Y’a des week-ends comme ça.
A peine fini, un contrat tacite nous pousse à ne jamais plus en parler…
Tout a commencé vendredi soir.
Je devais manger chez mes ex-collocs avec l’Homme, jusque là, rien de très palpitant. On a mis plus d’une heure pour relier mon dixième arrondissement à Clamart. Périph bouché de chez bouché. Mais bon, ça pourrait paraître insignifiant sans le long week-end qui a suivi.
Samedi matin, alors que je savourais délicieusement cette grasse matinée après une semaine levée à 6h, un faux mouvement (je ne comprends toujours pas ce qui a pu se passer), et mon dos se bloque. En bas du dos, dans le creux des reins, à droite de la colonne vertébrale. Une douleur aiguë qui m’envoie des décharges de douleur qui iront même jusqu’à m’arracher une ou deux larmes. Je suis pas bien. L’Homme sait pas trop quoi faire, il est pas médecin, moi non plus. Après quelques tentatives pour échapper à cette atroce torture, je cède à l’idée de la poche de glaçons. Il fait chaud sous une couette. J’en ai mal tellement c’est froid, ça me brûle. On enveloppe (enfin, « on »… « il ») le tout dans une serviette, c’est moins douloureux mais c’est froid. Je crois qu’on appelle ça le comique de situation. Un samedi matin, moi gémissante de douleur allongée comme une flaque sur le ventre à respirer lentement et profondément pour me concentrer sur autre chose que la douleur, lui baillant tout ce qu’il peut de son sommeil à rattraper, me tenant ma poche de glaçons sur le bas du dos, menaçant de s’endormir à tout instant. Ca nous fait finalement rire. Enfin, moi ça m’arrache juste un rictus.
Mais ça passe pas. Je me lève, pliée en deux, la main appuyée sur le point douloureux et me traîne jusqu’à mon sac pour tenter une surdose d’antalgiques. On essaye des exercices d’assouplissement pour chauffer le muscle.
« Assieds-toi, reste bien droite et penche toi vers moi en restant droite.
-Comment tu veux que je me penche vers toi si je dois rester droite ?
-Non mais je veux dire tu gardes ton dos droit et tes épaules perpendiculaires à ta colonne mais tu te penches sur le côté vers moi.
-Je vois pas
-Assieds-toi, je te tiens les épaules, là, et tu fais comme si tu voulais poser ta tête sur moi mais sans tourner, juste en te penchant sur le côté
-Ah ok »
Je tombe, incapable de contracter mon muscle et m’écroule sur l’Homme.
Puis tente le tout pour le tout, les exercices de respiration et de massage par l’intérieur, je préfère qu’on ne touche pas à mon dos, si on n’est pas pro c’est un coup à vraiment finir bloquée pour de bon. Allongée sur le dos, les genoux sur la poitrine dans les bras à respirer très profondément. L’air qui entre et sort des poumons « masse » de l’intérieur.
Suite et fin demain
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