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Mercredi 31 janvier 2007

Il en parle si bien que ce n’est pas la peine d’en rajouter. C’est celui-là le livre qu’il m’a offert, qui n’existe pas en version poche (ce serait d’ailleurs dommage), un siècle de lettres d’amour. Je n’ai bien évidemment pas résisté à la tentation de l’emmener avec moi ce matin, bien protégé dans une poche en plastique. Un peu encombrant dans un RER blindé, certes.

Mais contenant cette phrase qui m’a fait un bien fou du fond de ma guimauve.

« Les plus belles histoires d’amour ne sont jamais mièvres ».

 

Eh ben, heureusement qu’on n’est pas mièvres, sinon, qu’est-ce que ça serait !

Bref, on a roucoulé toute la soirée, comme il le dit si bien on s’est rendu compte à un moment que « Attends, je rêve pas là, ça fait 10 minutes qu’on parle bébés », le couscous a été vainqueur par satiété, j’ai oublié mon sac à main au resto, on s’est couchés tard (vers 23h, ce qui est tard quand le réveil sonne aux aurores), je suis éclatée, même pas maquillée (et mal démaquillée d’hier).

Bon, je retourne à mes salles de réunion et à Maria du room service qui roule les « r » en trimbalant les thermos de cafés pour les pédants qui nous traitent comme des sous-merdes.

Exemple

« Fantomette, bonjour,

-J’ai besoin d’une salle pour 6 personne de suite avec une vue sur parc pour des clients pour la journée

-Je n’ai plus rien de libre avant 12h30 et rien sur une grande tranche horaire mais uniquement des dispos de une heure à deux heures.

-Ecoutez, je suis avec des clients importants, j’ai besoin de cette salle

-Oui mais je ne l’ai pas.

-Enfin, mademoiselle, c’est inadmissible qu’on ne puisse pas trouver une salle pour des clients quand même !

-Vous savez, on réserve des salles plusieurs semaines voire plusieurs mois en avance, si vous oubliez de réserver vos propres réunions on fait en fonction des dispos mais en aucun cas on ne peut de notre propre chef libérer des salles occupées par d’autres, si vous voulez je vous donne les noms de tous ceux qui ont réservé aujourd’hui dans les salles et sur la tranche horaire qui vous intéresse et je vous laisse vous arranger avec eux.

-Vous les appelez et vous me tenez au courant ?

-Non, je vous laisse leur noms et vous voyez, vous, directement avec eux, ça ne relève pas de mes fonctions. »

Là, le truc difficile c’est de prévoir à quel moment il va me raccrocher au nez, furax et d’éviter l’explosage de tympans en écartant le combiné au bon moment de mon oreille.

Depuis que Chef m’envoie bosser à 8h à Neuilly à l’autre bout du monde comme avant que je change d’équipe, j’ai décidé qu’à aucun moment je n’outrepasserai mes fonctions, à savoir les consignes obligatoires, point barre. Aucun service rendu, aucun extra.

J’en ai prévenu la chef hôtesse qui a fait semblant de compatir (mais en fait elle s’en fout) que je ne ferai aucun effort, ça la fait visiblement chier, malheureusement, mon contrat m’impose de respecter les consignes mais pas d’en faire plus, tout ce qui n’est pas contractuellement obligatoire, je ne le fais plus.

Je deviens une chieuse procédurière, comme mon chef « Désolé, on est en manque de personnel, on comprend bien mais on n’a pas le choix, on fait tout ce qu’on peut pour vous alléger, malheureusement on est aussi soumis aux aléas des absence et postes vacants, bon courage » (à la chef hôtesse il a dit « Elle est volante, elle va là où on lui dit d’aller, c’est tout », vous noterez que ce n’est pas le même discours). Du coup je bosse moins et ne fais aucun effort pour rendre service à ces messieurs et leurs clients importants, et j’adore ça. Je dis assez souvent que « Désolée, ça ne relève pas de mes fonctions »

Je deviens sadique, j’adore envoyer des mails en réponse à une annulation tardive de déjeuner « Conformément aux accords passés avec la restauration, pour toute annulation moins de 48h à l’avance, vous serez facturés à hauteur de 50%.

Bien cordialement,

Fantomette »

Pendant ce temps je lèche les bottes de la cliente et de Maria, l’une parce quand même, la cliente, faut lui lécher les bottes. J’aime pas mon chef mais la cliente n’y est pour rien, un peu de professionnalisme bordel ! Maria parce qu’elle me livre mes cafés à mon bureau et me gave de viennoiseries restée dans les salles en fin de réunion (et on s’étonne que j’enfle comme une barrique ?). Maria on peut pas lui refuser un croissant, c’est comme refuser la tartine de rillettes que vous offre votre grand-mère qui a connu la guerre, c’est pas possible.

Je travaille, certes, loin, mais je me la coule douce. J’en glande pas une et suis payée à manger des pains au chocolat avec du café frais coulé et pas le truc immonde de la machine.

Dommage qu’il faille se lever si tôt…

par Fantomette publié dans : Au travail...
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Mardi 30 janvier 2007

Promis, ce fond ne reste qu'aujourd'hui...

Bon, aujourd’hui ça fait un an.

Ca fait un an que je suis amoureuse de l’Homme.

Je vous entends au fond, là dire que « Eh l’autre, même pas possible on tombe pas amoureux le premier jour ».

Je vous emmerde, ça fait un an pétantes que je suis amoureuse de lui, la preuve, la nuit du 30 au 31 janvier dernier j’ai pas dormi. Pas parce qu’on a fait l’amour comme des bêtes toute la nuit, non, il m’avait ramenée chez moi en fin de soirée et était rentré chez lui mais parce que je savais qu’il se passait quelque chose.

Aucun autre m’avait fait ça, aucun homme m’a empêchée de dormir comme ça. Je me souviens que toute la nuit je me suis repassé en boucle notre premier baiser, la moindre de ses paroles (« J’ai demandé ‘A bientôt ?’ et il m’a répondu ‘A demain !’ ça veut dire qu’il veut qu’on se revoie »), j’ai demandé son avis à Divine qui était d’accord avec moi et je suis arrivée au taf décalquée mais heureuse. Et quand le soir il m’a envoyé par sms « T’es là ? » Alors que je venais de m’endormir, j’ai répondu « Oui ! » et j’ai fait « Allô allô » deux ou trois fois avant de répondre quand il m’a appelée pour pas qu’il sache qu’il me réveillait.

J’ai stressé à mort quand il m’a présentée à ses parents, j’avais peur qu’ils me trouvent pas bien, la première fois qu’il m’a dit « je t’aime » j’ai cru mourir de bonheur.

Chaque nuit que je le sens près de moi, chaque fois que je tends le pied sous la couette pour rencontrer sa jambe et sentir un petit centimètre carré de sa peau du bout de l’orteil juste pour me dire qu’il est bien là, chaque fois que je rencontre sa peau, sa bouche en me réveillant le matin, chaque fois que je lui prépare son café (au lait avec un sucre), chaque fois que je me demande ce que je pourrais faire à manger qui lui ferait plaisir, chaque soir quand je lui envoie le sms « J’arrive dans 25 minutes » pour qu’il vienne me chercher à la gare, je sais que je suis amoureuse de lui.

J’avais dit qu’il y aurait une photo de moi pas floutée pour ma deuxième année de blog, en fait ça sera des photos de nous. Bien évidemment, si monsieur est d’accord, sinon je les retire…

Parce qu’en plus d’être super amoureux, on est super beaux et super photogéniques (aucun de ces clichés n’a été « posé »).

En mars, photo prise par Lola aux Buttes Chaumont

 

 

 

 En juin sur la terrasse chez Maman

 

 

 

A une Christmas Party chez une collègue début décembre

 

 

 

Tu sais que je t'aime, toi ?..

par Fantomette publié dans : l'Homme
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Lundi 29 janvier 2007

Je viens de recevoir un mail de l’Homme avec un lien vers le coin où on passe nos vacances au ski en mars. Ouch ! On dit que les loyers parisiens sont chers mais quid de 900€ la semaine pour 65m² avec un seul lit 2 places (squatté bien évidemment par le couple qui se tape toute l’organisation pendant que nous on attend au chaud qu’on nous dise ou&quand) ?

Oui, le coin est sympa, c’est vrai, au milieu de la station, près de tout, etc. mais quand même !

Pour info, c’est ici.

Je sais pas skier, j’y suis jamais allé, n’est-ce pas un peu présomptueux de commencer par les Alpes ?

L’hiver prochain, Biquette si tu es toujours partante, on se fait les Pyrénées entre pauvres ? Parce que je trouve quand même ça très cher, là j’avais dit oui alors j’y vais et j’y vais pas pour tenir parole mais parce que ça me botte vraiment d’y aller, mais je sais pas si c’est encore un réflexe de radine, j’ai peur que ça me gâche un peu le plaisir de payer pas loin de 800€ pour une semaine de vacances… Alors que finalement, moi, la luge j’adore ça, et l’Homme m’a dit que ce serait blindé de monde, c’est comme aller à la plage à St Tropez en plein mois d’août, quel plaisir peut-on avoir à quitter Paris, le métro blindé et les bousculades pour retrouver ces mêmes parisiens sur les pistes ou sur la plage ?

Je suis trop souvent partie en vacances sur les plages désertes de Vauville (et oui, une eau à 21°C est tout à fait supportable) où à la neige hors saison en avril dans des bleds paumés avec personne (où il faut accepter une heure de route pour trouver de la neige parce qu'il n'y en a plus à moins de 2000m à cette époque) mais ça m'a toujours paru normal de pas avoir les éléments naturels à mon service à portée de ma main où je veux et quand je veux. A Vauville j'ai l'ai pur, la campagne, la maison de famille, la vue sur la mer de la terrasse, la plage qui me tend les bras et les galets en forme de coeur. Il fait frais ? Normal, on est en Normandie ! Je sais pas si c'est par anticonformisme, misanthropie ou autre mais aller là où va tout le monde en même temps que tout le monde, j'ai du mal...

Je suis malheureusement sceptique, j’attends d’être convaincue…

par Fantomette publié dans : Morceaux de la vie de tous les jours
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Vendredi 26 janvier 2007

Voilà, un an aujourd'hui et je voudrais vous remercier, vous qui êtes toujours de plus en plus nombreux aussi nombreux tous les quatre de venir chaque jour.

Bilan de cette année de blogage ?

Principale nouveauté dans ma vie : l’Homme, évidemment qui m’apparut à 15h34 le 30 janvier dernier avec ses yeux bleus et son sourire et son fameux « tu crois qu’on pourrait continuer cette discussion dans un lieu un peu moins professionnel ? », mon bégaiement, mes mains collées au bureau pour noter son n° parce que mes mains tremblaient, j’étais toute troublée. Beau grand fort et sexy, moi qui venais de me faire larguer par email comme une malpropre par un journaliste lyonnais raté qui plafonnait à 1,70m et m’empêchait de porter des talons, j’ai rendu leurs lettres d’honneur aux escarpins vertigineux. C’est dommage, vérification faite, de rage j’ai supprimé tous ses mails (au journaliste miteux), c’était une rupture belle, romancée expliquant qu’il était un gros chat fainéant cloué au sol pendant que moi, petit écureuil habile sautais de branche en branche, vous voyez le registre ?

Bref, l’Homme a sauvé ma vie sentimentale qui ressemblait plus à une bouche d’égout qu’à Barbara Cartland quand je me penche sur mes ex j’ai presque honte du ramassis de loosers qui ont traversé mon existence, y’en a un pour qui je garde une grande estime, un seul, c’est Rodolphe en seconde qui est un mec exceptionnel, gentil, intelligent et tout (oui, oui c’est moi qui l’ai quitté pourtant alors que je me suis souvent faite larguer par des ratés). Mais le reste…

Bref, conséquence directe de cette rencontre, première saint Valentin en couple avec des cadeaux gnan gnan de l’ordre de tout ce qui a une forme de cœur de couleur rouge (j’adore !).

Ce blog m’a fait tomber nez à nez avec un copain de lycée (en fait, l’ex de LaChérie)qui a retrouvé mon prénom dans les archives et a fini par se douter qu’il devait pas y en avoir des masses avec le même et que oh ! étrange, sa vie correspond à celle que je connais  (le « passé une nuit » n’inclut rien de sexuel, j’avais 15 ou 16 ans et un pyjama bleu à faire débander Rocco Siffredi) depuis, il s’est avéré qu’on n’avait pas plus d’atomes crochus qu’il y a quelques années et paf, plus de nouvelles. Mais anecdote chouette.

Puis papa a appris eu cours d’une conversation entre lui, sa fiancée, L’Amico et moi que je tenais ce blog, a envoyé un petit mail à l’Homme pour en avoir l’adresse mais l’Homme ne l’avait pas… J’ai fini par lui donner, n’ayant eu aucune nouvelle quelle qu’elle soit, je n’ai aucune idée de s’il passe parfois ici ou non. Puis je l’ai filée à l’Homme, c’est vite lourd de passer ma vie à supprimer tout l’historique du navigateur, les fichiers temporaires, et tout à chaque passage. Il avait d’ailleurs ouvert le sien, maintenant, si lui est à peu près certain d’avoir en moyenne une mise à jour tous les deux ou trois jours au grand max chez moi, je passe ma vie à guetter et espérer une note chez lui… Surtout quand il parlait de nos engueulades, avoir pendant des semaines en page d’accueil qu’on s’était frités est un peu désagréable, mais j’allais pas lui dire « par pitié, écris n’importe quoi mais vire-moi ça », il fait ce qu’il veut.

En fait à trois ou quatre jours près, ce blog a l’âge de ma relation avec l’Homme…

On fête notre année mardi 30 lui et moi !

Bref, j’avais des dizaines de textes que je m’envoyais par email pour être sûre d’en garder une trace, certains complètement obsolètes, d’autres trop intimes qui atterriront peut-être là un jour de trou d’inspiration ou que sais-je... Y’en a que je trouve chouettes mais j’y parle d’autres hommes alors ça peut manquer de délicatesse envers l’exemplaire d’homo erectus le plus séduisant que je connaisse (oui, je parle de toi grand fou).

Je blogue du bureau, rarement de la maison, j’ai autre chose à y faire comme des *** à l’Homme ou le repassage ou autre d'où ma fréquente absence le week-end.

Bon, je repars pour une année, peut-être serez-vous 8 ou 9 dans un an à venir tous les jours ici. Je déconne, il y a sept ou huit mois,  vous étiez environ une centaine, voire 120-130 à passer chaque jour puis vous m'avez boycotté sauvagement sans m'expliquer pourquoi, aujourd'hui c'est à peine 75 ou 80. Je m'en remets, la preuve, je suis toujours là. Et même si je ne me résous pas à raconter ma vie sexuelle pour augmenter mes stats je reste rêveuse face à ceux qui comme Laurel ou Boulet plafonnent aux environs de 20 000/jour.

J'ai me bien relire les archives, je suis bien, là, j'y reste, je montrerai peut-être ça un jour à mes gosses, mes frangins, ma mère, que sais-je...

Dans 4 jours on fête notre année, mon cadeau a beau être prévu depuis un moment, je flaire le retard indépendant de ma propre volonté, pas grave, en attendant le vrai j'en ai un petit pour faire patienter.

 

Pour l'année à venir, je me prédis :

une année de plus dans les bras de l'Homme pour qui je me consume d'amour depuis le premier jour

une photo de moi ici

des névroses et peut-être un retour chez le psy (je sens que ça me ferait du bien)

et qui sait, peut-être un déménagement, une taille de moins, un filleul (tu me l'as promis en seconde que je serais la marraine de ton premier), un nouveau boulot, enfin, ces choses banales et pas vraiment rares qui arrivent à tout le monde mais deviennent importantes quand elle nous touchent nous perso.

 

 

 

Bien à vous,

 

 

 

 

Fantomette

 

par Fantomette publié dans : Le premier jour
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Jeudi 25 janvier 2007

 

C’est un fait, j’adore être courtisée. Comme nous tous, en fait. Autant je supporterais pas qu’une pétasse lorgne sur mon mec (j’ai horreur de la concurrence), autant je ne comprendrais en toute innocence pas que l’Homme s’offusque de l’inverse, c’est mon côté princesse.

Bref, j’ai rencontré virtuellement par hasard un mec via mon profil msn l’été 2004, le courant passe, plusieurs mois plus tard il passe à Paris, on en profite pour se voir, il passe une soirée chez moi à discuter jusqu’à 5h du mat puis réintègre l’appart de son pote puis la gare de Lyon. Pour me dire quelques jours plus tard qu’il ne me pensait pas si belle (on n’avait fait que parler on savait pas à quoi ressemblait physiquement l’autre), tout ça, bref le plan « je regrette de pas avoir profité de l’occase ». Pas moi, sympa, très sympa même, mais rien de plus. J’essaie de faire passer le message que… Bref, comment dire… NON ! Mais il insiste, passe son temps à me faire tout plein de compliments… Puis perte de contact, je ne me connecte plus sur msn et de toutes façons il est bloqué depuis un bail. Puis échanges de sms récemment avec le dernier cet aprèm :

Lucas ->Fantomette « Si je monte à Paris, tu veux qu’on se revoie ? Bonne année et tout le tralala… Mille bisous et Paix sur ta route »

 

Fantomette -> Lucas « Oui, pourquoi pas, tu es quand sur Paris ? »

 

Lucas -> Fantomette « Je ne sais pas encore quand… Mais tu ne réponds pas à la question… Tu as envie de me revoir ? »

 

Fantomette ->Lucas « Du moment que de ton côté aussi c’est amical sans ambiguïté, oui, ça me ferait plaisir de te revoir »

 

Lucas -> Fantomette « Malheureusement non… Regrettable différence d’envie… Paix sur ta route ».

 

Si vous saviez comme sa réponse me fait plaisir, j’adore avoir mon petit cheptel d’admirateurs… De temps en temps il y en a un qui revient à la charge, plutôt que dire clairement « Non, désolée, je suis plus libre », je prend un pied fou à raconter ma vie sentimentale qui est un amas de guimauve arc-en-ciel. J’adore être convoitée mais adore encore plus conclure sur un « Nan, c’est gentil mais j’ai déjà Mister Univers à la maison », j’adore le « c’est gentil mais » qui ridiculise complètement la tentative adverse.

Ca me met de bonne humeur pour la journée !

par Fantomette publié dans : Fantomette a encore frappé
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Mercredi 24 janvier 2007

Coup de nostalgie…

Ca me prends parfois… Mais j’en parle pas trop à l’Homme, j’ai pas envie qu’il comprenne ça de travers ou qu’il interprète mal ce que je lui dirais…

Hier j'ai passé plusieurs heures en poste avec une collègue algérienne, qui a quitté Alger il y a 7 ans pour études, qui y retourne régulièrement et qui est un peu nostalgique de "sa" ville. Elle regrette pas d'être venue à Paris, loin de là. Mais parfois elle se dit que la vie est quand même plus douce là-bas.

Pareil pour moi.

Parfois j’en ai marre de cette ville de fous, j’en ai marre de respirer de la pollution toute la journée (depuis que j’ai arrêté de fumer, j’ai paradoxalement l’impression de respirer directement à la sortie d’un pot d’échappement, je sentais moins la pollution avant), de faire un taf de déglingués, de passer ma vie dans le RER ou à attendre.

L’Homme sait ce que j’en pense, je veux pas lui mettre la pression à ce sujet, on en a déjà parlé et c’est pas à l’ordre du jour. Mais la vie en province me manque. Quand on s’est rencontrés, je projetais de revenir m’installer à Nantes et… Evidemment je suis restée, un homme comme ça, ça vous coupe l'envie de retourner au chaud chez votre mère. Mais plus le temps passe plus je me rends compte que les soi-disant avantages de Paris sont mille fois compensés par les réels avantages de la province, de ma province à Nantes-La-Magnifique.

Point de vue matériel : les apparts sont deux fois moins chers (ma sœur est étudiante et vit dans un F3 de 62m² qu’elle paye seule avec ses bourses, ses APL et son baby-sitting, à Paris c’est 9m² pour le même prix). Une copine a acheté à 20 ans un petit deux pièces, 25m², elle l’a payé 36 000€ il y a trois ans. Elle est étudiante et rembourse moins cher qu’un loyer. Même les courses sont moins chères et la carte de transport pour tous les transports en communs de l’agglomération Nantaise (y compris les TER de l’agglomération) coûte moins de 20€/mois. Mes parents, pourtant très loin de rouler sur l’or (une instit en congés parental depuis 8 ans et un musicien intermittent du spectacle), ont pu acheter deux studios en plus de leur maison (ok, un peu aidés par un chèque du papy pour le premier mais payé cash pour le deuxième, vu la retraite de misère que l’état accorde à ces gens-là, c’est pas du luxe d’investir et c’est possible).

Point de vue qualité de vie : moins de stress, plus de sourire. Les gens te laissent sortir du tram sans pousser pour entrer et laissent leur place aux vieilles et aux femmes enceintes. Quand je me ballade avec mes sœurs, on nous laisse des places parce qu’il y a des enfants. L’air est pur, il y a du vent (j’adore le vent). Tu t’ennuies le dimanche ? En 45 minutes tu es à la mer, à Pornic. Et la mer en hiver c’est superbe (en été aussi mais les gens pensent moins à aller à la mer en hiver), il n’y a personne, tu te remplis les poumons, le chocolat chaud du vieux port est divin, et on dort bien le soir (escalader les rochers avec 80km/h de vent ça fatigue !) ; les espaces verts font plus de 20m² et ne sentent pas le gasoil. Il pleut plus mais il fait moins gris, en fait, où il pleut franchement où le ciel est découvert mais le crachin ou le temps pourri grisâtre est bien plus rare qu’à Paris. Toutes les boulangeries vendent du Kouign Amann et on trouve du Chouchen chez Monop, et Leclerc vend de la bière du Bouffay (le Montmartre nantais). Il y a le parc de l'Île de Versailles, un jardin japonais le plus beau du monde de France, et en centre ville en plus !

Point de vue pratique : comme à Paris il y a des transports bien foutus, ma mère vit en proche périphérie et la tram nous pose en centre ville en à peine 20 minutes, la nuit du samedi soir un bus fait le tour des boîtes pour ramener les gens bourrés chez eux.

Revers de la médaille ? Moins facile de trouver du boulot, il y a moins d'entreprises évidemment. Boulot moins cher payé, plus de chômage qu'en région parisienne mais la vie est facile 20% moins cher (le demi est à 2€, 2,50€ maxi !), moins de services, surtout la nuit (très peu d’épiceries ouvertes tard et le dimanche ou tard le soir, il n’y a qu’un tabac ouvert au centre ville avec une queue de 50 mètres à l’extérieur), moins de musées, de théâtres, de cinémas (mais moins chers encore une fois !), le froid est plus humide à cause de la proximité de l’océan.

L'Homme, ne prends pas ça comme une demande ou une pression quelconque, Tu sais ce que j’en pense, je sais ce que tu en penses, le spleen me prend d'un coup, mais je veux pas te poser et ne te poserai pas d’ultimatum à ce sujet. Juste un coup de blues, de nostalgie…

par Fantomette publié dans : Moments qui font rêver
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Lundi 22 janvier 2007

J'ai l'impression que mes oreilles vont éclater, j'ai chaud, j'ai l'impression de respirer du papier de verre, j'ai mal à la gorge, je tousse, je transpire.

Non, j'ai pas la grippe.

Je viens de courir 12 minutes.

12 minutes.

La dernière fois que j'ai enfilé un survet j'étais en terminale, vers avril-mai 2003 (après, dés la mi-mai, je suis plus allée en cours, mais j'ai eu mon bac avec mention en passant la semaine de révision d'avant les exams en boîte avec ma pédale espagnole qui passait trois semaine en France chez moi).

Bref, ce matin, je me sentais vraiment grosse, déjà depuis hier après avoir mangé chez M. et Mme Parentsdelhomme je me suis sentie énorme. Mais quand on mange chez eux c'est normal, on se sent toujours gros.

Pourtant ce week-end on n'a pas bouffé tant que ça, poulet à la ratatouille et tagliatelles vendredi soir dans mon ancien appart, samedi j'avais la gueule de bois alors un croissant et un pain au chocolat dans la journée + saumon-riz le soir, dimanche matin, pas de petit déj bicôze levés à 11h30 et on est invités à déjeuner, bon, ok, hier midi, grosse bouffe, gâteaux apéro, alcool, rôti de je-ne-sais-quoi farci, frites, fromage qui pue et qui coule, kouign amann (une demi-part j'en pouvais plus, l'Homme l'a finie) + le chocolat que je n'ai pas réussi à refuser

« Ecoutez Mme Mamandelhomme, je vous assure que je n'ai plus faim du tout

-Mais non, pas besoin d'avoir faim pour manger un chocolat ! Tiens, prends en un j'te dis »

Il est bien le fils de sa mère le bougre !

Du coup hier soir, une soupe aux nouilles chinoises et plus tard une autre soupe en sachet.

MAIS COMMENT EST-CE POSSIBLE DE PRENDRE 2 KILOS DANS LE WEEK-END ???

Putain, ce matin me sentant pleine de grosse femme, je me pèse.

Bordel de Dieu, 68kg.

Les deux kilos de la clope sont revenus.

On n'a pas courru ce week-end alors c'est décidé, j'y vais, me dis-je. Je bosse que ce soir à 16h30, j'ai le temps. Survet, t-shirt, soutif qui m'enverra pas les nibards se ballader en liberté (ils sont petits mais épris de liberté les bougres), baskets, chignon, c'est parti. Deux fois le tout du pâté de maisons. Et je me sens moi aussi en train de mourir d'une infection pulmonaire, mes poumons me brûlent. Désolée l'Abbé.

Dire qu'à Nantes, entre la piscine et le vélo je pesais 10kg de moins. J'allais tous les jours à la fac à vélo = 30km aller et retour. Enfin, quand j'allais à la fac deux ou trois fois par semaine, c'était en vélo, je payais plus de carte de bus, je faisait tout à vélo, les sortie, dire bonjour à ma mémé, rendre visite à mon amant à l'autre bout de la ville (20km), tout. J'allais en vélo à la piscine faire ma demi-heure de longueurs (pour 0,58€ la séance, merci la province), j'allais chercher mes soeurs à l'école avec le vélo de maman où était attelée la cariole avec Crevette et Coeurette dedans et La Belle à côté de moi elle aussi à vélo, j'allais à vélo faire des cabrioles dans la forêts et me manger des racines et le sol, tomber dans la boue et revenir sale mais contente, j'allais aux restos du coeur à vélo, les bénéficiaires me l'ont jamais piqué pourtant il était pas attaché, tout vous dis-je. Mon vélo et moi, moi et mon vélo, mon fidèle destrier, mon Jolly Jumper.

Pourtant je clopais à l'époque, mais le souffle nickel (forcément, une moyenne de 15 ou 20km/jour, ça entretient), la silhouette nickel aussi après un an de ce rythme (petit ventre mignon, fesses rondes et sexy, jambes fuselées, seins quasi absents, forcément).

Je sais donc que je suis capable d'avoir une activité sportive semi-intense et de pas mourir après 12 minutes de course. Le tout c'est de s'y remettre...

Et de retrouver mon corps de rêve.

par Fantomette publié dans : Fantomette a encore frappé
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Lundi 22 janvier 2007

Cette nuit j'ai rêvé que j'étais à l'hosto pour aller voir l'Abbé Pierre, et que je lui demandais comment les gens l'appelaient habituellement, si je devais l'appeler « Abbé Pierre », « Monsieur l'Abbé », « L'Abbé », « Pierre », tout ça, je ne me souviens plus de ce qu'il m'a répondu, mon rêve était en noir et blanc et de mauvaise qualité comme un film de Chaplin des années 30. Me suis réveillée amusée, je fais toujours des rêves à la con, voilà que je me mets à rêver que j'interviewe l'Abbé Pierre tiens !

Pis ce matin j'apprends qu'il est mort.

Ouais, je sais, il avait 94 ans.

Mais des types comme lui ça devrait pas mourir.

par Fantomette publié dans : Quand la vie devient pourrie
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Vendredi 19 janvier 2007

Journée de fin de tolérance aujourd’hui, ai traité de minable le mec qui a balancé à la Chef Hôtesse que je partais 10mn en avance (pour gagner 40mn de trajetôtesse, Ô joies des bus qui se raréfient passé 21h), qui est venu me dire que j’en-ai-marre-que-tout-le-monde-il-m’aime-pas-c’est-pas-vrai-c’est-pas-moi et est ensuite allé pigner à la Chef Hôtesse venue me sermonner « C’est pas bien de traiter ses collègues de délateurs surtout que c’est faux » après qu’une collègue m’ait dit qu’elle a entendu le délateur en question appeler la Chef Hôtesse pour dire « Pour qui elle se prend ? C’est 20h pour tout le monde, ça fait plusieurs jours qu’elle part à moins 10 je vois pas pourquoi elle aurait un traitement de faveur ».

 

Puis les nerfs qui lâchent, j’explique à la Chef Hôtesse :

 

-que j’ai changé d’équipe pour justement avoir moins de transports,

 

-que je vis loin

 

-que tous les soirs depuis deux semaines je cavale du site au métro (10mn de marche, 5mn de course), du métro au RER (parce que systématiquement le train est annoncé « à l’approche » alors que je suis encore loin du quai) pour m’asseoir dégoulinante dans le RER parce qu’à l’arrivée c’est un bus toutes les demi-heures et que ça m’arrangerait de pas le rater mais que je le rate tous les soirs quand je pars à 20h et pas moins 10

 

-que j’ai intégré cette équipe pour arrêter de bosser dans le 92

 

-que ça fait deux semaines que TOUS les soirs je finis à 20h dans le 92 et que je me tape la moitié de l’Île de France à traverser dans un RER qui pue

 

-que je vois plus mon mec parce que je rentre c’est manger-dodo parce qu’il est tard

 

-que j’ai eu un hiver atroce l’an passé et qu’à cause de ça ma résistance émotionnelle face à ce genre de situation diminue de jour en jour

 

 

Et je crois qu’elle a compris ma détresse puisqu’elle s’est arrêté tout net de me faire des remontrances au sujet du fait que j’avais traité le minable de minable et qu’elle m’a dit qu’elle allait envoyer un mail à Chef pour lui dire qu’il fallait plus que je vienne parce que c’est trop loin.

 

Ce que j’ai déjà fait.

 

Réponse ? « Désolé, on n’a pas le choix, on est en manque de personnel, on fait ce qu’on peut, sincèrement désolé, bon courage et reposez-vous bien ce week-end ».

 

Alors ce soir je vais aller boire et manger dans mon ancien appart avec mes deux anciens colocataires et le mec de l’un d’eux, je voudrais picoler mais demain à 8h j’ai auto-école et je ne tiens pas à y arriver avec de l’alcool dans le sang ou une gueule de bois carabinée.

 

Pis de toutes façons, l’Homme est à la soirée CE de sa boîte qui lui paye un restau de fou dans le 15ème avec voiturier et vue sur la Tour Eiffel et tout. Lui il paye 20€. Si moi je veux venir c’est 120€. Alors j’ai dit non.

 

Alors je vais picoler entourée de pédés et parler de cul toute la soirée, ça me fera du bien tiens…

 

par Fantomette publié dans : Au travail...
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Jeudi 18 janvier 2007

Je respecte à la lettre (ou presque) deux ou trois préceptes qui m’ont été enseignés par diverses femmes qui ont gardé des hommes longtemps. Vu que je suis incapable d’être une bonne « maîtresse de maison » dans le sens où le ménage et moi avons fait chambre à part depuis une vingtaine d’années il faut bien me rattraper ailleurs, et j’écoute d’une oreille attentive ces conseils précieux.

1– Un homme ne partira pas si tu lui fais de bons petits plats, les hommes n’aiment pas cuisiner et adorent les femmes qui cuisinent pour eux.

2 – Tes 5 kilos en trop il en a rien à foutre tant que tu assures sous la couette, c’est comme ça qu’on garde un homme, pas en ressemblant à un os.

3 – Aucun homme ne résiste à la complimenthérapie, moi le mien tous les ans, à la Saint Parfait je lui souhaite bonne fête, ça mange pas de pain et lui adore. Et ma tante qui a englouti trois maris et leurs fortunes respectives m’a appris en cas de désaccord à toujours dire « Oui mon chéri », on n’en pense pas moins et on a la paix.

Faut-il qu’on les aime nos hommes pour faire des trucs pareils… C’est vrai que depuis presqu’un an, tous les soirs il vient me chercher à la gare et m’évite de longues heures dans les bus de banlieue bondés, en avance ou en retard selon l’humeur du chauffeur (à qui je ne dis à présent « Bonjour » que s’il a moins de deux minutes d’avance/de retard et j’en ai rien à foutre que ce soit ou non de sa faute si c’est à eux qu’on sucrait la prime de ponctualité pour tout retard je suis sûre qu’il y aurait plus de bus à l’heure), ce qui vaut bien des faveurs culinaires et sexuelles. Etant handicapée des compliments, c’est moins facile d’en faire, j’ai toujours l’impression que ça sonne faux et que les compliments ne sont qu’une monnaie d’échange contre laquelle j&rsq