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Jeudi 25 juin 2009

Incroyab' comment je déserte en ce moment. Faut dire que l'Homme est en vacances et que du coup après mes douze pages quotidiennes de icanhascheezburger.com j'ai plus le temps de bloguer.

Pourtant il s'en passe des trucs.

Genre la deuxième échographie mardi.

Très honnêtement, moins émotionnelle que la première, la première on découvrait l'héritier, on le voyait en entier, on découvrait ses petits bras qui bougeaient, ses petites jambes de grenouille, son profil parfait, là, on a plus vu un brouillard, et quand l'échographe disait « là c'est son estomac », t'es obligé de faire « ahin ? » d'un air concentré en te disant que ça aurait été un rein ou un bout de cervelet c'était la même.

Même si, quand même, quand le profil apparaît tu te dis que mon dieu qu'il est beau cet enfant, que sa colonne vertébrale est d'une perfection à pleurer (d'ailleurs tu pleures un peu quand même), que ses petits bras qui boxent le placenta sont trop mignons, et que quand on t'annonce que ton foetus a déjà deux jours d'avance sur la taille de ses jambes par rapport à la taille du reste t'es émue qu'il ait déjà hérité du plus distinctif des traits paternels.

490 grammes, dans les 27-28cm.

Bon, je vous laisse, on doit aller acheter une porte d'entrée et une chatière, nos bébées chattes arrivent samedi (et ont toujours pas de nom, décidément, on a du mal à s'accorder sur des prénoms nous deux).

Par Fantomette
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Vendredi 19 juin 2009

A la suite d'un de ses commentaires, j'avais proposé une tribune à ChocoFraise, qui a accepté.

Début de l'histoire ici : ChocoFraise #1 Présentation.
Suite ici : ChocoFraise #2 La décision.
Suite ici : ChocoFraise #3 Conséquences...
Suite ici : ChocoFraise #4 Ca m'obsède !

Suite ici : ChocoFraise #5 Nouvelle Etape

Suite ici :ChocoFraise #6 LETTRE A MON PERE

Suite ici : ChocoFraise #7 Le 30 janvier 2009 à 14h

Suite ici : ChocoFraise #8 L’inceste, ce tabou et l’AIVI, ma bouée de sauvetage…
Suite ici : Chocofraise #9 Je vous l'avais dit !

Suite ici : Chocofraise #10 Le procès

Suite ici : Chocofraise #11 THE Verdict

Suite ici : ChocoFraise #12 Madame la Présidente de la 7ème chambre correctionnelle du Tribunal de grande instance de Versailles.





Comment ça se passe 2 mois après ?

 

Voilà deux mois que mon père a été condamné. J'ai l'impression que toute cette histoire a été un cauchemard et que je me réveille enfin.

 

Ma dépression n'est pas guérie, loin de là, mais j'accepte ce qu'a été ma vie jusqu'aujourd 'hui. J'accepte mon passé, mon histoire, mes douleurs et je pense que le temps me permettra d'apprendre à vivre avec de mieux en mieux.

 

La lettre que mon père m'avait écrite a fini au feu. Elle m'a confortée dans mon idée première, il est irrécupérable ! Je ne pense pas que tous les auteurs d'inceste ou de viols soient comme lui. Lui, il est vraiment taré et ne se rend compte de rien.

 

Je n'ai pas mon jugement en main, le greffe du tribunal a du retard... Mon combat continue mais il sera administratif cette fois-ci !

 

1. Récupérer mon jugement

2. Récupérer mes dommages et intérêts

3. Changer de nom

 

De son côté, la vie est belle, il est toujours dehors bien qu'il ait été condamné à deux ans fermes !

 

Sinon, quoi dire de plus à part que la vie continue malgré tout, que la dépression étant une maladie je devrais réussir à m'en sortir et que je pense que tout le monde a traversé la phase que je traverse en ce moment, à savoir le doute.

 

Je suis pleine de doutes. Maintenant que toute cette histoire est terminée, j'ai l'impression qu'elle a emporté avec elle tout un tas de certitudes que j'avais. Je ne sais plus ce que je veux faire (avocate, pas avocate ?), j'ai du mal à me projeter dans l'avenir et j'ai du mal à donner un sens à mon existence. J'aurais 25 ans cette année et j'ai l'impression de vivre enfin ce qui devait arriver il y a plusieurs années déjà ! J'ai terriblement peu confiance en moi et je m'accroche tous les jours. Le jour où je penserais au lendemain sans faire de crise d'angoisse, peut petre que ça ira mieux !!

 

Merci à tous pour votre soutient pendant cette année où je vous ai raconté mon histoire. Mine de rien, ça m'a beaucoup aidé ! Je continuerai d'écrire ici, pour la suite et puis parce que ça me fait du bien aussi :) :) !

 

Et restez bien connecté sur le blog de notre chère Fantomette, mon histoire a été suivie par une équipe de journalistes et vous pourrez me voir d'ici peu à la TV... (PS pour Armand : Y a M6 en Belgique ?? héhé...

 

A tout bientôt !

 

ChocoFraise

 

PS : Rodrigue (hahaha), Lucie, Fanny, Ninon, Laura, Mathis...


Par ChocoFraise - Publié dans : Vous avez la parole...
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Lundi 15 juin 2009
C'est fou comme le temps peut influer sur le moral.

Pis en plus, le grand kapital l'a encore envoyé loin de moi, il est parti à 6h30. Alors certes, il rentre demain soir. Mais déjà, me priver de mon homme pendant 48h en ces temps où mon corps bourré d'hormones sanglote devant les photos des bébés animaux de ce site (non mais sans déconner, ils sont TROP MIGNONS, quoi), eh ben c'est pas sympa, mais en plus, il part à Lyon et il peut pas ramener de rosette comme la dernière fois, jusqu'à la naissance de l'héritier, pas de charcuterie par ici.

Alors je couds, tristement.

Pas des couches, j'attends mes nouveaux tissus d'Australie et des Etats-Unis.

Non, je couds une « combi-nomade », un genre de truc que si tu veux sortir avec un bébé qui dort, tu le réveilles pas, tu le poses au milieu et tu l'emballes comme un rôti : (normalement ça tient avec des velcros que j'ai pas encore cousus, j'en ai que du marron)

Je voulais le faire en laine bouille pour le dehors et j'vais pas d'idée pour le dedans, et finalement, au mondial tissu local ils avaient pas de laine bouillie, donc j'ai fait l'extérieur et la doublure en coton tissé classique et une troisième épaisseur cachée au milieu en polaire pour tenir chaud. Ca vient du bouuqin Créations et Maternage dont à propos duquel je vous ai causé il y a pas longtemps.

Et j'attaque une liquette trouvée dans ce bouquin qui m'a coûté le prix d'un tee-shirt pour femmes enceintes et va me permettre de m'habiller de pied en cap jusqu'à l'arrivée de l'héritier, quand tu vois les prix pratiqués pour les vêtements de grossesse, faut limite vendre le premier au marché noir (ou sur ebay) pour avoir les moyens de te payer des fringues quand tu attendras le deuxième, et je déteste l'idée d'être habillée comme un sac sous prétexte de locataire utérin, alors je me couds ça dans le même rouge que l'extérieur de la combi-nomade, et sans le ruban ni les fleurs (ça fait cucul je trouve), mais je conseille en tous cas, ce ne sont que des basiques, que de l'intemporel comme le dit si bien le titre du bouquin, des fringues simples, bien coupées, jolies, basiques, j'ai craqué sur la quasi intégralité des modèles du bouquin, et je suis en virée chez Ikea vendredi prochain pour acheter des tissus à des prix défiant toute concurrence...

Bref, je vais coudre tristement pendant 48h en hurlant à la lune pour qu'on me rende mon homme et en croisant les doigts pour qu'aucune araignée ne pointe le bout de ses paires d'yeux, après deux maousses que l'homme a du assassiner à grand coup d'aspirateur à moins d'1/4h d'écart samedi, j'ai un peu peur.

Le bruit de la machine à coudre devrait les faire fuir.

Par Fantomette - Publié dans : Fantomette enceinte
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Mercredi 10 juin 2009

J'ai vu le doc hier.

Qui m'a longuement expliqué les différences de fonctionnement du métabolisme humain entre le jour et la nuit en jouant à cache-cache avec le p'tit (qui voulait pas se laisser sthétoscoper et était planqué immobile dans un coin reculé de mon utérus) (il a fait la foire dés que le doc s'est écarté) (mon foetus est génial, si jeune et déjà rebelle).

« Et vous le sentez bouger la nuit ? » qu'il me dit.

« Bah... La nuit, je dors, quoi... Il bouge pas mal le soir et le matin mais la nuit...Il est trop petit pour me réveiller par ses mouvements, donc je sais pas. »

Que n'avais-je pas dit là.

2h30 ce matin, réveil.

4h, je me lève, j'en ai marre de tourner en rond sous la couette et je vais réveiller l'Homme à ce rythme.

5h, je me dis qu'il est temps de me recoucher, je devrais pouvoir dormir à présent.

6h, le réveil sonne, l'Homme se lève « dis donc, t'es bien réveillée, toi » qu'il dit. « Ouais, ça fait plus de trois heures que je suis réveillée ». Du coup je commence à avoir les crocs, je déjeune.

6h30, l'Homme part bosser.

J'ai toujours pas sommeil.


Bon, je vais aller faire des couches.

PS : Oui, la nuit il bouge, maintenant qu'on a la réponse à la question ça serait sympa de me laisser pioncer, ok ?

Par Fantomette - Publié dans : Morceaux de la vie de tous les jours
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Mardi 9 juin 2009
Je couds pas mal en ce moment, je m'y remets. Autant je ne veux pas acheter de neuf (ou le moins possible) pour l'héritier et récupérer au max les affaires de l'entourage (j'adore les choses qui ont une histoire, le frère de l'Homme va nous filer le lit de ses fils, j'aime l'idée que mon bébé dorme dans le lit de ses cousins, dans le pyjama de ses tatas,...) autant j'ai envie de faire, de coudre.

Alors je.

J'ai commencé par le plus simple : les sorties de bain en éponge, plus facile tu meurs, histoire de me remettre dans le bain (sortie de bain, se remettre dans le bain... Ok j'arrête) avec les chutes j'ai fait des lingettes lavables en pagaille (pour les fesses du p'tit et les joues de sa mère)

encouragée par ces franches réussites, je me suis lâchée, hop là, la douillette d'hiver rembourrée bicolore à la doublure flashy, rien ne m'arrête, moi !

Je sais, c'est pas dur mais ça impressionne toujours ceusses qui ont jamais touché une machine à coudre.

Emportée dans mon élan, j'ai sorti le bouquin co-réalisé par une copine de ma mère qui me l'a offert en avant première avant sa sortie officielle, Créations Maternage que ça s'appelle, ça se trouve ici et ça a un blog là, et c'est plein d'idées que ça en donne envie de faire des bébés rien que pour leur faire porter ce joli short bloomer ou ces mignons chaussons en cuir (que l'Homme m'a commandés en taille 46). Histoire de compléter ma page de pub, les photos sont de Myriam Gauthier-Moreau donc superbes, et toutes les planches de patron sont dedans en taille réelle.

Bref, je me suis dit que j'allais me mettre à tenter les couches, quand tu vois le prix d'une couche lavable, t'as beau te dire que c'est rentabilisé en pas longtemps, ça coûte la peau des fesses de la mère pour protéger celles du p'tit (dépenser 1000€ en couches jetables, tu t'en rends pas compte, c'est le concept du crédit, c'est un peu tous les mois, lâcher 300€ d'un coup pour une vingtaine de couches lavables, t'as beau te dire que oui mais pas de produits chimiques, oui mais écolo, oui mais rentabilisé rapidement, oui mais... ça reste quand même en travers de la gorge), donc je vais les coudre.

Même pas peur.

Tadaaaaam !!!

Limite plus facile qu'une sortie de bain en éponge les gens, je suis z'émue, je veins de coudre ma première couche en moins d'une heure, polaire pour l'effet fesses au sec, double couche d'éponge et noyau caché en éponge pour être aussi absorbant qu'une pamp*rs (ok, manque le velcro, j'en ai pas de assez large à la maison, mais ça prend pas plus de cinq minutes à faire, ça), et encore, pour la première fallait découper le patron à la bonne taille et c'est plus long. Les rabats-oije me signaleront qu'il manque la tulotte de protection, oui mais j'ai pas encore reçu le tissu imperméable que j'ai commandé sur le ouèbe.

M'est avis que ça va jouer de la machine, mon salon va devenir une annexe du sentier, pic pic pic écartez-vous Fantomette is in the place et elle coud treize couches à la douzaine, tellement la patate que j'ai proposé à ma copine Biquette (enceinte de 8 jours de plus que moi pour ceuses qui suivent pas) de faire les siennes.

Si vous voulez vous lancer là-dedans et que vous en avez marre des sites écolos français qui sous prétexte que ce qu'il te vous vende est estampillé bio/écolo ils en profitent pour gonfler le prix, faisez-moi signe, j'ai acheté mes tissus à l'étranger, le cours du dollar rendent les tissus deux à trois fois moins chers qu'en France, donc malgré les frais de port z'êtes gagnants.

Allez, je vous laisse, j'y ai pris goût, j'y retourne...

Par Fantomette - Publié dans : Fantomette enceinte
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Mardi 2 juin 2009

Je suis très nombrilocentrée en ce moment, j'ai un peu des complexes à ne vous causer que de mon bébé, mon mec et moi.

Même si il fait une poussée de croissance en ce moment, le p'tit.

J'avais bien senti depuis une petite semaine que ses mouvements n'étaient plus des vagues lentes mais des coups, des mouvement plus rapides, plus amples, genre galipettes et triple salto. J'avais bien senti qu'il n'était plus coincé dans son p'tit coin là, à gauche de mon ventre, mais qu'il occupait toute la place dispo sans complexes (z'avez vu mon tour de taille, c'est plus un utérus, c'est un spa !), allongée sur le dos on le « voit », on voit à quel endroit il est, ça fait une bosse, j'avais bien senti qu'il cherchait à communiquer ce bébé, à peine une main qui s'approche, hop le v'là qui nous fait la macarena et se rendort dés qu'on l'enlève.

Et hier soir, toute la soirée dans les bras de l'Homme qui me papouillait le ventre, le p'tit qui faisait des vagues mouvements genre gestes réflexes du sommeil mais rien d'ébouriffant. Mais on avait oublié un détail. On était devant la télé, et le p'tit il est pas con, il voit bien quand on est là ou quand on est ailleurs, là on était pas assez concentrés pour lui. Et en allant se coucher, au lit dans le noir sans télé ni rien, là il a fait la foire. Mais vraiment. J'ai sorti l'Homme de son endormissement « là je crois qu'il bouge vraiment beaucoup, donne ta main ».

Et il l'a senti.

Pour la pemière fois.

Il a senti sous sa main le coup du bébé.

Et plus rien, le bébé s'est endormi.

C'était juste histoire de dire bonne nuit, quoi.

Ou de fêter l'entrée dans le cinquième mois.

Ca m'a arraché une larme, hein, on se refait pas, l'Homme a été moins expressif tout juste arraché à son sommeil « Oh, je le sens... C'est bien.... ».

Enfin bref, voilà, il pousse à une drôle de vitesse et moi je suis chaque jour émerveillée de sentir un bébé bouger dans mon ventre et ça m'arrache des sourires à des moments inattendus, genre quand je règle son compte à un petit buisson de mayrde à grand coup de scie électrique, où quand sur la pointe des pieds debout sur un tabouret je maintiens un rail à placo plaqué au plafond le temps que l'Homme le visse.

Mais je m'égare encore, quand je vous disais que je suis nombrilocentrée...


Pour l'instant, on tâche d'avancer les travaux, c'est pas facile.

Déjà on pouvait rien faire à cause d'une bête trappe d'accès aux combles pile poil là où on voulait poser une cloison, fallait la déplacer mais ça on sait pas faire seuls, le frère de l'Homme est venu nous offrir sa dernière prestation avant fermeture pour travaux (il subit une opération à une articulation et sera HS un bon paquet de temps), du coup on peut enfin commencer le reste.

On a prévu d'avoir fini le gros oeuvre pour la naissance du bébé, il nous reste 5 mois. En 5 mois, on a environ 9 mètres de cloison à poser (dont trois portes), 60m² à carreler, et une salle de bain à péter/refaire, la déco, la peinture, les détails, on verra ça plus tard.

On était optimistes, et hier l'Homme a eu un moment de découragement sur l'air de « on y arrivera jamais », l'électricité est à refaire, et avant de poser les cloisons, il faut avoir tiré les fils à mettre dedans. Mon père est à Paris en fin de semaine histoire de nous apporter l'oeil du bricoleur, ma soeur, mon frère et sa gonzesse sont là à la fin du mois, m'est avis que des bras ça va pas être du luxe.

La bonne nouvelle, c'est que les parents de l'Homme sont prêts à nous offrir la pose du carrelage (si les tarifs restent décents, hein, sont sympas mais sont pas crésus non plus), par curiosité, vous avez une idée du tarif de pose/m² de carrelage sur un carrelage existant (colle comprise hors plinthes) ?

Et chaque étape nous fait apparaître un truc à faire avant, genre pour le carrelage il faut d'abord changer la porte d'entrée, et ça, ça va pas être de la tarte non plus.

Autant te dire, ma Biquette, que pour l'invitation pour une petite semaine passée à glandouiller dans ta nouvelle maison à 20 minutes de la mer, c'pas gagné, je m'auto-réquisitionne mes moments de libre pour la maison. Avec un peu de chance on aura bien avancé... Sinon on remet ça à l'été prochain, comme ça nos bébés iront manger ensemble les limaces et les vers de terre de ton jardin pendant qu'on boira des bières à l'ombre !

Bref c'est frustrant, toute seule je peux pas avancer pour le moment, tout ce qu'il y a à faire c'est du lourd.

Alors je vais arroser le potager et mange les fraises du jardin entre deux siestes, chienne de vie.

Par Fantomette - Publié dans : La maison de Fantomette et l'Homme
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Vendredi 29 mai 2009

Bon, j'ai plein de trucs à vous dire.

Déjà, je suis en arrêt jusqu'au 22 juin, et prolongation probable jusqu'à la fin de ma grossesse, c'est con mais tout va bien sauf un détail : la fatigue, j'ai besoin au bas mot de 12h par nuit plus une sieste, c'est incompatible avec le boulot, plus plein de petits détails chiants gérables un par un mais qui en cumulé rendent les choses compliquées. Tenez, par exemple, le parking relais est en contrebas de la gare, du coup quand je gare la Fantomobile le matin, j'ai un escalier de 3 x 20 marches pour rejoindre le quai. Jusque là, ça allait, mais maintenant je dois faire une pause pour reprendre mon souffle au milieu et j'ai des contractions arrivée en haut. C'est con. Et flippant, un peu, aussi. Tenez, le RER, cette magnifique boîte de conserve pas climatisée où tu as des places assise une fois sur trois et où tout le monde regarde ailleurs du moment où il t'a vu toi et ta protubérance pour ne SURTOUT pas te laisser sa place. C'est con, j'ose pas réclamer. Et un RER où qu'il fait chaud et où que tu dois rester debout, c'est dur.

Bref, j'osais pas aller réclamer une pause au doc, l'Homme m'a poussée à y aller « Tu t'es vue ? T'es naze, t'en peux plus, arrête de forcer, c'est aussi mon p'tit alors t'en prends soin, tu prends rdv chez le médecin et tu te fais arrêter ».

J'ai fini par y aller.

Et mon médecin-chéri il adore les femmes enceinte.

Et « comment vous allez ? », et « vous le sentez bien bouger ? » et « c'est merveilleux la grossesse », et « faites-vous chouchouter par votre conjoint surtout », m'est avis qu'il doit regretter que sa femme ne soit plus en âge de, sinon il lui aurait fait une demi-douzaine de lardons supplémentaires.

Bref, médecin-chéri m'a reçue quasiment une heure comme d'hab, a vérifié tout ce qu'il y avait à vérifier, et m'a mise en arrêt pour un mois, « revenez dans 15 jours et reposez-vous bien ».

Depuis, je fais la baleine à la maison (copyright Biquette) (qui fait aussi la baleine dans sa maison, on comparait le bonheur de voir nos bonhommes partir travailler « allez, à ce soir mon chéri, bon courage, travaille bien... »)

Je fais de l'haptonomie avec mon bébé, j'ai essayé pour la première fois hier matin. Dans la nuit d'avant-avant-hier à avant-hier, j'avais cauchemardé que le bébé allait mal, ne grandissait plus et que j'allais accoucher avec le même ventre qu'en ce moment (pour certaines femmes ça correspond quasiment à un ventre à terme, mais moi je vous rappelle que j'ai l'air enceinte de quadruplés), bref toute la journée qui suit je le sens pas bouger. La nuit suivante non plus. Alors hier matin, je mets ma main sur mon ventre et je lui parle dans ma tête, je lui demande de venir faire une caresse sous ma main, de me dire qu'il est bien là, de me faire signe, quoi. Il s'est fait prier trois bonnes minutes. Puis il est venu, il est venu gigoter comme rarement je l'ai senti gigoter, il faisait la macarena sous ma main, ça m'a arraché une larme c't'affaire (oui je me fendrai moins la gueule quand dans quatre mois je le supplierai d'arrêter de bouger bordel que je puisse dormir,  putain il est deux heures du mat là féchié, mais pour le moment, wahou)...

On a réessayé à deux le soir, il bougeait encore plus que le matin avec la main de l'Homme à la place de la mienne (ce bébé adore déjà son père, voire même le préfère à sa mère, ça promet, ça doit être une fille, tiens), mais l'Homme n'a pas réussi à le sentir au travers de mon ventre... Bientôt, sûrement...

Bref je couve avec amour mon p'tit oeuf, je cueille les fraises du jardin, j'arrose les tomates, je couds, je dors un nombre d'heures indécent, je passe des heures en ligne avec le standard de la sécu et de la caf (bah oui, me suis rendu compte que j'avais pas affranchi ma déclaration de grossesse, je veux être sûre que c'est bien arrivé...), et j'engueule mon assurance auto qui m'a ajouté en loucedé diverses garanties ce qui fait qu'ils prétendent me faire payer 50% du prix de ma bagnole par an, et je suis contre, j'appelle le centre d'imagerie médicale pour prendre rendez-vous pour la seconde échographie, le 23 juin à 8h30... Une date de plus à ajouter au calendrier 2009, on a un calendrier avec les douze mois d'un seul côté et tout y est, de la conception à la date d'accouchement prévu en passant par les rdv avec la sage-femme, puisque c'est un bébé 100% 2009...

Allez, petites photos de l'héritier et de sa mère, à même pas quatre mois de grossesse, les montgolfières n'ont qu'à bien se tenir...

Par Fantomette - Publié dans : Fantomette enceinte
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Lundi 25 mai 2009

Ô joie quand revient le doux temps de la déclaration d’impôts…
Je vous en avais déjà causé l’an passé, je télédéclare plus, ça leur fais gagner des sous, et jusqu’à je sais plus quand moi aussi j’en gagnais, 20€ par télédélcaration, ça paye à peine une paire de godasses mais je prends.
Plus de carotte, plus de télédéclaration, je papier-déclare.
Alors faut s’y prendre à l’avance, forcément, l’Homme geek et pas rebelle dans l’âme (pas sur ce sujet, quoi) télédéclare, il peut traîner 15 jours de plus. Moi faut que je me magne le train.
Mais y’a les frais réels.
Que j’ai découverts l’an passé, je me revois transpirer sang et eau sur cette putain de déclaration pour calculer mes frais réels.
A savoir :
-Quand je bossais chez MonExBoîteDeMerde (jusque mai) : les 50% non remboursés de ma carte orange + la différence entre le montant de tickets restaus payés par MonExBoîtedeMerde et le barème officiel soit 4,20€ pour les revenus 2007
-Et quand j’ai commencé à bosser chez MaBoîte (à partir de mai) mes frais kilométriques + 4,20€/jour de déjeuner (MaBoîte ne participe pas du tout aux frais de déjeuner, c’est plus simple à calculer).
Et j’en étais arrivée à un montant phénoménal, un truc comme 21% de mes revenus.
Alors j’ai récidivé, pensez-donc, je suis une mauvaise citoyenne, ça m’emmerde de payer des impôts. Alors bon, autant pour 2009 c’est potentiellement le jackpot (bébé + pacs), autant pour 2008, pas grand-chose de croustillant à se mettre sous la dent, il y a bien les 40% d’intérêts du crédit immobilier à déduire des impôts, mais sur deux mois de remboursement de crédit, ça fait pas lourd.
Du coup, cette année, j’en suis arrivé à encore plus, j’ai pas ma feuille d’imposition sur moi donc je suis pas sûre, mais en frais réels j’ai a vue de nez quasi 25% de mes revenus en moins, comparé à l’abattement de 10%, c’est rentable.
Vous avez droit à une déduction de 4,25€/jour pour vos déjeuners, si votre boîte vous paye des tickets restau (ou une cantine) à hauteur de 3,25€, vous pouvez déduire 1€ de frais de nourriture par jour, vous pouvez déduire vos frais kilométriques selon un barème un peu chiant mais en première page du site impots.gouv.fr, pour vous aider, il y a eu 262 jours ouvrés en 2008 (en semaine de 5 jours), pour les bêtes de somme du privé (dont moi), vous déduisez vos 25 petits jours de congés annuels (et pour les profs et autres feignasses de fonctionnaires, vous la ramenez pas c’est déjà assez pénible comme ça) (rhooooo, ça va, si on peut plus déconner…) (à quand les manifs et les grèves pour la sixième semaine de congés payés ?), bref vous arrivez à 237 jour travaillés par an.
Bref, mes 11 600 km de trajet domicile-travail et mes 237 déjeuners payés par mes soins sont infiniment reconnaissants aux frais réels d’exister, c’est des calculs horriblement chiants (surtout avec mon souci actuel de neurone unique) (merci la grossesse), mais ça fait bien plaisir quand après deux calculs le résultat est le même au centime près.
Bon, allez, je vous laisse, j’ai rdv chez mon doc, d’une part le travail est incompatible avec mon besoin de 12h de sommeil sur 24, je suis crevée au-delà du raisonnable avec tous les désagréments qui vont avec (vertiges et autres joyeusetés), et d’autre part les chaleurs ont raison de moi, je passe des journées atroces et ne revis que quand le jour décline et que je quitte enfin l’état d’abattement terrible que me provoquent les températures actuelles, je suis restée prostrée moitié à poil 3/4h dans une pièce fraiche hier pour me remettre d’un trajet d’une demi-heure en voiture au plus chaud de la journée, je peux plus décemment aller bosser dans ces conditions, j’ai l’impression que je vais crever, déjà à la base je supporte mal la chaleur et suis malheureuse au-delà de 30°C, là j’ai comme l’impression que « je supporte mal la chaleur » est devenu « j’ai envie de m’enfermer dans une chambre froide avec ventilateur et baignoire de glaçons au-delà de 23°C », vivement l’automne (et le prochain je m’arrange pour le faire en septembre histoire qu’il naisse avant les chaleurs, PLUS JAMAIS en cloque l’été).
NB : penser à acheter un ventilateur.
Par Fantomette
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Mercredi 20 mai 2009

[ça va peut-être être chiant pour ceusses qui sont pas concernés de près ou de loin par le sujet de la grossesse/accouchement, because ça cause que de ça et c'est très long]


Que fait la femme enceinte, moderne et un brin écolo quand elle apprend l'heureux évènement ? Elle réalise qu'elle est en région parisienne et qu'il va falloir se magner le train pour s'inscrire à la maternité si possible avant la fin de la troisième semaine de grossesse, et il serait temps de savoir qui va pouvoir la suivre si elle veux être sûre d'avoir un rendez-vous avant l'accouchement. Du coup, elle file sur internet pour voir comment tout ça pourrait se passer sympathiquement, naturellement, hors parcours sur-médicalisé, et elle prend des gros coups de flip.
Va accoucher naturellement, toi, en 2009...
Pas gagné.
Dans la majorité hôpitaux, ils ont des procédures à la con anti-physiologiques qui te font traiter avec mépris par le personnel si tu les refuses (voire dénoncer au juge d'instruction local pour une mère -Ô combien inconsciente- qui a fait appliquer à la lettre les recommandations de l'OMS incompatibles avec la politique médicale locale, elle a failli se faire placer son bébé à cause d'un chef de service chatouilleux) (putain, l'OMS, quoi, c'est pas des charlots, quand même !). Dans l'absolu, j'en veux pas au personnel, ils sont en sous-effectifs, ça permet pas un accompagnement suffisant, plutôt à la politique globale du service, donc du chef de service.
Et puis il y a quelques cases qui se sont imbriquées dans mon petit cerveau.
Direction internet, études sérieuses, fiables, sur les études de risques entre la surmédicalisation de l'accouchement et l'absence totale grde médicalisation.
Vous allez rire, hein, mais dans le cadre d'une grossesse non pathologique (un seul bébé, tête en bas, pas de diabète, d'hypertension, pas de prématurité supérieure à 1 mois,...), le médical n'apporte rien. Que dalle, nada.
Alors c'est décidé, je ferai sans.
A la maison.
Hurlez pas, partez pas.
J'en ai parlé avec l'Homme because je peux/veux rien faire sans lui, j'ai besoin de lui à 100%.
Il est devenu un peu vert et me bredouille « mais c'est hyper dangereux, je veux pas ». Je m'en doutais un peu, alors j'ai sorti l'artillerie lourde.
Les études, les preuves, le pourquoi c'est mieux, pourquoi on prend moins de risques en étant peinards chez nous sans stress plutôt que dans un hôpital plein de bip bip et de blouses blanches.

Le pourquoi avant tout, ce sera une sage-femme qui me suivra et pas un gynéco-obtétricien. Un détail : personne ne m'a fait de toucher vaginal à ce jour, et c'est pas demain la veille qu'un inconnu se permettra d'y mettre une main sans raison supplémentaire que le contrôle de routine, c'est pas open bar de ce côté là (par contre, le doppler sur le ventre pour écouter le cœur du bébé, c'est où tu veux, quand tu veux).

Le pourquoi l'hôpital j'en veux pas : les épisiotomies quasi-systématiques pour un premier bébé par exemple : premier bébé : 38% de périnées intacts à la maison, 9% en structure médicale, tapez un peu épisiotomie sur google image et prévoyez une bassine (ça ne réduit pas le risque de déchirure contrairement à la croyance, ma sage-femme n'en a pas fait depuis 12 ans quelle est en libéral), l'aspiration systématique des bébés (de quoi j'me mêle ? Z'imaginez un peu l'arrivée sur Terre avec des tuyaux dans le nez alors que c'est inutile dans 99% des cas ? Ma sage-femme l'a fait 4 ou 5 fois en 12 ans...).

Le pourquoi on est vachement plus en sécurité à la maison avec une sage femme présente à 100% pour moi du début à la fin qui te repère une anomalie en direct live, et pas une pour 5 femmes qui accouchent en même temps à l'hosto.

Le pourquoi je veux pas qu'on me colle une perf de glucose à l'arrivée et qu'on m'empêche ensuite de boire ou manger (alors que l'OMS recommande de laisser les femmes boire ou manger si elles en ont envie).

Le pourquoi j'ai besoin de lui à mes côtés pour m'aider moralement et physiquement tout le long, je veux pas une plante verte coincée entre l'obstétricien et l'arbre à perf avec son caméscope et son pulvérisateur d'eau.

Je veux pas qu'une puéricultrice donne des bains ou change les couches de notre bébé, je veux que ce soit lui ou moi, je veux pas manger la bouffe lyophilisée, je veux qu'il me fasse des nouilles ou du poulet au curry (spécialités culinaires de l'Homme).

Je suis pas malade, je suis enceinte, j'ai pas besoin de médecins, de perfusions, de médicaments, j'ai juste besoin d'une sage-femme et de lui.

Je veux pas rester toute seule entre 20h et 13h dans une chambre blanche en pyjama à l'attendre.

Je serai évidemment inscrite dans une maternité parce qu'on sait jamais ce qu'il peut se passer, travail trop long, épuisant, je craque; bébé resté en siège; prématuré; problème quelconque; ...

Je ne peux pas partir du principe qu'il n'y aura aucun souci et ne pas assurer mes arrières (de toutes façons la sage-femme refuse de me suivre si je ne suis pas inscrite dans une maternité)... Mais si tout va bien, ça ne pourra jamais se passer aussi bien qu'à la maison, dans notre petite maison à nous, tous les deux (enfin, trois avec la sage-femme), se retrouver tous seuls avec notre bébé chez nous, faire connaissance tranquillement, à peine quelques heures après la naissance (la sage-femme reste juste deux ou trois heures pour être sûre que la suite se passe bien, que le placenta est sorti en entier,... et elle revient faire le suivi des suites de couches en hospitalisation à domicile pendant deux semaines).

Pour prévenir certaines objection, la sage-femme a une formation médicale, elle ne vient pas les mains vides, elle a un coffre plein ras la gueule de matos, elle sait réanimer un bébé, l'intuber, l'oxygéner, recoudre une déchirure, faire une perf d'ocytocine de synthèse si besoin est,...
Et aussi pourquoi j'ai envie de vivre ça en cercle restreint, hors lieu médical, je n'ai pas peur de la douleur, ma mère a fait la quasi totalité de ses bébés sans péridurale et ça a été supportable parce qu'on l'a laissée faire comme elle le sentait, je vois l'accouchement comme une sorte de rite initiatique, des milliers de générations de femme ont donné naissance à leurs petits avant moi, donc je sais que c'est possible de réussir, j'ai besoin de m'inscrire dans cette lignée, et je sais aussi que si la douleur était trop importante je pourrais aller à la maternité recevoir une péridurale, j'ai une immense curiosité sur le ressenti, l'intensité, je voudrais connaître ça sans anesthésie, j'ai envie d'essayer, je veux qu'on me laisse cette chance d'essayer donner la vie à mon bébé de façon instinctive, comme une chatte qui va se cacher dans son coin pour accoucher. C'est dur à décrire, c'est comme l'envie de faire un bébé, c'est un truc qui me vient du fond des tripes.
Bref, tout doucement l'idée germe chez lui.
Et il finit par être partant. Par être super partant, genre on nous annonce des jumeaux, lui il y va, on accouche des jumeaux à la maison (je dis « on » accouche, il a tendance à dire « on » est enceinte, « notre » grossesse, j'adore)
A mon immense soulagement.
Alors sauf problème, notre petit Super-Héros naîtra à la maison.
Alors oui, la douleur « tu accoucheras dans la douleur » a dit l'autre. Comment voulez-vous supporter la douleur allongée sur le dos reliée d'un côté à la perf et de l'autre au monito qui vous interdit tout mouvement ? Ma sage-femme estimait en gros que sur 10 femmes qui veulent accoucher de leur premier bébé à la maison, 7 le feront, 2 renonceront pendant le travail (transfert à la demande de la femme (envie d'une péridurale) ou de la sage-femme (problème quelconque)), 1 pendant la grossesse (changement d'avis de la femme ou refus de la sage-femme (diabète, siège,...)).
La douleur est réelle (quoique là encore ça dépend des femmes) mais supportable à condition qu'on soit libres de nos mouvements. Libres de hurler, de se mettre à quatre pattes, de prendre un bain, de changer de position toutes les 5 minutes sans s'emmêler les pinceaux dans une perfusion ou un monito. Les risques sont plus faibles qu'à l'hôpital pour une raison toute simple : la sage-femme n'accepte que des grossesses sans soucis, elle n'est pas à même d'accoucher à domicile une femme qui vit une grossesse pathologique ou à risque. Et les risques iatrogènes sont, par définition, inexistants @ home (ce sont ceux que je crains le plus étant d'une nature méfiante et un brin parano, j'ai pas confiance de remettre mon accouchement entre les mains de personnes que je ne connais pas, rien que d'y penser ça me stresse, la sage-femme je la connais, elle me connaît, je ne serai suivie que par elle, je lui fais confiance).

Une étude danoise (1/3 d'accouchements à domicile au Danemark) estime le taux de transferts en cours d'accouchement à 4%... Donc si il y a le moindre souci, ça se passera à la maternité. Sinon, on accouchera peinards chez nous sans blouses blanches ni bip-bip, sans aucun acte inutile, sans personne pour me dire ce que je dois faire. Et si un acte médical ou chirurgical est pratiqué, c'est parce qu'il sera indispensable, et pas protocolaire (quand je vous disais l'autre jour que l'épisiotomie ne passerait pas par moi, c'était pas de la fanfaronnade, ma sage-femme n'en a jamais fait en 12 ans d'exercice libéral).
Le chef du service de gynéco-obstétrique de la maternité où je suis inscrite est largement moins con que la moyenne, il file même un imprimé quand tu t'inscris disant que la « position gynéco » (mais comme c'est un pro il appelle ça décubitus dorsal), sur le dos, pieds dans les étriers, est à proscrire, et que quand tu viendras accoucher chez eux ils te ficheront la paix et te laisseront accoucher tranquillement et comme tu veux tant qu'il n'y a pas de souci et il a fait un rapport expliquant que le gros du boulot, c'est pas le travail, c'est l'état d'esprit de la mère, si elle est relaxée, en confiance, alors ça se passera mieux, le travail évoluera plus vite, il y aura moins besoin d'interventions médicales, moi, c'est dans ma maison avec vue sur les fraisiers entourée de la sage-femme qui me suit depuis 9 mois et de mon mec que je serai en confiance.
Me faites pas dire ce que j'ai pas dit, les femmes qui ont eu des césariennes ou pour qui les choses se sont mal passées, c'est pas de votre faute parce que vous avez pas su vous détendre, hein, ça limite les risques, ça les réduit mais ça ne les supprime pas pour autant, nos grand-mères qui mourraient en couches, ce n'était pas de la mauvaise volonté (et l'idée qu'on me réclame de me détendre avec des contractions douloureuse à plus en reconnaître ma mère me paraît un peu utopique).
Tenez, dans la majorité des maternités on vous interdit de manger ou boire pendant le travail. Pourquoi ? Parce que si ça se passe mal et que vous devez subir un accouchement sous anesthésie générale, il y a un risque de régurgitations, et la régurgitation entraîne le risque de se noyer dans son vomi. En France, 1,4% (à 0,2 point près, j'ai un doute sur le chiffre) des accouchements se finissent par une AG. Alors qu'il suffit d'anticiper ce risque, on ne refuse pas d'opérer une urgence sous anesthésie générale sous prétexte qu'il a mangé avant de se crasher en moto, on fait juste gaffe à ce qu'il ne vomisse pas, le cas échéant on réagit en conséquence. Ben là, non, on interdit à tout le monde de manger ou boire pendant un effort conséquent, et on remplace ça par une perfusion d'eau glucosée (c'est contraire aux recommandations de l'OMS).
Bref, je pourrais vous faire la liste de ce qui me pose problème à l'hôpital, si ça en intéresse certains j'ai un rapport du chef de service gynéco-obstétrique de la maternité où je suis inscrite (donc un mec qu'a un pedigree long comme le bras genre professeur machin chose de la faculté truchouette qu'on peut pas accuser de pas savoir de quoi il parle ou d'être un babacool illuminé) où, entre autres, il classe tous les gestes médicaux habituels dans les accouchements en structure médicale du meilleur (pas de risque, efficacité prouvée) au pire (risques potentiels, efficacité nulle voire négative) en passant par l'intermédiaire (pas de risque connu, pas d'efficacité connue), ben c'est édifiant, et passionnant pour peu qu'on soit concerné par le sujet.
Du coup, si il doit y avoir un transfert vers la maternité, quelle qu'en soit la raison, j'ai au moins cette satisfaction de me dire que j'aurai pas l'épisio systématique offerte en cadeau de bienvenue à la primipare ou le monito en continu.
En cliquant ici vous avez le lien vers le rapport, c'est 16 pages au format pdf, si vous trouvez ça trop long, filez direct page 15, là où il y a le détail bénéfice/risque des pratiques routinières. Rapport que je relis chaque fois que j'entends un peu trop de « mais tu te rends pas compte, c'est dangereux, et si il y a un problème,... », je crois que je vais l'imprimer en une dizaine d'exemplaire et le distribuer à ceux qui me lourderont avec ça (il y a toutes les références des études sur l'inutilité de l'épisiotomie et autres).
Alors on a le droit d'avoir un avis, je suis pas une ayatollah de l'accouchement à domicile et c'est clair que ça convient pas à tout le monde, donc le droit d'avoir un avis, disais-je,  et même un avis opposé au mien, mais pas celui de juger ou de critiquer sa SuperHéroïne préférée qui sur ce sujet a tendance à être un peu chatouilleuse (pardonnez-moi, hein, mais j'anticipe), je refuse de m'entendre dire que c'est dangereux (surtout par des personnes qui y connaissent généralement rien ou ne s'appuient sur aucune donnée réelle).

Par Fantomette - Publié dans : Fantomette enceinte
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Mardi 19 mai 2009
Je vous avais brièvement causé hier de notre fort penchant Mowgli (l’homme de la jungle) en ce moment. C’pas not’ faute m’sieur l’agent, on avait pas de tondeuse mais on le savait pas (les anciens proprios en avaient laissé une, bêtement on a cru qu’elle marcherait eh ben non). Du coup, l’hiver avait tenu tout ce beau monde tranquille, mais quand on a commencé à avoir des 20 et quelques degrés, de la pluie, du soleil, de la pluie, du soleil,… Ca a poussé à une vitesse vertigineuse.
En rentrant de Nantes, j’ai eu à cœur de libérer le potager de l’envahissement des herbes sauvages, entre la pluie et les araignées énormes ça m’a pris du temps, mais le potager est enfin présentable. Finalement on n’a fait que deux carrés, faut monter la terre en haut d’une butte au fond du jardin, on a renoncé à faire les 4 ou 5 prévus à l’origine, il y a une pente au moins à 40° à grimper avec une brouette pleine de terre, ça calme.
Mais ils sont beaux nos carrés (bon, hein, les carrés vides c'est des graines en train de germer)
(je sais, la photo du carré est en losange, les fèves sont sur la pointe du haut, et la pointe du bas c'est le concombre)
L’espace prévu pour un troisième carré a finalement été labouré pour faire des rangées classiques (ici trois pieds de tomate Noire de Crimée, les autres tomates et les poivrons attendent de grandir encore un peu sur la terrasse).
Et enfin, les fraisiers que je dois recouvrir d’un filet anti oiseaux because ces satanés bestiaux me bouffent mes fraises mûres, et ça m’énerve.
Bref, pour le potager, nonobstant les touffes qu’on voit partout autour des coins « nettoyés », ça a l’air propre, comme ça.
Mais je vous avais causé d’une pente d’au moins 40° à grimper. Alors voilà le potager vu du pied de la butte. On distingue le composteur assez haut pour dépasser des herbes folles, mais vous constaterez que d’en bas, on ne distingue ni les fraisiers ni les tomates, un œil exercé pourra repérer les fèves assez hautes mais autant dire qu’il y a du boulot pour rendre ça présentable quand même. Quant à la rhubarbe, même moi je sais plus où je l’ai plantée...

Et le reste du jardin… Aaaaaaah, le reste…

Imaginez, vous vous promenez dans une forêt, et au détour d’un chemin vous apercevez une petite clairière qui sera l’endroit idéal pour pique-niquer, calme, sauvage… Vous imaginez bien ? Regardez à vos pieds le sol de cette merveilleuse clairière…

Bon allez, fini de rêver, j'avais dit vite fait chez Régis hier que j'allais parler de ma terrasse moche (forcément, Môssieur se fait de la chouette terrasse propre et couverte avec gouttière avec une chaîne sans penser à ceusses qui en ont une toute pouritre), déjà elle est pas belle de base, les carrés concaves blancs donc qui te choppent toutes les saloperies c'était une idée à la con, du coup la terrasse elle a tout le temps l'air sale, et en plus elle est fendue pleine de végétation, il y a un creux de quelques centimètres entre la terrasse et la maison du coup y'a des trucs qui en profitent pour grimper le long du mur, bref...
Alors certes, on s'occuppe à fond de l'intérieur, on a l'héritier qui se pointe dans moins de 5 mois et demi, ce serait sympa qu'on lui pourrisse pas ses p'tits poumons tous neufs à grand coup de poussière de plâtre ou de mortier alors on usine sur le dedans, mais m'est avis qu'il va quand même falloir qu'on prenne un moment pour s'occuper du dehors...
Par Fantomette - Publié dans : La maison de Fantomette et l'Homme
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