exceptionelle, faut pas croire que c'est QUE de la vantardise, hein ?
D'ailleurs, mon Ô combien cher et tendre, je suis navrée mais selon mes calculs, tu ne vaux "que" 5 948 900 €. Bon, ok, j'ai du bluffer sur "QI" et "Taille du pénis", ne connaissant pas le premier et ne m'étant jamais amusée à mesurer le deuxième. Ceci dit, mes estimations sont, je pense, proches de la vérité mais je vais pas les écrire ici, tu vas te la péter après.
Je te laisse la vaisselle pour ce soir, c'est pas que je veuille pas la faire, mais en tant qu'humaine de grande valeur, je dois me consacrer à des tâches autrement plus importantes.

Bon, je vous laisse, je vais méditer sur le sort des enfants qui meurent de faim.
par Fantomette publié dans : Moments qui font rêver
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Mardi 20 février 2007

Mais que vois-je !!!!

Ca fait au moins 3 jours que je ne vous ai pas déversé de mièvreries !!!

Correction immédiate…

Je suis une frustrée affective constante, j’ai besoin de câlins, de caresses, qu’on me touche, je suis en quête de contact.

Je vous raconterais bien mon enfance comblée affectivement, pleine de câlins, de frangins mais ce n’est pas le thème. Ceci dit, je passais mon temps sur les genoux, de papa, de beaupère, de Tongtong Putaingcong (un toulousaing que ma tante a épousé) que j’appelais « mon préféré ».

Bref, en ce moment je suis grave en manque. On a une habitude de couple fusionnel (que nous ne sommes pourtant pas) que j’aime bien, c’est d’aller se coucher en même temps. Le plus souvent, quand l’un dit « Bon, je suis naze, je vais me coucher », où il y a négociation « Attends 10 minutes et je viens avec toi », ou « Oui, moi aussi, je t’accompagne », c’est en fait assez rare que l’autre dise « ok, je te rejoins plus tard ».

Avoir toute la place dans le lit ne m’intéresse qu’à un seul moment, si le matin il se lève avant moi et que je dors plus longtemps, là j’adore faire l’étoile. Mais le soir, non.

Ce week-end, samedi, je me sentais pas bien au moment de me coucher, et je savais que j’allais pas être bien allongée dans le noir à attendre que le médoc fasse effet, alors j’ai préféré attendre devant l’ordi que le mal passe (rien de pire qu’avoir mal dans le noir, on a encore plus mal). Il était 2h. Je me suis endormie finalement (sans câlin pré-dodo) à 4h30…

Du coup, dimanche, j’étais naze, je vais me coucher avant lui qui avait bien dormi, quand il arrive, je dormais.

Hier soir, je souffrais le martyre, après avoir envisagé diverses possibilités (dont l’ablation de mon rein droit avec les dents), je me suis résignée à souffrir en silence jusqu’à ce que ça passe. Mais sachant que je devais rester sur le dos, jambes pliées pour avoir le moins mal possible, ça limitait le contact et les possibilités de câlin pré-dodo, sachant en plus que le contact m’était un peu désagréable, tout était prétexte à geindre ma douleur (très violente). Il a fait ce qu’il avait de mieux à faire après avoir essayé de me consoler : se retourner et s’endormir, il était 22h30.

Moi, j’ai senti vers 2h que la douleur commençait à décliner, et je me suis endormie sur les coups de 3h.

Ce que je préfère, pourtant, c’est les quelques minutes au moment où on se couche, quand la lumière est encore allumée, qu’on a le temps. Nous deux, pas de télé, pas de téléphone, pas d’heure, pas de réveil, on a quelques minutes à voler au temps qui passe qui ne nous appartiennent qu’à nous et j’adore ce moment pour se faire un câlin, parler de tout et de rien, faire l’amour, ou se répéter encore à quel point on s’aiiiiiimeuuuuuuuu. S’endormir en calinou-position inconfortable au possible en sachant que dans le quart d’heure on se sera tourné le dos chacun à un bout du lit avec le maximum de couette possible.

Je m’y suis habituée, et faut être franche, ça me manque vachement.

Je maintiens qu’on est pas un couple fusionnel, la journée on passe pas notre temps à se contacter pour rien, d’ailleurs bien souvent les appels ont un but purement communicatif pour un truc important à dire et on se rend compte au bout de 2 minutes qu’on a pas grand-chose à se dire en ligne, finalement, les sms dans la journée, où c’est pour dire à quelle heure j’arrive, où une bricole genre « courage, plus que X heures » quand je fais des journées de ouf, les mails c’est pour me demander si ma nouvelle pilule a une chance de me filer des gros seins où un diaporama qu’il a envoyé à tout son carnet d’adresses.

Mais je suis en manque de m’endormir dans ses longs bras velus, quand même…

Vivement ce soir…

Ah, zut, j’oubliais, je finis à 20h à 2h de transport de chez moi jusqu’à la fin de la semaine… Et dire que Chef veut que j’arrête d’avoir des paroles négatives sur lui et MaBoîte…

par Fantomette publié dans : l'Homme
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Mardi 20 février 2007
Bon, ben non, je pousse pas la conscience professionnelle jusqu’à être malade que le week-end.
Je supporte pas que la machinerie interne ne tourne pas parfaitement, mon corps m’encombre quand il va mal.
Je ne supporte pas la douleur, de sentir que là, faut faire quelque chose.
Médecin en urgence hier soir.
Bilan : plusieurs diagnostics :
Si poussée de fièvre dans les deux ou trois jours, gros risque d’appendicite (Noonn ! Pas l’hôpitaaaal ! Je préfèrerais laisser l’Homme m’opérer à l’opinel plutôt qu’être hospitalisée), j’ai tous les autres symptômes.
En tous cas, y’a une cystite, sûr, antibios + antalgiques + 2,5 à 3l d’eau entre hier soir et ce matin.
J’ai raté un cycle de pilule bêtement et je dois donc attendre un cycle complet avant de recommencer, mes ovaires se réveillent de 4 ans de léthargie, et me le font savoir (maaaaaaaaaal)
J’avais déjà mal un peu au rein dans la journée mais sans plus. Puis ça s’accentue dans la soirée. Puis crise de coliques néphrétiques cette nuit en me répétant en boucle « Aux urgences ils m’avaient juste filé une perf d’antalgique, y’a rien à faire qu’attendre que ça passe, je réveille pas l’Homme pour qu’il m’emmène aux urgences, ça fera pas avancer les choses, faut attendre que ça passe, putain ce que j’ai mal, ça va passer, de toutes façons y’a rien à faire », je me suis tordue de douleur jusqu’à 3h du matin, j’ai dormi à peine 6h, je suis éclatée je commence réellement à manquer de sommeil.
Pourtant je mène une vie saine et équilibrée, un travail pas stressant, nourriture saine, pas d’alcool, je fais beaucoup de sport, je bois beaucoup d’eau, mange bio, etc. Comment ça, pas crédible ?
Mais pourquoi çe ne tourne pas parfaitement rond là-dedans ? Je supporte pas, je déteste être malade, avoir un problème de santé, le corps devrait être le support de l’être, source uniquement de plaisirs, pas de douleurs.
Bon, je vou laisse, j’ai une montagne de petites pilules à avaler…




Putain…………….
par Fantomette publié dans : Quand la vie devient pourrie
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Lundi 19 février 2007

N’empêche que le service de mobilité de MaBoîte ils savent pas ce qu’ils ratent…

Une salariée qui pousse la conscience professionnelle jusqu’à n’être malade que le week-end, franchement !

Entre les migraines qui me prennent le vendredi soir, me flinguent deux nuits de sommeil et se calment le dimanche soir, ce qui me pousse à me coucher à 20h pour récupérer de mes deux nuits précédentes, me fait dormir une dizaine d’heures et je suis quand même fraîche le lundi matin alors que j’ai gâché un week-end (et c’est très rare que j’ai la migraine en semaine, je crois que mon corps a compris que c’était un peu moins insupportable à la maison dans le noir), la cystite qui me flingue elle aussi deux nuits de sommeil et une journée aux toilettes avec le bas du ventre en feu mais se calme miraculeusement le dimanche après-midi même si sur ce coup j’ai pas la méga patate quand même, j’ai dormi en gruyère vendredi soir et me suis endormie à 4h30 samedi soir et levée à 10h30 dimanche matin avec deux réveils.

Et un truc chiant, quand je me réveille, je peux pas m’empêcher de calculer le nombre d’heures de sommeil qu’il me reste, ce qui achève de me réveiller. Idem quand je me couche, je sais que je ne fermerai pas l’œil tant que je n’aurai pas calculé le nombre d’heures de sommeil auxquelles je peux prétendre, tâche qui m’est largement facilitée par le réveil à projection murale (ou plafonnale dans ce cas précis) ce qui m’évite une contorsion pour voir l’heure, elle est au dessus de moi.

J’en ai parlé avec Papachéri qui est à Paris pour une semaine avec ses deux petits chez sa fiancée, quand j’étais petite, je calculais tout et lui faisais remarquer dans la rue, par exemple que « Papa, tu as vu, la plaque de la voiture il y a un 4 et un 8 et 4 c’est la moitié de 8 ». Mais il m’a enfin avoué que son « oui, ma grande » cachait en fait qu’il était précisément en train de se dire la même chose. Et j’adorais les carrés magique, quand je faisais des bêtises on me menaçait de me les sucrer alors je me tenais à carreaux et le soir, papa me préparait deux ou trois carrés magique que je remplissais avec délice.

Ah… J’ai pas eu une enfance facile… On avait appris par cœur presque avant de savoir marcher avec les frangins le carré et le cube de 17, nombre fétiche de papa. Du par cœur, on comprenait rien et quand il nous demandait « 17x17 ? », on braillait en cœur « 289 ! » idem pour 17x17x17 = 4913, je le soupçonne d’avoir pris un certain plaisir à se la péter auprès de ses collègues scientifiques avec des enfants aussi savants.

Ceci dit, je connais aussi ses multiples, 17, 34, 51, 68, 85, 102, 119, après ça, je dois réfléchir pour trouver le suivant.

Comment expliquer qu’une enfant qui aimait tant les maths se soit à ce point vautrée en 1ère scientifique ? Moi ça m’intéresse pas que 2+2=4, ça m’intéresse que les multiples de 11 à partir de 10x11 c’est le nombre par lequel 11 est multiplié avec au milieu l’addition de ses deux chiffres, par exemple,

11x17 = 1[1+7]7 à 187.

Prenez ce matin, par exemple, le RER de 6h53 me fait arriver entre 7h28 et 7h31 à Auber, mais ce matin le RER est resté bloqué 7 minutes en gare de La Varenne.

Mais comme il est arrivé à Auber à 7h32, il a rattrapé presque tout son retard car il aurait du en toute logique arriver entre 7h35 et 7h38.

Ca m’occupe des heures entières…

Oh, je comprendrai que vous n’en ayez rien à secouer, mais moi ça m’amuse.

Bref, c'était chouette ce samedi soir avec les p'tits dans l'appart de la fiancée de papa, grosse discussion tous les quatre sur mon taf (et mon percépteur), je vais faire un bilan de compétences, voir si j'ai des possibilités de VAE (validation des acquis de l'expérience) et essayer de faire bouger un peu les choses...

par Fantomette publié dans : Morceaux de la vie de tous les jours
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Samedi 17 février 2007

Pourquoi vous me dites que je parle mal de MaBoîte hors contexte professionnel sachant que je ne parle boulot en mal hors taf qu'ici ? (Oui, oserais-je vous avouer qu'au bureau, mes collègues et moi-même critiquons allègrement la hiérarchie et le fonctionnement global de notre entreprise, réalité ? Exgération ? Frustration de l'inférieur hiérérchique face à ses supérieurs ? Impuissance face à un réel problème de fonctionnement ?)

Chef, y a-t-il une taupe ou êtes-vous arrivé ici par hasard ?

Chef, dites-moi, ne vais-je pas devoir me censurer ici ?

Remarquez, ne me dites pas, Chef, ne me dites surtout pas, je ne pourrais pas écrire en sachant que j'ai mon chef qui lit en loucedé.

N'empêche, quand vous me dites juste après la parution de « mon chef est un con » que vous êtes déçu par la façon dont je parle de MaBoîte en dehors du contexte professionnel (et je vous remercie de ne pas avoir relevé que le support n'est pas professionnel mais que l'écriture est faite sur mes heures de travail), permettez-moi de me demander si vous n'avez pas eu vent de ma vie fantomettesque.

Permettez-moi de confirmer que je me doute que vous ne vous frottez pas les mains en me collant des semaines pareil, je ne vous accuse pas de sadisme. Mais ne me faites pas croire que vous n'avez pas pu prévoir un passage de volante à fixe, un congé mat' et une démission. Et si j'avais été malade pendant ces semaines, qui aurait pris le poste ? Je suis sûre qu'en cas d'urgence (seule volante malade, fixes ne pouvant pas faire les heures supplémentaires) une autre volante aurait été formée.

Je ne travaille pas avec vous et ne connais pas les conditions de travail au siège, même avec votre salaire je ne voudrais pas de votre poste et du portable maudit susceptible de sonner à toute heure du jour ou de la nuit, je sais que certains collègues envoient un sms à 3 ou 4h du matin pour dire qu'ils ne viendront pas traviller. Mais il est dommage de devoir attendre une pression du client insatisfait par une volante fatiguée pour recruter et former. Quoique je ne suis même pas sûre qu'il y aura une nouvelle formée.

« Mon chef est un con » n'insulte pas la personne humaine mais entre autres, le responsable capable de dire qu'il n'en a rien à foutre des conditions de travail de son personnel, le responsable qui, pour un appel urgent a le n° du site pour me parler en direct mais qui, pour un appel qui me déplaira appelle sur mon portable auquel je ne répondrai pas pendant mes heures de travail et dont je ne verrai le message qu'en différé (évitant ainsi la confrontation directe), le responsable qui ne respecte pas ses engagements, à savoir m'avoir promis que je réduirais mon temps de trajet. Chef, permettez-moi de mettre ma modestie de côté, vous connaissez ma valeur professionnelle, j'ai globalement de bonnes relations avec mes collègues, responsables et clients, je ne suis pas absente, pas en retard, je ne suis interdite sur aucun site (ma seule interdiction est une saute d'humeur de l'assistante du DAF sans aucun lien avec ma prestation, vous pourrez vérifier auprès d'Ex-Cheffe), il est dommage qu'il n'y ait pas de retour plus positif alors que des personnes comme celle qui a abandonné son poste sans préavis avait déjà à son actif une désertion réglée par un retour en échange d'une augmentation, faut-il agir comme ça pour être augmenté ? Dommage que MaBoîte ne donne pas l'impression de mieux considérer son personnel. Remarque déjà faîte à Mme Mobilité.

Donc je ne retire aucune de mes paroles, j'espère bien avoir un point de vue plus clément envers vous et MaBoîte quand les plannings se seront calmés. Même si je ne pense plus à présent m'attarder dans MaBoîte, je suis en effet profondément déçue que le poste de chef hôtesse m'ait été refusé, je ne projette pas une carrière de volante, ne serait-ce que pour mes nerfs, je craque trop souvent/facilement, je trouve dommage que pour gagner une demi-heure de mon sommeil mon copain accepte de faire une croix sur 3 ou 4 heures de son sommeil car quand il ne le fait pas on est trop décalés l'un par rapport à l'autre, mon travail -qui pourtant m'intéresse- ne vaut pas que je lui sacrifie ma bonne humeur et mon moral.

Je vous prie, Chef, d'accepter mes excuses si vous avez été blessé, je veux bien comprendre votre point de vue, vous avez vous aussi une hiérarchie. Mais quand on se sent considéré comme un pion sur l'échiquier corvéable à merci, on n'arrive pas à être empathique ou modéré dans ses propos.

Bon, je vous aurait bien écrit plus longuement mais l'Homme vient de mettre le Mont d'Or au four, il y a du pain frais et c'est l'heure de l'apéro et pis merde, c'est le week-end, je vais pas me moisir le moral avec le taf.

Veuillez agréer, Chef, mes sincères voeux de bon week-end.

Bien cordialement,

Fantomette.


PS: Chef, rappelez-vous s'il vous plaît de ne pas me dire si vous lisez ce mot ou non, je ne veux pas me censurer, je vous saurai un tas de gré de me laisser dans le doute.

par Fantomette publié dans : Au travail...
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